LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

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LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Sam 26 Déc - 10:42

Bonjour à tous,
Bon Noêl est terminée,
alors on ressort les cahiers et on écoute attentivement parce que je ne vais pas me répéter

Nous allons partir en voyage dans l’histoire des unités d’outre-mer, les Caraïbes, la forêt guyanaise, la Mer de Corail, le lagon polynésien, les eaux froides de St Pierre.
Alors pour commencer, aujourd'hui un petit historique sur le Commandement de la Martinique, rassurez vous c’est très succinct:

Bon sortez les cahiers!



LE COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE MARTINIQUE.

Le 15 septembre 1635, Pierre BELAIN, sieur d'ESNAMBUC prend possession de la Martinique au nom du Roi de France et pour la Compagnie des Iles d'Amérique.

Le 2 décembre 1637, Du PARQUET, neveu d'ESNAMBUC, est nommé lieutenant Général de la Martinique, pour la Compagnie des Iles d'Amérique.

Le Commandeur de POINCY est nommé, par le Roi Lieutenant-Général des Iles. À ce titre, il a sous son autorité les capitaines et lieutenants généraux de chaque île.
La police et la justice sont du ressort du lieutenant-général.

En octobre 1639, molesté par le peuple, exposé à toutes sortes de tracasseries, le juge Chirard, nommé par le Roi, est contraint de quitter l'ile, après avoir terminé un procès criminel.

1643 – Du PARQUET reçoit le titre de Sénéchal. Le juge a titre de lieutenant du sénéchal. Le lieutenant-général a ainsi la justice dans ses attributions.
La justice, tant civile que militaire est alors loin d'avoir un cours régulier et constant, en raison des mœurs des habitants, qui sont « encore trop militaires ». La seule sanction appliquée est d'envoyer le délinquant aux fers.

Le 26 février 1645, Noël de PATROCLES, chevalier et seigneur de Thoisy est désigné comme lieutenant-général des Isles d'Amérique, en remplacement du commandeur de POINCY. Sur le bruit que le commandeur de POINCY ne veut pas se démettre de sa charge, Noël de PATROCLES, par prudence, se fait accompagner par Jean-François de BOISFEY lequel tient une commission de lieutenant de Prévôté, délivrée par jean du BOUCHER, grand Prévôt de France et Prévôt de l'Hôtel de sa Majesté.
Il est accompagné d'exempt, Claude MELINE, et de trois archers, FREDON, DUFEY et SAINT-ANGE. Exempt et archers prêtent serment entre les mains du Grand Prévôt, le gouverneur de PATROCLES.

1645 – Le lieutenant de Prévôté est amené à dresser procès-verbal de rébellion contre le commandeur de POINCY, qui ne veut pas laisser Noël de PATROCLES débarquer à Saint-Christophe et prendre possession du siège de son gouvernement.
Noël de PATROCLES s'installe à Basse-Terre de Guadeloupe.

1646 – 1647 – conflit entre Noêl de PATROCLES et le commandeur de POINCY. Finalement, le commandeur de POINCY conserve ses fonctions et Noël de PATROCLES rentre en France, avec sa prévôté.

De 1647 à 1674, les gouverneurs rendent la justice, la police est assurée sous leur autorité par les milices.
Par Édit de décembre 1674, enregistré à la Martinique le 14 octobre 1675, le Roi révoque la Compagnie des Indes Occidentales et prend à son compte l'administration des Isles.

1705 – les Compagnies de milices sont différenciées. On distingue notamment les Compagnies de milices garde-côte ; les Compagnies de milice de guet et la Compagnie de milice des marchands de Saint-Pierre. Cette Compagnie est affectée à la garde du Gouverneur général en temps de siège.

1716 – la Compagnie des marchands de Saint-Pierre devient, par arrêté du gouverneur général Marquis DUQUESNE,,Compagnie des Gens d'Armes. Le commandement en est confié au Sieur HAILLET. Elle est en résidence à Saint-Pierre. L'arrêt de formation est ainsi conçu :
« La dite Compagnie sera détaché et ne se présentera sous les armes que les jours qui lui seront indiquée par Monsieur le Général ou Monsieur le Commandant en chef en sa place ».
« La dite Compagnie sera exempte des gardes, corvées et patrouilles auxquelles les milices sont assujetties, et ne sera sujette à monter à cheval que lorsqu'il lui sera ordonné par Monsieur le général ou en son absence ; par celui qui commandera cette compagnie ».


Elle se compose d'un capitaine commandant, un major, un aide-major, un lieutenant en second, un guidon, un commissaire, quatre maréchaux des logis, un fourrier, huit brigadiers et soixante gendarmes.

Cette compagnie n'a aucune attribution police. Elle est affectée à la garde du gouverneur général en temps de siège et reçoit une fois par an le gouverneur de Saint-Pierre, avec grand faste.
Un banquet est traditionnellement servi au gouverneur à cette occasion.
La police continue à être confiée à cette époque, aux Compagnies de Milices des Paroisses.

Par ordonnance du 17 mars 1721, une Compagnie de Maréchaussée, la première dans les Isles est créée à Saint-Domingue. Cette compagnie, reformée en 1733, puis en 1763, fonctionnera correctement et subsistera jusqu'à la Révolution en 1789.
le 24 mars 1763 – Ordonnance du Roy concernant la Colonie de la Martinique.
Art 1er : - Le gouvernement militaire de cette colonie sera composé à l'avenir :
……………………..
et d'une Compagnie de Maréchaussée.

Art 5 : - Suppression des Milices.
Art 9 : - Le Prévôt de la Maréchaussée restera au Fort Royal avec une partie de sa compagnie dont le reste sera détaché par brigades, partout où besoin sera.
Art 36 : - Il aura seul la police pour la sûreté des grands chemins et de l'intérieur des villes et habitations ; il sera à cet effet établi une Compagnie de Maréchaussée dans l'Isle et le dit Gouverneur lui donnera seul les ordres à cet égard.
Le capitaine des gardes du Marquis de FENELON, Girardin de MONTGEV est nommé Prévôst de la Maréchaussée.

18 octobre 1763 – Ordonnance de Messieurs les général et intendant sur les fonctions de la Maréchaussée.

14 décembre 1763 – Ordonnance portant règlement sur la Maréchaussée en Martinique.

8 août 1765 – Ordonnance concernant la suppression de la Maréchaussée et la création d'une troupe d'Archers, pour servir de main forte à la justice et à la police.

« ORDONNANCE DE M.M. Les Général et Intendant,
concernant la suppression de la Maréchaussée, et d ela création d'une troupe d'Archers, pour servir de main-forte à la Justice et à la Police. du 8 Août 1765.

« La Maréchaussée de cette Colonie devenant inutile depuis le rétablissement des Milices, et S.M.., par son mémoire du 25 janvier dernier, nous ayant expressément chargé de la réformer aussitôt après que les Milices auraient été rétablies à la Martinique; Nous, etc..., supprimons et réformons, à compter du premier septembre prochain, la Maréchaussée de cette Colonie: à cet effet la Maréchaussée se rassemblera à la fin d'août, suivant l'ordre qu'il en sera donné aux brigades qui la composent, au Fort-Royal, où M. le Gouverneur Général procèdera à sa réforme, ainsi qu'il est d'usage, faisant faire le décompte de toutes les dépenses et retenues relatives à cette troupe, depuis a création, par le Sieur DEMONTROC, Prévôt-Général, dont la charge sera également supprimée.

« Il sera établi une troupe composée de huit hommes, sous la dénomination d'Archers laquelle sera commandée par un sergent et un caporal. Cette troupe servira de main-forte à la Justice et à la Police pour l'exécution de ses jugements, et sera aux ordres de l'Intendant, du Procureur-Général, du Conseil Supérieur, et des Procureurs du Roi des Juridicitions; seront obligés lesdits Archers de donner main-forte aux Huissiers, lorsqu'ils en seront par eux requis, et d'assister à l'exécution des Arrêts de mort qui auront été pronnoncés par le Conseil Supérieur.

« La paie de ladite Troupe sera de 20 sols et une ration par jour, par homme; 40 sols et deux rations au sergent, et 30 sols et une ration au caporal; le tout tant pour solde que pour logement. Le Sergent et et cinq hommes résideront à Saint-Pierre et le caporal et trois hommes au Fort-Royal.

« Il sera fourni à cette Troupe pour cette fois-ci seulement, des fusils, une épée ou coutelas, avec un ceinturon; lequel armement ils seront obligés d'entretenir à leur frais, et de le représenter en bon état, toutes les fois qu'ils ens eront requis, et lorsqu'ils quitteront la Troupe.

« Leur habillement sera d'une veste rouge avec un parement et collet bleu, deux culottes conformes à la veste. Le Sergent aura un habit de la même couleur, et les mêmes parements avec un galon d'argent sur la manche; le caporal un galon de soie blanc sur le bras. Cet habillement leur sera foruni par le Roi, et on le leur renouvellera tous les deux ans.

« Prions Messieurs du Conseil Supérieur, etc...
Donné à la Martinique, le 8 août 1765.
Signé : D'ENNERY et le Président de PEINIER. »


Cette troupe sera ainsi répartie :
- un sergent et cinq archers à Saint-Pierre ;
- un caporal et trois hommes à Fort-Royal.

1766 – Le Comte d'ENNERY crée le pavillon actuel (quatre serpents), alors commun à la Martinique et Sainte-Lucie.
Dans la nuit du 13 au 14 août, un violent cyclone s'abat sur la Martinique : 440 morts, 580 blessés, 80 navires perdus.

En 1767, le Roy reconnaît l’existence de la Compagnie des Gens d’Armes de la Martinique, et nomme le Vicomte de Fénelon à la tête de cette Compagnie. Cette existence est à nouveau confirmée par l’ordonnance du Roy, du 1er septembre 1768.

Le 7 mars 1787 - dépêche ministérielle de Monsieur la Maréchal de CASTRIES à Messieurs le Général et Intendant sur les Maréchaussées des colonies.
Propositions d’établissement d’une Maréchaussée en Martinique.
Cette proposition ne sera suivie d’aucun effet, en raison de l’opposition des Milices, jalouses de leurs attributions de police.
A noter cependant que préjugeant de la décision à prendre, une ordonnance du 16 avril 1787 donnait pouvoir aux cavaliers de la Maréchaussée d’arrêter ceux qui détérioraient le chemin du Prêcheur.

1789 - La Martinique compte un peu plus de 100 000 habitants dont 12 500 créoles.

1794 - Prise de la Colonie par les Anglais, sous les ordres de sir Ch. Grey et John Jervis. Les Britanniques occupent la Martinique jusqu'en 1802, date à laquelle le traité d'Amiens rend l'île à la France. Lavaret-Joyeuse est nommé Capitaine général de l'île de la Martinique et dépendances en avril 1802. Avec son frère, il reprend donc possession de l'île où il a de bonnes relations avec les colons.

1801 - La police est à la charge des Officiers des Sénéchaussées de Fort-Royal et Saint-Pierre qui disposent de commis de police, assisté d’une garde de police dans les bourgs et d’une troupe de brigadiers, sous-brigadiers et archers dans les villes.

Des Compagnies de Milices de gens de couleur sont employées en temps de paix à la chasse des nègres marrons, des déserteurs, et à la police des quartiers (Ordonnance du 1er janvier 1787).
La garde des galériens est confiée à la Compagnie des pertuisaniers (règlements du 5 mars 1787).

Des archers de Marine, nombre fixé par l’intendant en fonction des besoins de service, assurent la garde des locaux de l’intendance.

1802 - Réorganisation des Milices sous la dénomination de Garde Nationale.
Ordonnance du 25 brumaire an IX du capitaine général pour la formation d’un Corps de gendarmerie à pied et à cheval (16 novembre 1802).

Ce Corps à l’effectif de 95 officiers, gradés et gendarmes comportait en outre une escouade auxiliaire de gendarmes composée de 1 brigadier et 8 gendarmes de couleur.
L’effectif est encaserné dans les paroisses suivantes :
Fort-Royal - Saint-Pierre - La Trinité - Le Marin- Rivière-Salée - Lamentin.
Les vingt autres paroisses ont un gendarme commis à la police.

Le 22 décembre 1802 - Arrêté du Préfet Colonial créant un détachement de gendarmerie maritime composé d’un maréchal des logis, d’un brigadier et d’un nombre de gendarmes proportionnés au service.

2 février 1803 le préfet Colonial ordonne l’établissement d’une taxe de gendarmerie.
« L’établissement de la gendarmerie de la Martinique tenant à des circonstances et n’ayant pour objet que la sûreté des habitants et des propriétés, le Gouvernement ordonne que cette dépense soit particulière à la Coloniale et soit l’objet d’une taxe particulière, dite taxe de gendarmerie, laquelle sera indépendante des autres contributions que paie la Martinique et leur sera spécialement additionnelle ».

8 juillet 1803 - Arrêté du capitaine général portant création d’une Compagnie de Chasseurs de couleur libres à la Martinique, commandée par des officiers.
L’effectif de cette compagnie est de 3 officiers et 60 chasseurs.

19 août 1803 - Arrêté du capitaine général Louis-Thomas VILLARET-JOYEUSE.
Le Corps de gendarmerie de la Martinique prend le nom de Gendarmerie Coloniale et est composé de :
1 capitaine commandant - deux lieutenants - un maréchal des logis - deux brigadiers - treize gendarmes.

17 octobre 1803 -
Arrêté du capitaine général relatif à l'établissement d'un tribunal spécial.
- « Considérant qu'il est urgent de réprimer les empoisonnements d'esclaves et de bestiaux, les enlèvements de canots et pirogues par les nègres marrons passant à l'ennemi et les incendies d'habitations, cases, usines, etc.

ARRÊTÉ :
…………
Art 3 – Le tribunal sera composé du Commandant de gendarmerie, qui fera l'instruction et présidera le tribunal assemblé ; du Lieutenant de la gendarmerie, du Commissaire civil du quartier où le délit aura été commis.

………..
Art 26 – Les fonctions d'huissier près le tribunal spécial seront remplies par les gendarmes………….

La compétence de ce tribunal sera étendue (ordonnance du 26 septembre 1806), aux faits de révoltes et provocations à la révolte, dans les ateliers de campagne.
Sous l'occupation anglaise, la gendarmerie perd ses attributions et le tribunal spécial devient une juridiction civile (Ordonnance du 19 avril 1809 de S.E. le Lieutenant Général Georges BECKWITH).

Janvier 1804 -  Les cinq sols par livres affectés à l'entretien de la gendarmerie Coloniale sont réduits et la gendarmerie diminuée.

1809 – Prise de l'île par les Anglais, sous les ordres du lieutenant général George Beckwith, et l'amiral Lex Ander Cochrane.
La Gendarmerie Coloniale disparaît.
L'ordonnance du 10 juillet 1809 réorganise la police :
- Fort Royal : un commissaire disposant d'un brigadier et quatre archers ;
- Saint-Pierre : un commissaire disposant d'un brigadier, un sous-brigadier et six archers.

Dans chacune des 24 paroisses de l'île, un commis à la police. Ces commis de police sont inspectés une fois le mois par un inspecteur de police ayant rang de Capitaine d'Infanterie de Milice.
Il existe deux inspecteurs ; un pour le département de Saint-Pierre; un pour le département de Fort-Royal.
Ces inspecteurs rendent compte à l'administrateur de tout de qu'ils font dans leur tournée.

1810 – La Compagnie de Chasseurs de couleur est remplacée par une (Règlement du 17 janvier 1810)n puis par deux (Règlement du 23 avril 1810) brigades ambulantes et armées pour la répression du marronnage. Chacune de ces deux brigades à un effectif de un chef et quatre à huit hommes.
Ces effectifs sont fixés (Ordonnance du 10 août) à 2 sous-brigadiers et 4 chasseurs chacune.
Elles sont commandées par un inspecteur de police.

Art 5 du 17 janvier 1810.
« - Le chef de la brigade sera muni de notre ordre de service et comme la brigade doit agir en corps ou par chasseur isolément, suivant le besoin d'employer la force ou l'espionnage, chaque chasseur sera pourvu d'une carte portant son nom et son signalement, signée du chef de l'administration avec le cachet aux Armes de S.M. ; et cet ordre, comme cette carte serviront pour obtenir toute protection auprès de tous ceux sur lesquels notre pouvoir s'étend. »

1815 – Par Arrêté du 10 février, l'intendant crée une brigade d'archers ou de gendarmes maritimes pour le service des bureaux de l'intendance à l'effectif de : un maréchal des logis, un brigadier et 8 archers.

Par lettre n° 293, du 12 octobre 1820, le Ministre secrétaire d'État de la Marine et des Colonies annonce au Gouverneur, la création d'une Compagnie de gendarmerie.

Par lettre n° 329 du 22 novembre 1820, le Ministre annonce l'embarquement de cette Compagnie de Rochefort, dans le commencement de janvier 1821.
« Monsieur le Comte, je vous ai fait connaître, par ma dépêche de 12 octobre dernier n° 293, les mesures prises pour vous procurer la Compagnie de gendarmerie à pied et à cheval que vous avez demandée pour le service de la police à la Martinique.
(….)
« Ces 73 hommes se réuniront à Rochefort et j'espère qu'ils pourront partir dans le commencement de janvier 1821.
vous aviez demandé que les chevaux nécessaires aux sous-officiers et gendarmes, qui doivent être montés, fussent envoyés de France, attendu la cherté de ces animaux à la Martinique. Mais il a été reconnu que leur transport ne pourrait avoir lieu par des bâtiments du Roi qu'autant que l'on effectuerait sur ceux qui y seraienr employés, des installations particulières aussis longues que dispensieuses. D'un autre côté l'affrêtement de navires de commerce pour une semblable expédition serait égalment fort dispensieuse et sans doute fort difficile; enfin, on ne peut se dissimuler que des pertes assez fortes auraient lieu pendant une longue traversée; Il apparut plus économique que l'administration de la Martinique se chargeat de l'achat des chevaux, qu'elle pourra faire venir des possessions espagnoles ou des États-Unis, s'il n'est pas possible de ce les procurer sur les lieux à des prix raisonnables. Les chevaux ne seront donc point envoyés de France. Toutefois les 35 sous-officiers et gendarmes destinés à être montés seront pourvus des effets de harnachement.
(...) »


L'effectif est fixé à 3 officiers et 35 sous-officiers et gendarmes à cheval, 35 sous-officiers et gendarmes à pied.
Quatorze brigades sont prévues : 7 à pied et 7 à cheval.
Les harnachements sont emportés, mais les chevaux devront être achetés dans les possessions espagnoles ou aux États-Unis.
La gendarmerie est installée en Martinique : date du débarquement ignorée. L'effectif est de :
- 3 officiers et 29 sous-officiers et gendarmes à cheval, 27 sous-officiers et gendarmes à pied ; soit 59.

Par décision du 2 août 1822, la propriété dit « L'ENCLOS » à Saint-Pierre, près et au-dessous du théâtre, est acquise pour la somme de 55 555 francs 55 centimes, pour servir de logement à la gendarmerie.

Par l'arrêté en date du 1er janvier 1823, les brigades à pied sont supprimées et remplacées par 7 brigades à cheval

Lettre n° 50 du 14 janvier 1823, du Ministre secrétaire d'État de la Marine et des Colonies :
- Suppression de douze gendarmes maritimes qui seront incorporés dans la Compagnie de Gendarmerie Royale.
- Les archers de police sont à la charge des budgets municipaux.
- Les brigades ambulantes de police (effectif 30), composées d'hommes de couleur sont maintenues et sont laissées sous les ordres du Commandant de la gendarmerie pour la discipline et pour le service.

Arrêté du Gouverneur en date du 20 septembre 1823, création d'une brigade d'ordonnance, formée des gendarmes maritimes faisant le service d'ordonnance.
Effectif : 1 brigadier, 1 sous-brigadier, 6 gardes d'ordonnance.

Circulaire ministérielle n° 84 du 14 décembre 1823.
Le recrutement sur place, pour recomplètement des effectifs, est admis et même préconisé (plus économique que le recrutement opéré en Métropole).

Par lettre n° 395 du 7 octobre 1824, le Ministre fixe l'effectif de la Compagnie à 68 hommes de l'Arme à cheval, y compris 3 officiers.
Le Gouverneur est invité à supprimer les archers, les commissaires et commis à la police et les brigades d'ordonnances.
Le recrutement local est à nouveau préconisé pour combler les vacances.
Il est recommandé de recruter dans le Corps de la Cavalerie, mais également dans l'infanterie ;

«  Ce serait un puissant motif d'émulation pour l'Infanterie……………..
« Il sera facile de leur assigner, dans les premières années, des résidences éloignées des lieux où ils auraient contracté des habitudes qui seraient de nature à devenir nuisibles au service. C'est une attention qui regarde le commandement de l'Arme. Où pourrait même pour plus de sûreté recruter des gendarmes à la Guadeloupe pour la Martinique et réciproquement ».

Par la même lettre, le Ministre annonce l'avancement de Monsieur LAHOGNE, promu chef d'Escadron par l'Ordonnance du 18 septembre 1824.

La dépêche ministérielle du 7 octobre 1824 confirme les effectifs de la gendarmerie annoncés dans la lettre précédente.

L'article 1er de l'Ordonnance Royale du 26 janvier 1825, le Département de la guerre fournira pour les Colonies la gendarmerie à pied et à cheval.
Ordonnance confirmée par une Ordonnance du 17 août 1829.

Une dépêche du 8 juin 1827 étend à la Martinique l'Ordonnance royale du 29 octobre 1820, sur le service de la Martinique. Cette Ordonnance ne sera promulguée, avec les modifications nécessaires qu'en 1829.
Le 6 novembre, les brigades ambulantes de police prennent la dénomination de « Chasseurs de montagne ».

Le 6 novembre 1830, l’emploi de capitaine de « Chasseurs de montagne » est supprimé. Cette brigade est composée d’anciens militaires et de civils et comprend : 4 brigadiers, 4 sous-officiers et 24 chasseurs. Elle est placée sous les ordres du capitaine commandant la gendarmerie de la Martinique. L’emploi de chef d’Escadron commandant cette dernière est supprimé ;
Le Service spécial de la brigade de Chasseurs de montagne, comprend la police générale des campagnes, la recherche des noirs, le maintien de l’ordre et la tranquillité des ateliers.

Par la circulaire du 4 juin 1835, le Ministre de la Guerre recherche du personnel pour compléter les effectifs de Martinique et Guadeloupe : Conditions= 24ans, célibataire et d’une taille de 1, 752 m au moins.

Il est rappelé que :
« Sous le climat des Antilles, d’inconduite devient presque toujours fatale soit en hâtant la perte des hommes les plus robustes, soit en les portant à des excès dont les conséquences peuvent leur être non moins funestes ».

Ordonnance du 17 août 1835.
Réorganisation de la Compagnie, elle est ainsi composée de :
1 Chef d’Escadron ;
2 lieutenants ou sous-lieutenants ;
5 maréchaux des logis à cheval, dont 1 faisant fonction de trésorier ;
12 brigadiers à cheval ;
80 gendarmes à cheval.

Le 11 janvier 1839, un tremblement de terre fait 400 victimes à Fort de France, 400 maisons sont détruites sur 800.

Le 3 juillet 1840, la brigade des « Chasseurs de montagne «  n’est plus composée que d’anciens militaires et comprend :
4 brigadiers ;
4 sous-brigadiers ;
24 chasseurs.

Elle est instituée comme auxiliaire de la gendarmerie et placée sous les ordres du Commandant de Compagnie.

Par l’ordonnance du Roi, en date du 6 septembre 1840, l’effectif de la Compagnie de la Martinique est fixé comme suit :
 1 Chef d’Escadron ;
 2 lieutenants ou sous-lieutenants ;
 1 lieutenant ou sous-lieutenant trésorier (nouvelle création) ;
 8 maréchaux des logis à cheval ;
16 brigadiers à cheval ;
120 gendarmes à cheval.

1842 - cession au Gouvernement de Métropole du terrain sur lequel a été construite la nouvelle caserne de gendarmerie de Fort de France.

Par arrêté du 27 mai 1844, le gouverneur porte la force de la brigade de « Chasseurs de montagne » à six brigadiers, six sous-brigadiers et quarante-trois chasseurs.

Le 1er février 1845, arrêté du Gouverneur portant que sur la demande du Chef d’Escadron commandant la gendarmerie, la brigade des « chasseurs de montagne » cesse d’être placée sous les ordres de cet officier supérieur.

Elle prend le nom de « CHASSEUR de la MARTINIQUE » et est commandée par Monsieur le capitaine MASSY, officier d’Infanterie de Marine en retraite, dont la résidence est fixée à Fort de France et dont le traitement sera de 5000 francs ; il est secondé par Monsieur BOULIUX, ancien capitaine de pompiers, nommé lieutenant de cette brigade et qui est placé en résidence à Saint-pierre, aux appointements de 3500 francs.
Le 30 juin 1845, la brigade de Rivière-Salée est divisée : elle fournit un poste de 3 hommes au Petit-Bourg. Ce poste permettra une meilleure surveillance des canots et des étrangers.
Terrible épidémie de fièvre jaune, qui fait de nombreuses victimes dans le personnel de la Compagnie.

La Dépêche ministérielle du 24 octobre, pour permettre une tenue uniforme, l’allocation de première mise d’habillement est allouée à tous gendarmes nouvellement admis à la Colonie, sans distinction de leur provenance.

Par arrêté du Gouverneur en date du 9 décembre 1845, le loyer et l’entretien des casernements de la gendarmerie sont des dépenses facultatives.

Dépêche ministérielle du 8 mai 1846, substitution d’un emploi de capitaine à l’un des emplois de lieutenant.

Le Gouverneur rend applicable en Martinique des textes concernant l’intervention des maires dans l’administration intérieure de la gendarmerie. Par exemple, les maires constatent au bas des ordres de service les découchers des sous-officiers et gendarmes ; ils constatent également les tournées des officiers de gendarmerie.

1847 - la vérification de la comptabilité de la Compagnie a révélé des irrégularités. Des retenues sont effectuées sur la solde des membres du Conseil.

à suivre.........

GARNISON36

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 0:14

1848 - Proclamation de la République dans la Colonie.
Emancipation des noirs. Révolte dans l’ile. Incendies et massacres au Prêcheur. La brigade de cette localité qui s’est particulièrement distinguée dans ces tristes circonstances et qui a affronté plusieurs fois la mort, est citée à l’ordre des Troupes de la Colonie et reçoit les récompenses suivantes :
le Maréchal des logis COLNY, chef de brigade, les gendarmes MILLION, QUARTRON et LE CESSOIS sont nommés Chevaliers de la Légion d’Honneur.

Dans toute la Colonie, la gendarmerie a donné les plus grandes preuves de son dévouement et la mesure de ce qu’on peut attendre d’elle dans les circonstances critiques, grâce à son énergique concours, l’ordre a pu être promptement rétabli.

Par décret du 10 juillet 1852, cinq enfants de troupe sont affectés à la Compagnie ;
Par ordre du Gouverneur du 13 août 1852, établissement d’une brigade de gendarmerie à Grand-Rivière, en raison de l’éloignement de ce bourg, et des difficultés de communications.

Le 11 janvier 1854, le personnel de la Compagnie de la Martinique se compose de :
 4 officiers ;
 1 maréchal des logis chef ;
 7 maréchaux des logis ;
16 brigadiers ;
99 gendarmes.

Les brigades de rivière salée et trois Ilets, Sainte-Marie et Marigot sont casernées en un lieu intermédiaire entre les deux bourgs ; celle de Rivière-Pilote, en dehors du bourg et rapprochée du Saint-Esprit.

Par décision du 27 novembre 1854, pour compter du 1er décembre 1854, pour insalubrité la brigade de Rivière-Salée est supprimée. Deux gendarmes sont envoyés aux Trois-Ilets pour compléter la brigade de ce bourg, les deux autres sont placés au chef-lieu de la Compagnie.
Une épidémie de fièvre jaune fait de nombreuses victimes parmi le personnel de la Compagnie ; les brigades de gendarmerie sont placées provisoirement dans différents postes sanitaires sur des habitations.

Le 21 juillet 1855, l’effectif de la Compagnie est ainsi modifié :
ARME À CHEVAL
 4 officiers ;
 1 maréchal des logis chef, faisant fonction de lieutenant ;
 7 maréchaux des logis ;
15 brigadiers ;
115 gendarmes.

ARME À PIED
 1 maréchal des logis, adjoint au trésorier ;
 1 maréchaux des logis ;
 2 brigadiers ;
15 gendarmes ;
 5 enfants de troupe.
Soit un effectif de 166, dont 4 officiers.

25 août 1855 - Bourrasque à Saint-Pierre.
Des témoignages de satisfaction sont décernés par le gouverneur aux officiers et militaires des divers Corps pour les secours apportés aux navires en danger, pour la protection des naufragés et pour la sauvegarde de tous les intérêts.

27 juin 1857 - Circulaire du Ministre de la Marine au Gouverneur. A la suite des résultats de l’inspection générale d’armement de 1856, le Ministre insiste sur les mesures à prendre pour protéger les munitions contre l’air chaud et humide.
20 octobre - Instruction du Ministre de la Guerre sur la tenue de la gendarmerie Coloniale (articles 796 et suivants) (Mémorial Vol 6 page 193).

13 novembre , création du commissariat de police du Lamentin.

1865 - Les Zouaves se révoltent au Fort DESAIX. La gendarmerie engagée sous le commandement du chef d’escadron GILLET, le gendarme ALBERT est blessé. L’ordre est rétabli avec le concours des troupes.
Sont cités à l’ordre du jour du Gouverneur :
Chef d’escadron GILLET ;
Brigadiers BONNOT et MULLER ;
Les gendarmes ALBERT et GUILLEHAULT.

Le 1er septembre 1865, le brigadier DONNOT, les gendarmes BEYNET, FAURE, SORDET et COMBOULAS qui ont sauvé au péril de leur vie, un grand nombre d’hommes et de femmes en danger lors de l’inondation de Fort-de France, le 31 août, sont cités à l’ordre des troupes coloniales.
Le 19 novembre 1865, les brigades de gendarmerie rassemblées à Saint-Pierre, sont citées à l’ordre des Troupes de la Colonie pour le zèle et le dévouement qu’elles ont apporté à assurer le service de la ville pendant l’extrême réduction de l’effectif de la garnison.

A la suite de l’incendie qui s’est déclaré à Saint-Pierre le 17 mai 1867, un témoignage de satisfaction du Gouverneur est adressé au lieutenant LAUVIAC et aux Corps de gendarmerie.

Le décret Impérial du 5 juin 1869 modifie l’organisation de la gendarmerie de la Martinique.
Il est créé un emploi de lieutenant ou de sous-lieutenant pour commander l’arrondissement de la Trinité, un emploi de Maréchal des logis à cheval et 3 emplois de brigadiers à cheval. Trois emplois de gendarmes à cheval sont supprimés.

L’effectif de la Compagnie reste ainsi fixé :
5 officiers ;
 9 sous-officiers à cheval, dont 1 maréchal des logis chef ;
 2 sous-officiers à pied, dont 1 adjoint au trésorier ;
18 brigadiers à cheval ;
2 brigadiers à pied ;
112 gendarmes à cheval ;
5 enfants de troupe
soit un effectif de 168 officiers, sous-officiers, gendarmes et enfants de troupe compris.

1869 – 1870 – Une épidémie de fièvre jaune fait de nombreuses victimes dans la Compagnie. Le chef d'Escadron RAVIOT, 1 brigadier et 15 gendarmes succombent des suites de cette maladie.

1870 – Insurrection du Sud, le capitaine ARNOULO, commandant les brigades centralisées, est envoyé dans le Sud pour combattre l'insurrection et assurer le maintien de l'ordre.

Le capitaine ARNOULO, les maréchaux des logis chefs MULLER, PETER et TESTUT, les maréchaux des logis POTIERS, LAVATSKA, les brigadiers et gendarmes FAURE, GUYOTON, ROUME, DEZAY, DAIGNE et NICOLAS sont cités à l'ordre des Troupes de la Colonie pour dévouement et le courage dont ils ont fait preuve pendant la campagne dirigée contre les insurgés.

1871 – Par dépêche ministérielle du 27 juillet 1871, des témoignages officiels de satisfaction sont accordés aux sauveteurs qui se sont distingués lors du naufrage du paquebot « MISSISSIPI », perdu dans les récifs Pinsonnelle du François, dans la nuit du 11 au 12 mai 1869.
Témoignages accordés à :  
- Maréchal des logis chef JACQUEMOT, au François.
- Brigadier BERMES, au Vauclin.
- Gendarme BONE, au Vauclin.

Par décision du Gouverneur en date du 11 octobre 1871, chaque brigade est dotée d'une pierre à filtrer et de son support en bois.

Par décision du Gouverneur en date du 17 mars 1873, la brigade de la Rivière-Pilote est érigée en Poste de maréchal des logis, celle de la Rivière-Salée passe sous le commandement d'un brigadier.

Par décision du Gouverneur en date du 21 avril 1874, un gendarme sera détaché chaque jour dans un bureaux de l'inscription Maritime à Fort-de-France et Saint-Pierre.
L'effectif est de 5 officiers, 172 hommes dont 147 à cheval. Il existe 3 compagnies et 31 brigades.

Le 6 novembre 1876, le Poste provisoire de Sainte-Luce est évacué puis supprimé (Ordre n° 29 de la Compagnie).

Par décision du 14 janvier 1878, le Gouverneur ordonne le transfèrement pour insalubrité, de la brigade de la Rivière-Blanche à Saint-Joseph.

Témoignage de satisfaction à l'Ordre du Gouverneur accordé au chef de brigade JEANINOT pour le calme et le fermeté dont il a fait preuve à l'occasion des scènes de désordres qui se sont produites le 23 juin 1878 au Saint-Esprit.

Témoignage de satisfaction à l'Ordre du Gouverneur accordé au brigadier CARBONEL Pierre, du Morne-Rouge, pour acte de courage et sang-froid déployé le 12 janvier 1880, pour avoir maintenu en état d'arrestation, quoique fortement blessé au poignet, le nommé Nicolas.

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 0:17

1880-1881 – longue et terrible épidémie de fièvre jaune, 1 officier, Monsieur LAIRET, 1 sous-officier, 1 brigadier et 8 gendarmes sont victimes de ce fléau.
Par suite de cette épidémie, les brigades de Fort-de-France, Lamentin, Saint-Esprit, Diamant, Trois-Ilets, Ducos, Morne-Rouge, Grand'Anse et Grand'Rivière ont été évacuées et placées sur les habitations, dans des postes sanitaires.

1881 – Agrandissement de la caserne de Fort-de-France.

Par arrêté du Gouverneur en date du 26 mai 1882, la brigade de Trois-Ilets est supprimée. La commune sera surveillée par celle de Rivière-Salée. La brigade du Diamant surveillera les communes du Diamant et des Anses d'Arlets.
Le 13 juin de la même année, un nouvel arrêté transforme en brigade le Poste de Ducos.

Le 11 mai 1883, sur la demande du capitaine commandant provisoirement la Compagnie (Lettre n° 93 du 11 mai 1883), le Gouverneur de la Colonie décide que le maréchal des logis à pied, placé à la brigade de Fort-de-France, ira commander la brigade à pied du Fort à Saint-Pierre.

Le 4 septembre, Saint-Pierre subit un violent cyclone, suivi d'un terrible raz-de-marée. Le lieutenant BOINEAU et les brigadiers de cette localité sont cités à l'Ordre des Troupes de la Colonie, pour le courage et le dévouement dont ils ont fait preuve en sauvant, pendant la nuit, les équipages de 19 navires ou caboteurs jetés et brisés sur la côte.

Des médailles d'Honneur sont accordées au Lieutenant BOINEAU, au maréchal des logis DEVIVIER et aux gendarmes AUTHIER et PAULET, qui se sont plus particulièrement distingués pendant ce sinistre. Le maréchal des logis DEVIVIER et le gendarme AUTHIER sont en outre proposés pour la Médaille Militaire par Ordre du Ministre.

1884 – Suppression de la tunique en drap.
La Martinique compte 167 000 habitants.
La gendarmerie comprend 5 officiers, 148 hommes plus 5 enfants de troupe.

Il existe 3 arrondissements et 29 brigades, soit :
- 4 à Fort-de-France ;
- 4 à Saint-Pierre ;
- 2 à Trinité ;
et 1 dans chacun des bourgs suivants :
- Lamentin – Rivière-Blanche – Saint-Esprit – Diamant – Rivière-Pilote – Rivière-Salée – Carbet – Morne-Rouge – Case-Pilote – Prêcheur – Basse-Pointe – Grand'Anse (Lorrain) – Saint-Marie – Gros-Morne – Robert – François – Vauclin – Marin – Sainte-Anne.

1887-1888 – Une épidémie de fièvre jaune se déclare pendant l'hivernage de 1887 et sévit avec intensité jusqu'à la fin de décembre 1888. quatre gendarmes sont victimes du fléau. Les brigades du Centre à Saint-Pierre sont rapidement évacuées et établies sur l'habitation «  Parnassé ». la brigade de Rivière-Pilote est transférée provisoirement au Marin. D'autres brigades sont déplacées en attendant la fin de l'épidémie.

1889 – Par décret du 13 mars 1889,
…………. considérant qu'il y a lieu de régulariser en les consacrant par un décret, les augmentations de cadre et d'effectifs de la gendarmerie accordées à certaines Colonies pour répondre à des nécessités urgentes de service, les effectifs de la Martinique sont fixées à :
- 5 officiers ;
- 139 hommes à cheval ;
- 19 gendarmes à pied ;
soit un total de 163.

Le 22 juin 1890, un violent incendie détruit la plus grande partie de la ville de Fort-de-France. La gendarmerie des brigades de Fort-de-France et des brigades voisines, se porte spontanément sur le lieu de l'incendie et fait preuve du plus grand dévouement.

Sont décorés de la Médaille d 'Honneur :
le lieutenant-Trésorier GOULETTE, (2ème classe en or) ;
le Mdl PANSIER et le gendarme PEYERMORTE (2ème classe en argent).

Le 6 avril 1891, un violent incendie détruit la cité « CLARAC ».
reçoivent un témoignage de satisfaction : Le capitaine LE NY et le brigadier RENAULO.

Dix jours plus tard, le 16 avril un violent incendie détruit une partie du bourg du Saint-Esprit. Les brigades voisines se portent au feu. Le maréchal des logis SOUET, le brigadier PERRY et les gendarmes FEVRE et BIGNEY reçoivent un témoignage officiel de satisfaction.

Par décret du 6 juin 1891, en raison de réduction de crédits, la Compagnie est réduite à l'effectif de :
- 1 capitaine commandant ;
- 2 lieutenants ou sous-lieutenants ;
- 1 lieutenant ou sous-lieutenant trésorier
TROUPES A CHEVAL :
- 1 adjudant ;
- 2 maréchaux des logis chefs ;
- 5 maréchaux des logis ;
- 9 brigadiers ;
- 68 gendarmes.

TROUPES À PIED :
- 1 maréchal des logis adjoint au trésorier ;
- 1 maréchal des logis ;
- 2 brigadiers ;
- 15 gendarmes.

CHEVAUX :
- 3 d'officiers ;
- 67 de troupes.

Le Chef d'Escadron, 2 maréchaux des logis à cheval, 7 brigadiers à cheval et 44 gendarmes à cheval sont mis à la suite.

Sont supprimées :
- 1 brigade à Fort-de-France – Saint-Pierre – et Trinité.

Les brigades de Rivière-Salée, 'brigade de Trois-Ilets rétablie), Sainte-Anne (surveillée par la Marin), Carbet (Surveillée par Saint-Pierre et Case-Pilote), Gros-Morne (surveillée par Trinité) ; Prêcheur (surveillée par Saint-Pierre), Robert (surveillé par Trinité et François), Rivière-Pilote (surveillée par Marin).

Le 18 août 1891, un violent cyclone ravage l'île de la Martinique détruit les récoltes, renverse les maisons, inonde certains points de la Colonie et fait deux mille victimes (500 morts et 1500 blessés).
Toutes les casernes de la Compagnie sont plus ou moins endommagées. Celle de Saint-Joseph est renversée sur l'écurie où trois chevaux sont tués. La gendarmerie compte de nombreux blessés, entre autres les brigadiers GIRAUD et LAPEYRE et le gendarme LAMBERT. Dans chaque résidence, la brigade a couru au secours de la population et opéré de nombreux sauvetages.

Le 16 novembre de la même année, des pluies torrentielles amènent l'inondation du bourg de la Rivière-Pilote. Dans certains rues la hauteur de l'eau atteint deux mètres.
La brigade de cette résidence se porte au secours des habitants, fait évacuer les maisons menacées et sauve des personnes en danger de mort.
Le brigadier DETREZ et les gendarmes BULTEL - ROY et LHUYER sont portés à l'Ordre du jour de la Compagnie.

Par décret du 2 juin 1893, l'effectif de la compagnie a été augmenté de :
1 chef d'escadron commandant.

Le 2 octobre, le brigadier PEYREMORTE Jean, des brigades de Fort-de-France, est cité à l'ordre de la Colonie pour le dévouement, le zèle et la sagacité dont il a fait preuve en opérant seul, l'arrestation du nommé GUIGNEL Aculi, forçat des plus dangereux, évadé de Cayenne.

Le 4 novembre 1894, le lieutenant COGORDAN, le maréchal des logis-chef PAULET, le brigadier RICAUD et les gendarmes SOURNET, JASSAUD, NOEL, VIVANT, BIDE et CRESBON sont cités à l'ordre de la compagnie pour s'être exposés bravement, à plusieurs reprises, à de réels dangers en portant secours aux personnes menacées et en luttant contre les rapides progrès d'un incendie qui détruisit en partie la ville de la Trinité.
Le 28 novembre, les gendarmes RENUCCY et DE COUPIGNY de la brigade de Rivière-Pilote sont cités à l'Ordre de la Compagnie pour, lors d'une crue subite surprenant les habitants de leur résidence, dans la nuit du 4 au 5 novembre, avoir fait preuve d'un grand courage et d'un grand dévouement en formant la tête d'une chaîne et en sauvant au péril de leur vie, le Conseiller municipal Emile DENISE, dont les appels désespérés indiquant une fin prochaine.

La loi du 20 mars 1894, crée le Ministère des Colonies.

Le maréchal des logis LAGARDE étant à la tête de sa brigade, est lâchement frappé d'un coup de couteau, au moment où il tentait d'opérer l'arrestation d'un criminel recherché depuis longtemps.

Les gendarmes BOCAGE, CAVRO et VIVANT, de même que leur chef de brigade LAGARDE sont cités à l'Ordre de la Compagnie, pour le courage et l'énergie dont ils ont fait preuve, en se rendant maîtres du meurtrier, lequel doué d'une force herculéenne et toujours armé de son couteau, opposait à leurs efforts, une vive résistance.

Le maréchal des logis Chef LAGARDE reçoit la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 8 août 1895.

Le 20 octobre, le brigadier PEYREMORTE de la brigade de Fort-de-France, est cité à l'Ordre de la Compagnie pour le motif suivant :
« Sur la réquisition d'un chef de maison d'avoir à faire rentrer dans l'ordre deux marins absents illégalement, a opposé, pendant une demi-heure, à leurs voies de faits, le plus grand calme, la plus grande énergie et n'a fait usage de son revolver qu'à la dernière extrémité, au moment précis où force devait rester à la loi ».


Le Chef de Corps cite également le gendarme MOURIE, qui a secondé avec sang-froid et vigueur, son brigadier aux prises avec deux marins, dont les violences et les voies de faits ont rendus nécessaire l'emploi des armes.
Dans le courant du mois de novembre, une épidémie de fièvre jaune se déclare à Saint-Pierre et fait de nombreuses victimes. Trois cas dont deux suivis de décès ont lieu à la caserne du centre. Cette caserne est évacuée et les brigades qui l'occupaient, sont dirigées sur l'Habitation du « Trouvaillant », où elles restent pendant deux mois.

En 1895, l'effectif est de 5 officiers, 85 gendarmes à cheval, 19 gendarmes à pied. Il y a trois arrondissements et 25 brigades.
- 3 à Fort-de-France ;
- 4 à Saint-Pierre ;
- 1 à Lamentin – Saint-Joseph - Saint-Esprit – Diamant – Rivière-Pilote - Morne-Rouge – Case-Pilote – Prêcheur – Basse-Pointe – Grand'Anse (Lorrain) – Trinité - Saint-Marie – Gros-Morne – Robert – François – Vauclin – Marin – Trois-Ilets.

1896 – L'épidémie de fièvre jaune se propage à Fort-de-France et dans l'intérieur de l’île. Le lieutenant trésorier SANTINI, deux brigadiers et six gendarmes succombent dans la courant de 1896. les brigades de Fort-de-France et quelques unes de l'intérieur de l'île, sont évacuées sur les hauteurs jusqu'à la fin de l'année, époque à laquelle l'épidémie a cessé.

Le 2 juin 1896, le maréchal des logis RICAUD, les gendarmes MONNIER et FEREE sont cités à l'Ordre de la Compagnie pour avoir, pendant les élections du 3 mai à Sainte-marie, par leur sang-froid et leur énergie, empêché une foule menaçante d'envahir la mairie et dissipé à plusieurs reprises des rassemblements armés de 500 personnes environ sur le point d'en venir aux mains.
Le 28 décembre de la même année, le maréchal des logis OLIVIER ; les gendarmes DUNAND et CHIRAT son cités à l'Ordre de la Compagnie pour le motif suivant :
« Au cours des inondations survenues à Rivière-Pilote,dans la nuit du 20 au 21 décembre, se sont exposés à un réel danger en opérant le sauvetage de plusieurs personnes surprises par la crue subite des eaux ».

Le 22 décembre 1897, le brigadier LANFRANCHI et le gendarme AMIOT sont cités à l'Ordre de la Compagnie pour avoir fait preuve d'une grande énergie en maintenant en état d'arrestation trois fusiliers de discipline qui ont opposé une résistance acharnée et ses sont livrés sur leur personne, à des voies de fait.

Le 25 avril 1989, le brigadier CARREY et les gendarmes MONNIER et PETIT sont cités à l'ordre de la Compagnie pour avoir sous un soleil ardent, de 11 heures du matin à 1 heure de l'après-midi, donné les preuves d'une grande énergie et de beaucoup d'initiative en se multipliant dans toutes les directions, pour organiser et diriger les secours destinés préserver d'importantes plantations qu'un incendie d'une violence extrême, avait envahies.

Le 27 octobre 1899, le brigadier CARREY et les gendarmes MAJOREL et HEREMBROD sont cités à l'Ordre de la Compagnie pour avoir fait preuve d'énergie et de sang-froid, en mettant en état d'arrestation un malfaiteur dangereux, d'une force herculéenne qui, étant complètement nu, le corps enduit de graisse, s'élança sur eux en faisant irruption d'une case dans laquelle il s'était réfugié et chercha à culbuter le brigadier par un vigoureux coup de tête dans la poitrine. Une lutte au corps à corps s'engage et au cours de celle-ci, le brigadier et les gendarmes reçurent quelques blessures sans gravité.

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 19:00

La loi du 13 avril 1900, article 33 met à la charge du budget de la Colonie, toutes les dépenses de gendarmerie.

Par décret du 30 mai 1900, l'effectif de la gendarmerie de Martinique est augmenté de 6 brigades à cheval.
L'effectif de la compagnie est donc porté à :
- 5 officiers (1 chef d'escadron, 1 capitaine, 2 lieutenants ou sous-lieutenants, 1 lieutenant- trésorier ou sous-lieutenant-trésorier) ;
- 115 sous-officiers et gendarmes à cheval ;
- 19 sous-officiers et gendarmes à pied.

Pour mémoire, la Martinique compte 130 000 nègres, 65 000 mulâtres, 15 000 créoles.

1902 – La Soufrière de la Montagne Pelée que les Martiniquais disaient éteinte depuis 1851, donna des signes d'une nouvelle activité dans la première quinzaine du mois d'avril 1902 - A partir du 20 avril, les panaches de fumée qui sortaient de la Soufrière devinrent plus intense. Dans la nuit du 2 au 3 mai, la Soufrière gronda et lança des cendres qui couvrirent la ville de Saint-Pierre et ses environs. Le 5 mai, à une heure de l'après-midi, une avalanche d'eau bourbeuse descendit le cours de la Rivière Blanche, renversant tout sur son passage, engloutissant l'Usine GUERIN et ensevelissant une trentaine de personnes.

Les brigades de Saint-Pierre assurèrent le service d'ordre afin de contenir l'affluence de curieux et pour éviter qu'il y eut de nouvelles victimes.
Le 8 mai, à 7 heures 50 du matin, le cratère s'ouvrit sous la poussée des gaz, une trombe volcanique s'abattit sur Saint-Pierre ; la ville fut détruite entièrement et ses 30 000 habitants y trouvèrent la mort.
La gendarmerie de la Martinique paya un large tribut au volcan ; des quatre brigades de Saint-Pierre, seuls LANFRANCHI, maréchal des logis à pied et DONATI gendarme à pied, venus en conduite de prisonniers à Fort-de-France, échappèrent au désastre.
Les victimes de ce cataclysme sans précédent, furent :
M.M MAIRE, lieutenant commandant l'Arrondissement de Saint-Pierre, GRIMALDI, brigadier à cheval, MOURIE, brigadier à pied, MENGEL, PALETTE, RICHARD, PENE, LE PONT, GAGNERE, ACHARD, gendarmes à cheval ;
CHAUMONT, GUIMON, JUGUET, MARTIN, PURSON, PESSEL et VALADE, gendarmes à pied.
Ces victimes font l'objet d'une mention au Livre d'Or – Volume 1791-1912 - page 291.

la brigade de Morne-Rouge avait été retirée après la catastrophe de Saint-Pierre, sa réintégration fut ensuite motivée par la vie et la confiance qui n'avaient pas cessé de régner dans ce bourg.

Le 30 août, vers 9heures du soir, le bourg du Morne-Rouge fut détruit également par une trombe volcanique. Celle-ci fit éprouver à la Compagnie de gendarmerie de la Martinique une nouvelle perte.
MELLOT, brigadier à cheval, ANDRÉ, BORDENAVE-GASSEDAT, BROVIN et LONCHAMP, gendarmes à cheval.

Les pertes dues au volcan sont :
- 1 officier – 3 brigadiers – 18 gendarmes.

Les circonstances difficiles qui succédèrent à la catastrophe de Saint-Pierre, mirent la gendarmerie au devoir et à l'honneur du danger.
Tous les services demandés à la gendarmerie furent accomplis avec audace, zèle, dévouement et sous l'activité même du volcan.

Ces services sont :
Reconnaissance et surveillance aux ruines, incinération des cadavres, poursuite et arrestations nombreuses de pillards, reprise de sommes d'argent importantes et d'objets de valeur, opérations de sauvetage, de ravitaillement par terre et par mer, maintien de l'ordre pendant les paniques et pendant les distributions de vivres aux sinistrés.

Jusqu'à la fin de l'année, tout le personnel de la compagnie a continué à assurer avec le même dévouement, l'installation des sinistrés le maintien de l'ordre, prêtant ainsi à l'Administration une aide efficace dans le relèvement économique de la Martinique.

A la suite des services rendus par la gendarmerie, furent décernés :
- 4 médailles d'Or de 1ère classe ;
- 1médaille d'Or de 2ème classe ;
- 5 médailles d'Argent de 1ère classe ;
- 11 médailles d'Argent de 2ème classe ;
- 28 médailles de Bronze.

Le 5 décembre 1902, un poste de gendarmerie est créé à la maison forestière de « Deux Choux », à l'effectif de 3 puis de 5, pour réprimer les actes de piraterie commis journellement par des bandes nombreuses.

Le 21 décembre, les gendarmes MOLLIEN et MARTIN sont cités à l'Ordre de la Compagnie pour avoir fait preuve de courage et d'énergie dans la poursuite de 7 voleurs armés, surpris dans les ruines de Saint-Pierre.

Le brigadier SAVONNET, les gendarmes PIVET et GLAIRAC font l'objet d'une mention au Livre d'Or.
Le brigadier SAVONNET et le gendarme PIVET succombent aux fatigues endurées dans le service.
Le gendarme GLAIRAC désarçonné, est jeté par un pillard dans les cendres chaudes. Son état exige son rapatriement et sa réforme.

Livre d'Or de la Gendarmerie – 1791-1912 - page 291.
M. MAIRE, Lieutenant, commandant l'arrondissement;
Brigadiers: GRIMALDI, MOURIÉ.
Gendarmes: MENGEL – PALETTE – RICHARD – PÈNE – LE PONT – GAGNÈRE – ACHARD – CHAUMONT – CUIMON – JUGUET – MARTIN – PURSON – PESSEL – VALADE.
A Saint-Pierre, le 5 mai 1902, le Mont Pelé est en éruption. Une trombe de boue s'abat sur la région, renverse l'usine Guérin et ensevelit une trentaine de personnes.
Le volcan gronde, la pluie de cendres est continuelle, les secousses sismiques sont fréquentes. La population est affolée. La gendarmerie de Saint-Pierre reste à son poste, organise les secours et le service d'ordre avec intelligence, activité et dévouement.
L'officier commandant l'arrondissement, les trois brigades et leurs familles succombent trois jours plus tard ensevelis sous les cendres (Éruption du 8 mai).

Brigadier: SAVONNET.
Gendarmes: PIVET – GLAIRACQ.
Après l'éruption du 8 mai, une terreur folle s'empare de la population de l'île; les pillards s'abattent sur le cité détruite où trente mille cadavres sont sans sépulture.
La gendarmerie se multiplie, se dévoue, organise le sauvetage et l'évacuation des blessés. La police dans les camps des sinistrés, la distribution des vivres et des secours; le brigadier SAVONNET et le gendarme PIVET succombent aux fatigues endurées dans ce service.
Des postes de surveillance sont créés sur les confins de la zone sinistrée et pendant plusieurs mois, sous la menace continuelle du volcan, les gendarmes parcourent à cheval les ruines fumantes, font incinérer les cadavres, luttent contre les pillards et en arrêtent un grand nombre. Au cours de ces tournées, le gendarme GLAIRAC est désarçonné, jeté dans les cendres chaudes; il est horriblement brûlé. Son état exige un rapatriement et sa réforme.

Brigadier: MELLOT.
Gendarmes: ANDRÉ – BORDENAVE-GASSEDAT – DOVIN – LONGCHAMP.
Les phénomènes volcaniques n'ont pas cessé, l'atmosphère est souvent irrespirable et quelquefois, les postes provisoires doivent se retirer dans la zone protégée pour y passer la nuit. Cependant, le soir du 30 août, le poste du Morne rouge est surpris par une éruption et on retrouve les cadavres du brigadier MELLOT et de ses quatre gendarmes à côtés de ceux de leurs chevaux sellés et bridés.






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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 19:21


LA BRIGADE DE LA TRINITÉ APRÈS LE CYCLONE DE 1903


LA GENDARMERIE COLONIALE DE FORT DE FRANCE EN 1911

Le 1er avril 1920, un poste fixe est créé aux Trois-Ilets, avec deux gendarmes à cheval.

Le 18 juin, le poste provisoire du Robert est supprimé.

Le 4 octobre, un poste fixe est créé à Saint-Pierre à l'effectif de deux gendarmes à cheval.
Le 24 octobre, le gendarme DURAND, de la brigade du Lamentin se noie au passage d'un gué, à « Jonction », brigade du Lamentin.

Le 23 décembre, un poste provisoire est recréé au Robert avec le même effectif.

Le chef de brigade de 4ème classe LEPROVOST et le gendarme BORD de la brigade du Gros-Morne, sont félicités pour leurs initiatives et leur courage, en combattant, le 14 avril 1921, un grave incendie menaçant de s'étendre à tout le bourg.
Le commandant de brigade de 4ème classe MATTEÏ arrête un malfaiteur armé, le 15 octobre 1921.

Le 2 octobre, au Vauclin, à l'occasion d'élections municipales tumultueuses, des coups de feu sont tirés sur la foule. Sept chefs de brigade ou gendarmes sont blessés par des jets de pierres ou de tessons de bouteilles.

Les gendarmes PENON et GACHET sont blessés, le 28 août 1922, en s'interposant entre deux groupes d'adversaires politique. L'effectif est de 2 officiers et 108 hommes. Il y a 21 brigades.

Le 31 janvier 1923, un poste fixe est créé au Carbet, à l'effectif de deux gendarmes à cheval.

Février 1923, assassinat de Monsieur CASSIUS de LINVAL, au cours d'une réunion électorale, au Morne Pitault ». La brigade du Lamentin arrête le meurtrier.
Le lieutenant  ORLIANGE, commandant la Section de Fort-de-France, est félicité pour son attitude au cours de la période électorale et grève agricoles au cours desquelles un directeur d'usine a été tué.

Le 15 mars, le capitaine commandant le Détachement et deux gendarmes sont blessés par des énergumènes voulant s'opposer à une arrestation.

Le 8 septembre, le gendarme SEVREAC est blessé d'une balle de revolver au ventre, en participant à une arrestation difficile.
Le 12 octobre, le gendarme MEGEVAND est blessé de deux coups de tranchet en procédant à une arrestation. Malgré sa blessure, a réussi à maintenir le forcené.

La durée du séjour est fixée à cinq ans.

Le décret du 10 janvier 1924 réorganise le Détachement :
La Section de Trinité est confiée à un lieutenant.
Rapport :
« …...il avait paru suffisant de confier le commandement de la Section de Trinité à un chef de brigade.
Or, la circonscription de Trinité étant actuellement le siège d'importantes exploitations sucrières et de nombreuses distilleries, les grèves agricoles et industrielles y deviennent de plus en plus fréquentes et peuvent prendre rapidement un caractère dangereux pour l'ordre public………………………
Un lieutenant remplace un chef de brigade de 2ème classe ».

L'effectif est de 3 officiers, 99 hommes, soit 102 personnels.

Les 11 et 12 mai 1924, élections houleuses à Basse-Pointe. Le président du bureau de vote refuse de remettre l'urne aux gendarmes opérant sur réquisition du Procureur de la République.

Le 16 février 1925, de graves incendies éclatent simultanément au Lamentin et à Saint-Joseph.

Plusieurs militaires de la gendarmerie reçoivent des témoignages officiels de satisfaction du Gouverneur.

Le 23 mai 1925, la veille des élections municipales dans la commune d'Ajoupa-Bouillon, les deux gendarmes MAZUE et DISTEL de service à la mairie, sont attaqués par une bande d'environ 200 individus (hommes et femmes), à la tête desquels se trouvait LAGROSILLIERE, ancien Député. Des coups de revolver et des projectiles de toutes sortes sont lancés sur eux et sur la mairie. La situation devenant critique, les gendarmes font usage de leurs armes. Une femme est grièvement blessée. Grâce à cette attitude énergique, les assaillants prennent la fuite.
Des récompenses (Médaille de bronze) sont demandées pour les gendarmes MAZUE et DISTEL.

Le 24 mai 1925, le jour des élections municipales à Ducos, vers 14 heures, un coup de revolver est tiré sur la mairie par DES ÉTAGES, Conseiller général. Le gendarme ROUQUETTE se précipite sur lui pour l'arrêter, au moment où il allait l'appréhender, DES ÉTAGES se retourne, braque le canon de son revolver dans la direction du gendarme qui, devant cette menace, fait feu sur lui.

DES ÉTAGES et ZIHINE (Conseiller Général qui se trouvait derrière ce dernier) tombent, tués sur le coup.

Le même jour, au Diamant, à 18 heures, les opérations de scrutin terminées, le Président du bureau de vote remet l'urne scellée à la gendarmerie pour être transportée au contentieux. La foule houleuse accompagne les gendarmes d'escorte en les menaçant. Au moment précis où ceux-ci arrivaient à la gendarmerie, des pierres, conques de lambis, bouteilles de sable, sont lancées sur la gendarmerie. Le chef de brigade NOUVEL, commandant le Détachement, atteint d'une pierre au front tombe et perd connaissance. Les gendarmes et les soldats font feu sur les assaillants (huit morts et une quinzaine de blessés).
Parmi les victimes se trouve le lieutenant-colonel en retraite de COPPENS, tué d’un coup de fusil de chasse tiré par les assaillants.

Dans la nuit du 6 au 7 juin, un incendie détruit toutes les maisons situées entre les rues GALLIENI et SCHOELCHER à Fort-de-France. 48 immeubles sont la proie des flammes. Le personnel des brigades de Fort-de-France se rend sur les lieux et contribue à combattre ce sinistre qui menaçait de détruire la ville.

Le 21 août, le Gouverneur RICHARD était grièvement blessé par le fils de DES ÉTAGES, Maurice, alors qu’il se trouvait dans la salon du paquebot » PELLERIN DE LATOUCHE », qui le ramenait en France. Le Gouverneur richard mourut en métropole des suites de sa blessure.

Le décret du 14 juin 1926, réorganise le Détachement de la Martinique qui passe à 3 officiers, 97 pour la Troupe à cheval et 12 pour la Troupe à pied.
L’effectif est augmenté de 10, pour le motif suivant :
« Effectif débordé lorsqu’à ces obligations vient s’ajouter la tâche particulièrement pénible et délicate du maintien de l’ordre public, quand ce dernier est menacé à l’occasion de grèves ou d’élections ».

1927 - Le séjour en Martinique est ramené à 3ans, en raison d’une crise de recrutement et des services pénibles que les militaires de la gendarmerie accomplissent.

Le 22 avril 1928, à Rivière-Pilote, le maréchal des logis-Chef RODIÈRE et les gendarmes ENAULT, DUBUC et BONNERU ont une belle attitude en assurant la protection de l’urne électorale momentanément enlevée par une foule tumultueuse.
Le décret du 29 septembre réorganise le Détachement qui passe à 3 officiers, 118 gradés et gendarmes à cheval et 14 à pied.

Le 5 mai 1929, le gendarme LOUIS, portant secours à un de ses camarades bousculé par des manifestants à l’occasion d’élections, est blessé au visage.

Le 16 septembre 1929, le Mont-Pelé qui, depuis 1902, n’avait plus donné aucun signe sérieux d’activité, semble de nouveau entrer en éruption. A 21h 45, un sourd grondement se fait entendre et un grand panache de fumée noirâtre de 3 à 400 mètres de haut, sort du cratère, monte droit dans l’espace, puis s’incline sur la Prêcheur.
Cinq minutes après, une autre colonne de fumée plus noirâtre s’élève encore à plus de 500mètres et s’infléchit également dans la même direction. Les habitants du Prêcheur, de Saint-Pierre et du Morne-Rouge, se souvenant de la soudaineté avec laquelle s’est produite la catastrophe de 1902, quittent leurs foyers et sont transportés par bateaux dans les communes voisines, en particulier à Fort-de-France, où des locaux et des vivres sont mis à leur disposition.

Le 26 septembre, l’activité volcanique semblant s’être apaisée, la confiance renaît et les réfugiés regagnent peu à peu leurs foyers, la vie normale semble devoir assez vite rependre.

Le 15 octobre, après une accalmie de trois semaines environ, une nouvelle éruption se produit vers 4 heures du matin, elle est plus forte que celle du 16 septembre et est accompagnée de beaucoup plus de cendres, surtout dans la région du Prêcheur. La plus grande partie de la population des trois communes situées dans la zone dangereuse (Saint-Pierre - Prêcheur - Morne-Rouge) évacue encore en toute hâte. Tous les moyens de transport sont mis à sa disposition par l’Administration et grâce à l’aide et à la surveillance de la gendarmerie, aucun incident ne se produit. Les réfugiés sont répartis plus particulièrement entre les communes de Fort-de-France, Schoelcher et Fonds Saint-Denis.

Les éruptions devenant plus nombreuses et plus fortes, le 19 octobre la gendarmerie de Saint-Pierre est évacuée sur le Carbet et le poste du Morne-Rouge est établi à « Champ Flore », habitation située à trois kilomètres du Morne-Rouge, hors de la zone dangereuse, dans la direction de Fonds Saint-Denis. Dans cette dernière commune, un poste provisoire de deux gendarmes est installé.
Le 28 octobre, la population de l’Ajoupa-Bouillon évacue à son tour et se réfugie sur les hauteurs du Lorrain.

Pendant le mois de novembre, les fumerolles sont très actives, les poussées spasmodiques de cendres continuent à se produire et atteignent des altitudes de 3 000 à 4 000 mètres (22 novembre 1929, à 7 heures du matin).

Les rivières dites : Rivière Blanche, Rivière des Pères, Rivière Sèche et Rivière sans Nom n’existent plus, étant comblées par les torrents de boue et de cendres dévalant de la montagne.
La surveillance des communes évacuées est assurée par le gendarmerie au moyen de trois automobiles louées par l’Administration ; (Fonds Saint-Denis assure la surveillance de Saint-Pierre ; Champ Flore du Morne-Rouge et Lorrain et l’Ajoupa-Bouillon).

Le vendredi 6 décembre, vers 15 heures 30, une éruption, dont l’importance dépasse les précédentes, se produit. Elle dure 15 à 20 minutes et est très bien aperçue de Fort-de-France.
Le 12 décembre à une heure, une secousse sismique assez forte est ressentie dans toute l’île et est suivie de grosses éruptions.

Dans la nuit du 16 au 17 décembre (pleine lune), de très fortes éruptions se produisent et la cendre tombe sur l’île entière, puis ensuite, le volcan semble s’apaiser progressivement. Quelques éruptions, de faible intensité, se produisent encore par intervalles très espacés et ensuite semble cesser. La montagne seulement fume toujours.

La situation s’affirmant de jour en jour plus calme, les brigades évacuées (Saint-Pierre et Morne-Rouge) réintègrent leur caserne respective et les postes provisoires de Fonds Saint-Denis et Champ Flore sont supprimés.

Le 10 décembre, un poste provisoire est créé à Schoelcher avec deux gendarmes.


Le 1er mai 1930, un poste fixe de deux gendarmes à pied est créé au Prêcheur.

Le 23 mai, un grave incendie éclate Rue de la Levée à Fort-de-France, les gendarmes DUPRESSOIR, SAINPE et FLAMAND sont brûlés au cours de la défense contre le feu. Ils reçoivent un témoignage de satisfaction du Gouverneur.

Le 15 juillet, le maréchal des logis-chef DUFFARD, brigadier au François, reçoit un témoignage de satisfaction pour avoir dirigé avec compétence les travaux de sauvetage de l’incendie d’une distillerie.


Le décret du 8 juin 1931, le Détachement est transformé en Compagnie.
L’effectif passe de 135 dont 3 officiers à 150 dont 4 officiers :

« ……
Le Gouverneur de cette colonie nous signale que depuis cette date, les fonctions déjà si nombreuses de la gendarmerie se sont accrues et que son action dans l’avenir semble devoir prendre encore plus d’importance en ce qui concerne la surveillance des circonscriptions communales, le service de la répression des fraudes et la surveillance maritime……. »

Les arrêtés des 19 juin 1931 et 22 août 1931fixent les conditions du contrôle de la gendarmerie à bord des bateaux.
Le 15 octobre, six gendarmes reçoivent un témoignage de satisfaction pour le zèle, l’énergie et le dévouement dont ils ont fait preuve lors de l’incendie du 7 septembre 1931 à Fort-de-France.

Le maréchal des logis LEBRUN, de Trinité, reçoit un témoignage de satisfaction pour le dévouement qu’il a démontré lors de l’incendie de la distillerie « Merveilleuse » à Trinité, le 8 mars 1931.

Fin 1931, les effectifs réalisés sont de 3 officiers et 135 hommes dont 14 à pied. Ils sont répartis en deux sections et 31 brigades ou postes fixes :
Fort-de-France -(5 brigades) - Saint-Joseph - Lamentin - Saint-Esprit - Rivière-salée - Diamant - Rivière-pilote - Saint-Pierre - Trinité - Gros-Morne - Robert - François - Vauclin - Sainte-Marie - Lorrain - Basse-Pointe - Vieux-Moulin (poste fixe) - Anses d’Arlets - Prêcheur - Morne-Rouge - Carbet - Case-pilote - Trois-Ilets - Colson - Saint-Anne - Grand’Rivière.

1932 - Marche des ouvriers agricoles sur Fort-de-France, conduite par le docteur GUGNET de Fort-de-France. La gendarmerie est requise par le Gouverneur ALFASSA. Grâce à l’intervention du maire, Victor SEVERE, la gendarmerie n’a pas à intervenir.

Inondation à Rivière-Pilote dans la nuit du 19 au 20 novembre 1932. Le maréchal des logis-chef SIHERLIN, les gendarmes SIMONNOT et MAURINET reçoivent un témoignage de satisfaction.

Pour des raisons d’ordre budgétaire, le Gouverneur propose de ramener l’effectif de la Compagnie à celui d’un Détachement ne comprennent plus que 140 unités donc 3 officiers (contre 150, dont 4 officiers).
Le Ministre estime que cet « aménagement » lui paraît compatible avec les intérêts bien compris de la sécurité de la Colonie et un fonctionnement normal du service.
Ces propositions sont concrétisées par le décret du 18 octobre 1933.

1934 - Le maréchal des logis-chef VIGUIER, les gendarmes SIELLER, BRUNETEAU, LEGALILE et NICOLAS reçoivent un témoignage de satisfaction du Gouverneur pour, faisant partie du groupe de Sapeurs pompiers de Fort-de-France, avoir fait preuve de courage, d’initiative et d’activité à chaque incendie.

Au cours d’une période de grève en février 1935, le maréchal des logis-chef MICHEL, commandant la brigade du Vauclin, est blessé, ainsi que plusieurs gendarmes de Fort-de-France. Des incidents graves sont évités. La gendarmerie reçoit des félicitations du Gouverneur et du colonel commandant supérieur des troupes.

Un poste provisoire de gendarmerie est mis en place le 19 mars 1935, à Cholvet (Basse-Pointe), pour surveillance de l’habitation, en raison des incendies qui s’y déclaraient.
Ce poste est relevé en avril.

Le 23 août 1935, le personnel de la gendarmerie, dont plusieurs militaires font partie des Sapeurs-Pompiers, parvient à circonscrire un grave incendie à Fort-de-France (Hôtel Tricentenaire). Le commandant de Détachement et six gradés et gendarmes reçoivent un témoignage de satisfaction.

Le 28 décembre, le Gouverneur de la Martinique écrit ce qui suit au capitaine commandant le Détachement, sous couvert du colonel commandant supérieur des troupes :
« Les fêtes du Tricentenaire ont été l’occasion pour la gendarmerie de la Martinique de donner une preuve nouvelle et éclatante de l’excellence des éléments qui composent son Détachement.
« Aussi bien dans la ville de Fort-de-France que dans la visite des communes, les gendarmes, malgré les difficultés et les fatigues d’une tâche écrasante, ont réussi, sans contraintes aucune et tout en laissant leur spontanéité aux manifestations, à maintenir une ordonnance parfaite.
« La population et moi-même tenons à leur exprimer notre plus vive gratitude et j’y joins personnellement mes plus cordiales félicitations ».

1936 - L’effectif comprend 3 officiers, 137 dont 19 hommes à pied, réparti entre 34 brigades ou postes fixes.
Une brigade spéciale est détachée à la répression des fraudes.
Une brigade a été installée à Balata et à Ducos.
Un poste fixe a été installé à Schoelcher.
Le poste de Colson a été supprimé.

Le 14 décembre 1937, les gendarmes BRUNET et SEVRIENDT sont blessés sérieusement au cours d’un service d’ordre difficile.

Le décret du 12 janvier 1938 fixe l’effectif du Détachement de la Martinique à 130 unités. Officiers : 3 - gradés et gendarmes à cheval : 112 - gradés et gendarmes à pied : 15.

Par décret du 26 août 1939, le capitaine commandant le Détachement est nommé directeur de la Sureté.
Il a autorité sur tous les fonctionnaires et agents de police.

à suivre.........

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par le criquet le Mer 27 Jan - 19:55

Super Michel.
Le dernier paragraphe """"" Par décret du 26 août 1939, le capitaine commandant le Détachement est nommé directeur de la Sureté.
Il a autorité sur tous les fonctionnaires et agents de police""""" aurait aujourd'hui des conséquences...... On a vu que la nomination d'un officier de Gendarmerie à la tête d'un service de renseignement mixte (police et gendarmerie) a provoqué une grève des fonctionnaires de police concernés, ne voulant pas obéir à un militaire.....
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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 22:18

Les mentalités ont bien changé Philippe.

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 22:25

1940 -  Par ordre particulier en date du 14 mai 1940, le colonel commandant supérieur des troupes félicite les officiers et le personnel du Détachement de gendarmerie de la Martinique, pour le zèle, le dévouement et l’activité dont ils ont fait preuve dans l’accomplissement de la mission de couverture qui leur était confiée au début de la mobilisation.
Dans la nuit du 7 au 8 décembre 1940, un grave incendie détruit 44 maisons au Lamentin.
Le maréchal des logis-Chef JOLY et les gendarmes POULAIN et STECKER reçoivent un témoignage de satisfaction du gouverneur pour leur attitude.

Le 24 juillet 1943 - Ordre n° 20.
« En faisant tenir à votre commandant de Détachement l’ordre portant promotion pour certains d’entre vous, je suis heureux de profiter de cette occasion pour vous exprimer toute la satisfaction.
« Dans les jours difficiles, vous avez su comprendre une population essentiellement patriote. Votre activité et votre tact n’ont jamais été en défaut.
« Fidèles aux traditions de votre Arme, vous avez toujours su vous montrer bon Français.
« Déjà vous m’avez adressé des demandes sollicitant des affectations dans les troupes combattantes ou dans des formations prévôtales.
« J’apprécie toute la valeur de cette attitude.
«  J’ai eu l’honneur d’avoir sous mes ordres, au combat, des officiers et des sous-officiers provenant de la gendarmerie nationale ou de la Garde Républicaine, sur les Fronts de France, d’Egypte, du Liban ou de l’Abyssinie. J’ai pu constater qu’ils étaient des chefs et des combattants d’élite.
«  Je suis donc tout à fait décidé à utiliser la gendarmerie comme réservoir de Chefs, mais je suis dans l’obligation de vous rappeler que vous serez astreints à rester à votre poste jusqu’à ce qu’une relève soit possible nombre pour nombre.
« Vous devrez aussi servir les intérêts de votre Détachement et ceux du Gouvernement de cette Colonie.
« Pour le principe, j’accepte dès à présent, le départ de trois gendarmes ; ils vont rejoindre des unités montant au feu.
«  Militaires du Détachement de gendarmerie de la Martinique, je prends acte de votre désir de vouloir vous battre ».
FORT DE FRANCE, le 24 juillet 1943.
Le colonel P. de Chevigne, commandant supérieur des Troupes et des Forces de Gendarmerie et de Police des Antilles et Guyane française.



Le 22 novembre 1943, le gendarme QUENEX’HDU reçoit les félicitations écrites du commandant de Détachement pour le motif suivant :
«  Au cours  d’incidents graves, ayant été blessé d’un coup de rasoir dans le dos et d’un coup de roche à la tête, a fait preuve de courage t de belles qualités professionnelles en ne faisant pas usage de ses armes ».

le maréchal des logis-Chef MARTEL et le gendarme BAUJARD reçoivent le 7 février 1944, un témoignage de satisfaction du gouverneur, pour l’arrestation d’une bande organisée de 14 malfaiteurs.
Par décision du 14 février 1944, le capitaine EPRON, commandant le Détachement, est provisoirement désigné comme directeur de la Sureté.

Par arrêté du 22 juin 1944, le chef d’Escadron commandant le Détachement, est nommé Directeur de la Sureté.

Le décret du 16 mars 1946 porte l’effectif du Détachement de la Martinique à 170 unités (3 officiers, 142 gradés et gendarmes à cheval et 25 gradés et gendarmes à pied).
Le 21 mai, un tremblement de terre détériore gravement la caserne de Basse-Pointe et la rend inhabitable.
Le 25 juillet, suppression provisoire de Grand’Rivière, pour compter du 27 juillet 1946.

Le 12 août, le gendarme NOGRE reçoit un témoignage officiel de satisfaction du gouverneur, pour avoir arrêté un individu qui venait de la blesser avec un coutelas.

Le 12 décembre 1947, les gendarmes MERLIN et THOMAS sauvent plusieurs enfants victimes d’un éboulement grave au Morne-Rouge.

La gendarmerie comprend 3 officiers et 167 hommes répartis en deux sections dans les postes suivants :
Une brigade spéciale (Diffusion et Fichier, indentification judiciaire) ;
Une brigade Immigration - Emigration.

Les brigades dans chacune des villes ou bourgs suivants :
Fort-de-France - Saint-Joseph - Lamentin - Saint-Esprit - Rivière-Salée - Diamant - Rivière-Pilote - Saint-Pierre - Trinité - Gros-Morne - Robert - François - Vauclin - Sainte-Marie - Lorrain - Basse-Pointe - Anses d’Arlets - Morne-Rouge - Carbet - Case-Pilote - Trois-Ilets - Saint-Anne - Schoelcher - Ducos - Marin.

Le 4 mars 1948, les militaires de la gendarmerie en service au Carbet pour y assurer le maintien de l’ordre et la liberté du travail, au cours d’une grève des coupeurs de cannes, sont pris à partie par un groupe de 150 manifestants hostiles et armés.
Les gendarmes assaillis doivent faire usage de leurs armes. Il y a quatre blessés parmi les gendarmes et trois morts et deux blessés du côté des manifestants. Le calme revient aussitôt.

Le 6 septembre 1948, une grève est déclenchée par ordre du syndicat agricole sur le centre de Basse-Pointe.
Une cinquantaine d’ouvriers grévistes, armés de coutelas, se rassemblent dans la matinée et parcourent les habitations pour débaucher les travailleurs.
Vers 14 heures 10 la même bande attaque un ouvrier agricole sur l’habitation « Leyritz ». Le bruit se répand qu’il s’agit d’un géreur, « un blanc », monsieur Gaston de FABRIQUE. Aussitôt, l’Administrateur de l’usine de basse-Pointe ? Monsieur Guy de FABRIQUE, frère du précédent, transporte sur les lieux avec sa jeep, les trois gendarmes présents de la brigade de Basse-Pointe.
Les grévistes (une soixantaine), armés, très excités, assaillent les gendarmes aussitôt. Des coups violents sont échangés. Monsieur Guy de FABRIQUE réussit à se dégager. Il s’enfuit poursuivi par quelques individus. Il est retrouvé assassiné de 36 coups de coutelas dans un champ de cannes de la plantation du Leyritz.
A 15 heures 15, dès l’arrivée des renforts, l’ordre est rétabli. Les agresseurs, au nombre de seize, avaient pris le « maquis ». Ils furent arrêtés quelques temps plus tard.

Du 3 juillet 1942 au 30 septembre 1949 (date à laquelle il a été abattu), le nommé BEAUREGARD René Louis Gaëtan, surnommé « Ti Jules CESAR », né au Marin le 25 octobre 1912, a commis dix-neuf crimes (2 meurtres, 8 tentatives de meurtres, 3 incendies volontaires et 6 viols) et de nombreux vols et cambriolages, pour lesquels il a été condamné :
par la cour d’Assises de la Martinique, 4 fois à la peine de mort par contumace et 2 fois aux travaux forcés à perpétuité, également par contumace ;
par le Tribunal Correctionnel de Fort-de-France, 2 fois à 5ans de prison par défaut.

Le théâtre des exploits criminels de BEAUREGARD se situe dans le Sud de la Martinique et principalement dans les communes du Marin et de Rivière-Pilote.

Les recherches s’avèrent très difficiles, il est connu, populaire, possède des donc de sorcier et connaît parfaitement la région. Au début, il bénéficie de la complicité bénévole de la population. Par la suite, il s’impose cette complicité par la menace de représailles que l’on sait qu’il tiendra.
Recherché sans répit par toutes les brigades de la Compagnie, il est découvert dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1949 et abattu par les militaires de la brigade de gendarmerie de Rivière-pilote.

Le 28 février 1950, le Préfet de la Martinique adresse au chef d’Escadron commandant le Détachement de gendarmerie de la Martinique, la lettre de félicitation suivante :
« Il m’est particulièrement agréable de vous adresser mes plus vives félicitations pour la magnifique tenue des gendarmes du Détachement à l’occasion des cérémonies organisées lors de la visite à la Martinique de Monsieur le Président du Conseil de la République.
« Je vous prie de transmettre aux militaires qui ont participé à ces manifestations, le témoignage de ma profonde satisfaction ».

Le décret du 17 juin 1950 crée le Détachement de gendarmerie des Antilles-Guyane, comprenant les unités stationnées précédemment dans les Départements de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane.
Ce regroupement est motivé par la nécessité d’adapter l’articulation de la gendarmerie à l’organisation militaire territoriale en plaçant un officier supérieur de l’Arme auprès du général commandant supérieur avec mission de liaison, de direction et de contrôle supérieur du service et de l’administration.
Une augmentation concomitante des effectifs justifiée par la situation politique et sociale née de l’après-guerre et l’opportunité de décentraliser la gestion administrative dans ces départements isolés - est accordée.

La nouvelle organisation qui sera mise en place sur place progressivement comprend :
un État-major du Détachement à Fort-de-France ;
une Compagnie de gendarmerie pour le département de la Martinique ;
une Compagnie de gendarmerie pour le département de la Guadeloupe ;
une Section de gendarmerie pour le département de la Guyane.

L’effectif pour la Compagnie de gendarmerie de la Martinique est le suivant, y compris les militaires absents pour congé et relève :

1 chef d’escadron ;
1 capitaine,
2 lieutenants ;
7 adjudants-chefs ;
15 adjudants ;
36 mdl-Chefs ;
192 gendarmes ;
soit un total de 250 hommes.

La Compagnie conserve son autonomie administrative ;
Le chef d’Escadron THIOLET, commandant la Compagnie de gendarmerie de la Martinique, assure provisoirement le commandement du Détachement.
Il est remplacé le 12 septembre 1951 par le chef d’Escadron PARROU.

Le 2 septembre, un cyclone important dévaste la Martinique.

Le 14 juillet 1952, des incidents graves éclatent à Fort-de-France entre des C.R.S et une foule hostile. La gendarmerie appelée contribue largement à rétablir l’ordre.

Le 19 mars 1953, un tremblement de terre important dommage très gravement les casernes de Trinité et Lorrain. D’autres casernes subissent des dégâts moins graves.
Pendant plus de deux mois (mai- juillet), une grève des fonctionnaires met la gendarmerie de la Compagnie de la Martinique sur la brèche.
Des services nombreux sont effectués à la satisfaction de toutes les autorités.

Le 7 juillet 1954, un grave incendie éclate dans la ville de Fort-de-France. Plusieurs gradés et gendarmes se distinguent dans la lutte contre le feu.
Des élections devant se dérouler en Guadeloupe les 17 et 24 octobre, un peloton de renfort de la Compagnie de la Martinique embarque le 14 octobre à bord du « Chasseur 704 » de la Marine Nationale.
Le 18 octobre, le peloton de renfort rentre, sans avoir eu à intervenir.
L’instruction n° 23.207 AM/Gend. Du 2 décembre 1954 et la DM n° 25.310 AM/Gend du 30 décembre 1954, donnent au commandant de Détachement les attributions administratives pour le département de la Martinique ; le commandant de Compagnie de la Martinique n’aura plus la charge de l’administration.

Du 14 au 20 décembre 1955, le général CASES, Inspecteur de la gendarmerie Outre-Mer, délégué permanent du Ministre de la F.OM., inspecte la Compagnie de la Martinique.

Le 23 octobre 1956, un poste est créé à l’aérodrome du Lamentin.
Les 4 et 5 novembre, un raz-de-marée sévit aux Antilles. En Martinique, il n’y a pas de dégâts aux casernes de gendarmerie.

Par décision interministérielle en date du 6 juin 1957, appellations de « Détachement - Compagnie - Section » sont remplacés à compter du 1er septembre 1957, par celles de  « Groupement - Groupe - Escadron ».
La Compagnie devient le Groupe de la Martinique.
Les Sections de Fort-de-France, du Lamentin et Trinité deviennent Escadrons de gendarmerie.

Par décision ministérielle n° 11.177 en date du 26 août 1959, les appellations des formations de gendarmerie Outre-Mer sont modifiées. Pour les Antilles-Guyane, elles deviennent les suivantes à compter du 1er octobre :
Le groupement des Antilles-Guyane prend l’appellation de Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - le Groupe de la Martinique devient le Groupement de Martinique, et les Escadrons prennent chacun, quand à eux, le nom de « Compagnie ».

Le 20 décembre 1959, des incidents éclatent Place de la Savane à Fort-de-France entre des civils et quelques militaires locaux d’une part et des Gardiens de la C.R.S de la Martinique, d’autre part. quatre Pelotons de gendarmerie prélevés sur les effectifs du Groupement de la Martinique sont mis sur pied pour rétablir l’ordre. La grave tension qui continue à régner exige toutefois l’intervention de quatre Pelotons supplémentaires prélevés sur les effectifs du Groupement de la Guadeloupe. Ce renfort arrive à Fort-de-France par voie aérienne les 22 et 23 décembre.

Durant les journées des 21 et 22 décembre, les Forces de gendarmerie doivent intervenir en de nombreux points de la ville et repousser de multiples attaques des manifestants dirigées principalement contre les commissariats de police et les postes d’essence.

Le 22 décembre à 20 H50, Place Stalingrad, où deux Pelotons sont engagés contre un rassemblement de plusieurs centaines de manifestants hostiles, qui les ont lapidés et ont déjà fait plusieurs blessés, des coups de feu (pistolets et fusil de chasse) sont tirés en direction des gendarmes qui doivent alors faire usage de leurs armes. Cinq manifestants sont blessés, dont un mortellement.

Le 25 décembre, sur demande de l’autorité administrative, un renfort de gendarmerie mobile composé d'un état-major de groupe et de deux Escadrons, arrive de Métropole par voie aérienne. Un troisième Escadron, doté de cinq half-tracks et cinq automitrailleuses « M8 », acheminé par voie maritime débarquera le 20 janvier 1960.

Les 27 et 28 décembre, le calme étant  revenu, les quatre pelotons fournis par le Groupement de gendarmerie de la Guadeloupe sont  renvoyés par avion sur leur formation d'origine.

Sous-lieutenant DELIOT Guy – Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Commandnar provisoirement un sous-groupement de gendarmerie lors des troubles graves qui ont eu lieu à Fort-de-France du 20 au 26 décembre 1959, s'est particulièrement distingué par son calme et son sang-froid au cours d'engagements très sérieux avec des manisfestants hostiles et agressifs, obtenant de ses unités un rendement exceptionnel dans des circonstances extrêmement difficiles.
Blessé le 22 décmebre 1959 par jets de pierres et malgré de vives souffrances a continué d'assurer sa mission.
Est décédé le 30 mars 1959 d'une affection en relation médicale avec sa blessure.
A donné un magnifique exemple de dévouement, d'abnégation et de courage. »
A obtenu, pour ce afit, à titre posthume:
la Croix de chevalier de la Légion d'honneur par décret du 21 mars 1962;
la Médaille de la Gendarmerie nationale par arrêté du 5 octobre 1961.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1961.


Ceux mis sur pied par le Groupement de la Martinique sont renvoyés dans les brigades.

Le comportement des unités de gendarmerie départementale ayant participé aux opérations de maintien de l'ordre à Fort-de-France est sanctionné le 26 janvier 1960 par une lettre de félicitations collectives du Ministre des Armées, tandis que des lettres de félicitations du Ministre des Armées, avec mention au Bulletin Officiel, sont adressées :
la première au lieutenant-colonel BERNIER, commandant la Légion ;
la seconde au capitaine TISON, commandant la Compagnie de Fort-de-France.

Le 22 février 1960, le général de brigade CATHOULIC, inspecteur délégué de la gendarmerie Outre-Mer, arrive à l'aérodrome du Lamentin. Accompagné du lieutenant-colonel BERNIER, commandant la Légion, il inspecte l'Etat-major Légion et le Groupement de la Martinique du 22 au 26 février.

Après avoir inspecté les Groupements de Guyane et de Guadeloupe, il quitte l'aérodrome du Raizet à Pointe-à-Pitre, le samedi 5 mars à destination de Paris.

Le 19 mars, le sous-lieutenant DELIOT, commandant la Compagnie du Lamentin, qui avait été hospitalisé le 17 aux salles militaires de l'hôpital CLARAC pour troubles circulatoires graves estimés consécutifs à une blessure par jets de pierres reçue au maintien de l'ordre, lors des événements de décembre 1959 à Fort-de-France, est évacué par voie aérienne et dirigé sur l'hopital du Val de Grâce à Paris. Amputé de la jambe droite quelques jours après son admission au Val de Grâce, il y décède le 30 mars.

Le 12 août, par dépêche n° 3325 DAOM/GEND., le Ministre des Armées décide de renforcer les moyens de maintien  de l'ordre de la Légion par création de neuf Pelotons Mobiles à l'effectif de 33 gradés et gendarmes, dont cinq sont implantés en Martinique ;

le 24 septembre, 4 mdl/Chefs et 36 gendarmes, constituant les premiers éléments des Pelotons Mobiles de la Martinique acheminés par la liaison régulière d'AIR-FRANCE, débarquent à l'aéroport du Lamentin.

Les 18, 21 et 24 octobre, débarquant successivement à l'aéroport du Lamentin, 19, puis encore 19, et enfin 17 sous-officiers, portant ainsi à 10 gradés et 86 gendarmes, l'effectif total des trois premiers Pelotons Mobiles créés ; ils prendront respectivement les n° 30, 32 et 34, avec implantation future à Redoute (pour les deux premiers) et au Lamentin (pour le P.M. 34).

Les 16 et 25 décembre, arrivée par voie aérienne à Fort-de-France de 60 gradés et gendarmes constituant les Pelotons Mobiles n° 36 et 38 du Groupement de la Martinique, avec résidence prévue à Trinité. En attendant la réalisation des constructions nécessaires, ces éléments sont cantonnés au Quartier GERBAULT à Fort-de-France.







CASERNE DE TRINITÉ - NOUVELLE CASERNE


CASERNE DU LAMENTIN


CASERNE DE FORT DE FRANCE


CASERNE DE FORT DE FRANCE

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 22:32

1961 – La création des 9 Pelotons Mobiles et de la Section d'Hélicoptères a pour effet d'élever à :
17 officiers supérieurs et subalternes,
762 sous-officiers.
Les effectifs budgétaires présents de la Légion (D.M. N° 219 DAOM/GEND ; du 18 janvier 1961).

La réalisation de ces moyens supplémentaires est rapide, on note :
21 janvier, le débarquement à Fort-de-France du lieutenant pilote d'hélicoptères, désigné par D.M. N° 04176 EMA/GEND.PO du 13 décembre 1960, pour prendre le commandement de la Section d'Hélicoptères de la gendarmerie en voie de création en Martinique.
Le 7 mars, l'arrivée à Fort-de-France de deux hélicoptères, type « Alouette II », et 8 tonnes de matériel d'atelier destiné à la Section d'hélicoptères du Groupement de la Martinique.

La grève des coupeurs de canne – qui s'est déclarée le 1er mars dans la région du Lamentin, puis étendue rapidement aux communes du Robert – Trinité et Basse-Pointe, devient totale et paralyse la récolte sucrière.

Le 21 mars, la dernière formation de gendarmerie mobile encore déplacée en Martinique, est embarquée sur le paquebot « Colombie » pour regagner la Métropole.

Le 24 mars, à la suite d'incidents sérieux survenus dans la matinée entre grévistes et travailleurs occupés à la coupe de la canne à sucre, trois arrestations sont opérées par la gendarmerie du Lamentin et un Peloton Mobile de renfort est dirigé sur les lieux. Dans l'après-midi, des manifestants se regroupent aux abords de la cantine scolaire du Lamentin. Ces manifestants malmènent l'Administrateur de l'usine Lareinty au Lamentin. Deux nouveaux Pelotons Mobiles sont dirigés sur les lieux. Prises violemment à partie, les forces de l'ordre, sur réquisition spéciale du commissaire de police du Lamentin, font usage de leurs armes pour se dégager. 19 manifestants sont blessés, dont 3 mortellement. Six blessés du côté des forces de l'ordre.

Le 27 mars, le Peloton Mobile n°40 de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) est dirigé par voie aérienne en renfort sur la Martinique. Il n'aura pas à intervenir et rentrera à la résidence le 29 mars par voie maritime.
La grève se termine le 20 avril.

Le 22 juin, à 4 heures 50, le Boeing d'Air-France faisant la liaison  Paris - Pointe-à-Pitre s'écrase à 5 km à l'Est du village de Deshaies (Guadeloupe), sur le Morne du « Dos d'Ane ». Cette catastrophe provoque la mort de tous les passagers et des membres de l'équipage, soit 110 personnes au total. Le député de la Guyane, Monsieur CATAYEE, est la seule personnalité figurant au nombre des victimes.

Les deux appareils de la Section d'hélicoptères stationnés en Martinique sont, sur ordre du commandant de Légion. Immédiatement dirigés sur les lieux du sinistre, réalisant pour la première fois la liaison entre les deux territoires en 1 heure 20 de vol malgré des conditions atmosphérique défavorables.

Le 9 novembre, arrivée du général DAILLY, Inspecteur de la gendarmerie d'Outre-Mer, et de son chef d'Etat-major, le chef d'Escadron DACLOQUEMENT, à  l'aérodrome du Lamentin. Accompagné du lieutenant-colonel BERNIER, il inspecte l'Etat-major Légion et le Groupement de la Martinique du 9 au 12 et du 18 au 19 novembre.

Après l'inspection des Groupements de Guyane (du 13 au 17) et de la Guadeloupe (du 20 au 24), le général et son chef d'Etat-major quittent la Légion des Antilles-Guyane par le boeing d'Air-France.

Le 20 décembre, le lieutenant-colonel BERNIER, terminant son séjour aux Antilles, passe le commandement provisoire de la Légion au chef d'Escadron JOULIE, commandant le Groupement de Martinique.


Débarquant à Fort-de-France le 19 janvier 1963, le colonel LAVAL Pierre prend officiellement le commandement de la Légion des Antilles-Guyane le 21 janvier à la suite d'une prise d'armes présidée par le général NEMO, commandant supérieur interarmées du Groupe Antilles-Guyane.

Le 28 février, arrivée à Fort-de-France, par voie aérienne, de l'Escadron  6/2 de Chauny, déplacé par suite de menaces de grèves en Martinique.
Le 9 mai, départ de Fort-de-France sur la Métropole d'un Peloton de l'Escadron 6/2 transférant 12 individus inculpés d'atteinte à l'intégrité du territoire national.
Les 23 et 30 mai, départ du reliquat de l'escadron 6/2.

Le 12 juin, à la suite des manifestations importantes à Fort-de-France, les 5 Pelotons mobiles de la Martinique, les pelotons mobiles de la Martinique sont rassemblés.

Le 13 juin, sur réquisition du Préfet de la Martinique, les Pelotons Mobiles n° 40 et 42 sont déplacés de la Guadeloupe sur la Martinique, par avion.
Le 21 juin, le Peloton Mobile n° 40 rejoint la Guadeloupe.
Le 28 juin, le peloton Mobile n° 42 rejoint la Guadeloupe.

Le 15 juillet, l'Escadron 4/1 de Champigny arrive à Fort-de-France venant de Métropole par voie aérienne. Effectif : 100 officiers, gradés et gendarmes.

Les 24 et 25 septembre, le cyclone « EDITH » sévit sur la Martinique. La gendarmerie remplit les missions traditionnelles de diffusion de l'Alerte, secours, protection des personnes et des biens. Le réseau « transmissions » de la gendarmerie supplée au réseau civil détruit.

Le 26 octobre, le typhon « HELENA » s'abat sur la Guadeloupe. Un hélicoptère de la section de Martinique est envoyé le 20 octobre en renfort en Guadeloupe.

Le 10 novembre, retour sur la Métropole de deux pelotons de l'Escadron 4/1 de Champigny.
Le 23 décembre, retour sur la Métropole du reliquat de cet Escadron.

Par D.M. N° 4719 EMFTOM/GEND/DSOM/INT/CCG/TOM du 18 décembre 1963, la Légion des Antilles-Guyane en qualité et unité forment Corps, les Groupements de gendarmerie de la Guadeloupe et de la Guyane en tant qu'unités à administration distincte de la Légion des Antilles-Guyane sont dissous.

Les trois Groupements deviennent unités formant Corps.

Le 7 février 1964, sous n° 00273 MA/GEND.T, un nouveau tableau provisoire d'effectifs est diffusé.
10 officiers et 326 gradés et gendarmes.
Dans ces effectifs sont comptés 5 Pelotons Mobiles de gendarmerie à l'effectif de 33 gradés et gendarmes, soit 165 sous-officiers, plus 2 officiers, 1 capitaine et 1 lieutenant, chargés de l'encadrement.

Les 19 et 20 mars, le Général de GAULLE, Président de la République est en Guadeloupe, ainsi que l'Etat-major du Groupe 1/ 4 et les Escadrons 9/4 et 11/4 venus de Métropole.

Le 21 mars, le Président de la République se rend en Guyane. Les renforts sont constitués par les Escadrons 2/ 1 Ter et 3/1 Ter.
Le 22 mars, le Président de la République fait escale en Martinique, les unités territoriales sont renforcées par les Pelotons Mobiles n° 40, 42 et 44 de Guadeloupe, l'Etat-major Groupe 1/ 4 et les escadrons 9/4 et 11/4 de gendarmerie mobile.
Le 23 avril, le commandant de Légion se rend en Guadeloupe pour accueillir le général ALLAIS, commandant les Forces de gendarmerie d'Outre-Mer.

Du 24 avril au 8 mai, inspection des unités de la Légion par le général commandant les Forces de gendarmerie Outre-Mer, successivement Etat-major légion, Groupements de Guadeloupe, Guyane et Martinique.

Le 9 mai, départ pour la Métropole du général commandant les Forces de gendarmerie d'Outre-Mer.

Le 1er juillet, création au Lamentin, du Peloton Mobile n° 31.

Le 15 août, des incidents éclatent à Cayenne entre les militaires antillais du Service Militaire Adapté et la patrouille militaire de surveillance en ville ; ils dégénèrent en manifestations sur la voie publique. L'intervention rapide des Forces de gendarmerie ramène provisoirement le calme ; afin d'éviter tout nouvel incident, le général décide l'envoi des Pelotons n° 34 et 36 (Martinique), et 40 (Guadeloupe), ils séjournent à Cayenne du 27 août au 14 septembre 1964 sans avoir à intervenir.

Le 2 décembre 1964, à Trinité, s'ouvre le Centre d'Instruction des élèves-gendarmes recrutés localement ; le premier stage prévue pour 9 mois, rassemble 17 élèves.


Par la décision du 23 mars 1965, à compter du 1er avril, les Pelotons Mobiles du Groupement de Martinique changent de numérotation:
le PM n° 30 devient le PM n° 1 à Fort-de-France;
le PM n° 32 devient le PM n° 2 à Fort-de-France;
le PM n° 31 devient le PM n° 3 au Lamentin;
le PM n° 34 devient le PM n° 4 au Lamentin;
le PM n° 36 devient le PM n° 5 à La Trinité;
le PM n° 38 devient le PM n° 6 à La Trinité.


CASERNE DE RIVIERE SALÉE


Gendarme RIGOLAGE Jean-Claude - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gendarme d’élite, d’un dévouement et d’une bravoure exemplaire.
Le 16 avril 1970, au Lamentin a été mortellement blessé alors qu’il se portait au secours de son commandant de brigade qui tentait d’appréhender et de mettre hors d’état de nuire un dangereux malfaiteur armé d’un fusil de chasse.
A donné ainsi un magnifique exemple de courage et d’abnégation dans l’accomplissement de son devoir. »
A obtenu pour ce fait, à titre posthume :
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par arrêté du 22 juillet 1970.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1970.



La circulaire du 5 avril 1972, renomme les Pelotons Mobiles, à compter du 1er mai.
le Peloton Mobile  n° 1 devient le PM n° 20 à Fort-de-France;
le Peloton Mobile  n° 2 devient le PM n° 21 à Fort-de-France;
le Peloton Mobile  n° 3 devient le PM n° 22 au Lamentin;
le Peloton Mobile  n° 4 devient le PM n° 23 au Lamentin;
le Peloton Mobile  n° 5 devient le PM n° 24 à La Trinité;
le Peloton Mobile  n° 6 devient le PM n° 25 à La Trinité.

Maréchal des logis-chef CHAGNET André - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gradé courageux animé d’un sens élevé du devoir.
Le 14 février 1974, au Lorrain (Martinique), au cours d’une difficile opération de maintien de l’ordre, a été grièvement blessé au cours de l’assaut d’un coup de coutelas porté par un manifestant particulièrement agressif ».
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de gendarmerie outre-mer, en date du 12 janvier 1976.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1976.

Gendarme PATY Roger - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gendarme courageux animé d’un sens élevé du devoir.
Le 14 février 1974, au Lorrain (Martinique), au cours d’une difficile opération de maintien de l’ordre, a été grièvement blessé de plusieurs coups de coutelas  en subissant, alors qu’il était à terre, l’assaut brutal d’un manifestant particulièrement agressif ».
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de gendarmerie outre-mer, en date du 12 janvier 1976.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1976.


La Légion des Antilles-Guyane est créée à Fort-de-France par la circulaire du 1er août 1974, à compter du 1er janvier 1975, le Groupement de la Martinique est dissous.

Gendarme GAUCI Jean-Claude - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gendarme d’un sang-froid et d’un courage remarquables.
Le 15 juillet 1975 au Diamant (Martinique), a plongé dans une mer particulièrement houleuse pour secourir une personne en péril à une centaine de mètres du rivage. Malgré de nombreuses difficultés, au prix d’un effort soutenu et prolongé est parvenu à la ramener sur la plage et à la ranimer en pratiquant aussitôt la respiration artificielle ; la sauvant ainsi d’une mort certaine. »
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de gendarmerie outre-mer, en date du 18 août 1975
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1975.

Adjudant-chef PEYRE Gilbert - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Excellent gradé, animé d’un sens élevé du devoir.
Le 21 février 1977, plage des Salines, commune de Sainte-Anne (Martinique), est intervenu spontanément en plongeant dans une mer houleuse pour porter secours à un homme et à une femme entrainés par une forte lame. Au prix de gros efforts a réussi à retirer les deux personnes de la mer, sauvant le femme d’une mort certaine.
A fait preuve en la circonstance d’un sang-froid et d’un courage exemplaire. »
A obtenu pour ce fait :
-        les félicitations écrites du chef de corps, en date du 16 mars 1977.


Le cyclone David frappe les Antilles, la Martinique est en première ligne. Cette tempête tropicale formée au large du Cap-Vert se transforme le 27 août 1979 en cyclone alors qu’elle se situe à 1500 km de la Martinique. Les autorités préfectorales décident de lancer la première vigilance visant à signaler sa présence dans la région. Le lendemain à 6 heures, le second niveau d’alerte est lancé. Tous les maires sont alors prévenus et les gendarmes sillonnent les campagnes pour avertir les populations isolées. À 21 heures, le préfet déclenche le plan ORSEC puis s’adresse à la population pour leur demander d’être vigilants. Les autorités s’efforcent d’insister sur la sévérité du phénomène en le comparant à celui de 1967. En effet, les Martiniquais sont fréquemment confrontés à ces alertes, le préfet cherche ainsi à maintenir leur vigilance et leur mobilisation. Devant le risque de submersion, l’ordre est donné aux populations d’évacuer le bord de mer et de se réfugier sur les hauteurs. La nuit du 29 à 3 h du matin, David se trouve à 160 km au Sud-Est de la Martinique. À 10 heures, il est au plus près de l’île à 55 km de la station météorologique de la Caravelle. Il poursuit sa course et s’abat avec violence sur la Dominique. Les vents sont ressentis jusqu’à Basse-Terre en Guadeloupe. Même si il n’a pas traversé la Martinique, David a été particulièrement dévastateur. Du fait de sa trajectoire, les communes du Nord-Est qui ont été particulièrement éprouvées. Macouba, Basse-Pointe et le Marigot sont les communes les plus sinistrées avec plus de 20% des maisons touchées. Dans le détail, 24,80% des maisons de Basse-Pointe sont entièrement détruites contre 2% à Macouba mais où 32% sont endommagées. La répartition des sinistrés suit celle des dommages avec 40% de la population touchée pour la commune de Macouba.

Adjudant KLEIN Daniel - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gradé d’élite, animé d’un sens exceptionnel du devoir.
Le 24 juillet 1982, à Saint-Joseph, a été mortellement blessé en tentant d’interpeller un individu qui, armé d’un fusil de chasse, troublait l’ordre public.
A ainsi donné l’exemple d’une abnégation totale dans l’accomplissement de son devoir. »
A obtenu pour ce fait, à titre posthume :
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°8 du ministre de la Défense, en date du 6 septembre 1982 ;
-        la Médaille Militaire par décret du 3 novembre 1982 (avec effet du 26 juillet 1982).
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1982.

Gendarme ROBIN Serge - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gendarme d’un dévouement absolu.
Le 24 juillet 1982, à Saint-Joseph, a été blessé en tentant d’interpeller un individu qui, armé d’un fusil de chasse, troublait l’ordre public.
A fait preuve de la plus grande abnégation dans l’accomplissement de son devoir » ;
A obtenu pour ce fait, à titre posthume :
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°9 du ministre de la Défense, en date du 6 septembre 1982.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1982

Adjudant ROCARD Roland - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gradé, commandant de brigade, particulièrement dynamique et courageux.
Le 12 août 1986, à Fort-de-France, est intervenu pour maitriser un individu armé qui menaçait la vie de quatre enfants. Malgré les risques, a utilisé d’abord son conteneur lacrymogène et a été grièvement blessé de plusieurs coups de couteau.
En dépit de ses blessures et en raison des risques vitaux encourus par les personnes présentes, a utilisé en dernier ressort son arme de dotation pour neutraliser le forcené.
A fait preuve en la circonstance d’un sens élevé du devoir et d’une abnégation la plus totale. »
A obtenu pour ce fait:
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°13 du ministre de la Défense, en date du 25 août 1986 ;
-        la croix de Chevalier de la Légion d’honneur, par décision du 7 octobre 1986 (avec effet du 21 août 1986).
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1986.

Le 1er juillet 1987, un Groupe de Gendarmes Auxiliaires est créé à la Compagnie du Lamentin.

La brigade territoriale de Balata, est dispersée provisoirement le 1er juin 1987.

Gendarme MONTHIEUX Yves - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Martinique.
« Gendarme motocycliste courageux et animé d’un sens élevé du devoir.
Le 18 mars 1990, à Ducos, participant à un service de police sur la route, a été délibérément heurté par un automobiliste en infraction qui a réussi à prendre la fuite.
Grièvement blessé, est décédé quelques heures plus tard.
A fait preuve en la circonstance d’une totale abnégation dans l’accomplissement de sa mission. »
A obtenu pour ce fait:
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°8 du ministre de la Défense, en date du 26 mars 1990.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1990.


La brigade territoriale des Anses-d'Arlets est dispersée à son tour provisoirement à compter du 1er février 1991, au même moment la brigade du Diamant est réinstallée;. Cinq mois plus tard, la brigade d'Anses-d'Arlets dispersée provisoirement est dissoute.

Le 30 novembre, les brigades routières des Pelotons Mobiles n°22 du Lamentin et du Peloton Mobile n° 24 à La Trinité, ainsi que le PM porté n°24  sont dissous.
Corrélativement à compter du 1er décembre 1991, le Peloton Motorisé de la Martinique, le Groupe de Commamdement du P.Mo à Fort-de-France sont créés.
Une brigade motorisée est mise sur pied à La Trinité, et deux brigades nautique sont créées à Fort-de-France et à La Trinité.

Par la circulaire du 24 juin 1992, une Brigade Départementale de Renseignements Judiciaire (BDRJ), une brigade de Recherches (BR) sont créées à Fort-de-France, et la Brigade fichier de recherches de Fort-de-France est disssoute.

Les Pelotons Mobiles n° 20 et n° 22 sont dissous. Le Peloton Mobile VBRG n° 23 du Lamentin est transformé en Peloton Mobile porté, et le Peloton n° 25 de La Trinité est transformé en peloton mobile VBRG.

A compter du 1er novembre 1992, le Détachement des Pelotons Mobiles de La Trinité et leur Groupe de commandement sont dissous.

La décision du 30 septembre 1993, créés une Brigade de Reherches à La Trinité et au Marin.
Un Groupe de Soutien des PM à La Trinité est créé. Une Équipe de recherches est aussi créé à La Trinité et au Marin. Le Peloton Mobile n° 21 de Fort-de-France est dissous.

La noyau nautique de la brigade territoriale du Marin est dissous à compter du 31 décembre 1994, pour créer une brigade nautique.

Le 1er septembre 1995, une brigade territoriale est créée à Sainte-Luce.

A compter du 1er janvier 1996, les brigades motorisées de Fort-de-France et de La trinité, le G.C du Peloton Motorisé implanté au Lamentin sont regroupés en une seule unité.

Adjudant COLY - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gradé, commandant de brigade, efficace et animé d'un bel esprit d'initiative.
Le 26 juillet 1996, au Larrain, grâce à la rapidité de son intervention et à osn sang-froid, a sauvéd'une mort certaine un jeune homme grièvement blessé par arme blanche à la carotide, en pratiquant les premiers soins durant une demi-heure avant l'arrivée des secours.
A faite preuve en la circonstance de belles qualités professionnelles et humaines qui ont contribué à valoriser l'image de la gendarmerie. »
A obtenu pour ce fait:
- une lettre de félicitations écrites du colonel, commandant la Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane, en date du 9 septembre 1996.

Une Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile est créée à Fort-de-France le 1er août 1999, elle deviendra opérationnelle à partir du 1er février 2000.

La circulaire du 5 mars 1999, réorganise à compter du 6 septembre, les Légions de gendarmerie d'Outre-Mer.
La Légion des Antilles-Guyane est dissoute, le Groupement de Gendarmerie de la Martinique est créé, ainsi qu'une Section Aérienne  à Fort-de-France.

à  suivre.......

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 22:34

Un Peloton de Surveillance et d'intervention est installé au Lamentin, le 15 septembre. Un autre sera mis en place le 1er juillet 2000, au Marin.

Par arrêté en date du 12 janvier 2001, le Groupe de Commandement de l'escadron départementale de Sécurité Routière  de la martinique est créé. Les brigades motorisée du Lamentin et de La Trinité sont implmantées au Lamentin à la même date. Six mlois plus tard le Groupe de commandement est transféré du Lamentin à Fort-de-France, par décision du 28 juin 2001.
Le 1er septembre, c'est au tour du Groupe de commandement des Pelotons Mobiles de La Trinité et de son Peloton VBRG  d'être tranféré au Lamentin, alors que le Peloton mobile porté « ELi » du Lamentin et lui tranféré à La Trinité.

En 2003, un PSIG est créé à La Trinité. La brigade territoriale de Fort-de-France est dissoute le 1er mars, celle de Sainte-Thérèse est dissoute à son tour le 1er septembre.  
Par décision du 9 décembre, un Centre d'Information et de Recrutment (CIR) et une cellule de reconversion  sont créés au sein du bureau des ressources humaines du commandement de la gendarmerie de la Martinique, le 1er décembre.

L'arrêté du 22 mars 2004, crée à compter du 1er avril le Centre Opérationnel de la gendarmerie (COG)  de la Martinique.

Le 15 juillet, le Détachement de Liaison gendarmerie auprès de l'antenne de l'Office Central pour la Repression du Trafic illicte des Stupéfiants (OCRTIS) est créé à Fort-de-France. Un détachement maritime est créé auprès de ce service.

Adjudant BRAULT Alain – Région de Gendarmerie pour la zone de défense Sud-Ouest à Bordeaux.
« Gradé supérieur, d el'escadron 45/2 de gednarmerie mobile à Niort, déterminé et animé d'un sens élevé du devoir;
le 10 septembre 2007 au Robert, dirigeant un dispositifit d'interception de l'auteur d'un cambriolage ayant pris la fuite à motocyclette, a été violement percuté par le malfaiteur qui, circulant à vive allure, tentait de se soustraire au contrôle; a été sérieusement blessé au cours de l'action.
A fait preuve, en la circonstance, d'un total mépris du danger et d'un remarqauble sang-froid qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
une citation sans croix à l'ordre de la brigade du général d'armée, directeur général de la gednarmerie nationale, emportant l'attribution de la Médaile d'or de la Défense nationale avec étoile de bronze, en date du 28 novembre 2007.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2007.


Le 27 juillet 2007, il est créée une section de recherches de la gendarmerie départementale de Fort-de-France.

La brigade territoriale de La Redoute est dissoute à compter du 1er août 2010.

La brigade de gendarmerie de l’air du Lamentin est dissoute à compter du 1er septembre 2012.


En 2014, le commandement de la gendarmerie de Martinique assure ses missions quotidiennes de sécurité publique sur 32 des 34 communes de l'île (excepté Fort-de France et Le Lamentin). Sa zone de compétence s'étend sur une population de plus de 270 000 habitants, soit 67% des 404.000 habitants du département.
Les unités et services de gendarmerie sont commandés par un colonel dont l'état-major est installé caserne Redoute à FORT DE FRANCE.
Le commandement de la gendarmerie de Martinique compte un effectif de 615 personnels dont 530 sont affectés en unités opérationnelles. Un escadron de gendarmerie mobile (80 militaires) déplacé pour une période de 3 mois renforce en permanence le dispositif de sécurité publique générale.
Le maillage territorial s'articule en trois compagnies de gendarmerie départementale implantées au chef lieu des arrondissements de Fort de France, de Trinité et du Marin.
Chaque compagnie dispose d'un effectif adapté à la superficie, à la population et à l'activité, réparti sur l'ensemble de sa circonscription en plusieurs brigades territoriales autonomes (BTA) ou organisé, à l'instar des communes, en communautés de brigades (COB).
Chaque commandant de compagnie dispose également d'un peloton de surveillance et d'intervention (PSIG) et d'une brigade de recherches (BR), en mesure de renforcer rapidement les unités territoriales.

Le commandant de la gendarmerie de Martinique compte dans son dispositif plusieurs unités ou services spécialisés complémentaires du dispositif territorial :

COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE LA MARTINIQUE - CASERNE REDOUTE - FORT DE FRANCE
centre médical interarmées de Fort-de-France
brigade de gendarmerie des transports aériens du Lamentin  
brigade de prévention de la délinquance juvénile
section de recherches de Fort-de-France  
groupe d'intervention régional gendarmerie du Lamentin  
détachement de l'office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants Fort-de-France
brigade nautique de Fort-de-France  
brigade nautique du Marin  

escadron départemental de sécurité routière de la Martinique  
brigade motorisée du Lamentin  
brigade motorisée de Fort-de-France  
brigade motorisée de la Trinité  

groupe de pelotons d'intervention

Compagnie de gendarmerie départementale de Fort-de-France  
peloton de surveillance et d'intervention gendarmerie de Fort-de-France  
brigade de recherches de Fort-de-France  
communauté de brigades de Schoelcher  
brigade de proximité de Case-Pilote
brigade de proximité de Schoelcher
communauté de brigades de Saint-Pierre  
brigade de proximité du Carbet
brigade de proximité du Morne-Rouge
brigade de proximité de Saint-Pierre
brigade territoriale autonome de Saint-Joseph  

Compagnie de gendarmerie départementale du Marin
peloton de surveillance et d'intervention gendarmerie du Marin  
brigade de recherches du Marin  
communauté de brigades du Marin  
brigade de proximité du Marin
brigade de proximité de Rivière-Pilote
brigade de proximité de Sainte-Luce
communauté de brigades du François  
brigade de proximité du François
brigade de proximité du Vauclin
communauté de brigades de Rivière-Salée
brigade de proximité du Diamant
brigade de proximité des Trois-Îlets
brigade de proximité de Rivière-Salée
communauté de brigades de Ducos  
brigade de proximité de Ducos
brigade de proximité de Saint-Esprit

Compagnie de gendarmerie départementale de la Trinité  
peloton de surveillance et d'intervention gendarmerie de la Trinité  
brigade de recherches de la Trinité  
communauté de brigades du Lorrain  
brigade de proximité de Basse-Pointe
brigade de proximité du Lorrain
communauté de brigades du Robert  
brigade de proximité de Gros-Morne
brigade de proximité du Robert
brigade territoriale autonome de la Trinité  
brigade territoriale autonome de Sainte-Marie

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 27 Jan - 22:39



LÉGION DE GENDARMERIE DES ANTILLES-GUYANE - FORT-DE-FRANCE.
Sur un plateau argenté, écu écartelé :
-        au 1, de gueules à une mangouste contournée,
-        au 2, de sable à un serpent lové et dressé,
-        au 3, d’azur à une caravelle,
-        au 4, de sinople à un indien tirant à l’arc, tous ces meubles sont d’or.
A une croix d’argent brochant sur la partition et chargée en fasce de l’inscription « ANTILLES-GUYANE » de sable.
Insigne homologué le 13 mai 1960, sous le numéro G.1710.

Le bothrops est un serpent venimeux qui est très répandu aux Antilles et il a fallu importer d’Afrique des mangoustes pour empêcher la prolifération de ces reptiles.
La Guadeloupe et la Martinique sont évoquées par ces deux animaux.
La caravelle d’or rappelle la découverte des Caraïbes par Christophe Colomb en 1492 et 1505.
L’indien évoque le département de la Guyane.



COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE LA MARTINIQUE - FORT-DE-FRANCE.
Sur un plateau argenté, écu Écartelé aux 1,2,3 et 4, d'azur à la bisse lovée et dressée; à la croix d'argent brochant la partition et chargé en coeur d'une grenade du même.


Insigne homologué le 26 octobre 1999, sous le numéro GN.0055.


RONDACHE GROUPE PELOTONS MOBILES MARTINIQUE

Pour connaitre la prochaine destination, rendez vous à la porte G.

Le Crimo

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Ven 29 Jan - 0:05

Bonsoir me revoilà avec mes histoires, pardon mes historiques.
Bon restons dans les Antilles et débarquons à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.



LE COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE LA GUADELOUPE.

Le 3 Novembre 1493, lors de son deuxième voyage à la recherche de la route menant au grand Khan (grand empereur d’Asie).
Christophe COLOMB aborde les côtes de l’île de la Désirade, « la Deseada », puis celles de Marie-Galante et, pour finir par celles de la Guadeloupe.
Il accosta selon certains historiens, au sud-est de l’île, au alentour de Sainte-Marie à Capesterre Belle-Eaux.
Il baptisa l’île, « Guadeloupe », en souvenir du nom d’un monastère espagnol d’Estrémadure.
Trois ans plus tard, le navigateur génois revint en Guadeloupe pour son deuxième voyage.
Mais l’accueil des Caraïbes, informés du sort des indiens des grandes Antilles, essayèrent d’empêcher le débarquement des marins de Colomb mais en vain.
Les Espagnols débarquèrent et demeurèrent neuf jours dans l’île.
Prenant conscience du danger, les Caraïbes formèrent une ligue interantillaise, dont le siège principal fut la Guadeloupe. Ils avaient pour objectif de porter la guerre dans les colonies espagnoles de Porto Rico et d’Hispaniola.
Au court du siècle qui suivit la découverte de la Guadeloupe, les Espagnols tentèrent en vain de conquérir la Guadeloupe et furent repoussés par les indiens Caraïbes.

En 1518, un navire français fit naufrage sur les côtes de la Guadeloupe. Les marins furent accueillis et traités avec hospitalité. Il vécurent seize mois dans l’île. Trois ans auparavant, une petite flottille, commandée par Juan Ponce de Lléon, partit de Cadix, pour coloniser la Guadeloupe débarqua plusieurs personnes qui s’empressèrent d’enlever des femmes; ils furent tué par les indiens. Découragé, Ponce de Léon leva l’ancre pour l’île Saint-Jean.

C'est en 1625, que le premier établissement permanent s'implante dans la petite île de Saint-Christophe avec un groupe de colons français menés par d'ESNAMBUC et du ROISSEY. Il le partage avec les Anglais arrivés précédemment, et constitue une véritable base de colonisation des îles voisines. Le 28 juin 1635, Liénard de L'OLIVE et du PLESSIS D'OSSONVILLE mandatés par la Compagnie des Îles d’Amérique, débarquent en Guadeloupe, à la Pointe Allègre dans la région de Sainte-Rose. Ils mènent une guerre acharnées contre les indiens Caraïbes et prennent possession de la Gaudeloupe, et la même année en septembre Belain d'ESNAMBUC et Dyel du PARQUET sont à la Martinique.
Le 4 Décembre, DUPLESSIS D’OSSONVILLE décède.
Poussé par la famine des colons, Liénard de L’OLIVE décida de s’emparer des jardins et des femmes Caraïbes pour subsister. Provoquant ainsi une guerre meurtrière entre les colons et les Caraïbes.

En 1637 Du PARQUET acquiert la Grenade, les Grenadines et Sainte-lucie.
En 1639, Philippe de Longvilliers, Chevalier de POINCY, Commandeur d’Oysemont, fut nommé par la Compagnie des Îles d’Amérique, Gouverneur et lieutenant général des Îles d’Amérique. Il s'établit à Saint-Barthelémy, Saint-Martin en partie et Sainte-Croix et fait prendre possession, au nom du roi, de la Tortue (Saint Domingue) ou vivaient déjà quelques Français amenés par le huguenot LE VASSEUR.
La guerre avec les caraïbes entamée en 1635 est terminée.


Le 4 Avril 1640, le capitaine Aubert est nommé gouverneur de la Guadeloupe, par la Compagnie des Îles d’Amérique, en remplacement de l’Olive.
Il fonda la ville de Basse-Terre, en accorda aux premiers colons d’autres concessions de terres sur la rive gauche du Galion. Ce n’est qu’en 1640, qu’il reçut l’ordre du roi de fonder une ville fortifiée. Basse-Terre se construisit en deux bourgs.
À la Pentecote 1643, les premiers esclaves africains arrivent sur le sol guadeloupéen.

Le 25 Février 1645
La Compagnie des Îles d’Amérique nomme Noël Patrocle de Thoisy, gouverneur-général de l’île de Saint-Christophe. Il fut repoussé par le gouverneur en place, De Poincy.
Il dut s’installer en Guadeloupe en attendant.
L'année suivante
De Thoisy promulge une déclaration du roi établissant dans chaque île une justice souveraine.
Furieux de la présence prolongée de de Thoisy, Charles Houël leva une révolte contre lui.
Noël Patrocle de Thoisy dut rentrer en France.

En 1648
Charles Houël prit possession des Saintes, de Marie-Galante, les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.
Le 4 Septembre 1649, par l’intermédiaire de son beau-frère, Boisseret, Charles Houël rachète la Guadeloupe et ses dépendances pour 73 000 livres, payable en sucre et en argent. Louis XIV lui décerne le titre de Marquis de Guadeloupe.

En 1650, à Basse-Terre Le Fort Delgrès, ancien Fort Saint Charles est édifié, en pierres de lave taillées.
En 1664, Colbert rétablit l’autorité royale en rachetant l’île, à Charles Houël pour 123 000 livres tournois. Le 28 Mai 1664
Jean-Baptiste Colbert fonda la Compagnie des Indes occidentales, qui comprenait les Antilles, la Guadeloupe, la Martinique et la partie occidentale de Saint-Domingue, afin de stimuler le commerce.
Il créa également quatre autres compagnies, celle des Indes orientales, celle du Nord, celle du Levant et celle du Sénégal.
L’île de Gorée, au large de Dakar (Sénégal), devint l’un des lieux de concentration de la traite française.
Dix ans plus tard, la Compagnie des Indes occidentales est dissoute, l’île est désormais directement attachée au pouvoir royal et devient colonie du royaume.
Le Roi met en place un gouvernement militaire unique pour les colonies de la Caraïbe, qui réside en Martinique.
Louis XIV rend la traite libre sur tout le territoire africain.

Le 15 Janvier 1757
Nadeau du Treil est nommé gouverneur. Cette même année, est déclaré la guerre entre la France et l’Angleterre. Le 22 Avril 1759,
les forces françaises capitulent face aux Anglais. C’est le début de l’occupation anglaise.
La Guadeloupe devenue anglaise, le port de Pointe-à-Pitre devient un des ports les plus important des antilles.
Pendant cette période, la Guadeloupe eut deux gouverneurs anglais.

Le colonel Krumpt (1759-1760) et Sir Campbell Dalrymple (1760-1763).

En 1760, un conseil de guerre est convoqué par le roi, pour juger les officiers de la perte de la Guadeloupe. Le 15 Janvier 1761
Nadeau du Treil est jugé coupable de lâcheté et d’incapacité et condamné à être dégradé. Il est reconduit en France pour y être emprisonné. Le 10 févier 1763, la signature du Traité de Paris met fin à la guerre avec les Anglais.
La Guadeloupe et la Martinique sont restituées à la France.

Le 6 Aout 1767, un ouragan accompagné d’un raz de marée s’abat sur la colonie. La Martinique redevient le siège du gouvernement général des îles du vent.
L'ordonnance royale du 20 Septembre 1768
réuni sous la dénomination du Gouvernement général des Île du Vent de l’Amérique, le gouvernement de Sainte-Lucie, de Guadeloupe, de Marie-Galante, de la Désirade, des Saintes, de Saint-Martin, de saint-Barthélemy, à celui de la Martinique.
Le 20 Octobre 1784, l’île de Saint-Barthélemy est cédée à la Suède afin d’obtenir le droit de déposer des marchandises françaises dans le port de Gothembourg, et de les réexporter, sans payer de droits.


En 1789, la France avait un certain nombre de territoires coloniaux dispersés sur trois continents. Ces territoires n’étaient pas vastes, mais leur importance économique était reconnue. Presque tous les notables et bourgeois de ces territoires devaient leurs fortunes à l’exploitation des resources naturelles par des esclaves et le commerce international.

Afin de défendre ces possessions et garantir la paix interne, une petite armée de troupes coloniales, différentes des régiments métropolitains ou de marine, avait était utilisée depuis le règne de Louis XIV. Cette armée était organisée en régiments coloniaux dés 1772, avec l’ordre-de-bataille suivant :

Régiments « Du Cap » et « Port-au-Prince » à Saint-Domingue ;
Régiments « Guadeloupe » et « Martinique » étaient en garnison non seulement sur ces îles mais également à St-Lucie et Tobago ;
Régiments « Isle-de-France » et « Pondichéry » assuraient la suretê de l’Ile-de-France, de la Réunion et du Pondichéry avec une compagnie d’invalides et un bataillon de sepoys.

La Guyane française avait un bataillon d’infanterie composé de 4 compagnies ;
Le Sénégal avait un bataillon d’infanterie composé de 2 compagnies ;
Saint-Pierre-et-Miquelon était gardé par une seule compagnie d’infanterie indépendante ;
L’artillerie sur toutes les colonies était fournie par le Corps Royal de l’Artillerie des Colonies.

Cette armée était composée d’environs 518 officiers et 9.935 soldats blancs ainsi que 600 soldats indiens dans le bataillon de sepoys donnant un total d’environs 11.000 hommes.

Les événements révolutionnaires en métropole étaient suivis de très prés. Partout dans les colonies, les milices coloniales étaient dissoutes et des unités de garde nationale ou « gardes citoyennes » fûte levées avec des officiers noirs et mulattos parmi certaines unités.

La montée des tensions pendant la Terreur et la crise politique en métropole par la suite ont également étaient resentis parmis les troupes coloniales. En 1790, les régiments « Guadeloupe » et « Martinique » ont dû être rapatriés par peur de mutinerie. Par la suite, les régiments présent en Saint-Domingue fûent également rapatriés pour des raisons politiques ainsi que le bataillon de la Guyane. La situation dans les autres territoires n’était guére plus stable et même en St-Pierre-et-Miquelon, une partie de la popluation s’est enfuit au Canada par peur de la ferveur révolutionnaire.

Une importante réorganisation militaire des troupes coloniales eu lieu le 29 juin 1792. A partir de ce jour, toutes les troupes coloniales fûent transférées du ministére des colonies au ministére de la guerre et les anciens titres étaient dissous et à leurs places, six régiments d’infanterie fûent crées : les 106e au 111e régiment d’infanterie de ligne. A noter toute fois que le bataillon de Sepoys en Pondichéry ne fût pas touché par ces réformes et garda le même titre et la même organisation que sous l’Ancien Régime. Le corps d’artillerie coloniale fût transféré à son tour le 20 juillet 1793 et prit le titre de 8e régiment d’artillerie. Cette réforme sonna la mort de l’ancienne armée coloniale.

Le 10 Décembre 1792, la Guadeloupe et la Martinique, par arrêté, déclarèrent la guerre à la France Républicaine.
En Guadeloupe, il fut déclaré que quiconque délivrerait le message du capitaine Lacrosse serait passible de la peine capital.
La déclaration de guerre aux puissances europénnees en 1793 entraîna par la suite l’intervention militaire des britanniques sur la plupart des colonies françaises. La marine française, très touchée par l’émigration de ses officiers, ne pû s’opposer à la puissance de la Royal Navy mais ces nouvelles unités coloniales, soutenues par les jeunes gardes nationales, s’opposa avec tellement de courage à l’envahisseur britannique que les seuls territoires perdus pendant les guerres de la Révolution fûent la Martinique et le Pondichéry.

Le 2 juin 1794, une flotte française arriva au large de la Guadeloupe, transportant 1.100 soldats sous les ordres du représentant du Peuple Victor HUGHES et le Général AUBERT. En apprenant que l’île venait de tomber entre les mains des britanniques, il fût décidé de la reprendre et la campagne dura plusieurs mois et 2.000 noirs et mulattos fûrent recrutés et organisés en bataillons. Au début du mois d’octobre, les 2.000 soldats britanniques et royalistes étaient complétement encerclés. En voyant leur situation, ils déposa les armes. Les Britanniques étaient autorisés de quitter l’île mais 400 royalistes fûent exécutés. Plus tard, le réprésentant HUGHES reçu le surnom de « Robespierre des Antilles » car il ne cessa de voyager partout dans l’île à la recherche de traitres à la République et accompagné d’une guillotine portable.

Malgré cette victoire, l'effectif des troupes françaises aux Antilles resta faibles. Des renforts dans la forme du Bataillon des Antilles arriva en janvier 1795 mais le blocus de la Royal Navy coupa toute communication pour les deux années suivantes. Avec l’abolition de l’esclavage, des nouveaux bataillons de noirs et mulattos fûent levés. Il est remarquable à noter qu’à partir de 1796, uniquement 1.000 hommes des 4.600 soldats en garnison en Guadeloupe étaient blancs. Les 1er et 2e Bataillons de St-Lucie (crées en mars et mai 1795) ainsi que le 1er Bataillon de Grenade (levé en juillet 1795) étaient également composé de soldats noirs qui étaient « très disciplinés mais manquant des effets vestimentaires et certains accoutrements ».

Le 28 septembre 1797, la Souffrière entre en éruption. Une loi du 27 octobre, décréta que la Guadeloupe et ses dépendances formaient un département divisé en vingt-sept canton dont Pointe-à-Pitre en était le chef-lieu.

Le 20 Mars 1801, les troupes anglaises, commandés par l’amiral Duckworth s’emparent de l’île de Saint-Barthélemy et de l’île de Saint-Martin.
NAPOLÉON, désormais Premier Consul de la République, nomma le général LACROSSE comme Capitaine-Général en Guadeloupe et celui-ci débarqua sur l’île avec 400 soldats le 29 mai 1801. Un mois plus tard, les 4.100 hommes de la garnison de Guadeloupe fûrent réorganisés en trois bataillons d’infanterie, un bataillon d’artillerie, un corps de réserve, une compagnie de sapeurs, une compagnie d’ouvriers et une petite compagnie de chasseurs à cheval.

Le 24 Octobre 1801, après d’âpres pourparlers, Lacrosse se décida à rentrer à Pointe-à-Pitre. Il fut accueilli dans la joie par la population, qui croyait la paix revenue.
N’écoutant que son ressentiment, LACROSSE reçut avec mépris PÉLAGE et les commissaires. Il leur adressa à tous les reproches les plus violents. Il exigea la démission de PÉLAGE et de ses officiers, ainsi que le dépôt des armes de la troupe.
Ses paroles irritèrent tout le monde. Le lieutenant CODOU à la tête des chasseurs noirs, pénétra dans la Commune où se tenait LACROSSE, baïonnette au canon prêts à tuer le Capitaine-général. PÉLAGE et GÉDÉON firent barrage afin de préserver LACROSSE.
Les commissaires civils prononcèrent sa déchéance. Il fut conduit par Ignace et un escorte, au fort de la Victoire pour y être écroué.
Le 18 novembre, BONAPARTE remis des instruction au Général Leclerc, lui ordonnant de désarmer les troupes noires et d’arrêter leurs chefs afin d’imposer sa volonté.
La Guadeloupe et la Martinique, sont rendus à la France, par le Traité d’Amiens le 25 mars 1802.
Le général RICHEPANCE et son escadre rejoint par le général SÉRIZIAT et le Capitaine-général LACROSSE débarquèrent à Pointe-à-Pitre le 6 mai 1802. Les officiers et hommes de troupes de RICHEPANCE relevèrent tous les gardes noirs. La victoire était facile.
Le Capitaine ROUGIER ayant reçut l’ordre de Général en chef, d’occuper le fort de la Victoire par la force, fit avancer sa troupe au pas de charge. Le chef de bataillon IGNACE, en poste au fort, repoussa ROUGIER hors du fort et se retira avec ses hommes, par une porte opposée et parti rejoindre DELGRÈS à Basse-Terre.
Ce qui eu lieu au fort de la Victoire, décida RICHEPANCE à se servir de PÉLAGE, pour obtenir obéissance des troupes noires.
Cette obéissance, lui permit de désarmer la moitié de troupes noires et de les embarquer à fond de cale.
La Grande-Terre était perdue.

RICHEPANCE laissa les Généraux SÉRIZIAT et DUMOUTIER pour garder le passage de Rivière-Salée et maintenir l’ordre. Il se dirigea vers la Basse-Terre, à la tête de 930 hommes, avec les Généraux GOBERT et PÉLAGE ainsi que le chef de bataillon MERLEN.
Le 10 mai, à midi, l’escadre de RICHEPANCE fut reçut par une décharge des batteries depuis la pointe de Vieux-Fort jusqu’à la batterie des Capucins.
Sous la conduite de GOBERT et de PÉLAGE, les troupes débarquèrent près du Baillif. Le lendemain, RICHEPANCE attaqua le pont de la rivière de Pères tandis que PÉLAGE et GOBERT forçaient le passage de l’embouchure de la rivière.
A la fin de la journée, les troupes de Richepance occupaient une partie de la ville.
Le 20 mai, NAPOLÉON rétablit l’esclavage et la traite des noirs conformément aux lois de 1789.

Entre les 26 et 27 mai, 250 prisonniers sont fusillés à Pointe-à-Pitre.

Le 28 mai, Richepance lança l’attaque finale vers les cinq heures du matin, contre les quelques deux cents soldats de DELGRÈS, hommes, femmes et enfants compris.
La matinée de combats fut un enchainement de victoires et de défaites, d’exploits et et de bravoures pour les soldats de DELGRÈS.
Cette lutte de plus de dix contre un, ne devait prendre fin que vers les trois heures de l’après-midi.
RICHEPANCE fit donner le dernier assaut. Ses troupes combattirent à chaque pas des hommes n’ayant d’autre alternative que la victoire ou la mort. Les combattants du Colonel DELGRÈS se battirent jusqu’au dernier souffle de vie qui leur restait.
DELGRÈS décidé à ne sortir de la bataille que par un noble suicide, fit piéger l’habitation avec la poudre qui lui restait.
DELGRÈS et ses soldats, combattants héroïques, acculés sur la maison Danglemont, mirent le feu aux poudres et se firent sauter. Entraînant dans leur mort, un grand nombre d’officiers et de soldats français

Le 2 Mars 1808, les Anglais s’emparent de Marie-Galante sous le commandement du capitaine Pigot. Et à la fin du mois, la Désirade tombe. Cette prise activa en Guadeloupe, les travaux de fortifications et de défenses commandée par le gouverneur ERNOUF.

Le 14 Avril 1809, les Saintes sont attaquées par l’armada anglaise et le 17 elles  capitulent face à la suprématie anglaise

Le 27 Janvier 1810, la Guadeloupe est attaquée par les anglais, au Gosier, le 30 Janvier une division anglaise débarque à Vieux-Habitants.

Toutes les forces anglaises se dirigent vers Basse-Terre et la position du Matouba, où le Gouverneur ERNOUF coordonne les défenses. Les anglais furent guidés par certains colons, ce qui leur permit de contourner les protections du Matouba. Le 6 février ERNOUF capitule.

En 1809, 1.500 noirs fûrent attachés au 66e, qui augementa son effectif à 2.800 soldats. Au même moment, un petit détachement du 1er Chasseurs à Cheval ainsi qu’un détachement de la 1ere Demi-Brigade Suisse arriva sur l’île.

A cette armée professionnelle, il fût crée quatre compagnies d’ouvriers noirs (crée en 1802) qui fût réduite à une seule compagnie en septembre 1807, trois compagnies de soldats noirs sous le titre de « Chasseurs de la Guadeloupe »,une section de gendarmes et six bataillons de gardes nationaux, chacun composée de quatre compagnies de fusiliers blancs, une compagnie de chasseurs noirs et une compagnie de dragons.

Le Traité de Paris du 30 mars 1814, mit fin à la guerre entre la France et l’Angleterre, et rétrocéda la Martinique et la Guadeloupe à la France. Le 26e de Ligne était envoyé en garnison à la Martinique, le 62e de Ligne à Guadeloupe, deux compagnies du 73e de Ligne en Guyane française et le 5e Léger à La Réunion.

Lors des Cents-Jours la plupart des autorités coloniales, avec une grande préssion britannique, resta loyale à Louis XVII mais l’exception fût la Guadeloupe, où les cocardes et drapeaux tricolors étaient en évidence dés le 17 juin 1815. Le 3 août, une flotte britannique arriva au large de la Guadeloupe avec la nouvelle de la défaite de Napoléon à Waterloo et de sa deuxiéme abdication mais le colonel Boyer, gouverneur de l’île, refusa d’y croire et décida de résister jusqu’au dernier pour l’Empereur. Une armée britannique débarqua le 9 août et après quelques escarmouches, l’île capitula le 10 août 1815. Le Traité de Venise rendit la Gaudeloupe à la France en avril 1816.

Le 17 août 1835, le roi de France réorganise la gendarmerie coloniale.
La gendarmerie coloniale se compose ainsi:
de la compagnie de la Martinique;
de la compagnie de la Guadeloupe;
d'un détachement aux iles Saint Pierre et Miquelon.

L'organisation et le complet de chacune des compagnies de la Martinique et de la Guadeloupe sont déterminées ainsi qu'il suit: 1 chef d'escadron – 2 lieutenants ou sous-lieutenants – 5 maréchaux des logis à cehval, dont faisant fonctions de trésorier) – 12 brigadiers à cheval et 80  gendarmes à cheval.  Soit 100 hommes.

« L'émancipation prcohaine des noirs, écrivait le 10 mars 1841, M.L Gouverneur de la Guadeloupe, est à mes yeux une nécessité: tout semeble ser éunir pour le démontrer. Je ne suis point de ceux ui désepèrent du succès. Je crois à la possibilité d'une solution favorable, si l'oeuvre est conduite avec justice et fermeté ».
« Le moment est venu, disait le 8 mars, dans le Conseil spécial de la même colonie, le procureur général, le moment est venu de restituer l'esclave à la dignité humaine, el le faisant renter dans la vie civile... »

Pour assurer le maintien de l'ordre durant le cour d'une grande transformation sociale, le premier soin, le premier devoir, c'est d'armer l'autorité. C'est de placer dans ses mains une force telle que la pensée même de la résistance ne puisse venir à personne; c'est de mettre l'autorité en position de se montrer partout l'oeil ouvert, le bras levé, égalment prête à protéger et à punir.
La population de la Guadeloupe et des îles en dépendent, savoir: la Désirade, la Marie-Galante, les Saintes et Saint-Martin, se composent en tout de 36 360 hommes libres et de 93 646 esclaves: c'est un peu moins de trois esclaves par hommes libres. (Tableau de la population de 1839).

La garnison de la Guadeloupe se compose de 2912 hommes ainsi répartis:
d'un régiment d'infanterie à 2512;
d'une compagnie de gendarmerie à 148;
de deux compagnies d'artillerie et d'un détachement d'ouvriers à 252.
et d'une milice coloniale forte de 6708 hommes.

Dans son rapport le Ministère de la Marine comparait cette situation à celle de la Jamaïque forte d'une garnison de 5026 militaires et d'une milice à 12000 hommes, pour une population blanche de 35 000 âmes placée face à une population de couleur  qui s'élève à 326 000 âmes.
Le Conseil spécial de la Guadeleoupe réclame pour complèter l'armement de la colonie: la formation d'une troisième compagnie d'artillerie et la création d'un corps auxiliaire de gendarmerie  à pied, soumis aux mêmes règles de  discipline et d'administration intérieure que la gendarmerie royale, et à un mode de recrutement qui permette de recevoir des hommes du pays reconnus propres au service.
La dépense qu'entrenerait cet accroissement de forces est évaluée à 190 000 francs pour la compagnie d'artillerie, et à 940 000 pour le corps de la gendarmerie, soit un total de 1 130 00 francs.
La dépense annuelle de la compagnie d'artillerie, une fois formée serait de 105 000 francs et celle du corps de la gendarmerie, une fois créée serait de 513 800 francs.

Le 15 juin 1841, le capitaine de vaisseau GOURBEYRE débarque à Basse-Terre, afin de prendre les fonctions de nouveau Gouverneur.

Un tremblement de terre secoue l’île le 8 Février 1843 et un incendie détruit Pointe-à-Pitre faisant environ 3 000 morts. Quelques mois plus tard, le 26 Aout 1844
un violent incendie réduisit en cendre plusieurs quartiers de Basse-Terre.

L'ordonnance du roi du 13 avril 1846, crée un poste de capitaine pour commander la lieutenance de la Guadeloupe.

Vu les décrets des 22 décembre 1851 et 19 février 1852, qui créent des places d'enfants de troupe dans l'arme de la gendarmerie, le ministre de la Guerre décrète le 10 juillet 1852 que cinq enfants de troupe seront attribués par compagnie dans la gendarmerie coloniale, deux pour la gendarmerie mobile, deux compagnie ou escadron pour la garde républicaine et deux par compagnie pour les gendarmes vétérans.

Une circulaire du minsitre de la guerre du 16 mars 1853, autorise une augmentation de solde de 10 centimes par jour aux sous-officiers et brigadiers de gendarmerie à dater du 1er avril, à raison de 3 francs par homme et par mois.

Le 23 janvier 1857, considérant que le service de la surveillance de l'ile de la Gaudeloupe n'est pas assuré d'une manière complètement satisfaisante, l'effectif de la Copmpagnie de la gendarmerie est porté à 166 hommes, dont 4 officiers, 138 gendarmes à cheval, 19 gendarmes à pied et 5 enfants de troupe. Quatre années plus tard, l'effectif est de nouveau augmenté d'un officier et de douze gendarmes de l'arme à cheval.

Le 16 Mars 1878,
la France prend possession de l’île de Saint-Barthélemy suivant le traité du 10 Mars 1877.

Le 3 avril 1879, l'effectif de la Compagnie est modifié, celui-ci est  diminué de dix hommes à chevla et augmenté de dix  hommes à pied.
Le 8 décembre 1881, le commandant de la gendarmerie adresse un courrier au directeur de l'Intérieur concernant la vétusté du casernement de Vieux-Habitants.
« Depuis 1878, mes prédécesseurs ont demandé une amélioration au casernement de la brigade de gendarmerie des Vieux-Habitants. Voulant me rendre compte moi-même de l'état des lieux, je me suis rendu dans la localité le 6 décembre et j'ai constaté avec regret que, en effet, l'habitation  louée à la gendarmerie par M. Dsevray, ne convenait en rien au service qu'elle est appelée à rendre. Elle ne contient que trois petites chambres basses, contiugües, mal couvertes et al fermées;  on y est incommodé en tout temps par la pluie comme par le soleil, parce que alors on est obligé de tout fermer.
« Outre ces incovénients inhérents à la forme de construction, auxquels il faut ajouter une vétusté excessive, il y celui bien bien plus sérieux et plus grave de ne pouvoir contenir que trois hommes.
« L'expérience a démontré qu'un casernement doit toujours avoir assez d'espace pour loger au moins quatre hommes et même cinq, car il faut admettre les cas de maladie, qui sont fréquents dans ces contrées.
« La brigade des Vieux-Habitants, par sa situation géographique entre Bouillante et la Basse-terre, a plus que tout autre besoin de plus de trois hommes pour assurer un bon service.
« C'est pourquoi pour tous ces motifs si multiples, je trouve qu'il y aurgence à modifier l'habitation de M.Sevray, et j'ai proposé à celui-ci un plan qui conviendrait au service acteul. L'ancienne habitation serait rasée puisque les bois ne sont plus assez solides pour être employés, et il en reconstruirait une nouvelle sur le même,emplacement pour cinq hiommes, avec une galerie circulaire.
« L'ancien bail serait remplacé par un bail de neuf ans au prix de 2200 francs, soit une augmentation de 635 francs par an.
« M. Sevray s'engage à commencer les travaux le 2 février et nous livrer la maison fin mai; pendant ce laps de temps, il met à la disposition de la brigade une maison qui lui appartient, et qui est à quelques mètres seulement de l'écurie, de sorte que le service n'en serait nullement troublé ».

En 1882, une inspection de l'armement a eu lieu, les résultats ne sont pas si satisfaisant: « l'état d'entretien des armes n'est pas aussi satifaisant qu'on serait en droit de l'attendre de lapart des gendarmes qui sont tous anciens soldats. Les egdnarmes ne connaisssaent pas suffisamment le montage et le démaontage de leurs armes; le chef de ccorps devra donner des ordres pour qu'ils soient exercés fréquemmnt à cette double opération. La compatbilité est à jour et les munitions sont en bon état de conservation ».

La lieutenance de Marie-Galante est supprimée en 1887, la Grande-Terre est divisée en deux sections Pointe-à-Pitre et le Moule.

Le décret du 13 mars 1889, augmente les cadres et les effectifs de la gendarmerie coloniale, la Compagnie de la Guadeloupe est ainsi fixée à 173 unités, dont:

5 officiers.
TROUPES A CHEVAL:
1 adjudant,
2 maréchaux des logis chefs,
8 maréchaux des logis,
16 brigadiers,
112 gendarmes.
TROUPES À PIED:
1 maréchal des logis adjoint au trésorier,
1 maréchal des logis,
3 brigadiers,
24 gendarmes.

Le 6 juin 1891, un décret supprime dans la Compagnie de la Guadeloupe comme dans celle de la Martinique, l'emploi du Chef d'escadron – 3 maréchaux des logis – 7 brigadiers et 44 gendarmes de l'Arme à cheval. Les compagnies de la martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Nouivelle-Calédonie seront désormais commandées par des capitaines au lieu de chefs d'escadron.
Désormais la compagnie de la Guadeloupe comprend:
1 capitaine commandant,
2 lieutenants ou sous-lieutenants,
1 lieutenant ou sous-lieutenant trésorier,
TROUPES À CHEVAL:
1 adjudant,
2 maréchaux des logis chefs,
5 maréchaux des logis,
9 brigadiers,
68 gendarmes.
TROUPES À PIED:
1 maréchal des logis adjoint au trésorier,
1 maréchal des logis,
2 brigadiers,
24 gendarmes.

Le décret du 30 mai 1893, rétablit une partie des cadres et des effectifs de la gendarmerie coloniale antérieurement réduits, dans la compagnie de la Guadeloupe:
- 1 chef d'escadron – 1 maréchal des logis, 1 brigadier et 12 gendarmes à l'Arme à cheval et 1 brigadier de l'Arme à pied.

Le 21 février 1896, considérant qu'il y a lieu pour répondre à des necessités de service, d'augmenter le cadre et l'effectif de la gendarmerie coloniale; que les ressources du budget colonial permettent de faire face à la dépense, le président de la République augmente de quatre brigades, dont deux brigades à pied et deux à cheval.
Ces brigades, constituées à l'effectif de quatre hommes (non compris le chef de poste) pour l'Arme à pied, et de cinq hommes pour l'Arme à cheval, seront commandées, savoir:
- une brigade à cheval et une brigade à pied par un maréchal des logis.
- une brigade et une braigade à pied par un brigadier.

Le 29 Avril 1897, à 10 heures du matin, un tremblement de terre détruit partiellement Pointe-à-Pitre.

Le décret du 23 mai 1897, modifie l'assiette des brigades de la compagnie de la Guadeloupe; les deux brigades de gendarmerie à pied de Pointe-à-Pitre, créées par décret du 21 féverier 1896, sont supprimées.

Sur le rapport des ministres de la Guerre, de la Marine et des Colonies l'effectif de la compagnie est augmenté de :
2 maréchaux des logis à cheval;
3 brigadiers à cheval;
20 gendarmes à cheval.

à suivre.............

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par le criquet le Ven 29 Jan - 17:11

Dis donc, t'as vu l'heure? Il faudrait voir à aller se coucher.... à ton âge Sleep
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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Ven 29 Jan - 19:01

IL n’y a pas d’heures pour les braves;
J’aurais le temps d’allé dormir plus tard lol!

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Dim 31 Jan - 12:48

En 1900, la première TSF est installée au Gosier, à l’entrée de la propriété Montauban. Elle transmet des informations de France et la presse du monde entier.


Gendarmerie de POINTE A PITRE


GENDARMERIE DE BASSE-TERRE


REVUE DU 14 JUILLET A BASSE-TERRE


GENDARMERIE DE BASSE-TERRE

Par décret du 5 avril 1900, la capitainerie de Basse-Terre est transformée en lieutenance. La lieutenance de Pointe-à-Pitre est transformée en capitainerie.
Une lieutenance est re-créée à Marie-Galante et la lieutenance du Moule est supprimée. Le poste provisoire de gendarmerie installé à la Désirade est gtransformé en une brigade de gendarmerie à pied, qui sera constituée, au moyen d'éléments prélevés sur l'effecctif des autres brigades de la compagnie.
Il créé, au sein de cette même compagnie, un second emploi de maréchal des logis à pied. Le nombre des emplois de gendarmes à pied est raméné de vingt-quatre à vingt-trois. Les six brigades à pied se décomposent comme il suit:
cinq brigades à l'effectif de cinq hommes, y compris leurs chefs, dont deux maréchaux des logis et trois brigadiers. Une brigade à l'effectif de quatre hommes, dont un brigadier.

A partir du 1er avril 1901, les sous-officiers, caporaux ou brigadiers et soldats doivent appliquer la circulaire n°45 du 21 mars 1901, dans la correspondance et les pièces officielles. Les expressions: « le sieur, le nommé » ne doivent pas être employées.
On doit dire:
l'adjudant X.....,
le sergent X......,
le caporal X....,
le soldat X.....,
le dragon X....,
Etc.

Le 20 janvier 1904, l'effectif de la compagnie est réduit à 153 hommes: 4 officiers, 129 gradés et gendarmes à cheval et 20 gradés et gendarmes à pied.
Le chapeau de gendarme, la culotte blanche, les chaperons, les fontes de parade, les bottes à la Condé, la banderole de giberne sont supprimés du paquetage du gendarme départemental. L'image du pandore change.

Le 8 mai 1906, quatre nouvelles brigades sont créées dans la Compagnie de la Guadeloupe. L'effectif de l'Arme à cheval passe de 129 à 107 hommes et celui de l'Arme à pied est augenté de 11 hommes.

Le décret du 7 février 1910, modifie l'organisation et l'effectif de la Compagnie.
Les arrondissements de la Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre seront commandés le premier par un capitaine et le second par un lieutenant ou sous-lieutenant.
L'arrondisseemnt de la Basse-Terre:
Basse-terre – Trois-Rivières – Capesterre – Vieux-Habitants – Bouillante – Pointe-Noire – Saint-Claude – Grand-Bourg – Saint-Martin – Saint-Barthélemy et Les Saintes.
L'arrondissement de Pointe-à-Pitre comprend les localités suivantes:
Pointe-à-Pitre – Petit-Bourg – Lamentin – Sainte-Rose – Morne-à -l'Eau – Petit-Canal – Port-Louis – le Moule – Sainte-Anne et Saint-François.
L'effectif de la compagnie passe à 4 officiers, 104 hommes à cheval et 34 hommes à pied.

Le 23 novembre 1913, l'affectation des officiers de gendarmerie à la Compagnie de la Guadeloupe à la tête des arrondissements de cette colonie, fixée par le décret du 7 février 1910, ne répond plus à l'importance de ces commandements.
En particulier, l'arrondissement de Pointe-à-Pitre, qui comprend la plupart des centres industriels de la colonie, est commandé par un lieutenant, alors que basse-terre, dont l'importance est moindre, est commandé par un capitaine.
En conséquence et dans le but de remédier à cet état de choses, les arrondissements de Pointe-à-Pitre et de Basse-Terre seront commandés, le premier par un capitaine et le second par un lieutenant.

Les crédits ouverts à la colonie de la Guadeloupe pour l'entretien des troupes de la gendarmerie, crédits qui atteignent le maximum fixé par le Conseil d'État pouir cette nature de dépenses, ne permettent pas, en conservant dans cette colonie l'effectif fixé par le décret du 7 février 1910, d'attrribuer de nouvelles sommes aux militaires de l'Arme.
En vue de permettre l'application à ce personnel des nouveaux tarifs de soldes, il a paru nécessaire de réduire l'effectif de la compagnie de gendarmerie de la guadeloupe et, en raison de cette réduction, de transformer cette compagnie en Détachement.

A compter du 19 février 1915, la Compagnie de la Guadeloupe prend l'appellation de Détachement de gendarmerie de la Guadeloupe, à l'effectif de 115 hommes.
Ce Détachement est composé de la manière suivante:
1 capitaine, commandant le détachement;
1 lieutenant ou sous-lieutenant d'arrondisseement;

TROUPES À CHEVAL:
1 adjudant,
1 maréchal des logis chefs,
5 maréchaux des logis,
10 brigadiers,
68 gendarmes.

TROUPES À PIED:
1 sous-officier comptable (maréchal des logis, maréchal des logis-chef ou adjudant),
2 maréchaux des logis,
3 brigadiers,
21 gendarmes.


1916 – SIBIRIL, gendarme au Détachement de la Guadeloupe;
Excellent serviteur qui a donné, en toute circonstances, les preuves d'un dévouement absolu. Blessé, le 23 août 1916, au cours d'une ronde qu'il exécutait pendant un bonbardement vilonet.
Décoré de la médaille militaire. Ordre du général commandnat en chef du 2 septembre 1916.



Le décret du 19 février a fixé l'effectif du détachement en service à la Guadeloupe à 115 officiers, gradés et gendarmes, effectif que le gouverneur de la Guadeloupe propose de porter à 125 unités, le 7 décembre 1926.
Le jeu des congés, des indisponibilités, des rapatriements anticipés pour raisons de santé crée, en effet, dans le détachement, un déficit qui le prive, de manière permanente, d'un cinquième environ de son personnel.
Pareil affaiblissement, qui se traduit, tout d'abord, par une gêne constante dans la marche du service normal, est, d'autre part, de nature à entraver, en périodes troublées, l'exercice de la police.
Réduit à  ses forces présentes, le détachement arrive, en effet, malaisément à assurer le maintien de l'ordre public, quand ce dernier est menacé, à l'époque de la saison sucrière, par des grèves ou à l'occasion des consultations électorales, par des manifestations.
Des évènements récents viennent de prouver que cette situation demandait un remède immédiat; ils justifient donc la proposition que vient de formuler le gouverneur de la Guadeloupe de porter le détachement de gendarmerie, par un renfort de 10 unités, à 125 officiers, gradés et gendarmes.
La réorganisation envisagée permet, en outre, de mettre en harmonie les termes du décret précité avec ceux du décret du 25 août 1925 simplifiant la hiérarchie des militaires de la gendarmerie.

Le 12 Septembre 1928, un cyclone mémorable et meurtrier dévasta la région de Pointe-à-Pitre et fit environ 1200 victimes.

La gendarmerie de la Guadeloupe, sous les ordres du capitaine PELLÉ et du lieutenant CASTEX, s'est distinguée au cours du cyclone du 12 septembre 1928 qui dévasta brusquement la colonie.
En pleine tempête, sous une pluie de matériaux de toutes sortes provenant des habitations, plantations, terres, pierres, emportés par le vent, la gendarmerie assura le déblaiement des routes et des bourgs, réprimant le pillage et faisant rechercher et inhumer les nombreux cadavres rejetés par la mer, prenant les initiatives nécessaires pour assurer l'alimentation des populations. Elle sauva de nombreuses vies humaines (personnes en danger de mort sous les décombres de leurs maisons), et) dans une mer démontée, la brigade des Saintes, sauva l'équipage du voilier « SURCOUF » jeté à la côte.
La gendarmerie mérita ainsi des éloges des autorités locales et la reconnaissance de la population.
Livre d'Or de la gendarmerie – 1930.



1930 - Cet effectif théorique, qui, à première vue, paraît important, n'est pratiquement, par suite du jeu des congés administratifs ou de convalescences et des vancances, que de 85 à 90 unités, sur lesquelles il est encore nécessaire de prélever, en permanence, 18 à 20 unités indispensables pour assurer le service dans les dépendances. En réalité, il reste donc à la Guadeloupe, pour assurer le service si complexe de l'Arme, 70 à 75 unités.
Or les évènements récents ont démontré qu'un effectif de cette importance, ne pouvait, malgré tout le zèle et le dévouement du personnel, faire face à toutes les obligations qui lui incombent, et assurer à la population laborieuse et honnête de la Guadeloupe la sécurité et la tranquilité nécessaires. Le gouverneur augmente l'effectif de 20 unités.

Le détachement de la Guadeloupe est ainsi répartit:
Section de Basse-Terre est commandé par un lieutenant:
9 Brigades à cheval: - Basse-Terre (3) – Trois-Rivières – Capesterre – Vieux-Habitants – Bouillante –Saint-Claude – Saint-Martin.
4 Brigades à pied: - Basse-Terre – Pointe-Noire – Les Saintes – Saint-Barthélémy.

Section de Pointe-à-Pitre est commandé par un lieutenant:
11 Brigades à cheval: - Pointe-à-Pitre (3) – Le petit-Bourg – Lamentin – Sainte-Rose -Morne-à-l'Eau – Port-Louis – Sainte-Anne – Capesterre – Moulo.
5 Brigades à pied: - Pointe-à-Pitre (2) – Petit-Canal – Saint-François – La Désirade.
2 Brigades mixtes: - Grand-Bourg – Le Moule.

Le décret du 16 août 1930, portant augmentation de l'effectif du détachement, n'a prévu qu'un emploi d'adjudant ou de maréchal des logis-chef comptable, pour un effectif de 145 hommes.
L'expérience ayant démontré qu'il était indispensable d'avoir dans les cadres un deuxième gradé ou gendarme spécialisé pour être adjoint au comptable titulaire et le remplacer en diverses occasions et plus particulièrement au cours de son congé administratif. Le gouverneur crée un poste d'un deuxième emploi comptable au sein du détachement sans aucune augmentation du budget et de l'effectif de la colonie.

Le décret du 16 août 1930, modifié par le décret du 18 octobre 1933, a porté l'effectif du détachement de gendarmerie à 145 unités: 3 offcieirs, 142 gradés et gendarmes (arme à cheval: 95; arme à pied: 47, dont deux comptables du cadre spécialisé et un secrétaire).
Un arrêté local en date du 31 mai 1937 a transformé la brigade à cheval de cinq unités du Port-Louis, en brigade à pied de cinq unités; il y a donc lieu de procéder à une nouvelle répartition de l'effectif entre les deux armes.
Cette mesure n'entrainera pas de dépense supplémentaire; au contraire, elle se traduira, au budget local, par une économie de l'ordre de  15 000 francs.
Le détachement de gendarmerie de la Guadeloupe est réorganisé et constitué à l'effectif de 3 officiers, 90 sous-officiers à cheval et 52 à pied.

Le décret du 29 juillet 1942, réorganise de détachement à 3 officiers, 48 sous-oficiers à cheval et 94 à pied

La gendarmerie d'outre-mer est la seule institution qui y assume la souveraineté de l’État. D’une manière générale, les gendarmes des DOM-TOM exercent de nombreuses missions qui dépassent les compétences des gendarmes métropolitains. Ils peuvent être amenés à exercer les fonctions de notaire, d’huissier, d’agent de douane ou de secrétaire d’état civil, lorsque ces derniers font défaut.

Un fichier de recherches est créé à Basse-Terre.

La Guadeloupe devient un département d’Outre-Mer (DOM) par la loi du 19 mars 1946.


BASSE-TERRE


GENDARMERIE DE POINTE A PITRE EN 1926


GENDARMERIE DE SAINTE-ROSE
Par le décret n° 50-684 du 17 juin 1950, sur le rapport du vice-président du Conseil, ministre de l'intérieur, du secrétaire d'État à l'Intérieur, du ministre de la défense nationale et du ministre de la france d'Outre-Mer, il est créé un Détachement de gendarmerie dénommé « détachement de gendarmerie des Antilles-Guyane », comprenant les unités de gendarmerie stationnées dans  les départments de la martinique, de la guadeloupe et de la guyane française.
Le détachement de la gendarmerie des Antilles-Guyane à la composition suivante:
un commandement du Détachement à Fort-de-France – 2 officiers et 3 sous-officiers;
La compagnie de gendarmerie de la Martinique, comprenant les sections de gendarmerie de Fort-de-France, Trinité et Lamentin – 4 officiers et 250 sous-officiers;
La compagnie de gendarmerie de la Guadeloupe, comprenant les sections de gendarmerie de Basse-Terre et de Pointe-à-Pitre – 3 officiers et 250 sous-officiers;
La section de gendarmerie de la Guyane française – 2 officiers et 90 sous-officiers.

Le 1er décembre 1957, le Détachement de gendarmerie des Antilles-Guyane prend l'appellation de Groupement de gendarmerie des Antilles-guyane.
La décison n° 11177 DAOM/GEND/ITOM du 26 août 1959, met en place de nouvelles institutions outre-mer et modifie les appellations des unités de gendarmerie départementale , à compter du 1er octobre, le Groupement des Antilles-Guyane devient la Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane. Les Groupes de la Martinique, de la Guadeloupe et l'Escadron de la Guyane prennent la dénomination de Groupement.

Le 22 juin 1962, en vol de nuit, à 04 h 30, le Boeing 707-331 de la compagnie Air France Château de Chantilly, en provenance de Paris via Lisbonne et Les Açores, sur le point d’atterrir à l’aéroport du Raizet - Pointe-à-Pitre, s’écrase dans la forêt sur la colline de Deshaies. Il n’y a aucun survivant parmi les 103 passagers et les 10 membres d’équipage.
(Mon père était présent, le jour-là pour la recherche des corps)

En 1964, ces unités forment corps (décision ministérielle n° 4719EMF10M/GEND/DSOM/INT/CCG/TOM du 18 décembre 1963). Chaque groupement est alors constitué de deux ou trois compagnies et d’un groupe de deux à six pelotons mobiles.

La décision du 23 mars 1965, change à compter du 1er avril de la même année, la numérotation des trois Pelotons Mobiles.
le PM n° 44 devient le PM n° 8 de Saint-Claude;
le PM n° 40 devient le PM n° 9 de Pointe-à-Pitre;
le PM n° 42 devient le PM n° 10 de Pointe-à-Pitre.



Le 20 mars 1967,  Srnsky, un Européen, propriétaire d’un grand magasin de chaussures à Basse-Terre (Guadeloupe), voulant interdire à Raphaël Balzinc, un vieux Guadeloupéen infirme, cordonnier ambulant, de passer sur le trottoir qui borde sa devanture, lâche sur lui son berger allemand.
Srnsky excite le chien en s’écriant : « Dis bonjour au nègre ! »
Balzinc, renversé et mordu, est secouru par la foule, tandis que Srnsky, du haut de son balcon, nargue et invective à qui mieux mieux  les passants et même les policiers guadeloupéens qui sont accourus.
Il s’ensuit une colère qui aboutit au sac du magasin.
Srnsky, dont la grosse voiture est jetée à la mer,  réussit à s’enfuir à temps.

Le préfet la Guadeloupe, Pierre Bollotte, ancien directeur de cabinet du préfet d’Alger (après la fameuse bataille d’Alger qui a donné lieu à la pratique systématique de la torture et des exécutions sommaires) feint de condamner l’acte raciste de Srnsky, mais veut profiter des événements pour démanteler le mouvement autonomiste né de la déception des Guadeloupéens. Malgré la départementalisation de 1946, ils ont conscience, du fait du racisme et des incroyables injustices sociales qui les frappent, de n’être pas assimilés et d’être traités en indigènes.

La seule réponse qui a été donnée à leurs problèmes, c’est l’exil par le Bumidom.
Des scènes d’émeutes ont lieu à Basse-Terre puis à Pointe-à-Pitre. La répression  policière est violente : une cinquantaine de blessés.
Le 23 mars, le magasin du frère de Srnsky est dynamité à Pointe à Pitre.

Le 24 mai, les ouvriers du bâtiment se sont mettent en grève, réclamant 2 % d’augmentation et l’alignement des droits sociaux sur ceux de la métropole.
Le 25 mai, des négociations sont organisées à Pointe-à-Pitre. Elle sont de pure forme. Le chef de la délégation patronale, Brizzard, déclare : « Quand les nègres auront faim, ils reprendront bien le travail. »
Dès lors la situation s’envenime. Les forces de l’ordre ouvrent le feu dans l’après-midi, abattant deux jeunes Guadeloupéens : Jacques Nestor et Ary Pincemaille.

En réaction à ces deux « bavures » selon les uns, exécutions sommaires selon les autres, deux armureries sont pillées et les affrontements se multiplient.
Des lieux symboliques de la France continentale sont incendiés : la Banque de Guadeloupe, Air-France, France-Antilles.

La gendarmerie mobile et les CRS, appuyés par l’armée,  ouvrent alors  un feu nourri contre la foule qui fait plusieurs dizaines de morts.
Dans la soirée, l’ordre est donné de nettoyer la ville à la mitrailleuse.
Les passants sont mitraillés depuis les jeeps qui sillonnent la ville.

Le lendemain matin, 26 mai 1967, les lycéens de Baimbridge organisent une manifestation spontanée pour dénoncer les tueries de la veille.
Les forces de l’ordre ouvrent de nouveau le feu.(http://www.une-autre-histoire.org/guadeloupe-le-massacre-de-mai-67/)



Quadrillage à Pointe-à-Pitre - quartier Dubouchage - 27 mai 1967.

La circulaire du 5 avril 1972, modifie de nouveau la numérotation des pelotons.
le peloton mobile n° 10 devient le PM n° 10;
le peloton mobile n° 9 devient le PM n° 11;
le peloton mobile n° 8 devient le PM n° 14.


Gendarme RASCAR Valéry - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guadeloupe.
« Gendarme animé, d’un sens élevé du devoir.
Le 2 septembre 1973, à Anse-Bertrand (Guadeloupe), au cours d’une journée de repos passée à la plage, n’a pas hésité, par une mer déchainée en raison de l’approche de la tempête tropicale « Christine », à porter secours à deux baigneurs en difficultés, les sauvant ainsi d’une mort certaine.
A fait preuve en la circonstance de remarquables qualités de courage, de sang-froid et de dévouement. »
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de gendarmerie outre-mer, en date du 11 octobre 1973.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1973.


Maréchal des logis-chef PECQUEUX Bernard - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guadeloupe.
« Commandant de brigade motocycliste animé d’un sens élevé du devoir.
A trouvé la mort le 27 août 1974 à Abymes (Guadeloupe) au cours d’une patrouille, alors qu’il intervenait de sa propre initiative dans des conditions dangereuses pour régler un problème de circulation.
A donné un bel exemple de courage et de dévouement ; »
A obtenu pour ce fait, à titre posthume :
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par arrêté du 18 novembre 1974.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1974.


La Légion des Antilles-Guyane est créée à Fort-de-France par la circulaire du 1er août 1974, à compter du 1er janvier 1975, le Groupement de la Guadeloupe est dissous.

Gendarme OLIVAR Jacques - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gendarme animé d’un sens élevé du devoir.
Le 7 août 1976, à Saint-Félix (Guadeloupe), assurant le passage d’un tour cycliste, a été mortellement blessé par un véhicule poids lourd arrivant en sens inverse à vive allure et dont le conducteur avait perdu le contrôle ».
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de l’Armée par décision n° 46 du ministre de la Défense, en date du 4 octobre 1976.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1976.


Gendarme ELIZABETH Christian - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Le 16 mai 1977, au lieu-dit « Portes d’enfer », commune de Moule (Guadeloupe), alerté par des appels au secours, a sauvé de la noyade une jeune fille entrainée par les vagues, en se précipitant au péril de sa vie dans une mer dangereuse parsemée de récifs.
A donné, face au danger qu’il n’ignorait pas, un bel exemple de courage, de sang-froid et de dévouement. »
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant les forces de Gendarmerie d’outre-mer, en date du 29 juillet 1977.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1977.


à suivre................

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 24 Fév - 0:05

La décision du 26 juin  1980, crée à compter du 1er janvier 1981, la Compagnie de gendarmerie du Moule.

Le 17 septembre 1980 : Le maréchal des logis-chef Bruno Soisse, est tué en tentant de désamorcer une bombe placée sous l’aile d’un Boeing 727 d’Air France sur l’aéroport du Raizet. Deux bombes détruisent le yacht de l’homme d’affaires Philippe Audebert dans le port de Marina et un bateau de la gendarmerie nationale au Gosier.

Deux mois plus tard, un attentat à l’explosif contre l’hôtel Méridien de Saint-François. Dix minutes plus tard, seconde explosion au siège de la Banque française du commerce de Pointe-à-Pitre, suivie par une troisième contre le domicile d’un gendarme à Basse-Terre. Les locaux de la gendarmerie nationale à Bouillante sont également pris pour cible. Deux bombes visant la gendarmerie nationale à Anse Bertrand et la préfecture de Basse-Terre sont désamorcées.

Le 5 décembre, nouvel attentat à l’explosif contre les locaux du Conseil général de Basse-Terre et le palais de justice de Pointe-à-Pitre. Le service d’action civique (SAC), milice gaulliste spécialisée dans la répression des militants de gauche, multiplie les menaces contre la population et impulse la création du Groupe de défense armée de la Guadeloupe.
Sont notamment interpellés Robert Niçoise, militant du Groupe révolutionnaire socialiste (organisation trotskyste), des collaborateurs du journal Combat ouvrier et des syndicalistes.

Fin décembre, à l’occasion du déplacement en Guadeloupe de Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République française, une bombe saute vers cinq heures du matin près du hall d’arrivée de l’aéroport de Pointe-à-Pitre ; un ressortissant chilien est blessé. Importants dégâts matériels.

Maréchal des logis-chef DELAITE Christian - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guadeloupe.
« Excellent gradé, animé d’un sens élevé du devoir.
Le 21 août 1981, à Gosier, chef de patrouille, bien que grièvement blessé par arme à feu en interpellant, en flagrant délit de cambriolage, un groupe de dangereux malfaiteurs, n’a pas hésité à riposter en ouvrant le feu et à continué à donner ses ordres pour mettre en place un judicieux dispositif d’investigation.
A ainsi donné un bel exemple de courage, de sang-froid et d’abnégation. »
A obtenu pour ce fait :
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n° 1 du ministre de la Défense, en date du 14 janvier 1982.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1981.


le 28 mai 1983 : première offensive politico-militaire de l’Alliance révolutionnaire caraïbe pour les Antilles et la Guyane (ARC). Sont visés en Guadeloupe un véhicule de la gendarmerie nationale à Anse Bertrand, le siège du Conseil régional où deux bombes causent d’importants dégâts matériels et le palais de justice de Basse-Terre, les perceptions de Capesterre et Petit Bourg, le palais de justice et la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre ainsi que les locaux de la Direction départementale de l’équipement à Saint- Claude. Une dixième bombe est désarmorcée près d’un poste de gendarmerie à Basse-Terre.
En Guyane, l’attaque menée contre le polygone de tir des fusées Ariane à Kourou est revendiquée par le Front national de libération de la Guyane ; un militant est déchiqueté en voulant faire sauter le monument aux morts de Cayenne. Deux bombes explosent à Saint-Laurent-du-Maroni contre les bâtiments des douanes et de la police de l’air et des frontières. En Martinique, des attentats à l’explosif visent Air France à Fort-de-France, la perception de Marin et une antenne relais de télévision au pied de la Montagne Pelée.
A Paris, les locaux de l’Agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’outre mer de la rue de Brissac sont détruits.
En tout seize attentats à la Guadeloupe, à la Martinique, en Guyane et un à Paris sont revendiqués par l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC). La date choisie pour les attentats renvoie au 28 mai 1802, jour de la défaite des révolutionnaires guadeloupéens face aux armées françaises venues rétablir à la fois le contrôle de la métropole et l'esclavage.En Guyane, il y aura un mort : le poseur de bombe.

Le 22 juin 1983, 4 attentats à l'explosif, revendiqués par l'Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC), éclatent à Paris contre trois agences d'Air France et le musée des arts africains et océaniques.

Gendarme HAUSSY Guy - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guadeloupe.
« Excellent gendarme, d’un dévouement absolu.
Le 13 novembre 1985, à Pointe-à-Pitre, a été mortellement blessé par un malfaiteur au cours d’une opération de police judiciaire.
A fait preuve de courage et d’abnégation dans l’accomplissement de son devoir. »
A obtenu pour ce fait:
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°10 du ministre de la Défense, en date du 31 décembre 1985 ;
-        la Médaille Militaire par décret du 11 février 1986 (avec effet du 14 novembre 1985).
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1985.


Le 1er janvier 1987, un Groupe de Gendarmes Auxiliaires est créé à la Compagnie de Saint-Claude.
Une brigade territoriale est créée à Saint-Martin – Quartier d'Orléans.

Une décision en date du 12 septembre 1988, crée au 15 décembre:
Un Groupe de commandement à la Compagnie de Saint-Martin et Saint-Barthélémy.
Brigade teritoriale de Saint-Barthélémy;
Brigade teritoriale de Saint-Martin Marigot
Brigade teritoriale de Saint-Martin Quartier d'Orléans.
Le Détachement de gendarmerie de Saint-Martin et Saint-Barthélémy est dissous.


Gendarme JOUANIN Marc - Légion de Gendarmerie de Midi-Pyrénées.
« Jeune gendarme mobile animé d’une haute conscience professionnelle et d’un sang-froid remarquable.
Le 19 février 1990, sur l’île de Saint-Martin, s’est particulièrement distingué au cours d’un service de surveillance nocturne en neutralisant deux dangereux malfaiteurs armés dont l’un venait de la blesser grièvement d’un coup de feu. »
A obtenu pour ce fait :
-        un témoignage de satisfaction du directeur général de la Gendarmerie, en date du 14 juin 1990.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1990.


A compter du 1er juillet 1990, les compagnies de Pointe-à-Pitre et du Moule sont réorganisées.
Compagnie de Pointe-à-Pitre:
GC Compagnie,
Groupe G.A 1et 2 à Pointe-à-Pitre;
B.R. À Pointe-à-Pitre;
Brigade des Transports Aériens de Pointe-à-Pitre – Le Raizet;
B.T. (Pointe-à-Pitre – Les Abymes – Baie-Mahault – Grand-Bourg – Lamentin – Le Gosier – Petit-Bourg – Sainte-Rose.
Compagnie de Le Moule:
GC compagnie;
B.T.  ( Le Moule – Anse-Bertrand – La Désirade – Morne -à-l'Eau – Petit-Canal – port-Louis – Sainte-Anne – Saint-François.

Le 11 novembre, un Groupe de gendarmes auxiliaires est créé à Saint-Martin.

Le 30 novembre 1991, les brigades routières du PM n° 10 et 14 sont dissoutes.
Le Peloton Motorisé de la Guadeloupe est créé à Pointe-à-Pitre, avec le GC du P.Mo et sa brigade motorisée et une à Saint-Claude.
Des brigades nautiques sont créées elles aussi, à Saint-Claude, Basse-Terre, Pointe-à-Pitre et Saint-Martin.

La brigade fichier de recherches de Basse-Terre (Compagnie de Basse-Terre) est rattachée au Groupement de la Guadeloupe, par la cicrulaire du 24 juin 1992. L'Équipe de recherches de Saint-martin est transformée en Brigade de recherches.
Le peloton Mobile Porté n° 10 de Pointe-à-Pitre, le Groupe commandement et le Détachement des Pelotons Mobiles de Saint-Claude sont dissous.

Gendarme HAMON Patrice - - Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Sous-officier d'un grand courage, animé d'un sens particulièrement élevé du devoir<;
Le 2 octobre 1993, à Trois-Rivières, au cours d'une intervention nocturne, a été grièvement blessé en tentant d'interpeller, au péril de sa vie, un individu particulièrement dangereux auteur d'une rixe.
A fait preuve d'une totale abnégation dans l'accomplissement de sa mission. »
A obtenu pour ce fait:
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n° 76 du ministre de la Défense, en date du 23 novembre 1993.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1993.

Maréchal des logis-chef RIVOALLAN Jean-Alain - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Sous-officier d'une grande détermination, adoté d'un sang-froid remarquable.
Le 2 octobre 1993, à Trois-Rivières, au cours d'une intervention nocturne, a fait preuve de courage et de belles qualités professionnelles en neutralisant l'auteur de la tentative d'homicide volontaire commis sur son subordonné.
A manifesté en la circonstance un sens aigu du devoir et une efficacité exemplaire.»
A obtenu pour ce fait:
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n° 75 du ministre de la Défense, en date du 23 novembre 1993.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1993.


La décision du 30 septembre 1993, créée la BR de Basse-Terre, la  Brigade départmentale de renseignements judiciaires de Saint-Claude, le Groupe de Soutien des Pelotons Mobiles de Pointe-à-Pitre et le Groupe de Gendarmes auxiliaires de Basse-Terre à compter du 1er octobre.
La brigade du fichier de recherches de Basse-Terre, le PM n° 12 de Pointe-à-Pitre et Groupe de G.A. N° 2 de Pointe-à-Pitre sont dissous.

Gendarme LE GALL Alain - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gendarme d'une brigade nautique, animé d'un courage, d'une abnégation et d'un sens du devoir exemplaires.
Le 5 septembre 1995, à Grand Case (Ile de Saint-Martin), n'a pas hésité, au péril de sa vie, à se jeter dans une mer rendue furieuse par un cyclone, pour poster secours au skipper d'un voilier en détresse, le sauvant d'une mort certaine.
A montré, en la circonstance, les plus belles qualités professionnelles et un réel mépris du danger qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant la Gendarmerie d’outre-mer, en date du 11 janvier 1996.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1996

Adjuant BOULAIS Alain - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gradé d'une brigade nautique, animé d'un courage, d'une abnégation et d'un sens du devoir exemplaires.
Le 5 septembre 1995, à Grand Case (Ile de Saint-Martin), n'a pas hésité, au péril de sa vie, à se jeter dans une mer rendue furieuse par un cyclone, pour poster secours au skipper d'un voilier en détresse, le sauvant d'une mort certaine.
A montré, en la circonstance, les plus belles qualités professionnelles et un réel mépris du danger qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre de la brigade du général commandant la Gendarmerie d’outre-mer, en date du 11 janvier 1996.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1996


Gendarme MASSONAUD Éric - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
«  Gendarme déterminé, courageux et animé d'un sens élevé du devoir.
Le 28 janvier 1997, à Saint-Barthélemy, n'a pas hésité, dans des conditions particulièrement périlleuses, à se lancer dans une action de sauvetage pour secourir un malade mental en crise et agressif qui s'était réfugié sur une corniche surplombant une falaise.
A fait preuve en la circonstance, d'une totale abnégation et d'un réel mépris du danger allié à des qualités professionnelles et humaines avérées qui honorent la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
une lettre de félicitations écrites du colonel, commandant la Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane, en date du 7 mai 1997.
Livre d’Or de la Gendarmerie – 1997.

Gendarme LOSTYS Yvon - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
«  Gendarme déterminé, courageux et animé d'un sens élevé du devoir.
Le 28 janvier 1997, à Saint-Barthélemy, n'a pas hésité, dans des conditions particulièrement périlleuses, à se lancer dans une action de sauvetage pour secourir un malade mental en crise et agressif qui s'était réfugié sur une corniche surplombant une falaise.
A fait preuve en la circonstance, d'une totale abnégation et d'un réel mépris du danger allié à des qualités professionnelles et humaines avérées qui honorent la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
une lettre de félicitations écrites du colonel, commandant la Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane, en date du 7 mai 1997.
Livre d’Or de la Gendarmerie – 1997.

L'arrêté du 4 avril 1997, transforme l'Équipe de recherches de Le Moule en BR.
La brigade territoriale des Abymes est dissoute le 1er novembre 1997.

L'arrêté du 29 décembre 1997 crée le Patrouilleur côtier P.722 « Violette » à Pointe-à-Pitre, en remplacement de la vedette "KARUKERA

Le 1er août 1999, une Brigade de Prévention de la délinquance juvénile est créée à Pointe-à-Pitre, elle est opérationnelle à compter du 15 janvier 2000.

Le 1er septembre 1999, la décision n° 1713 DEF/GEND/OE/EMP/ORG du 5 mars 1999, réorganise la gendarmerie de l’outre-mer et crée les commandements de la gendarmerie de Guadeloupe, de Martinique et de Guyane. Corrélativement, la Légion des Antilles-Guyane est dissoute à la même date.
Un Peloton de Surveillance et d'Intervention  de la gendarmerie (PSIG) est créé à Pointe-à-Pitre le 15 septembre.

Le 1er octobre 2001, la brigade territoriale de Gosier est dissoute.
La décision du 5 décembre 2002, crée un PSIG à Saint-Martin et les années suivantes, suivront celui de Le Moule (2002) et Saint-Claude (2003).

La brigade nautique de Basse-Terre est dissoute le 1er janvier 2004 et une est créée à Gourbeye.

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 24 Fév - 0:12

L'arrêté du 30 novembre 2004 crée une brigade motorisée à Saint-Martin à compter du 1er décembre.

Le dimanche 12 février 2006, le gendarme Raphaël CLIN, en service à la brigade de gendarmerie de Marigot à Saint-Martin est décédé dans des circonstances tragiques.
Renversé par un motard qui participait à une course illicite de motos appelée Run sauvage, ce militaire de la gendarmerie est mort des suites de ses blessures.
Sur les lieux de l'accident, l'agonie du gendarme CLIN a déclenché de la part d'une quarantaine de personnes environ, une réjouissance collective et aucune des personnes présentes sur les lieux du drame, n'est allée chercher des secours ou n'a porté assistance.

Gendarme CLIN Raphaël -  Commandement de la Gendarmerie de Guadeloupe.
« Sous-officier de brigade territoriale, particulièrement courageux et animé d'un sens élevé du devoir.
Le 12 février 2006 au lieu-dit « Bellevue » à Marigot, commune de Sainyt-Martin, intervenant pour faire seccer une course illégale de véhicules, est mortellement blessé par un motocycliste qui, circulant à vive allure, n'obtempère pas à ses injonstions et le percute violemment.
A fait preuve, en la circonstance, d'un élevé du devoir et d'une toatla abnégation, dignes des vertus traditionnelles qui guident l'action de la gendarmerie. »
A obtenu pour ce fait:
- la Médaille Militaire, avec effet du 13 février 2006;
- une citation à l'ordre de la gendarmerie du général d'armée, directeur général de la gednarmerie nationale, emportant l'attribution de la Médaile de la Gendarmerie nationale avec palme de bronze, en date du 15 février  2006;
- par ailleurs, ce sous-officier a été promu, à titre posthume, au grade de major, à compter du 12 février 2006.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2006.



Le 27 juillet 2007, la section de recherches de la gendarmerie départementale  est créée à Pointe-à-Pitre.
La brigade territoriale de Terre-de-Bas est dissoute à compter du 9 septembre 2009.
La brigade nautique de Saint-François est dissoute à compter du 1er mars 2011.

En septembre 2011, la section de recherches de Pointe-à-Pitre débute une enquête préliminaire concernant un trafic de cocaïne entre la Guadeloupe et la métropole. L'OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants) est cosaisi ainsi que le Gir.
Le 22 décembre 2012 une opération judiciaire est déclenchée à Sainte-Anne alors qu'une transaction est en cours. Cette opération coordonnée permet de saisir 159 kilos de cocaïne dont la valeur à la revente est estimée à 15 millions d'euros, ainsi que 246 500 euros, un pistolet mitrailleur et une arme de poing.
Six interpellations sont réalisées en Guadeloupe et trois en région parisienne.

Le Centre de soutien automobile de gendarmerie de Pointe-à-Pitre, est dissous à compter du 1er septembre 2012.

Au cours de la soirée du 27 novembre 2013, la brigade territoriale de Sainte-Rose reçoit un appel téléphonique signalant des coups de feu dans le secteur de Viard, situé dans cette localité guadeloupéenne. Deux gendarmes sont alors envoyés sur place. Seulement, les militaires caillassés dès leur arrivée sur les lieux, sont contraints de se replier.
Par la suite, la même brigade reçoit à nouveau un appel identique au premier, à la différence qu’il y était question d’une victime. Encore une fois, une patrouille de gendarmes, plus étoffée que la précédente, est envoyée dans le secteur.
Là, ils ne seront pas accueillis par des jets de cailloux mais par des coups de feu. Les trois militaires sont touchés aux jambes, dont un plus sérieusement au dos. Fort heureusement, leurs jours ne seraient pas en danger.
Par la suite, un important dispositif de sécurité a été mis en place, avec l’appui de l’hélicoptère de la gendarmerie.
Pour le procureur de la République de Pointe-à Pitre, il s’agit ni plus ni moins d’un « guet-apens ». C’est du moins l’hypothèse qu’il privilégie. « L’éclairage public avait été coupé lors de cette intervention », a-t-il indiqué, en précisant qu »au moins un coup de feu » avait été tiré avec une arme de chasse..


BAIE MAHAULT


LE MOULE

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 24 Fév - 0:17


COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE LA GUADELOUPE - SAINT-CLAUDE.
Sur un plateau argenté, écu de gueules à deux branches de canne à sucre posées en bande, chargé en coeur d'un soleil d'or à quatorze rais, chef d'azur à un semis de grenades d'argents.
Insigne homologué le 30 aout 2000, sous le numéro GN.0056.


Écusson du GPM de GUADELOUPE

Écusson ELI de GUADELOUPE

Écusson PI de GUADELOUPE

Écusson GPI de GUADELOUPE

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Mer 24 Fév - 0:22

LE COMGEND GUYANE......






Le 1er août 1498, Christophe Colomb pénètre dans le golfe de Paria au Venezuela après avoir longé les côtes de Guyane, mais c'est Vincente Yanez Pinzon qui les explorera deux ans plus tard.

En 1604, le capitaine Daniel de La Touche, seigneur de la Ravardière  est le premier Français à faire une reconnaissance sérieuse de la Guyane.

En 1624, le roi de France louis XIII ordonne l’installation des premiers colons originaires de la Normandie.

En 1626, le Cardinal de Richelieu autorisa la colonisation de la Guyane.

En 1630, une nouvelle colonie s’installe sur les rives du Sinnamary sous les ordres de Constant d'Aubigné, fils d'Aggripa d'Aubigné et père de la future Marquise de Maintenon.

En 1638, le Cardinal de Richelieu confie au capitaine Bontemps le soin de coloniser les territoires de Guyane avec 1200 français.

En 1643, la compagnie du cap Nord placée sous le commandement de Poncet de Brétigny s'installe sur une colline dominant l'embouchure de la rivière de Cayenne. Il la baptise "Mont Cépérou", du nom du chef indien Galibi à qui il l'acheta, et y fait construire un petit village fortifié. Cayenne est née.
Après plus de dix tentatives de colonisation (de 1604 à 1652), qui toutes échoueront, la première mise en valeur du territoire guyanais débute à partir de 1656 avec des colons hollandais amenant avec eux les premiers esclaves africains.

En 1664, la Guyane devient territoire français... et colonie esclavagiste. Une amorce de développement permet l'exportation de roucou, indigo, coton, canne à sucre, café, vanille, bois exotiques, ...

En 1667, sous les ordres du général anglais Henry Willoughby, le capitaine John Harmon envahit Cayenne : Remire-Montjoly est totalement détruite.

En 1685, Colbert, ministre de Louis XIV organise le système esclavagiste en édictant "Le Code Noir".

En 1713, le Traité d'Utrecht considère le fleuve Maroni comme la frontière ouest de la Guyane française. Par ce traité, le roi Louis XIV abandonne totalement le bassin de l'Amazone aux Portugais, mais la difficulté à fixer les frontières géographiques en Amazonie va être la source de disputes pendant deux siècles, les deux parties ne cessant de rechercher l'extension de leur territoire respectif, par l'installation de postes militaires, de missions religieuses et de comptoirs commerciaux. Ces disputes se termineront en 1900 par un arbitrage suisse qui fixe la frontière entre le Brésil et la France

Après 1763, la Guyane était demeurée française à la faveur d'une violente tempête qui avait empêché les Britanniques de s'en emparer. Elle restait donc sur la liste des rares colonies françaises à développer. La perte du Canada pouvait être compensée en quelle sorte par la colonisation de la Guyane. Le duc de Choiseul voulait en faire un «nouveau Canada» sous le nom de France équinoxiale, parce que la durée des jours et des nuits y reste approximativement la même tout au cours de l'année. Une campagne de publicité fut entreprise sur ce projet de colonisation. Le ministre Choiseul avait promis d'énormes avantages aux Acadiens qui acceptaient de partir en Guyane. Il vantait les infrastructures, le climat agréable, les facilités de travailler la terre, les soldes durant deux ans, etc. Qui plus est, en mai 1780, la Compagnie de Guyane («Propositions faites à Paris aux députés acadiens de Nantes pour l'établissement des familles acadiennes à la Guyane») promettait aux Acadiens de les regrouper par familles dans des villages ou paroisses desservies par des prêtres:

Les familles acadiennes seront établies à la Guyane, autant que faire se pourra, sur des hauteurs ou collines et à proximité des rivières, en un ou plusieurs villages, suivant leur nombre et la situation des terrains qui leur seront accordés afin qu'elles demeurent unies entre elles pour former une ou plusieurs paroisses qui seront desservies par les curés ou vicaires que la compagnie fournira et à la subsistance desquels elle pourvoira.
Malgré ces promesses alléchantes, la plupart des Acadiens, qui attendaient en France, se montrèrent réticents à ce projet, car ils craignaient d'avoir à endurer des températures trop élevées. Finalement, le ministre des Colonies réussit à convaincre quelque 600 Acadiens d'aller coloniser la Guyane; ceux-ci partirent pour les tropiques entre 1763 et 1765. Les Acadiens n'étaient pas seuls en Guyane. Il y avait aussi des Français, mais davantage d'Allemands, de Lorrains, d'Alsaciens — la Lorraine et l'Alsace n'appartenaient alors pas à la France — et même des Maltais (l'île de Malte étant alors sous influence française), pour une population totale de Blancs atteignant 1500, ce qui rendait la population acadienne proportionnellement fort importante.
Puis, très rapidement, la France envoya des milliers de Français, de 10 000 à 15 000 résidents supplémentaires. Tous ces démunis s'installèrent sur le littoral à Iracoubo, Sinnamary et Kourou.  Contrairement aux promesses des autorités, absolument rien n'avait été prévu pour accueillir un nombre aussi important de personnes en un si court laps de temps. Ces milliers d'immigrants demeurèrent sans vivres, sans médicaments ni soins, et furent laissés complètement à l'abandon.

Ne pouvant travailler sous un climat tropical, ils se contentèrent de consommer les provisions qu'ils avaient la chance de recevoir parfois. Le climat tropical insalubre et les épidémies décimèrent la moitié de tous ces nouveaux colons en l'espace de quelques mois, y compris les Acadiens, qui ne furent pas davantage épargnés. En 1767, sur les 15 000 immigrants au départ, environ 2000 survivants furent rapatriés en France, à l'île d'Aix et à Rochefort, dont peut-être 400 Acadiens qui s'embarquèrent aussitôt pour la Louisiane. Il ne resta qu'une poignée d'Acadiens en Guyane qui réussirent à faire leur vie à Sinnamary. Après cette pénible expérience qui n'avait en rien amélioré la gloire de Louis XV, le ministre Choiseul perdit tout espoir d'envoyer les Acadiens peupler d'autres colonies.

Règlement colonial du 31 août 1818, sur le service du Détachement de gendarmerie de Marine, organisé à Cayenne.
Le commandant de la gendarmerie maritime, rendra compte sur le champ, au capitaine du port, de tous les évènements qu'il suppose pouvoir intéresser la sureté des arsenaux et de tous les autres établissements de la marine.
La Gendarmerie de la Marine est tenue d'exécuter les ordres des chefs militaires du port, et de défrer aux réquisitions des officiers chargés de diriger les travaux de construction et les mouvements du parc d'artillerie, du Commissaire de la marine, chargé des détails du service, et enfin, de l'officier d'administration préposé pour l'armement et l'inscription maritime.
Chacun des chefs militaires et officiers d'administration, ci-dessus désignés, ne peut donner d'ordres ou adresser de réquisition à la gendarmerie maritime, que pour assurer le service et maintenir l'exécution des mesures de police et de surveillance que les réglements lui attribuent.
Les ordres ou réquisitions ne peuvent être adressés qu'au maréchal des logis, et en cas d'absence, à celui appelé à le remplacer dans ses fonctions.
Il y aura journellement un gendarme de service au port, pour la police et le maintien d el'ordre.
Le maréchal des logis commandnat, et les gendarmes, doivent surveiller avec beaucoup d'attention, les démarches des marins, observer leurs habitudes et leurs actions, afin de pouvoir reconnaître et arrêter les déserteurs et les mauvais sujets.
S'ils reconnaissent chez un marchand ou chez un particulier des effets qu'ils aient lieu de croire appartenir à la marine, ils requerront l'intervention des autorités, pour être procédé suivant les lois contre les détenteurs desdits effets.
Ils dresseront procès-verbal des vols, effractions, arrestations et tous autres évènements dont ils auront eu connaissance.
La gendarmerie maritime doit donner ou réquerrir main forte pour assurer l'exécution de toute mesure d'ordre ou de police; elle traduit dans les prisons les marins coupables de désobéissance et de  désertion, se porte à bord des navires de commerce et autres, en cas d'insubordination, de voies de fait, ou de tout autre délits contre les réglements.
Elle accompagne le chef militaire du port, ou l'officier d'administration dans le lieu où il se transporte, à 'occasion de bris, naufrages, et échouement.
La gendarmerie maritime prend, relativement aux troupes de la marine, le rang déterminé pour la gendarmerie royale, relativement aux troupes de terre.
La maréchal des logis se rendra tous les matins, à huit heures, au gouvernement, pour rendre compte de ce qui se sera passé dans les 24heures pprécédents, et au moindre évènements qui surviendrait dans le port où la rade.
Cayenne, le 31 août 1818.
Le lieutenant-général des  armées du Roi, Commandnat et Administratuer de la Guyane Française,
Signé, Comte CARRA ST-CYR. (Code de la Guyane Française)


Par Ordonnance du 8 septembre 1830, Louis-Philippe décida:
Article 1: «  Les Corps de Gendarmerie destinés à la surveillance des départements, des arrondissements maritimes et des colonies, prendront à l'avenir les dénominations suivantes à savoir:
1° Gendarmerie Départementale,
2° Gendarmerie des Ports et Arsenaux,
3° Gendarmerie des Colonies. »
Article 2 : Sur la plaque du baudrier et du ceinturon ainsi que sur les boutons l'écusson actuel sera remplacé par le coq gaulois avec la légende "Gendarmerie départementale des ports et arsenaux ou des colonies et l'exergue : Sûreté publique.
Article 3 : Les parements de l'habit et du surtout seront en drap écarlate, et fermés en-dessus par une patte à trois pointes en drap blanc avec passe-poil écarlate.
Le pantalon chamois sera remplacé, dans la grande tenue , par un pantalon blanc, en peau de mouton pour la cavalerie, et en drap pour l'infanterie.
La bordure du chapeau en galon d'argent est supprimée. Il y sera substitué un galon noir en poil de chèvre uni.
La corne du devant et la partie relevée du derrière seront ornées chacune de quatre passants en galons d'argent, à cul-de-dé, suivant le modèle qui sera adopté.

L'Ordonnance du 6 septembre 1840, crée une demi-compagnie de gendarmerie à la Guyane française. Le commandement est confié à un officier du grade de lieutenant, à la condition, toutefois, que cet officier soit plus ancien que celui qui se trouverait sous ses ordres.
Le cadre de la demi-compagnie seront composés d'officiers, sous-officiers et gendarmes extraits des légions de gendarmerie départementales.
Les officiers seront désignés, soit parmi les titulaires des grades correspondants aux emplois, soit parmi ceux qui seront suceptibles d'obtenir de l'avancement.
Les maréchaux des logis et brigadiers seront choisis, autant que possible, parmi les candidats pour l'avancement, et, à défaut, parmi les militaires de l'Arme qui, étant notés favorablement, satisferont d'ailleurs aux conditions déterminées par les articles 368 et 369 de l'ordonnance du 16 mars 1838.
l'effectif de la demi-compagnie est composée de:
2 officiers;
3 maréchaux des logis à cheval, dont un qui remplira les fonctions de trésorier;
5 brigadiers à cheval;
40 gendarmes à cheval.

Vu l'ordonnance du roi du 13 avril 1846, la demi-compagnie de la Guyane composée de brigadier à cheval, sera formée désormais, de trois brigades à cheval seulement et de six brigades à pied.
2 officiers;
1 maréchal des logis à cheval;
2 brigadiers à cheval;
13 gendarmes à cheval;
2 maréchaux de slogis à pied;
4 brigadiers à pied;
24 gendarmes à pied.
Un des maréchaux des logis remplira les fonctions de trésorier.

L'instruction du 21 août 1846, détaille l'uniforme de la gendarmerie départementale, de la gendarmerie d'Afrique et de la gendarmerie coloniale.

« Gendarmerie coloniale.
ARME À CHEVAL.
Habillement - Kurtka ou habit court de petite tenue, pour les hommes à cheval.
Article 425. L'habit long de grande tenue, avec plastron écarlate, des hommes à cheval de la gendarmerie coloniale, est semblable à celui de grande tenue de la gendarmerie départementale, à l'exception des boutons qui sont en argent.

GRANDE TENUE.
D'un habit avec plastron écarlate, d'un pantalon en drap gris-bleu avec bande de drap bleu roi ou d'un pantalon de tricot blanc et d'un pantalon en coutil bleu.
(semblable à celui de la gendarmerie départementale), d'un manteau à manches semblable à celui de la gendarmerie d'Afrique.
Article 434. La coiffure se compose: d'un shako, d'un chapeau et d'un bonnet de police.
Artilces 445 et 446. Les boutons du kurtka, de l'habit de grande tenue et du manteau, sont en argent et portent l'empreinte d'un coq gaulois avec la légende : Gendarmerie coloniale, et l'exergue : Sûreté publique.

GENDARMERIE À PIED.
Article 453. l'habillement et l'équipement des sous-officiers, brigadiers et gendarmes à pied dans les colonies est semblable à celui de la gendarmerie départementale à pied, à l'exception des objets ci-après:
Article 454. Les pantalons de drap gris-bleu, de coutil blanc et de coutil bleu sont semblables à ceux des hommes à cheval.
Artilce 455. Capote semblable à celui de la gendarmerie d'Afrique.
Article 456. Veste semblable à celle des hommes à cheval.
Article 457. Les boutons de grande et de petite tenue et de la capote sont en argent, du même modèle que ceux de la gendarmerie d'Afrique.
Article 458. Le shako des sous-officiers, brigadiers et gendarmes à pied des colonies est le même que celui porté par les hommes à cheval.
Artilce 460. L'armement de la gendarmerie se compose:
Pour les officiers, d'un sabre de cavalerie légère modèle 1822 et d'une paire de pistolet modèle 1835;
Pour les sous-officiers, brigadiers et gendarmes à pied, d'un mousqueton de 1825, transformé à percussion, et armé de sa baionnette, d'un sabre-briquet modèle 1816 et d'un pistolet.
Pour les maréchaux des logis à cheval, d'un sabre, et d'une paire de pistolet.
Pour les brigadiers et gendarmes à cheval, d'un sabre, du même mousqueton que l'arme à pied, et d'une paire de pistolet. »


Par décret du 20 janvier 1852, de Louis-Napoléon, Président de la République française la demi-compagnie de la Guyane française sera désomrais organisée en une compagnie de cent hommes, y compris les officiers.
1 capitaine, commadant;
2 lieutenants ou sous-lieutenants;
1 lieutenant ou sous-lieutenant trésorier;
1 maréchal des logis à cheval;
2 brigadiers à cheval;
18 gendarmes à cheval;
4 maréchaux des logis à pied;
8 brigadiers à pied;
63 gendarmes à pied.

L'uniforme des bataillons de gendarmerie mobile est modifié:
Le shako est remplacé par un bonnet à poil orné d'une plaque à l'aigle, et d'un plumet en plumes de coq teintes en écarlate;
Un chapeau bordé d'un galon en poil de chèvre sera porté pour la tenue de ville;
Un plastron écarlate sera adapté à l'habit pour la grande tenue.

L'effectif de la compagnie est porté à 150 hommes, à compter du 9 juillet 1853. l'arme à cheval passe à 27 unités et l'arme à pied à 119 unités.

Vu le précédent décret qui a augmenté l'effectif de la compagnie et considérant qu'il importe de mettre l'organisation de la gendarmerie coloniale en harmonie avec celle donnée aux compagnies départementales par les décrets de 22 décembre 1851 et 19 février 1852. le commandemement de la compagnie de la Guyane française sera exercé à l'avenir par un officier du grade de chef d'escadron.
L'arrondissement du chef lieu de cette compagnie sera commandée par un capitaine.
Il est créé, dans chacune des compagnies de la gendarmerie vcoloniale, un emploi de marécha les logis-chef et un emploi de maréchal des logis adjoint au trésorier.
Conformément aux dispositions du décret du 22 décembre 1851, l'emploi de maréchal des logis adjoint au trésorier sera en dehors des cadres. Le maréchal des logis-chef commandera la 1ère brigade à cheval du chef-lieu de la compagnie.

Le 31 mars 1852, la Frégate « l'ALLIER » quitte le port de Brest à destination de la Guyane. Elle débarque aux îles du Salut : deux cent quatre-vingt-dix huit condamnés qui proviennent des bagnes de Brest et Rochefort, et trois déportés politiques.

1853 Epidémie de fièvre jaune, qui fit de grands dégâts au camp de la Montagne d'Argent.

Le décret impérial n° 2651 du 31 octobre 1855, porte l'effectif de la compagnie à 176 officiers, sous-officiers, brigadiers, gendarmes et enfants de troupe.

Le capitaine CULLET est appelé à prendre, à compter du 11 janvier 1868, le commandement de la compagnie gendarmerie de la Guyane, en remplacement du chef d'escadron REGNAULT qui quitte la colonie.

Décision n° 13 en date du 17 janvier 1868.
un ordre de service a été accordé au sieur Trinité, pour les travaux de la caserne de gendarmerie de Kourou (296 francs) – au sieur Massé, pour la caserne de Mana (80 francs) – au sieur Félicité, pour des travaux de modifications à la caserne d'Iracoubo (75 francs) – au sieur Massé, pour la démolition de l'ancienne caserne de gendarmerie de Mana (240 francs) - au sieur Faustin, pour des travaux à la caserne de Kourou (180 francs).

Considérant que, par suite de la grande diminution du nombre des condamnés dirigés sur Cayenne, l'effectif de la gednarmerie de la Guyane française est trop considérable pour les besoins de la surveillance.
La compagnie est réduite de soixante-neuf hommes, y compris les deux officiers et trois enfants de troupe. Elle prendra à l'avenir, la dénomination de Détachement.


Dépêche ministérielle N° 356 au sujet de la réduction de la compagnie de gendarmerie.
Paris, le 3 avril 1868.

Monsieur le Gouverneur, par lettre du 27 février dernier, vous m'avez informé qu'en exécution des ordres contenus dans le décret du 20 novembre 1867 sur l'organisation du corps militaire des surveillants des établissements pénitentiaires aux colonies, vous avez fait rentrer au chef-lieu tous les gendarmes affectés jusqu'à ce jour au service des établissements pénitentiaires.
Vous m'avez demandé, en même temps, l'autorisation de renvoyer en France, par le premier bâtiment de l'État, le personnel en excédant à l'effectif indiqué sur le projet de réorganisation de la gendarmerie.

J'ai l'honneur de vous faire connaître que, sur la proposition du général BAROLET de PULIGNI, je me suis concerté avec M. le ministre de la Guerre pour faire réduire l'effectif ci-après de la compagnie de gendarmerie de la Guyane, savoir:
1 capitaine, commandant;
1 lieutenant;

ARME À CHEVAL.
2 maréchaux des logis;
5 brigadiers;
28 gendarmes.

ARME À PIED.
1 maréchal des logis;
1 maréchal des logis adjoint au trésorier;
4 brigadiers;
23 gendarmes;
3 enfants de troupe.
Ensemble: 69

La situation de l'effectif de la compagnie au 1er février 1868, constate la présence dans la colonie de 86 gendarmes à pied et de 22 gendarmes à cheval. Cette dernière arme compte en outre 4 gendarmes en congé de convalescence en France, ce qui porte à 26 son effectif réel; il n'y aura donc donc qu'à pourvoir à un recrutement de 9 hommes pour atteindre le chiffre projeté.
Quant à l'arme à pied qui offre un éxcédant de 54 hommes, je vous invite à chercher d'abord s'il serait possible de trouver des candidats pour complèter l'effectif du corps militaire des surveillants. Vous devez ensuite envoyer 8 gendarmes dans les colonies de la Martinique et de la Guadeloupe.
J'invite, par dépêche de ce jour, MM. Les Gouvernurs de ces deux colonies à surseoir à toutes nominations provisoires dans la compagnie de gendarmerie des deux îles, et à se concerter, au besoin, avec vous dans le cas où ils pourraient recevoir des hommes gradés ou un plus grand nombre de gendarmes.
Quand au surplus, il y aura lieu de les renvoyer en France dès que les dispositions qui précèdent auront obtenu la sanction de l'Empereur;
Vous voudrez bien me rendre un compte spécial de la suite qui aura été donnée à la présente lettre;
Recevez etc..
Amiral RIGAULT DE GENOUILLY, ministre secrétaire d'État au département de la marine et des colonies.


Dépêche ministérielle n° 82 au sujet de la réorganisation dans la gendarmerie de la Guyane.
Paris, le 5 septembre 1868.
Monsieur le Gouverneur, par lettre du 29 juin dernier, vous m'avez rendu compte que pour l'exécution du décret du 4 avril dernier portant réorgansisation et réduction de la compagnie de gendarmerie de la Guyane, vous avez precrit l'application immédiate des dispositions suivantes;
1° Formation de l'effectif aux chiffres portés dans le décret;
2° Dissolution du conseil d'administration;
3° Remise de l'administration du détachement à M. le Capitaine CULLET, qui exerce le commandement;
4° Rapatriement de ving-huit sous-officiers, brigadiers et gednarmes qui se trouvaient en exédant d'effectif. Ces hommes sont rentrés en France par « l’Ardéche » .
J'approuve toutes ces mesures.
Vous m'informez en même temps que vous n'avez dans le règlement du 18 février 1863 aucune disposition qui vous ait paru pouvoir fixer d'une manière précise votre détermination sur la quotité des frais de bureau à allouer à l'officier commandant, et sur la question de savoir si le maréchal des logis, faisant fonction de comptable, doit recevoir le supplément de solde de 300 francs précédemment allouée au sous-officier adjoint au trésorier.
Vous avez néanmoins décidé, sauf mon approbation, que l'ooficier commandnat recevrait les frais de bureau attribués au commandnat de compagnie par le tarif n° 13 dudit décret, soit 300 francs plus une indemnité calculée sur le pied ce celles que touche le trésorier, d'une compagnie d'après le même tarif, ce qui produit pour le détachement de la Guyane une somme de 600,00. Ensemble 900,00.

Après réflextion la somme annuelle de 600 francs est accordée pour frais de bureau au capitaine CULLET et la somme de 300 francs au sous-officiers adjoint au trésorier.



Par décret du 28 décembre 1867, notifié par dépèche ministérielle du 6 février 1868, le sieur VIVET René-Auguste-Stanislas), maréchal des logis de gendarmerie à la Guyane est nommé chevalier de l'Ordre Impérial de la Légion d'honneur.
N° 926 - Par dépêche minsitérielle du 26 novembre 1868, n° 108, avis est donné d'une décision de S. Exc. Le Ministre de la guerre en date du 13 du même mois, faisant passer dans le détachement de gendarmerie de la Cochinchine les militaires provenant de la gendarmerie de la Guyane dont les noms suivent:

GERBAULT Louis, maréchal des logis à pied;
DUBOIS Charles,maréchal des logis à pied;
MISTELET Pierre-André, brigadier;
GUIDICELLI Sauveur, brigadier;
DIDIO Louis, brigadier;
MEURGEY Ernest, brigadier;
MONGOUR Léonard, gendarme à pied;
THÉNOT Hubert-Adolphe, gendarme à pied;
BLANZI Louis-Joseph, gendarme à pied;
BÉRIOU Jean-Louis, gendarme à pied;
TERRAS Jean-Victor, gendarme à pied;
MAURIN Auguste, gendarme à pied;
CHAPAZET Joseph, gendarme à pied;
PETIT-MANGIN François, gendarme à pied;
POCOT Guillaume, gendarme à pied;
ROBIN Jean-Marie, gendarme à pied;
ALBERTINI Janvier-César, gendarme à pied;
LEBRUN Pierre-Joseph-Alexandre, gendarme à pied;
ROYER Jean-Baptiste-Hiliare-Blaise, gendarme à pied;
FAYET Georges, gendarme à pied;
HUMBERT Henri-Honoré, gendarme à pied;
RICHARD Charles-Théophile, gendarme à pied;

Sont placés dans la Légion d'Afrique, les deux gendarmes LUCCIONI Antoine-Dominique, dans la 1ère compagnie, à la 2ème brigade d'Alger, et le gendarme GUYON Jean-Auguste, à la 2ème brigade d’Aumale.

à suivre..........

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par le criquet le Mer 24 Fév - 8:51

Salut Garnison.
Toujours aussi complet. On redécouvre également une partie de notre histoire au travers de la Gendarmerie.
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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Sam 26 Mar - 9:52

Tu sais bien, que j'aime bien le détail de la petite histoire......


Inauguration du monument en mémoire aux victimes des échauffourrés entre soldats français et civils brésiliens qui eut lieu le 15 mai 1895 dans le village de Mapa dans le cadre du conflit sur le territoire contesté à l'époque entre le Brésil et la France


la brigade de Cayenne en 1900





La brigade de Saint-Laurent du Maroni



Départ du courrier de Cayenne



la brigade à cheval de Cayenne






le départ des forçats de l’île de Ré, en partance pour le bagne de la Guyane

(photos découvertes sur la toile)

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Sam 26 Mar - 9:52

1883 - Les bagnes passent sous la tutelle du ministère des Colonies. Jusque là, ils dépendaient du ministère de la Marine.

Enfin, la relégation fut instaurée par la loi du 27 mars 1885 et on trouvait allors dans les pénitenciers coloniaux:
- des dépoprtés politiques (loi du 8 juin 1850);
- des réclusionnaires d'origine africaine ou asiatique, condamnés par des tribunaux de la Martinique, de la réunion, de la Guadeloupe ou de la Guyane;
- des transportés, condamnés aux travaux forcés (loi du 30 mai 1854);
- des relégués (loi du 27 mars 1885).

Les territoires appelés à recevoir ces condamnés étaient:
- la Guyane (article 1er du décret du 27 mars 1853);
- le Gabon (loi du 30 mai 1854);
- la Nouvelle-Calédonie (décret du 2 septembre 1853);
- le Territoire d'Obock, qui, rattaché au protectorat de Tadjoura, a formé la Côte française des Somalis (décret du 7 mars 1886).
- Le Gabon et le territoire d'Obock qui étaient réservés aux condamnés d'origine arabe et africaine furent rapidmeent abandonnés, ceux-ci trouvant auprès de leurs coréligionnaires beaucoup trop de facilités pour s'évader.
Il ne restait donc que la Guyane et la Nouvell-calédonie.

Le premier convoi de transportés partit de Brest le 31 mars 1852, comme nous l'avons plus haut et mouilla aux îles du Salut le 2 mai 1852. les transportés furent installés dans des baraquements construits sur ces îles, désignées par leur situation comme dépôt général de la transportation. Mais comme d'autres convois devaient se succéder à des intervalles rapprochés, on décida, pour éviter l'encombrement, de s'établir sur les bords du Maroni.


Suite à l'inspection générale des armes passée en France et aux colonies en 1882, l'armement de la compagnie est en bon état; la comptabilité est à jour et les cartouches sont dans de bonnes conditions.

Le 7 mai 1887, une brigade à cheval et à pied de 6 hommes chacune sont envoyées en Guyane pour être détachées à la relégation. Le 19 novembre, deux nouvelles unités sont de nouveau envoyées pour la relégation.
Début février 1888, les deux brigades à cheval de la relégation sont transformées en deux brigades à pied.

Le décret du 13 mars 1889, considère qu'il est équitable de faire bénéficier la gendarmerie coloniale, dans la mesure que comporte son organisation, des dispositions du décret du 26 mars 1887 et d'attribuer, autant que possible, à chaque compagnie ou détachement, dans l'une ou l'autre arme, la proportion de maréchaux des logis fixée par l'article 16 du décret du 1er mars 1854.
La composition de la compagnie guyanaise est fixée à 3 officiers, 20 sous-officiers, brigadiers, gendarmes à cheval et 45 unités à pied.

Sur le rapport du Président du Conseil, Ministre du Commerce de l'Industrie et des Colonies, et du Garde des Sceaux, Minitres de la Justice et des Cultes, le Président de la République décrète le 6 juin 1889, que dans les communes de la Guyane autres que celles de Cayenne, les fonctions d'huissier sont exercées par le commandant de la brigade de gendarmerie, et, à défaut de brigade de gendarmerie, par un agent de la force publique désigné par le gouverneur, sur la proposition du chef du service judiciaire.

Le 12 mars 1895, Alfred Dreyfus arrive abord du « Ville-de-Saint-Nazaire »,  à l'île Royale, cinq jours plus tard il est interné à l'île du Diable.

Afin de répondre à des nécessités de service, des modifications sont apportées aux assiettes des brigades de gendarmerie  de la compagnie de la Guadeloupe et des détachements de la Guyane et de Taïti. Le 23 mai 1897, la brigade de Sinnamary est transformée en brigade à pied. Les brigades de gendarmerie à pied de Macouria, Malmaroury, Degrad-des-cannes et Approuagues (ces deux dernières non encore installées) sont supprimées.
Il est créé une brigade à pied dans chacune des localités ci-après: Saint-Laurent du Maroni, Saint-Jean du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock. Ces brigades constituées à l'effectif de 5 hommes, y compris le chef de poste, seront commandées, savoir:
La brigade de Saint-laurent par un maréchal des logis, les deux autres par un brigadier.
Comme conséquence des modifications qui précèdent, l'effectif de la gendarmerie de la Guyane est fixé comme ci-après:
2 officiers;

ARME À PIED.
2 maréchaux des logis;
1 maréchal des logis comptable;
4 brigadiers;
24 gendarmes.

ARME À CHEVAL.
1 maréchal des logis-chef;
1 maréchal des logis;
3 brigadiers;
20 gendarmes.
Soit un total de l'effectif de 58 militaires.

Le 20 juillet 1898, une brigade à pied est créée à saint-Laurent du Maroni. Une brigade à pied est créée au Dégrad des Cannes en remplacement des celles prévues pour Saint-Jean du Maroni et Saint-Georges de l'Oyapock.

1899 Départ de Dreyfus à bord du navire Sfax.


Une circulaire signée par le général L. ANDRÉ arrêté la manière dont les honneurs doivent être rendus par les troupes:
les honneurs sont rendus;
Par les hommes armés du fusil, avec l'arme sur « l'épaule droite ».
par les hommes armés du sabre ou de la lance, au « port de l'arme ».
Si la troupe est déjà dans la position prescrite, son chef commande: « garde à vous! Et tourne la tête du côté de la personne à laquelle les honneurs sont rendus.

Aux termes du décret du 11 avril 1904, les fonctions de comptable du détachement de la Guyane sont remplies par un maréchal des logis, alors que dans d'autres détachements, tels que ceux de la Martinique, de la réunion, de la Nouvelle-Calédonie, etc.., cet emploi est confié à un maréchal des logis-chef.
L'insalubrité du climat de la Guyane rend ses fonctions, déjà ingrates par elles-mêmes, des plus pénibles pour ce sous-officier qui, de plus, voit, quel que soit son mérite, son avenir limité à l'emploi de maréchal des logis.
En présence de cette situation, le colonel commandant supérieur des troupes du groupe des Antilles propose de confier désormais cet emploi à un maréchal des logis-chef.
Cette proposition est entièrement justifiée; mais il a paru nécessaire d'envisager le cas où, en l'absence de candidat maréchal des logis-chef, cet emploi ne pourrait être donné qu'à un maréchal des logis.

A partir de 1904, la tenue de la gendarmerie de l'intérieur et de la gendarmerie de Corse et d'Afrique subit quelques modifications.
Circulaire portant modifications à la tenue de la Gendarmerie.
Paris, le 21 mars 1904.

En vue de mettre la tenue de la gendarmerie départementale plus en rapport avec le service habituel de cette arme et de la rendre moins dispendieuse, les mesures ci-après ont été adoptées :

I. — SUPPRESSION D'EFFETS
Sont supprimés dans la gendarmerie départementale :
l'habillement. — Le chapeau, la culotte blanche (officiers et troupe) ;
Harnachement. — Les chaperons, les fontes de parade (officiers et troupe);
Chaussures. — Les bottes à la Condé (officiers, y compris ceux d'Afrique et de Corse, et troupe);
Grand équipement. — La banderole de giberne.

Sont également supprimés :
Le képi rigide en usage dans la gendarmerie de Corse et d'Afrique ;
Les sous-pieds que les gradés et gendarmes portent actuellement avec le pantalon long. (Cette mesure est applicable à la garde républicaine) ;
Le tapis de grande tenue des officiers ;
Le port des gants pour les gradés et gendarmes dans la tenue de service hors la résidence. Toutefois, le port de gants fourrés est facultatif dans cette tenue en hiver.


Le décret du 11 août 1904, ramène l'effectif de la compagnie de la Guyane à 52 personnels.

La découverte de l'or dans le pays ; le rush aurifère  entraîne l'implantation de compagnies qui emploient de nombreux ouvrier, et certains d'entre eux, gagnés par la fièvre de l'or, se livrent à des recherches plus ou moins illicites.
Cette situation , cause de désordres, nécessite l'intervention de la gendarmerie implante en 1906 des postes fixes sur les gisements d'or : Inini, Élysée et Dagobert.
Les militaires de ces postes situés dans des régions insalubres à l'époque et particulièrement déshéritées sont éprouvés par le climat. Au bout de quelques mois de séjour en forêt ils reviennent malades et sont, de ce fait, rapatriés en métropole. Les quatre-cinquièmes des titres de rapatriements accordés par la France sont des congés de convalescence.
C'est pourquoi, deux ans plus tard, une pénurie de personnel s'ajoutant à ses conditions de vie difficiles, les postes fixes sont complètements abandonnés.

Un rapport médical de 1910 nous apporte d'ailleurs des précisions sur l'état sanitaire du détachement à cette époque, et nous montre à quel point son personnel est éprouvé par le climat.
Malgré la suppression des postes fixes, et pendant de nombreuses années encore, les interventions de la gendarmerie vont se succéder, afin de faire assurer le respect de l'ordre, dans la zone aurifère de la région « Inini-Ouaqui » et sur les gisements Bief, Paul-Isnard, Saint-Élie et Adieu-Vat.



Maréchal des logis CORDIN – Saint-Laurent du Maroni.
A Saint-Laurent du Maroni, le 19 juillet 1907, le maréchal des logis CORDIN, seul à la brigade, reçoit du commissaire de police la réquisition de procéder à l'arrestation de trois forçats évadés, armés de bons fusils. Il part immédiatement avec le commissaire et deux transportés en cors de peine. Dans la soirée, on découvre les évadés qui répondent à la sommation de se rendre par des coups de feu; le maréchal des logis riposte, mais il est blessé mortellement. Son transport étant impossible à cause de son état, il meurt sur les lieux, après six heures de souffrances, à l'endroit appelé « Crique Saint-Marguerite », à ! ou 10 km de Saint-Laurent.

Un emploi d'adjudant est créé au détachement de la Guyane, le 13 janvier 1908.

En août 1914, les Guyanais, comme les autres ressortissants des vieilles colonies, ne sont pas concernés par la mobilisation, à l’exception de ceux qui ont leur résidence permanente en France. Le Ministère de la Guerre juge qu’il n’est pas utile de déplacer les conscrits coloniaux pour une guerre qu’il estime de courte durée et le bilan de la conscription de 1913 n’a pas été estimé suffisamment positif. Mais début 1915, la guerre s’éternise et des renforts humains sont nécessaires. On se résout donc à faire appel aux soldats coloniaux.
En Guyane, aucun homme n’a jamais été recensé militairement avant 1913. Il faut donc recenser dans l’urgence des hommes susceptibles de partir combattre. Entre février et août 1915, les classes 1915 à 1900 (sauf 1912 et 1913, déjà présentes en France) sont examinées. Dans un premier temps, les Territoriaux (classes 1899 à 1890) sont maintenus dans leurs foyers. Les non-natifs résidant en Guyane (essentiellement des Antillais), sont également recrutés. Les fonctionnaires métropolitains, soumis à la conscription ordinaire, sont mobilisés dès août 1914. Les libérés européens (individus ayant fini leur temps de bagne mais astreints à résidence en Guyane), à l’exception de quelques volontaires, ne sont pas concernés par la mobilisation.
Parmi les Guyanais, se trouvent de nombreux Antillais. Dans la réalité, un peu plus d’un millier de Guyanais des classes de 1895 à 1918 partent en France au sein du contingent créole. Cette dénomination, qui regroupe Antillais, Réunionnais et Néocalédoniens, permet de différencier les originaires des vieilles colonies, des colonisés plus récents d’Afrique, englobés sous l’appellation « tirailleurs Sénégalais ».
Les conscrits quittent la Guyane en paquebot et font escale à Fort de France. Rassemblés avec des conscrits martiniquais et guadeloupéens, ils sont embarqués pour Saint-Nazaire, d’où ils sont envoyés dans les dépôts de régiments d’infanterie coloniale du sud de la France (climat plus clément) pour parfaire leur préparation militaire. Les rapports des instructeurs ne sont guère flatteurs et le contingent créole est qualifié d’indolent, d’indiscipliné.
Les soldats guyanais participeront aux combats en Champagne, de la Somme, à l'expédition des Dardanelles (mars1915-Février 1916), la bataille de Verdun durant l'année 1916, le Chemin des Dames (avril-mai 1917), 286 Guyanais seront tués durant le conflit.



Le décret du 11 août 1904, fixant l'effectif du détachement de la Guyane, a été modifié par les décrets des 13 janvier 1908 et le 1er mai 1917 qui, par la création des emplois d'adjudant et de maréchal des logis-chef comptable, ont assuré un meilleur encadrement du détachement, tout en facilitant le jeu normal de l'avancement.
Le décret du 27 février 1921, prévoit un emploi de chef de brigade de 1ère ou de 2ème classe à pied. L'effectif du détachement est constitué de: 2 officiers et 50 gendarmes.

Le détachement, réorganisé par le précédent décret, a été doté d'un effectif numérique suffisant, mais l'expérience a démontré qu'une modification judicieuse dans l'aménagement de cet effectif correspondrait plus étroitement aux nécessecités du service, et le gouverneur de la colonie l'a proposée.
Le 20 avril 1923, une nouvelle répartition de l'effectif, entre les différents emplois ou grades, s'impose donc.
Le détachement est donc ainsi répartit:
- 3 officiers;
- 1 chef de brigade hors classe ou de 1ère classe à pied ou à cheval, commandant de section;
- 1 chef de brigade de 1e, 2e ou 3e classe, comptable;
- 1 chef de brigade de 4e classe, secrétaire du commandant de détachement;
- 1 chef de brigade de 1e ou de 2e classe à cheval;
- 1 chef de brigade de 3e classe à cheval;
- 3 chefs de brigade de 4e classe à cheval;
- 19 gendarmes à cheval;
- 1 chef de brigade de 1e ou de 2e classe à pied;
- 1 chef de brigade de 3e classe à pied;
- 3 chefs de brigade de 4e classe à  pied;
- 18 gendarmes à pied.

à suivre..............

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Sam 26 Mar - 9:57

Le 22 janvier 1924, en raison de nombreux cas d’alastrim* sévissant à l'état épidémique à la Martinique et à la Gaudeloupe, la Compagnie générale Transatlantique a décidé d'exiger à l'avenir de tous les passagers, embarquant à destination des Antilles et de la Guyane, un certificat de vaccination antivariolique ayant moins de six mois de date. Les passagers qui n'auront pu présenter ce certificat seront vaccinée d'office en cours de route par le médecin du bord.
L'effectif du détachement tel qu'il a été fixé, impose au budget de cette colonie des charges qu'il n'est plus en mesure de supporter.
Le gouverneur de la Guyane a été, en conséquence, amené à envisager la diminution de l'effevtif de ce détachement, en tenant compte, toutefois, des nécessités imoposées par le maintien de l'ordre public.
L'effectif passe donc le 14 septembre, à 1 officier et 30 gendarmes, dont 8 à cheval et 22 à pied.

*Alastrim:Maladie contagieuse et épidémique se rencontrant principalement aux Antilles, dans les autres parties de l'Amérique, dans l'Afrique du Sud où on la connaît sous le nom d'amass et aux Indes, ayant des symptômes qui rappellent à la fois ceux de la variole et ceux de la varicelle, et frappant surtout les noirs. Elle est considérée, par les uns, comme une fièvre éruptive particulière et, par les autres, comme une varioloïde apparaissant chez les sujets non ou insuffisamment vaccinés.`` (Garnier-Del. 1958).


A partir de 1925, les bat-flancs, les fers et les cachots sont supprimés. Les condamnés ont droit au hamac.

En ramenant de 52 à 31 unités l'effectif du détachement de la Guyane, la colonie a permis de réaliser une économie appréciable. Le gouverneur estime qu'une nouvelle réduction peut être envisagée tout en tenant compte des nécessités impoosées par la maintien de l'ordre public. L'effectif passe donc de 31 à 26 personnes, 1 lieutenant et vingt-cinq gradés et gendarmes en septembre 1925.

Deux ans plus tard, le Président DOUMERGUE estime que l'effectif est trop faible: à la tâche ordinaire qui lui revient d'assurer le service d'orrde et le maintien de la sécurité publique dans la colonie s'ajoute, en effet, la colaboration qu'il doit apporter au corps des surveillants militaires dans l'étroite  surveillance de l'élément pénal qui ne peut être entièrement exercée par ce corps devenu numériquement insuffisant. Le gouverneur de la Guyane fait augmenter l'effectif de quinze unités et porté, de la sorte, à un officier et trente-neuf hommes de troupe.

L'effectif du détachement, qui était de 40 unités, a été porté à 73 unités par décret en date du 29 septembre 1928.
Cette augmentation avait été rendue nécessaire par les troubles survenus à Cayenne en août de la même année; mais depuis lors le calme a été complet et il est certain que la situation actuelle ne justifie plus un effectif de gendarmerie aussi élevé, auquel d'ailleurs les moyens financiers de la colonie ne permettent pas de faire face. Le 24 avril 1930, l'effectif est ramené à 64 unités, à savoir:
- 1 officier subalterne, commandant le détachement;
- 1 addjudant-chef ou adjudant à pied suppléant;
- 1 adjudant ou maréchal de logis chef comptable;
- 1 maréchal des logis chef secrétaire;
- 2 adjudants à pied;
- 11 maréchaux de slogis chefs à pied;
- 47 gendarmes à pied.


L'occupation de l'intérieur de la colonie dont le gouvernement de l'Inini prend la charge va comporter l'emploi de six gradés et gendarmes supplémentaires. Ces militaires de la gendarmerie seront détachés de l'effectif en service dans la Guyane, mais, afin que le prélèvement puisse être effcectué sans inconvénient pour le service, le gouverneur de la Guyane française a demandé que l'effectif du détachement soit augmenté de six unités.

Un décret du 26 juin 1931 a porté l'effectif du détachement à un officier et soixante-neuf gradés et gendarmes, dont 4 gradés et gendarmes détachés hors cadres.
Les nécessités budgétaires ne permettent pas à la colonie de faire face aux frais qu'entraine un détachement de cette imoprtance. Le calme qui règne dans la colonie suffirait d'ailleurs pour justifier la réduction de l'effectif. Il pariat possible de mainteninr l'ordre et d'assurer la sécurité publique avec 36 unités, 12 unités étant d'autre part détachées en Inini, territoire qui, par sa situation et en raison des difficultés des communications, nécessite un léger renforcement de l'effectif. En conséquence le déatchement est ramené à 1 officier et 47 gradés et gendarmes.

Un adjudant à pied, trois maréchaux des logis-chefs, huit gendarmes à pied, prélevés sur cet effectif, sont détachés hors cadres pour servir dans le territoire de l'Inini.

Après avoir réduit l'effectif en 1933, quatre gendarmes supplémentaires sont envoyés par décret du 29 mars 1935 pour assurer la bonne administration de la police sur l'ensemble du teritoire. Et l'effectif repasse, à un officier et 43 militaires en ce début d'année 1936.
Le détachement de la Guyane se compose ainsi:
Section de Cayenne:
- 4 brigades à pied à Cayenne;
Brigade à pied: - Kourou – Touate – Summary – Iraxoubo – Mana – Saint-Laurent du Maroni.
Poste à pied: -Pointe-Macouria – Saint-Georges de l'Oyapock – Régina.
Poste provisoire: - Placer saint-Élie – La Forestière – Crique Tranquille (fournis par la compagnie).

17 juin 1938 Décret loi portant suppression de la transportation en Guyane.

22 novembre 1938 Dernier convoi de transportés à destination de la Guyane. (666 relégués)

À la suite de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, plusieurs colonies françaises et un territoire sous-mandat se placent rapidement sous son autorité: les cinq comptoirs des Établissements français de l'Inde sont le premier territoire à rallier la France Libre, puis les Nouvelles-Hébrides, les archipels des Établissements français de l'Océanie et la Nouvelle -Calédonie, le Tchad (dont le gouverneur Félix Éboué proclame le 26 août le ralliement), le Cameroun français et l'Oubangui-Chari suivent. À la fin de l'été 1940, l'essentiel de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) est passée dans le camp de la France libre, à l'exception du Gabon.
À l'automne 1940, l'Afrique-Occidental Française (AOF) demeure encore dans le giron vichyste, de même que l'Afrique du Nord, l'Indochine française, les Antilles françaises, la Guyane, Saint-Pierre et Miquelon, Djibouti et Madasgar, mais aussi la Syrie et l'État du Grand Liban, administrés par la France sous un régime de mandat de la Société des Nations, ainsi que le territoire chinois de Kouang-Tchéou-Wan et la Concession française de Shanghaï.
Dans le Pacifique, Wallis-et-Futuna se rallie en mai 1942. la Guyane française ne se rallie qu'en mars 1943.


En 1942, le capitaine THEULIÈRE, cvommandant le détachement, assure les fonctions de directeur de la Police et de la Sûreté Générale. La même année, l'adjudant-chef BAUER, chargé des fonctions de commissaire central pour les communes situées dans l'île de Cayenne, ville de Cayenne comprise, devient son adjoint.


Un fichier de recherches est créé à Cayenne, le 13 août 1945.


Dés 1940, les militaires du détachement de gendarmerie sont autoriséer à porter la tenue de travail, en toile kaki, du modèle de celle des sous-officiers de l'Infanterie Coloniale, soit:
chemisette à manches courtes, décolletées jusqu'au 2ème boutons, sans cravate;
pantalon ou culotte, retenu par le ceinturon en cuir noirci;
Les militaires portant la culotte seront tenus, de porter des bas kaki et des chaussures noires ou jaunes;
Cette tenue sera portée jusqu'en 1993.

Pendant le carnaval de 1946, des troubles graves éclatent dans la ville, mettant aux prises les Tirailleurs sénégalais de la compagnie mixte d'Infanterie coloniale de la Guyane et la population civile. Les Tirailleurs sénégalais révoltés, au nombre d'une centaine, font usage de leurs armes. Sept morts et trente blessés graves sont dénombrés. Les militaires de la Gendarmerie et les cadres européens de la compagnie mixte interviennent et rétablissent l'ordre. Deux gradés sont blessés et de nombreux gendarmes contusionnés.
L'année suivante, à l'annonce de la mort accidentelle du députéJadfart décédé la veille à bord d'un appareil amphibie, de nouveaux troubles éclatent à Cayenne. Le détachement est mis une nouvelle fois à contribution et rétablit l'ordre sans effusion de sang.

La loi n° 46-451, du 16 mars 1946 érige en département d'Outre-Mer la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane française.

La fermeture définitive du bagne a été obtenue, à la suite de la publication de 27 articles d'Albert Londres et sous l'impulsion de Gaston Monnerville. Dès le 17 août, cent quarante-cinq détenus débarquent à Marseille, en provenance de Guyane.

Par le décret n° 50-694 du 17 juin 1950, il est créé un Détachement de gendarmerie dénommé « Détachement de gendarmerie des Antilles-Guyane », comprenant les unités de gendarmerie stationnées dans les départements de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane française.
La section de la Guyane est composeé:
- 1 capitaine, commandnat la section;
- 1 lieutenant adjoint;
- 1 adjudant comptable;
- 1 maréchal des logis-chef comptable;
- 1 adjduant;
- 2 maréchaux des logis-chefs (tous les 3 responsables des services autos, radio et casernement).
- 2 adjudants-chefs;
- 3 adjudants;
- 19 maréchaux des logis-chefs;
- 61 gendarmes.
Total des sous-officiers de la section de gendarmerie de la Guyane française: 90.

La section de la Guyane, comme les compagnies de la Martinique et de la Guadeloupe s'administrent isolément sou sl'autorité du commandant du détachement de gendarmerie, dont les attributions particulières sont fixées par une instruction minitérielle.

La loi n° 51-1098 du 14 septembre 1951 restaure le « Territoire de l'Inini » sous le nom d' « arrondissement de l'Inini ».
Article 1er : Le département de la Guyane française se compose de :
1° L'arrondissement de Cayenne que comprend les communes existant actuellement en Guyane ;
2° L'arrondissement de l'Inini » ; mais il précisait que : « Cet arrondissement, qui a la personnalité morale, est doté provisoirement et pendant une période qui ne pourra excéder dix ans, d'un statut particulier ».

Indépendamment des missions à l'intérieur de la Guyane accomplies par les officiers, gradés et gendarmes de la Section de gendarmerie à l'occasion du service, le Préfet de la Guyane effectue une ou deux missions annuelles auxquelles participite la gendarmerie.

Ces missions ont pour but l'étude d'un itinéraire, l'établissement de tracés et de relevés géodésiques, géographiques ou hydrographiques et parfois la recherche d'explorateurs égarés, comme cela fut le cas pour la mission de décembre 1951 et janvier 1952, pour la recherche de l'explorateur Raymond MAUFRAIS, recherches déjà effectuées à l'époque de sa disparition, en juillet 1950, par une mission de gendarmerie conduite par le maréchal des logis-chef JAILLET, commandnat le poste de gendarmerie de Camopi.

La mission effectuée en juin, juillet et août 1952 avait pour but une liaison Tampoc-Oyapock, pour retrouver le tracé de la mission Oyapock-Tampoc de 1951 et devait être effectuée sous la direction du Préfet de la Guyane. Ce dernier, empêché, avait demandé au commandnat de section qu'un gendarme qualifié en prenne la direction à sa place. Le commandant de section désigna alors le gednarme CHAVEAU, qui avait déjà participé à la mission de 1951.
Le 27 juin 1952, le gendarme CHAUVEAU Roger quitte par avion Cayenne à destination de Saint-Laurent du Maroni. Le départ était prévu pour le 1er juillet, mais les préparatifs n'étant pas terminés, la mission quitte Saint-Laurent le 5 juillet.
Accompagné de cinq porteurs créoles, dont BRUNEAU et GAREAU, de l'Oyapock et cinq canotiers bonis,  CHAUVEAU quitte Maripasoula le 12 juillet sur deux canots, perdant ainsi contact avec le monde civilisé.
Après huit journées de canotage et après avoir passé de nombreux sauts, elle est arrivée au point côté « 183 », terminus de la navigation. A cet endroit, elle a abandonné les canots pour prendre, à pied, un ancien tracé fait par l'ingénieur géographe HURAULT, il y a quelques années et qui conduit en deux jours au point « 214 ».
la colonne se dirigeant à la boussoule, s'est ansuite enfoncée dans la forêt en direction du Sud, se frayant un chemin au sabre d'abatis à la vitesse d'à peine trois kilomètres par jour.
Après dix jours de marche, aprsè avoir passé criques et rivières, dont le Kouc, la jonction avec le tracé de 1951 a été réalisée en un point situé à égale distance environ du village indien d'Ourouareu, près des sources de l'Oyapock, et le point astrogéodésique « 214 ».
Le 13 août, le gendarme CHAUVEAU était de retour à Maripasoula et faisait savoir au préfet et au capitaine ROBERT, commandant la section de gendarmerie: »Mission terminée – Objectif atteint ».

Le colonel VALANTIN, commandant supérieur des Troupes du Groupe des Antilles-Guyane, cite à l'Ordre des Troupes du Groupe des Antilles-Guyane, le gendarme CHAUVEAU Roger, de la Section de Gendarmerie de la Guyane, pour le motif suivant:
« A été chargé par le préfet de la Guyane d'effectuer, dans la région des monts « Tumuc-Humac » et en partant du Tampoc (affluent du Haut-maroni), une reconnaissance d'itinéraire pour recouper, d'ouest en est, les traces d'une piste ouverte en pleine forêt vierge en décmebre 1951 par une mission de liaison « Oyapock-Tampoc » tentée d'est en ouest, à laquelle il avait déjà participé et qui, vaincue par les considérables difficultés de l'entreprise, avait dù faire demi-tour sans pouvoir atteindre son but.
A réussi parfaitement cette mission de reconnaissance grâce à une vigueur et une résistance exceptionnelles, sa volonté inébralable de vaincre, coûte que coûte, les nombreux obstacles que lui opposait une nature sauvage, hostile et où il ne pouvait compter sur aucun secours.
Sa parfaite connaissance des hommes et des difficultés à surmonter, la minutieuse préparation qu'il a effectuée ainsi que l'excellence organisation qu'il a réalisée avec des moyens modestes lui ont permis de respecter son horaire, de conserver son orientation, de remplir complètement sa mission et d'en rapporter de très prècieux enseignements.
Ordre particulier n° 4 du 29 septembre 1952.
                                                                                                                                                                                                                             
A compter du 1er septembre 1957, la décision interministérielle du 6 juin fixe le terminologie des détachements stationnés dans la France d'outer-mer. Le détachement de gendarmerie des Antilles-Guyane prend l'appellation de Groupement de gendarmerie des Antilles-Guyane. Les Compagnies deviennent des « Groupes » et les Sections des « Escadrons ». La section de la Guyane, prend la dénomination de Escadron de la Guyane.

La mise en place de nouvelles insitutions outre-mer et les modifications apportées aux appellations d'unités de gendarmerie départementale rendent indispensable une révision le l'acteulle terminologie employée pour désigner les roganes de commandmeent et les unités de gendarmerie outre-mer.
A compter du 1er octobre 1959, le Groupement des Antilles-Guyane, devient la Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane, et l'Escadron de la Guyane devient le Groupement de Guyane.


(photo Revue de la Gendarmerie nationale)

La brigade d'Apatou

à suivre............

GARNISON36

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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Dim 27 Mar - 9:38

Gendarme SILVESTRE Jean-Edmond-Frédéric - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gendarme dévoué et courageux.
Le 12 décembre 1961, à Mana, alors qu'il procédait à ll'arrestation d'un individu armé qui venait de commettre un assassinat, a été mortellement blessé par ce dernier. »
A obtenu, pour ce fait, à titre posthume:
la Médaille Militaire par décret du 11 avril 1962;
la Médaille de la Gendarmerie nationale par arrêté du 10 février 1962.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1962.


En 1964, le Général de Gaulle prend la décision de construire une base spatiale en Guyane, destinée à remplacer la base saharienne d'Hammaguir, en Algérie, et à développer l’économie guyanaise. La position du département est privilégiée, proche de l’équateur avec une large ouverture sur l’océan. Le Centre Spacial Guyanais, depuis les premières fusées « Véronique », s’est largement développé au fil des années.

Par la décision du 23 mars 1965, le Peloton Mobile n° 50 de Cayenne devient le PM n° 12.

L'arrondissement de l'Inini est supprimé par le décret n° 69-261 du 17 mars 1969, portant réorganisation administrative du département de la Guyane.
Sa suppression est confirmée par loi n° 69-1263 du 31 décembre 1969, portant diverses dispositions d'ordre économique et financier.
Son article 27 abrogea la loi du 14 septembre 1951 « à compter de l'entrée en vigueur du décret n° 69-261 du 17 mars 1969 ».

La circulaire du 5 avril 1972, renomme les pelotons mobiles de Cayenne. Le peloton mobile n° 12 prend le numéro 30 et le peloton n° 13 devient le numéro 31.
Le 1er janvier 1975, le Groupement de la Guyane est dissous et la Légion des Antilles-Guyane est créée à Fort-de-France.

Un groupe de gendarmes auxiliaires est créé à Kourou le 1er aôut 1984. une brigade est créée à Remire-Montjoly.

La décision du 8 janvier 1986, supprime la brigade territoriale de Saul. Une brigade de recherches est créée à Kourou en septembre. Et un groupe de gendarmes auxiliaires à la compagnie de Saint-Laurent du Maroni début janvier 1987.

Gendarme LENIK Philippe - Légion de Gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Grièvement blessé par balles, à Kourou, alors qu’il tentait d’appréhender un individu armé, est décédé des suites de ses blessures le 12 janvier 1986.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1986.

Le 1er aout 1987, une compagnie de gendarmerie est crée à Kourou. Elle comprend:
GC compagnie;
Groupe de G.A;
Brigade de recherches;
BT Kourou – Macouria – Sinnamary.
La compagnie de cayenne est modifiée:
GC Compagnie;
Groupe G.A.1;
Groupe G.A.2 Cayenne-France et Cayenne-Rochambeau;
BT Cayenne – Cacao – Camopi – Régina – Rémire-Montjoly – Saint-Georges.

Adjudant HASSLER Raymond - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane - Groupement de la Guyane.
« Gradé commandant de brigade, qui, le 21 octobre 1989, à Awala-Yalimapo, n’a pas hésité, au péril de sa vie, à neutraliser un forcené qui venait de tuer une personne et d’en blesser cinq autres à l’aide d’une arme à feu.
Blessé dans l’action, a fait preuve en la circonstance d’un courage et d’un sang-froid remarquables en poursuivant avec la plus totale abnégation l’exécution de sa mission. »
A obtenu pour ce fait:
-        la Médaille de la Gendarmerie nationale par décision n°2 du ministre de la Défense, en date du 16 janvier 1990.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1989.



Le 1er novembre 1989, un poste de gendarmerie est créé aux iles du Salut sur l'île Royale. La brigade routière du PM 31 de Cayenne est dissous à la fin du mois de novembre 1990, et une brigade motorisée est créée à Cayenne.
1992, voit la création d'une brigade nautique à Cayenne et à Saint-Laurent du Maroni, l'équipe de rcherches de Saint-laurent ets transformée en BR. Le peloton mobile VBRG n° 31 de Cayenne est dissous à son tour. Le PM porté n° 30 est transformé en Pelotn VBRG et un Groupe de soutien des pelotns mobiles est créé à cayenne.

Adjudant ULVOAS Gérard - 3ème Légion de Gendarmerie mobile.
« Adjudant d’un courage, d’une maitrise de soi et d’un esprit d’abnégation exemplaires.
Le 19 novembre 1992, à la tête de l’équipe légère d’intervention de son unité, à su s’opposer à une foule agressive qui tentait de soustraire un condamné à son escorte dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Cayenne.
Sévèrement blessé au cours de la mêlée a néanmoins poursuivi son action pour mener à bien sa mission. »
A obtenu pour ce fait :
-        un témoignage de satisfaction du général, commandant la circonscription de gendarmerie de Rennes, en date du 15 janvier 1993.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1992.

Le 1er octobre 1993, la tenue kaki, culotte et chemisette est supprimée du paquetage, pour être remplacée par le petit bleu. Elle ne survivera pas longtemps.

Les gendarmes mobiles déplacés en outre-mer emportent dans les valises, en plus des tenues traditionnelles, le « petit vert » short et chemisette de couleur vert OTAN, pour le service à l'intérieur du cantonnement, la tenue de combat avec le chapeau de brousse pour les missions brousse, jusqu'aux années 2010 avant d'être remplacée par  la tenue bariolée.

Le 1er septembre 1993, un PSIG voit le jour à Kourou. Une brigade de recherches  et une brigade départementale de renseignement judiciaires sont créées à Cayenne, un mois après. Corrélativement la brigade fichier de recherches de Cayenne est dissoute.

La décision du 15 février 1994, réorganise les compagnies de Kourou et de Saint-laurent du Maroni.
Compagnie de Saint-laurent:
GC compagnie;
BR à Saint-laurent;
BT à Saint-Laurent;
BT à Apajou;
BT à Grand-Santi;
BT à Mana;
BT à Maripasoula;
BT à Papaïchton.
Compagnie de Kourou:
GC compagnie;
PSIG à Kourou;
BR à Kourou;
BT à Kourou;
BT à Iracoubo;
BT à Macouria;
Bt à Sinnamary.

Le noyau nautique de la brigade territoriale de Cayenne est dissous, la brigade nautique de Cayenne est créée le 1er juillet 1994.


Capitaine LAVERGNAT Jean-Marc - Légion de Gendarmerie d'Ile de France.
« Officier commandnat l'escadron 25/1 de Gendarmerie mobile, animé d'un grand courage et d'une détermination sans faille.
Le 21 février 1995, en mission de suveillance nautique dans le cadre du contrôle des fronrières sur le fleuve Oyapock, a été emporté par les eaux tumultueuses après que la pirogue dans laquelle il avait pris place avec ses hommes, eut chaviré lors du passage de rapides particulièrement dangereux.
Officier de gendarmerie de grande valeur, s'est attaché l'estime et l'admiration de tous par ses qualités humaines et professionnelles.
A fait montre, en la circonstance, d'un sens élevé du devoir et d'une totale abnégation dignes des traditions de la gendarmerie.
A disparu au cours de cette mission. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gednarmerie nationale, par décision n° 22 du ministre d'État, ministre de la Défense, en date du 10 mars 1995;
la Croix de chevalier de la Légion d'honneur avec effet du 1er mars 1995;
par ailleurs cet officier a été promu, à titre posthume, à l'échelon spécial de son grade, à compter du 21 février 1995.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Gendarme VINCENT Nicolas -  Légion de Gendarmerie d'Ile de France.
« Jeune sous-officier courageux et déterminé.
Le 21 février 1995, en mission de suveillance nautique dans le cadre du contrôle des fronrières sur le fleuve Oyapock, a été emporté par les eaux tumultueuses après que la pirogue dans laquelle il avait pris place, eut chaviré lors du passage de rapides particulièrement dangereux.
Sous-officier de gendarmerie dont la disponibilité tout comme l'enthousiasme et le sens de l'amitié lui valaient l'estime de ses chefs et de ses camarades.
A fait montre, en la circonstance, d'un sens élevé du devoir et d'une totale abnégation dignes des traditions de la gendarmerie.
A trouvé la mort au cours de cette mission.
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gednarmerie nationale, par décision n° 23 du ministre d'État, ministre de la Défense, en date du 10 mars 1995;
la Médaille Militaire avec effet du 28 février 1995;
par ailleurs ce sous-officier a été promu, à titre posthume, au grade de major, à compter du 21 février 1995.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Gendarme VAUTELIN Yann -  Légion de Gendarmerie d'Ile de France.
« Jeune sous-officier courageux et déterminé.
Le 21 février 1995, en mission de suveillance nautique dans le cadre du contrôle des fronrières sur le fleuve Oyapock, a été emporté par les eaux tumultueuses après que la pirogue dans laquelle il avait pris place, eut chaviré lors du passage de rapides particulièrement dangereux.
Sous-officier de gendarmerie dont la disponibilité tout comme l'enthousiasme et le sens de l'amitié lui valaient l'estime de ses chefs et de ses camarades.
A fait montre, en la circonstance, d'un sens élevé du devoir et d'une totale abnégation dignes des traditions de la gendarmerie.
A disparu au cours de cette mission.
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gednarmerie nationale, par décision n° 24 du ministre d'État, ministre de la Défense, en date du 10 mars 1995;
la Médaille Militaire avec effet du 28 février 1995;
par ailleurs ce sous-officier a été promu, à titre posthume, au grade de major, à compter du 21 février 1995.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Gendarme ASPERTI Bruno – Légion de Gendarmerie d'Ile de France.
« Gendarme déplacé avec son unité, qui s'est brillament distingué le  21 février 1995 sur le fleuve Oyapock, au lieu-dit « Saut Maripa » commune de de Saint-Georges de l'Oyapock, en tenatnt à deux reprises de sauver de la noyade son capitaine.
Malgré les conditions extrêments périlleuses provoquées par le chavirement de l'embarcation dans laquelle, en compagnie d'autres militaires, il avait pris place, a tenté, au péril de sa vie, d'extraire des eaux tumultueuses du fleuve le capitaine Jean-Marc LAVERGNAT, commandant l'escadron 25/1 de gendarmerie mobile, son commandant d'unité.
A manifesté en la circonstance un courage, une abnégation et un sens du devoir remarquables et dignes d'éloges. »
A obtenu pour ce fait:
une citation à l'ordre de la division du général, commandat la circonscription de gendarmerie d'Ile de France, en date du 14 juin 1995;
la Médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement par arrêté du préfet de la région Guyane, en date du 29 janvier 1996.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Gendarme SORLIN Frédéric - Légion de Gendarmerie d'Ile de France.
« Gendarme particulièrement courageux qui, le 21 février 1995, à Saint-Georges de l'Oyapock, a tenté, au péril de sa vie, de secourir son commandnat d'unité et un camarade après que, suite au chavirement de l'embarcation dans laquelle ils avaient pris place, tous les occupants aient été précipités dans les eaux tumultueuses du fleuve.
Bien que la puissance du courant ne lui a par permis de mener à bien sa tentative, le commandant d'escadron et deux sous-officiers n'ayant pu être sauvés de la noyade.
A fait preuve en la circonstance d'une totale abnégation et d'un sens élevé du devoir. »
A obtenu pour ce fait:
une citation à l'ordre de la division du général, commandat la circonscription de gendarmerie d'Ile de France, en date du 14 juin 1995;
la Médaille de bronze pour acte de courage et de dévouement par arrêté du préfet de la région Guyane, en date du 29 janvier 1996.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Gendarme NORROY Alain – 7ème Légion de Gendarmerie mobile.
« Gendarme, courageux et animé d'un sens élevé du devoir.
Le 11 novembre 1995, à Saint-Laurent du Maroni, bien que grièvement blessé par balles, lors de l'interception de deux auteurs d'une agression à main armée qui se déplacent en véhicule, a permis leur arrestation grâce à une riposte efficace.
A fait preuve en la circonstance d'un engagement personnel et de qualités professionnelles qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait :
-        une citation à l’ordre du régiment du colonel commandant 7ème Légion de Gendarmerie mobile à Metz, en date du 2 février 1996.
Livre d’Or de la Gendarmerie - 1996


Gendarme DUSSART Patrice – Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Excellent gendarme, dévoué, courageux et animé d'une haute idée de sa mission.
Le 7 décembre 1995, désigné pour assurer la reconduite à la frontière, par voie aérienne, d'étrangers en situation irrégulière, a été mortellement blessé vers 20 heures, en Haïti, dans l'accident de l'avion assurant la liaison de Cayenne à Port-au-Prince (Haïti). »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 118 du ministre de la Défense, en date du 21 décembre 1995;
la Médaille Militaire avec effet du 13 décembre 1995;
par ailleurs ce sous-officier a été promu, à titre posthume, à l'échelon exceptionnel de son grade, à compter du 7 décembre 1995.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Gendarme PELLERIN Éric – Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Excellent gendarme, dévoué, courageux et animé d'une haute idée de sa mission.
Le 7 décembre 1995, désigné pour assurer la reconduite à la frontière, par voie aérienne, d'étrangers en situation irrégulière, a été mortellment blessé vers 20 heures, en Haïti, dans l'accidant de l'avion assurant la liaison de Cayenne à Port-au-Prince (Haïti). »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 118 du ministre de la Défense, en date du 21 décembre 1995;
la Médaille Militaire avec effet du 13 décembre 1995;
par ailleurs ce sous-officier a été promu, à titre posthume, à l'échelon exceptionnel de son grade, à compter du 7 décembre 1995.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1995.

Le 11 novembre 1995, à Saint-Laurent du Maroni, bien que grièvement blessé par balles, lors d'une interception de deux auteurs d'une agression à main armée, le gendarme NOROY de la 7ème Légion de gendarmerie mobile, a permis leur arrestation grâce à une riposte efficace.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1996.



BT IRACOUBO


BT MACOURIA


BT MANA


BT MATHOURY


BT SAUL


BT SINNAMARY


BT RÉGINA


BT ILES DU SALUT


BT ST GEORGES DE L'OYAPOCK


BT CACAO


CASERNE JOFFRE - ST LAURENT DU MARONI


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Re: LA GENDARMERIE D’OUTRE-MER

Message par GARNISON36 le Dim 27 Mar - 9:43

Le gendarme DAMIN André, de la 5ème légion de gendarmerie mobile, en déplacement avec son unité, à saint-Laurent du Maroni, malgré la présence d'une foule en colère, est intervenu spontanément le 30 mars 1996, pour porter secours à une peresonne victime d'une tentative d'homicide.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1996.

Les gendarmes CUEVAS, BOET et GRIMALDI de la 5ème L.G.M., en déplacement à Cayenne, ont portés secours en dépit d'une mer démontée, à trois baigneurs en difficulté, le 13 avril, alors qu'ils étaient en position de repos.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1996.


MARGERY Jacques, médecin-chef, du Groupment de genadrmerie de la Guyane.
« Médecin-chef, particulièrement courageux et animé d'un sens élevé du devoir.
Au cours des nuits du 16 au 17 et du 23 au 24 avril 1997, en agglomération de Cayenne, au cours d'opérations de maintien de l'ordre, s'est porté, malgré le danger, au secours des policiers et gendarmes blessés par les émeutiers et a assuré leur évacuation dans les meilleurs conditions;
a fait preuve, en la circonstance, d'un engagement personnel et d'un dévouement qui font honneur au service de santé des armées. »
A obtenu pour ce fait :
-        un témoignage de satisfaction du directeur général de la gendarmerie, en date du 15 juillet 1997.
Livre d’Or de la Gendarmerie – 1997.


Dans la nuit du 23 au 24 avril 1997, au cours d'une opération de maintien de l'ordre dans l'agglomération de Cayenne, deux gendarmes mobiles de la 3ème Légion de Gendarmerie mobile déplacés avec leur unité, le maréchal des logis-chef COURTAY et le gendarme DUCLAP ont été grièvement blessé par arme à feu. Deux autres gendarmes appartenant à un peloton V.B.R.G. de la Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane, l'adjudant DABAUX et le gendarme LABADOT, sont blessés au dos et au bras par des projectiles d'une arme de chasse.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1997.

Le gendarme LAUTRAM Bruno, en position de repos sauve une adolescente d'une mort certaine, dans une mer agitée, le 21 mai 1997.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1997
.

Le 22 septembre 1998, à Mana un gendarme accompagné d'un gendarme auxiliaire, ont, sous la menace d'une arme, interpellés un dangereux malfaiteur recherché pour vols avec voilences, évasion et assassinat.

Gendarme KLEIN Georges - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gendarme exemple d'une totale abnégation qui, dans la nuit du 22 au 23 septmebre 1998 à Mana, a été mortellement blessé par balles alors qu'il était lancé à la poursuite de trois individus armés dans un massif forestier difficile d'accès.
A fait preuve, en ces circonstances, d'un sens élevé du devoir et dun courage exceptionnel digne des traditions de la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
la croix de chevalier d ela Légion d'Honneur, avec effet du 28 septembre 1998;
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 35 du ministre de la Défense, en date du 16 octobre 1998;
par ailleurs ce sous-officier a été promu, à titre posthume, au grade de major, à compter du 22 septembre 1998.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1998.

Gendarme BRUNETEAUX Therry - Légion de Gendarmerie des Antilles-Guyane.
« Gendarme exemple d'une totale abnégation qui, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1998 à Mana, a été mortellement blessé par balles alors qu'il était lancé à la poursuite de trois individus armés dans un massif forestier difficile d'accès.
A fait preuve, en ces circonstances, d'un sens élevé du devoir et dun courage exceptionnel digne des traditions de la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
la croix de chevalier d ela Légion d'Honneur, avec effet du 28 septembre 1998;
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 36 du ministre de la Défense, en date du 16 octobre 1998;
par ailleurs ce sous-officier a été promu, à titre posthume, au grade de major, à compter du 22 septembre 1998.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 1998.

Le 21 février 1999, lors d'un service de sécurisation à Kourou, le gendarme AFONSO de la 3ème Légion de gendarmerie mobile, est violemment agressé par une bande de vingt individus et bien que grièvement blessé, il reste à son poste jusqu'à l'arrivée des renforts. Le gendarme GALVANO, s'est spontanémet porté à son secours et a permis de rétablir la situation jusqu'à l'arrivée des secours.

La Légion de gendarmerie des Antilles-Guyane est dissoute le 1er septembre 1999, corrélativement le commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Guyane est créé, et de ceux des Antilles, dépendant du commandement de la gendarmerie de l'outre-mer à Arceuil. Une section aérienne de gendarmerie de la Guyane est créée à Cayenne.

Dans la nuit du 25 eu 26 décembre 1999, à Kourou, le capitaine ROUGEAUX, du commandement de la Gendarmerie de Guyane, a été gravement blessé par arme à feu alors qu'il dirigeait une opération d'ordre public visant à éviter des affrontements violents entre habitants de quartiers différents.
A fait preuve, en la circonstance, de remarquables qualités de courage et de sang-froid qui font honneur à la gendarmerie nationale.
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 18 du ministre de la Défense, en date du 7 avril 2000;
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2000.

Le 27 novembre 2000, à Cayenne, le capitaine MALFATTI, l'adjudant DAUCHY et le gendarme SAUNIER, tous trois appartenant au Commandement de la Géndermerie de Guyane, ont été blessés grièvement par arme à feu alors qu'il participaient à une opération de maintien de l'ordre mise sur pied dans le cadre de mouvements sociaux violents.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2000.



Gendarme GALICHE Christian – Escadron 47/3 – 3e LGM.
« Gendarme particulièrement déterminé et animé d’un sens élevé du devoir.
Le 20 novembre 2000 à Cayenne, participant à une opération de maintien de l’ordre dans le cadre de violents mouvements sociaux et bien qu’atteint par un tir d’arme de chasse déclenché par un manifestant, a prodigué les premiers soins à deux autres camarades blessés avant d’être évacué et rapatrié en raison de ses blessures.
A fait preuve, en la circonstance, d’un sang-froid et d’un courage exemplaires qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 33 du ministre de la Défense, en date du 4 septembre 2001.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2001.

Gendarme PAUTHIER Christophe – Escadron 47/3 – 3e LGM.
« Gendarme particulièrement déterminé et animé d’un sens élevé du devoir.
Le 20 novembre 2000 à Cayenne (Guyane), participant à une opération de maintien de l’ordre dans le cadre de violents mouvements sociaux et bien qu’atteint par un tir d’arme de chasse, déclenché par un manifestant, a tenu à rester à son poste pour remplir la mission qui lui était confiée avant d’être évacué et rapatrié en raison de ses blessures.
A fait preuve, en la circonstance, d’un sang-froid et d’un courage exemplaires qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 34 du ministre de la Défense, en date du 4 septembre 2001.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2001.

Gendarme PRUNIER Olivier - Escadron 47/3 – 3e LGM.
« Gendarme particulièrement déterminé et animé d’un sens élevé du devoir.
Le 20 novembre 2000 à Cayenne (Guyane), participant à une opération de maintien de l’ordre dans le cadre de violents mouvements sociaux alors qu’il assurait la protection de ses camarades, a été atteint par un tir d’arme de chasse, déclenché par un manifestant. A du être évacué et rapatrié en raison de ses blessures.
A fait preuve, en la circonstance, d’un sang-froid et d’un courage exemplaires qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 35 du ministre de la Défense, en date du 4 septembre 2001.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2001.

Lieutenant QUENERVÉ - Escadron 47/3 – 3e LGM.
Officier qui, le 20 novembre 2000, au cours d’une opération de maintien de l’ordre à Cayenne, s’est particulièrement distingué à la tête de son peloton malgré trois blessés et alors qu’il était lui même légèrement touché.
Dans ces circonstances difficiles, a assuré parfaitement ses fonctions de commandant de peloton avec beaucoup de sang-froid et de professionnalisme.
Témoignage de satisfaction du Directeur de la gendarmerie nationale.

Gendarme G....   – Escadron 47/3 – 3e LGM.
Gendarme mobile qui, le 20 novembre 2000, au cours d’une opération de maintien de l’ordre à Cayenne, a tenu à garder sa place alors qu’il venait d’être touché légèrement par un tir d’arme de chasse.
A fait preuve, dans ces circonstances, d’une totale abnégation et d’un sens élevé du devoir.
Témoignage de satisfaction du Directeur de la gendarmerie nationale.

Peloton ALPHA – Escadron 47/3 – 3e LGM.
Engagé au maintien de l’ordre le 20 novembre 2000 à Cayenne, face à plusieurs dizaines de manifestants agressifs, le peloton ALPHA de l’escadron 47/3 de GM de Châteauroux (36) déplacé à St Laurent du Maroni a rempli avec compétence et efficacité sa mission.
Malgré plusieurs blessés atteint par des tirs d’arme de chasse, à fait  preuve, dans des conditions difficiles d’une cohésion exemplaire et d’un professionnalisme de haut niveaux dignes d’éloges.
Témoignage de satisfaction du Général commandant la région Ouest.

Maréchal des logis-chef LAROCHE Christian – Commandement de la gendarmerie de la Guyane.
« Gradé particulièrement déterminé et animé d'un sens élevé du devoir.
Le 27 novembre 2000, à Cayenne, participant à une opération de maintien de l'ordre dans le cadre de violents mouvements sociaux et bien qu'atteint par une balle reçue dans son casque de protection, n'a pas hésité à aider ses camarades blessés à se replier avant de rejoindre son unité prise à partie par des manifestants agissant en bande armée.
A fait preuve, en la circonstance, d’un sang-froid et d’un courage exemplaires qui font honneur à la gendarmerie nationale. »
A obtenu pour ce fait:
la Médaille de la Gendarmerie nationale, par décision n° 15 du ministre de la Défense, en date du 20 avril  2001.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2001.

Le 15 octobre 2003 à Saint-Laurent du Maroni, le gendarme RAMEAU, de la 2ème Légion de gendarmerie mobile, à la tête d'une patrouille nautique, s'est distingué lors de l'interpellation de trois clandestins en s'opposant, avec courage, aux assauts répétés d'agresseurs venus éperonner les pirigues des militaires pour libérer leurs camarades.
Livre d'Or de la Gendarmerie – 2003.


En 2004, Michèle Alliot-Marie, minisitre de la Défense, dote l'ensemble des personnels servant en ambassades de la tenue communément appelée « petit blanc » ( tenue 21 et tenue 22), bien connue jusqu'alors des personnels affectés en outre-mer :
1 chemisette blanche;
1 ceinture de sangle blanche;
1 pantalon blanc ou jupe blache;
1 paire de chaussures basses blanches ou 1 paire d'escarpins blancs;
1 paire de mi-chaussettes blanches uniquement pour le personnel masculin.


Le 16 décembre 2003, le commandement de la gendarmerie de Guyane reçoit son drapeau.
La décision du 29 juin 2004, créée au sein de la brigade de recherches de Cayenne, une cellule dédiée à la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane.

Le 1er décembre 2004, l'escadron départemental de sécurité routière de Guyane est créé et une brigade motorisée à Kourou. Un PSIG est créé à Saint-Laurent du Maroni quelques jours plus tard.

Le GPM de Guyane (Groupe des Pelotons Mobiles) devient Groupe Intervention Gendarmerie Guyane (GI2G), avant de devenir GPIOM (Groupe Peloton d'intervention outre-mer).

à suivre............

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