NOS ANCIENNES COLONIES

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Message par GARNISON36 le Sam 21 Nov - 14:53

LE DETACHEMENT DES COMORES.


LES COMORES
Le sultan d'Anjouan Abdallah Ier se rend, en 1816, sur l'île Bourbon pour solliciter la protection de Louis XVIII. Les divisions internes et la menace malgache permettent aux puissances coloniales (France, Portugal, Angleterre, l'Allemagne qui rivalisent pour imposer leur hégémonie dans cette zone stratégique contrôlant le commerce vers l'Orient) d'intervenir dans les affaires politiques des souverains locaux.

Le 25 avril 1841, suite à la signature d'un traité, Mayotte devient protectorat français. La France, trouve avec cet accord, qui constitue une véritable vente forcée pourtant présentée comme un accord commercial, un port stratégiquement important. Le roi Louis-Philippe entérine cette acquisition en 1843.

En 1866, la France établit un protectorat sur Anjouan. Le 24 juin 1886, le Sultan de Grande Comore qui a réussi à unifier l'île, grâce aux Français, accepte, sous la pression, de passer sous protectorat français. Il est ensuite exilé pour ne plus revenir. Mohéli est également placée sous protectorat cette même année.
Les îles deviennent alors colonie de «Mayotte et dépendances». La langue officielle devenu le français, l'enseignement passe de l'arabe au français.
En 1904 le rattachement juridique officiel se fait entre les îles. Il est suivi, le 9 avril 1908, d'un second décret rattachant officieusement Mayotte et ses dépendances à Madagascar.


La colonie de «Mayotte et dépendances» est rattachée par la loi du 25 juillet 1912 à la colonie de Madagascar. Peu à peu, les terres sont rétrocédées aux Comoriens. Une révolte importante a lieu en 1915 en Grande Comore. La France envoie des gardes malgaches, puis un détachement de tirailleurs sénégalais, et dans le même temps demande à son administration de s'appuyer sur les notables locaux pour ramener la paix.

Au début de la colonisation, aucun gendarmes n'est présent au Comores et à Madagascar. Il faut attendre le décret du 12 Octobre 1931 pour voir apparaitre un détachement de la Gendarmerie à
Madagascar dont la plupart des missions étaient à vocation administrative, puis militaire dans le cadre de l'instruction des forces indigènes. Malheureusement, les Comores ne sont pas concernés par ce décret et aucun gendarme n'est présent à Mayotte à cette époque.
C'est en 1933 que le premier gendarme métropolitain, le gendarme ABRIAL, arrive sur l'île au parfum. Il est pris sur les effectifs de Madagascar.
Entre 1933 et 1957, il n'y aura que deux gendarmes métropolitains : un sur Grande Terre, l'autre sur Petite Terre.

En 1940 à Anjouan, éclate une grève lorsque l'administration fait savoir qu'elle va réquisitionner la main d'ouvre pour les exploitations coloniales. Des violences éclatent lorsque la grève échoue, les notables finissent par appeler au calme. Du 6 juin 1940 à 1942, l'administration coloniale est exercée par le régime de Vichy. Après 1942 celui-ci échoit, comme celui de Madagascar, au Royaume Uni jusqu'au 13 octobre 1946.
Les Comores obtiennent en 1946 une autonomie administrative vis-à-vis de Madagascar et Dzaoudzi est choisie comme capitale du nouveau territoire. En 1958, l'Assemblée territoriale des Comores choisit le statut de Territoires d'outre-mer.

L'arrivée de gendarmes en renfort à Mayotte aurait dus être effective grâce au décret du 17 Juin 1950 qui prévoyait la création de la Gendarmerie d'Afrique Orientale Française, mais il n'a pas été appliqué aux unités des Comores.
C'est à partir de 1957 que Mayotte et l'archipel des Comores commencent réellement à être dotées de gendarmes.

Suite au décret du 17 novembre 1961, le chef-lieu de l'archipel est déplacé à MORONI sur Grande Comores.
Pour faire face au départ de l'état-major, une Brigade territoriale est créée à FOUNGOUJOU, sur Petite Terre. Cependant, dès 1967, la plupart des gendarmes n'ont pas été remplacés et, pour compenser cette absence, la Légion Étrangère vient s'installer sur le Rocher, dans les anciens locaux de la gendarmerie.

En 1964, le Groupement des Comores qui comprend les pelotons Mobiles 18 et 19, est inclus dans la Légion de l'océan Indien en même temps que la compagnie prévôtale de Madagascar.
Dans les années 70 la situation aux Comores est de plus en plus trouble à cause de l'influence grandissante des mouvements indépendantistes. Les Gendarmes de MAMOUDZOU sont peu nombreux et ne peuvent réagir en conséquence. C'est pourquoi, suite à ces perturbations, que l'on décide de créer la brigade territoriale de SADA le 1er mai 1974.

En 1974, la France organise un référendum d'autodétermination dans l'archipel : trois des quatre îles optent pour l'indépendance (Grande Comore, Mohéli et Anjouan). L'indépendance est déclarée unilatéralement par la République Fédérale Islamique des Comores, le 6 juillet 1975, par la voix de l'Anjouanais Ahmed Abdallah.  Mayotte devient une collectivité départementale.

En 1973, la Légion de Gendarmerie de l'Océan Indien est dissoute, remplacée par le Groupement de la Réunion. En 1975, la compagnie de Mayotte, provenant de la dissolution du Groupement des Comores, est rattachée à cette nouvelle formation.
Le 6 novembre 1975, la brigade de M'TZAMBORO voit le jour, avec pour principale mission la surveillance des migrations des autres îles.
En décembre 1975, la gendarmerie quitte définitivement les Comores pour rejoindre Mayotte, l'état-major s'installant à PAMANDZI.
Malgré encore deux années instables, Mayotte se fait oublier de la Métropole jusqu'aux troubles de 85-86. L'état décide alors de créer en 1988, la brigade territoriale de M'ZOUAZIA.
Le 15 juin 1992 est crée le Groupement de Gendarmerie du Sud de l'Océan Indien incluant la Réunion, Mayotte, les Îles Éparses ainsi que les Terres Australes et Antarctiques françaises. A partir de cette création, l'effectif de la gendarmerie reste stable face à une démographie de plus en plus forte. Il faut attendre les événements de février 1993 pour que deux pelotons de Gendarmes Mobiles arrive à Mayotte.
En 2003, la Gendarmerie de Mayotte est doté d'une Brigade de Recherches puis le 27 février 2004, d'une Brigade Nautique.
Entre 1933 et 1984, la gendarmerie est passée d'un effectif de 2 personnels à 89, dont 23 originaires.


LE COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE MAYOTTE.
Le 1er Mai 2003, le Groupement du Sud de l'Océan Indien devient «Commandement de la Gendarmerie de la Réunion» et, par arrêté du 12 mars 2004, la compagnie de Mayotte devient à son tour formation administrative.
Désormais, un escadron complet de Gendarmes Mobiles viendra en renfort du COMGEND.

Pour accueillir l'état-major sur Pamandzi, une nouvelle caserne a été inaugurée le 4 mars 2005 par Madame Brigitte GIRARDIN, ministre de l’Outre-Mer. Elle permet de regrouper dans un même bâtiment l'état-Major, la Brigade de Pamandzi et la Brigade de Recherches.

Le PSIG est créé le premier août 2006 et est renforcé le 1er mars 2008 par une équipe cynophile.

Le 15 octobre 2008, pour faire face à la forte augmentation du trafic aérien, une Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens est créée.

Le 16 Février 2009, un Groupe d'Intervention Régional voit le jour sous commandement gendarmerie suite à la transformation de la Brigade de Recherches en Section de Recherches le 4 Février de la même année.


Monument de la gendarmerie Comorienne.


INSIGNES.


Sur un plateau argenté, écu taillé de vert à un croissant et quatre étoiles d'argent et d'azur à une montagne noire. Flots verts sur lesquels vogue un boutre d'argent à la voile blanche, symbolisant l'activité principale des habitants des iles.
Insigne homologué le 21 mars 1969 sous le n° G2213.
Fabrication: DRAGO et ARTHUS BERTRAND.



Variante.




LA COMPAGNIE DE GENDARMERIE DE MAYOTTE
Sur un plateau argenté, écu taillé de fond d'azur, à une fleur d'ylang-ylang de couleur or et un croissant de vert,
En chef l'inscription « GENDARMERIE ».
Boutre rouge à la voile blanche voguant sur flots d'azur et un palmier de sinople sur une montagne.
En pointe, l'inscription « MAYOTTE ».




LE COMMANDEMENT DE LA GENDARMERIE DE MAYOTTE
Sur un plateau argenté, écu français ancien à la bordure engrêlée de candide, d'azur clair à la champagne d'azur foncé, chargé à dextre d'un hippocampe d'or, accompagné au canton senestre d'une fleur d'ylang-ylang du même et au flanc senestre d'une pirogue à balancier de gueules.
A la pointe de l'écu, tortue de sinople.

- Une bordure engrêlée, symbolisant la barrière de corail ceinturant le plus grand lagon fermé du monde.
- Un hippocampe de couleur or, animal dont le nom est donné symboliquement à l'île de Mayotte à cause de sa forme.
- Une fleur d'ylang-ylang de couleur or.
- Une pirogue à balancier et voile de couleur rouge, évoquant ces embarcations qui entretenaient autrefois les liens entre les îles.
- Une tortue de couleur verte, animal symbole de Mayotte.

Insigne homologué en 1992 sous le numéro GN 0314

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 22 Nov - 11:29

Repartons pour le continent africain, au Nord exactement:
l’ALGÉRIE.

Commençons doucement dans l’Historique, car il y a beaucoup de pages.....


Le corps expéditionnaire de l'Armée d'Afrique commandée par le général de Bourmont quitte Toulon pour Palma de Majorque le 16 mai 1830 avec 567 navires, dont 103 bâtiments de guerre et 83 pièces de siège, avant de débarquer à Sidi Ferruch, le 14 juiin. Le dey (régent) capitule le 5 juillet.

Le 13 juillet, la 1ère Compagnie de gendarmerie provisoire est créée à Alger. Des postes sont mis en place à El-Biar – Saint-Eugène – Mustapha-Inférieur – Bouzaréa – Kouba.

Le 13 décembre 1830, un poste de gendarmerie est créé à Mers-el-kébir (5ème Compagnie).
Le 19 janvier 1832, un poste de gendarmerie est à Oran (5ème Compagnie).

Mai 1832, l'effectif de la gendarmerie d'Afrique est porté à 9 officiers et 156 hommes:
− Alger: 7 puis 9 brigades;
− Oran: 5 brigades;
− Bône: 4 brigades = force publique chargée des camps et cantonnement.

4 novembre 1832, un poste est créé à Bône (3ème compagnie).
5 juillet 1833, un poste est créé à Mostaganem (6ème Compagnie).
29 septembre 1833, une poste est créé à Bougie (4ème Compagnie).

L'ordonnance royale du 22 novembre 1833 supprime la fonction de Grand-Prévôt.

1er janvier 1834, le détachement de gendarmerie à pied prend le nom de "GENDARMERIE D'AFRIQUE" avec un effectif de 202 officiers, sous-officiers et gendarmes.

1834: une ordonnance royale nomme un gouverneur général pour administrer les "possessions françaises".Le général Desmichel conclut un traité avec Abd El-Kader. En échange de la reconnaissance de la souveraineté de la France par ce dernier, Paris l'accepte en tant que souverain "émir des croyants".

Un poste est créé à Douéra (2ème Compagnie).
1835, un poste de gendarmerie est créé à Fondouk.
Un poste est créé à Boufarik (2ème Compagnie).

1837: traité de la Tafna conclu entre le général Thomas Bugeaud et l'émir Abd El-Kader. La France lui abandonne les deux tiers de l'Algérie, ne conservant que deux enclaves autour d'Oran et d'Alger.

1837, un poste est créé à Maison-Carré et à Birkadem (1ère Compagnie).

Le 15 août 1838, des postes sont créés à Mustapha-Supérieur (1ère Compagnie) - La calle (3ème Cie) - Constantine (3ème Cie) - Philippeville (3ème Cie) et Stora (3ème Cie).

13 mai 1839, un poste de gendarmerie est créé à Djidelli (4ème Cie).

Par l'Ordonnance royale du 31 août 1839, le corps de la gendarmerie d'Afrique prend le nom de "LÉGION DE GENDARMERIE D'AFRIQUE".
Elle est formée de quatre compagnies: Alger – Boufarik – Constantine et Oran.

Des postes sont créés à Blida (2ème Cie) - Chéragas (1ère Cie) – Médéé (2ème Cie) – Cherchell (2ème Cie) – Koléa (2ème Cie) – Miliana (2ème Cie), 31 août 1839.

l'arrêté du 20 novembre 1840, réorganise la gendarmerie maure de la province d'Alger.
− 1er Escadron prend le nom de Gendarmerie Maure d'Alger.
− 2ème Escadron est partagé en deux divisions:
            - la 1ère porte le nom de Gendarmerie Maure de Koléa;
            - la 2ème celui de Gendarmerie Maure de Blida.

1842, un poste est créé à Mascara (6ème Cie).
Le 15 juillet 1843, un poste est créé à Orléansville et à Ténès (2ème Cie).
Le 15 novembre 1843, un poste est créé à Coindé Smendou et à El Arrouch (3ème Cie).

Le 1er janvier 1844 un poste est créé à Guelma (3ème Cie).

Par la décision royale du 21 avril 1844, la gendarmerie d'Afrique est divisée en quatre compagnies ayant chacune un conseil d'aministration:
− 1ère Compagie à Alger – Division d'Alger.
− 2ème Compagnie à Douéra – Division d'Alger.
− 3ème Compagnie à Philippeville – Division de Constantine.
− 4ème Compagnie à Oran – Division d'Oran.

Le 7 mai 1844, la maréchal BUGEAUD, laisse à DEllys, cent hommes d'infanterie de ligne, cinquente sapeurs, cent hommes du Ier Tirailleur, cent-vingt de Milice locale sous le commandement du capitaine PERIGOT du Ier Tirailleur.

Le 12 mai 1844, la moitié de la colonne fut attaquée par des contingents au moment où elle repassait l'Oued Nesser pour retourner au Camp de Bord-Menaiel. Le convoi massé sur la rive gauche fut confié à un bataillon du 48ème. Avec le reste de l'infanterie, environ 2000 hommes et des goums indigènes, le maréchal pris l'offensive sur la rive droite et contre un ennemi cinq fois supérieur en nombre.
Les goums soutenus par vingt spahis, neuf gendarmes  et des hommes du train des Équipages se jetèrent sur la rive droite ennemie, l'infanterie poussa au centre. Les masses Kabyles se dispersèrent laissant 300 morts, beucoup d'armes et un drapeau. Nous eûmes de notre côtés une vingtaine de morts.

Le 5 juillet 1844, le poste de Sétif est créé (4ème Cie).

Le 8 novembre 1847, un poste est créé à Teniel el Haad (2ème Cie).

Le 19 décembre 1848, diffèrents postes sont créés à Dublieau Ouedel Hamman) – Aïn-Témouchent – Misserghin – Saint-Denis du Sig – Sainte-Barbe du Tiélat – Arzew – Nemours – Tlemcen – Dar Ben Abdllah – Arba – DEllys – Aumale – Le Kroubs – Batna – El Abada – Oued-Athménial – Saint-Charles – Fendeck – Aïn-Mokra – Mda-Ourouch.

Par l'arrêté du 19 décembre 1848, l'effectif de la légion d'Afrique est réduit de 708 à 582 hommes répartis en 4 compagnies.
− 1ère Compagnie à Alger.
- Lieutenance d'Alger: 1 section.
Alger: 5 brigades à cheval – 4 brigades à pied;
Mustapha: 1 brigade à cheval – 1 brigade à pied;
Fondouk: 1 brigade à cheval;
Aumale: 1 brigade à pied;

- Lieutenance d'Alger: 2ème section.
Alger: 6 brigades à pied;
Saint-Eugène ou Pointe Pescade: 1 brigade à cheval;
Consulat ou El-Biar: 1 brigade à pied;
Dellys: 1 brigade à pied;
Bougie: 2 brigades à pied;

- Lieutenance de Douéra.
Douéra: 2 briagdes à cheval – 1 brigade à pied;
Cheragas: 1 brigade à cheval;
Zéralda: 1 brigade à cheval.

− 2ème Compagne à Blida.
- Lieutenance de Blida.
Blida: 3 brigades à cheval – 2 brigades à pied;
Boufarik: 2 brigades à cheval;
Rovigo: 1 brigade à cheval – 1 brigade à pied;
Koléa: 1 brigade à cheval – 1 brigade à pied;
Médéah: 1 brigade à cheval – 1 brigade à pied;

- Lieutenance de Miliana.
Miliana: 1 brigade à cheval – 1 brigade à pied;
Cherchell: 2 brigades à cheval – 1 brigade à pied;
Teneit-el-Haad: 1 brigade à pied.

- Lieutenance de Tenès.
Tenès: 1 brigade à cheval – 1 2 brigades à pied;
Orléansville: 2 brigades à cheval – 1 brigade à pied.

− 3ème Compagnie à Constantine.
- Lieutenance de Constantine.
Constantine: 3 brigades à cheval – 2 brigades à pied;
Smendou: 1 brigade à cheval;
Kroub: 1 brigade à cheval;
El-Addaba: 1 brigade à cheval;
Batna: 1 brigade à pied;
Atmenia: 1 brigade à cheval;
Sétif: 1 brigade à pied;

- Lieutenance de Philippeville.
Philippeville: 2 brigades à cheval – 1 brigade à pied;
Stora: 1 brigade à pied;
Saint-Charles: 1 brigade à cheval;
El-Arrouch: 1 brigade à cheval;
Fendeck: 1 brigade à cheval;
Gigelly: 1 brigade à pied;

- Lieutenance de Bône.
Bône: 2 brigades à cheval – 1 brigade à pied;
Aïn- Morka: 1 brigade à cheval;
Penthièvre: 1 brigade à cheval;
Guelma: 1 brigade à cheval;
Mda-Ourouch: 2 brigades à cheval;
Lacalle: 1 brigade à pied.

− 4ème Compagnie.
- Lieutenance d'Oran.
Oran: 3 brigades à cheval – 3 brigades à pied;
Mers-El-Kébir:
Tiélate ou Sainte-barbe: 1 brigade à cheval;
Saint-Denis du Sig: 1 brigade à cheval;
Sidi-Bel-Abbès: 1 brigade à cheval – 1 brigade à pied;
Misserghin: 1 brigade à cheval.

- Lieutenance de Tlemcem.
Aïn-Temouchen: 1 brigade à cheval;
Tlemcem: 2 brigades à cheval – 1 brigade à pied;
Nemours: 1 brigade à pied;

- Lieutenance de Mostaganem.
Mostaganem: 2 brigades à cheval – 1 brigade à pied;
Arzew: 1 brigade à cheval;
Mascara: 2 brigades à cheval;
Oued-El-Amman: 1 brigade à pied;
Dar-Ben-Abdallah: 1 brigade à pied.

Du 6 au 9 août 1849, des brigades sont transférées:
− Cheragas est transférée à Dély-Ibrahim;
− Zéralda à Birkadem;
− Mda-Ourouch à Marengo et à El-Affroum;
− une des brigade de Dar-Ben-Abdallah est transférée à Saint-Cloud.
Le 25 octobre 1849, un poste de gendarmerie est créé à Jemmapes (5ème Cie).
Le 22 novembre, un poste à Mouzaïaville (2ème Cie).

1852, un poste est installé à Montenotte (2ème Cie).
4 septembre 1852, les brigades de Bougie (1ère Cie) sont transférées à la 3ème Cie – Lieutenance de Philippeville.







à suivre................

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 22 Nov - 11:46

Tout l’historique sur la présence de la gendarmerie française, provient des différents JMO, NDS et circulaires que j’ai pu feuilleter.....

Le 15 février 1853, un poste est créé à Penthièvre (3ème Cie).
Le 18 décembre 1852, un poste est créé à Laghouat (2ème Cie).
Le 15 juillet 1854, un à Mondovi (3ème Cie).

Le décret du 10 mars 1855 porte l'effectif de la Légion d'Afrique de 582 à 662 hommes.
Une brigade est créée à Dellys.
Des postes sont créés à, Lambèse (3ème Cie) – Aïn-Yagout (4ème Cie) – Saint-Arnaud (Les Eulmas) (4ème Cie) – Biskra (4ème Cie) – Tablat (1ère Cie) – Boghari (2ème Cie) – Pont de l'Isser (5ème Cie).

Un poste est créé à Ouled-Rahmoun (3ème Cie), le 10 mars 1856. Le 27 juillet, Alma (1ère Cie) se voit attribué un poste.

Le 25 juin 1857, un poste est créé à Souk-Ahras (3ème Cie).
Le 5 septembre 1857, à Saint-Louis (5ème Cie).

14 avril 1858, création d'un poste à La Macta (Port aux Poules) (6ème Cie), ensuite le 17 Noisy les Bains (Aïn-Nouissy) et Aïn-Tédélés, tout les deux appartenant à la 6ème Cie).

Le 1er octobre 1858, un poste est créé à Bou-Mefda (2ème Cie).

Le 1er janvier 1859, un poste à Tiaret (6ème Cie) et le 27 décembre de la même année un à Sidi-Bel-Abbès (5ème Cie).

Début févier 1860 le 9, un poste est ouvert à Lourmel (5ème Cie).
Le 30 avril 1860, Relizan (6ème Cie).

Le 7 juin 1860, un poste est cré à Aïn-m'Lila et à Duvivier, (4ème et 3ème Cie).

Le 25 septembre 1860, un poste est ouvert à Gastu (3ème Cie).

Le 15 septembre 1862, une brigade est créée à Tizi-Ouzou (1ère Cie) et un poste à Lalla-Marnia (5ème Cie).

Le 7 septembre 1863, la 2ème brigade à pied de Bougie est supprimée.
Le 9 septembre 1863, des postes sont créés à Aïn-Nechmeïa (3ème Cie), Aïn-el-Arba (5ème Cie), Berrouaghia (2ème Cie) et Ménerville (col des Béni-Aïcha) (1ère Cie).

Le 12 février 1867, Siant-Donat (Bordj-Marna) et Aïn-Beïda se voient attribués un poste.
Le 21 juin 1867, l'effectif de la 1ère brigade à cheval de Philiippeville est porté à six hommes et placé sous le commandement d'un maréchal des logis.
L'effectif de la brigade à cheval de Bord-Mamra est réduite à cinq hommes et commandée par un brigadier.
Le 15 octobre 1867, l'effectif de la brigade à cheval d'AÏn-Témouchen est porté à six hommes, sous le commandement d'un maréchal des logis, et celui de Misserghin passe de six à cinq hommes.

Le 10 octobre 1868, un brigade à cheval est créée à AÏn-Smara (3ème Cie).

L' arrodisement de gendarmerie de Mostaganem est divisé en deux section à compter du 8 novembre 1869 . La première est commandée par un capitaine et la seconde par un lieutenant ou sous-lieutenant à Masacra.
Le 3 décembre 1869, un poste est créé à Perrégaux et à Oued-Imbert (5ème Cie).
Le 14 décembre 1869, une brigade est créée à Dra-el-Mizan (1ère Cie) et un poste à Magenta (El-Hacaïba) (5ème Cie).
Le 19 décembre 1869, un poste est créé à Djelfa (2ème Cie), Oued-Zenati (Sidi Tamtam) (3ème Cie) et à Bordj-Bou-Arréridj (Lamoricière) (4ème Cie).

Le 31 janvier 1870, la brigade à cheval d'Enchir-Saïd est transférée à Gastu.
A compter du 14 février 1870, Milianah devient le chef-lieu de la 2ème Compagnie au lieu de Blidah.
Le lieutenant de Ténès passe à Orléansville et celui de Douéra passe à Arba.
La 3ème brigade à cheval de Blida est transférée à Miliana, la 2ème de ténès est transférée à Orléansville et la 2ème de Douéra est transférée à l'Arba.
Les brigades de Bouffarick (2ème Cie) sont comprises dans la 1ère et placées sous les ordres du lieutenant de l'Arba.
Le 12 mars 1870, le poste de Chanzy (Sidi-Ali Ben Youb) est créé (5ème Cie).

Un poste est créé à Palestro (1ère Cie).

Le 7 octobre 1871, un poste est créé à Affreville (2ème Cie).
Le 5 décembre 1871, un poste est créé à Duperré (2ème Cie).

Le 6 mars 1872, une brigade à cheval à cinq unités est créée à Palestro. Son installation a eu lieu dans un immeuble apparetenant à Monsieur Bassetti.


Voici l'historique établit sur l'insurrection du 21 avril 1871, de la brigade à pied de Palestro:
"En 1871, la nouvelle de nos désatres s'était vité répandue en Algérie. Plusieurs marabouts influents et affiliés à des sectes religieuses résolurent de tenter une insurrection. Tous savaient que nos troupes immobilisées sur la frontières de l'est de la France ne pouvaient les inquiéter. Le moment était donc bien choisi pour organiser une révolte. Dès le 15 avril, l'attitude de la population indigène devenait provocante; quelques indigènes dévoués à la France, prévinrent le maire BASSETTI, qu'une insurrection terrible se préparait. Que fit-il lors de cette dénonciation, - il considèra la chose comme une forfanterie et ne se tint pas sur la défensive. Le village à peine créé, sans réduit était à la merci des insurgès. Aucune précaution n'avait été considérées comme superflue.

"La brigade à pied de gendarmerie était la seule force armée du pays. Les habitants résolurent de se défendre à outrance jusqu'à l'arrivée des secours. Le 21 avril, des groupes menaçants d'indigènes, principalement ceux des Beni Khalfoun, s'assemblent devant la gendarmerie et profèrent des menaces de mort.
Prévoyant alors le moment décisif, les habitants pendant la nuit, se divisèrent en trois groupes. Ils se barricadèrent à la maison cantonnière, au presbytère et à la gendarmerie.

"Dès l'aube, les insurgés incendient les maisons particulières et se portent en masse vers le presbytère. Ils l'incendient. Les défenseurs battent en retraite sur la gendarmerie, parcourant ainsi un espace découvert et trouvant le maire essaynt de parlementer avec plusieurs chefs indigènes. Ces derniers sous lafoi du serment doivent conduire les Européens à l'Alma. Les armes seront déposées de part et d'autres. On ouvre les portes et les défenseurs se rendent à merci. C'est à ce moment que se passe le véritable drame, qui a pour nom le massacre de PALESTRO.

"Les indigènes parjures, chefs en tête, se précipitent sur ces malheureux et les égorgent. Pourtant le Maire, le Curé MOUGINOT, se dégagent et réussissent à s'emparer de leurs armes. Pendnat une heure ils résistent à la fureur de plus de mille arabes. Succombant sous le nombre, ils sont égorgés et leurs cadavres subissent les derniers outrages.

"Dès le début de ces scènes de carnage, le nombre des révoltés augmente sans  cesse et un bon nombre sont munis de fusils à pistons etLefaucheux. (Plus tard, plusieurs de ces armes saisies par la colonne du Général CEREZ, furent reconnues pour être de provenance anglaises).

"12 à 15 000 insurgés se dirigent vers la maison cantonnière où se trouve une poignée d'hommes, femmes et enfants réfugiés sur la terrasse. Ils repoussent tous les assauts tentés. Les cartouches manquent, les assauts sont repoussés à la baïonnette et, le splus proches des assaillants sont tués à coups de pavés provenant du carrelage de la terrasse.
Les nommés OMER et TRENTINI se distingent entre tous. Les arabes voyant tous leurs efforts repoussés avec des pertes sérieuses, amassent toutes sortes de combustibles contre la porte d'enceinte et y mettent le feu, elle cède. Ces forcenés se précipitents ivres de sang.
Les colons massés à l'entrée de la porte de la terrasse saluent leur entrée par une salve, pendant que d'autres tirent à eux l'échelle servant d'escalier.
Furieux les indigènes apportent de la paille, des fagots au rez-de-chaussée et y mettent le feu. Heureusement les étages sont voûtés, mais la chaluer devinet bientôt intolérable aux défenseurs qui se rendent.

"La colonne du brave Colonel FOUCHAULT arrivait; quelques chefs prirent sous leur protection les derniers survivants, qui furent conduits dans les Beni Khalfoun. Ils pesnaient qu'en restituant les prisonniers, le Colonel FOUCAULT userait de clémence envers eux.

"Plus de quinze jours se passèrent ainsi. MOKRANI, le chef le plus redouté des insurgés, fut tué par les troupes du général CEREZ, au combat de l'Oued Souflat. Le tombeau de MOKRANI se trouve à l'endroit même où il fut tué, près des grottes de Rar-Merouan, qui sont situées sur la droite de la vallée de l'Oued Souflat.
D'après la légende, ces grottes servirent longtemps de refuge aux insurgés traqués par nos colonnes.

"Les indigènes racontent encore que le cchef redouté MOKRANI, avait était tué par une balle en argent et qu'il possédait un talisman le garantissant des balles en plomb.
Certains veillards assurent l'avoir vu enlever sa ceinture et laissant ainsi tomber à terre une quantité de balles qui s'étaient aplaties sur son corps. Ce qu'il y a de vria dans ce prétendu talisman, c'est que MOKRANI portait une cotte de maille, qui le rendait ainsi invulnérable aux yeux de ses coréligionnaires.

"Un mois après ces évènements, les responsabilités établies, huit chefs furent condamnés à mort. Trois seulement subirent la peine capitale. Une forte indemnité de guerre 'Déïa" fut infligée aux douars révoltés et nos malheureux prisonniers revinrent méconnaissables, ayant subis toutes les tortures, dont les femmes indigènes ont seules le secret pour les prisonniers de guerre.

"Les 55 victimes de ce sombre drame, reposent dans une fosse commune près de l'église. Un modeste monument commémoratif dû à LATOUR, a été élevé en leur mémoire et destiné à perpétuer le souvenir de la défense héroïque de ces pionniers de la civilisation et colons d elapremière heure.
Ce monument représente le Maire d el'époque Monsieur BASSETTI et son épouse, laquelle tient dans ses bras sa fille âgée de deux ans.

"Les 19, 20, 21 et 22 avril 1871, l'humble petit village qu'était alors PALESTRO, vécu un effroyable drame de l'insurrection. Marchant sous l'étendard de la Kouba de BABA ALI, (Douar Beni KHalfoun) une foule immense a assigée les habitants de ce centre. Une poignée d'hommes, dont le maire BASSETTI, le capitaine AUGER et le curé MOUGINOT; tinrent tête à la foule déchaînée de fanatiques jusqu'au moment où ils furent massacrés.

"La brigade de PALESTRO, composée du brigadier ZAEPFLED et des gendarmes à pied PAOLI, CHIORELLI, MATTEï et ROLLIN, fut massacrée toute entière avec une partie des habitants qui avainet cherché refuge dans la caserne.
"Après avoir soutenu une lutte opiniâtre d eplusieur jours, ayant épuisé toute leurs munitions, sans vivre et sans eau, ils se rendirent aux chefs indigènes sous la condition expresse qu'il seraient conduits à l'Alma et qu'ils conserverainet leurs armes.
"Avec leur bonne foi ordinaire, les arabes les égorgèrent à leur sortie de la caserne. Ils étaient au nombre de 46 dont cinq militaires de la brigade."

« ...........Bassetti Dominique, Maire et négociant, 43 ans


La tête du Maire a été retrouvée dans les lieux d'aisances, le corps a été haché par morceaux. En 1889, au village, on voyait encore, une poutre sciée et ensanglantée, qui aurait servi pour cette usage.

Mouginot Charles, Eugène curé, 45 ans - Retrouvé éventré, avec les parties sexuelles dans la bouche.

« Trois des chefs de village, furent condamnés à morts, plusieurs autres, aussi coupables, mais moins compromis, furent internés à la Nouvelle-Calédonie, puis en Corse, même en Avignon.
« La plupart ont été graciés et sont revenus plus insolents que jamais. Ceux-là, n’ont rien appris peut-être, mais n’ont rien oublié, c’est certain.
« Il serait donc insensé, de s’endormir dans une tranquillité trompeuse, que la France montre sa faiblesse, et on verra se renouveler, certainement ces scènes de carnage.

Un observateur l’a dit :

« Jamais, un chrétien et un musulman cuits dans la même chaudière, ne pourront faire un bouillon. »
Palestro, le 22 Juillet 1889. (Notice sur le massacre de Palestro. 22 avril 1871 (Signé X. Palestro, le 22 juillet 1889).

la suite au prochain épisode............

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Message par le criquet le Dim 22 Nov - 14:31

Palestro, dont les gorges du même nom seront le théâtre d'une sanglante embuscade pendant la guerre d'Algérie.
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Message par GARNISON36 le Dim 22 Nov - 18:40

L’histoire n’est qu’un éternel recommencement mon cher.
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Message par GARNISON36 le Dim 22 Nov - 18:48

Le 6 mars 1872, la brigade de Dellys créée en 1855 est installée.
Le 22 mars 1872, un poste est créé à Tébessa (3ème Cie).
Le 21 juin 1872, une brigade à cheval est créée à AÏn-Mokra.
Le 15 aôut 1872, un poste est créé à Aïn-Amara (3ème Cie).

Le 10 février 1873, un poste est créé à Saïda – Inkermann et à Oued-Taria (6ème Cie).
Le 22 avril 1873, une brigade est créée à Bord-Menaiel et  à Rebeval, cette dernière ne sera installée que le 8 juin. Elle est installée par Monsieur BONNEFOUS Pierre, adjoint au maire de Dellys, pour la section de Rebeval et le lieutenant BONNAIRE Hubert, commandnat l'arrondissement de Dellys. L'effectif depuis sa création est de six hommes, soit un gradé, quatre gendarmes et u auxiliiaire indigènes de gendarmerie.
Le 30 juillet 1873, un poste est créé à Bouguirat.
Le 2 août 1873, un poste est créé à AÏn-Bessen (5ème Cie).
Le 21 septembre 1873, une brigade est créée à Fort-National et sera installée en 1891.

le 21mars 1874, un poste est créé à AÏn-Abid (3ème Cie).
Le 8 juillet 1874, un poste est créé à Hennaya (5ème Cie).
Le 28 juillet 1874, un poste est créé à Oued-Fodda (2ème Cie).
Le 15 novembre 1874, un poste est créé à Mokta-Douz et à L'Hilil.

Le 13 mars 1875 la gendarmerie d'Alger est rattachée au 19 Corps d'Armée.
Le 31 mars 1875, une brigade à cheval est créée à Bouira (1ère Cie).
Par la décision du 27 avril 1875, les compagnies de gendarmerie d'Alger forment la 31ème Légion.

Le 29 janvier 1876, les postes de Cassaigne (Sidi-Ali) et de Mila sont créés, ils appartiennent  respectivement à la 6ème et 3ème Cie.
Le 22 février 1876, un poste est créé à El-Kseur (4ème Cie).
Le 18 mars, un poste est créé à Rouffach.

En ce début d'année 1878 différents postes de gendarmerie sont créés: Renault – Béni-Saf – Kerrata – Akbou – AÏn-Tagrout – Collo – Gouraya – Zemmora – Chassériau (Les Trois palmiers) – Mercier-Lacombe.

Le 17 janvier 1879, une brigade de gendarmerie est créée à Biskra, par translation d'une brigade à pied d'Alger.
Par le décret du 22 novembre 1879, les légions de gendarmerie prennent le numéro des Corps d'Armée dans lequel elles sont implantées,  la 31ème Légion devient la 19ème Légion de gendarmerie.

Le 5 septembre 1880, la brigade à cheval de Takitount est transférée à Kerrata qui devient brigade mixte.
La brigade de Port-Gueydon est créé mais ne sera installée que le 17 juillet 1884. La birgade d'El-Matem, actuellement (AZZGA) n'est installée que le 30 janvier 1881. A sa création, la brigade a été installée provisoirement dans un bâtiment en planches à l'angle Nord-Est des bâtiments communaux.
Des postes sont créés à Azeffoun – il Massen-Agounit-TAsselent (1ère Cie) – Djendel – Sebdoul – Cacheron – Lavigerie – Palikao – El-Milia- Sidi-Aïch.
Le 29 octobre 1880, un poste est créé à Mécheria (5ème Cie).
A compter du 5 décembre 1880, la lieutenance de Bône est transformée en capitainerie, un arrondissement de gendarmerie est créé à Bougie.
Le 27 décembre 1880, un poste est créé à Redja-el-Ferada et à Morris-Zérizer, tous deux de la 3ème Compagnie.

Le 23 mars 1881, la brigade à pied d'AÏN-Beïda permute avec la 3ème brigade à cheval de Constantine.
La brigade à cheval de Tébessa est transférée à Khenchela. Les brigades d'AÏn-Beïda et de Khenchela sont mixtes.
Le 17 juin 1881, Sidi-AÏch – Ammi-Moussa et Frenda se voient créer un poste de gendarmerie.
A partir du 22 août 1881, la brigade à cheval d'Oued-Fodda est transférée non plus à Saint-Cyprien des Attafs mais aux Attafs (2ème Cie). Elle est remplacée à Oued-Fodda par une brigade à pied.
Le 24 novembre 1881, la brigade à cheval à Oued-Ali est transférée à l'Oued-Imbert (4ème compagnie).

Entre le 23 mars et le 7 avril 1882, des postes sont créés à Khenchela et à Le Kreider.
Le 1er mai 1882, une brigade à cheval est créée à Charon. Un poste est créé le 6 à Aïn-Roua.
Le 26 juillet 1882, un poste est créé à Villars et un brigade à cheval à Oued-Cham.
Fin septembre la brigade à pied de Collo est transférée à Souk-Akhras et une brigade mixte de sept hommes dont un brigadier et deux auxiliaires indigènes est créée à Collo.
Le 24 octobre la brigade mixte à cheval de Beni-Mansour à l'effectif de six hommes et non encore installée est transférée à Maillot (1ère Compagnie).
Le 3 novembre 1882, une brigade mixte à cheval est créée à Montagnac (Remehi) (5ème Cie).

Le 22 janvier 1883, la brigade à pied de Djidjelli est transférée à Constantine, au titre de 6ème brigade, placée sous les ordres d'un brigadier. Une brigade mixte à cheval de 7 hommes est créée à Djidjelli.
Le 20 juin 1883, un poste est créé à Hussein-Dey (3ème Cie).
Le 11 septembre 1883, une deuxième brigade à cheval est créée à Tlemcem.
Le 12 setembre 1883, alors que le gendarme PAULUS emmené seul deux Italiens qui causaient du scandale, le crime a eu lieu à une heure du matin sur la place du village. Le cadavre n'a été découvert que lendemain matin.
Le 19 septembre 1883, un poste est créé à Boukanéfis (5ème Cie).
Le 20 septembre 1883, la brigade à pied de Mustapha-Inférieur est transférée à Hussein-Dey.

Le 2 février 1884, la brigade à cheval de Djelfa permute avec la 3ème brigade à pied de Blida.
Le 21 mars 1884, une brigade à cheval est créée aux Attafs (3ème Cie), et une deuxième brigade à pied est créée à Orléansville.
Le 17 juillet 1884, une brigade est installée à Azzefoun (Port Gueydon), par le lieutenat PAYARD DE FITZ JAMES DE TILLART, commandant l'arrondissement de Tizi-Ouzou, et par Monsieur FIDELLE, administrateur de la commune.

Le 13 mars 1885, une brigade à pied est créée à Guyotville (1ère Cie).
Le 31 mars 1885, une brigade à cheval  est créée à Tamzourah et à Franchetti.
Le 10 juillet 1885; une brigade est créée à Thiersville par transfert de la brigade à cheval de Tamzourah, et une à Aïn-Fékars par transfert de celle de Franchetti.

Le 29 mai 1886, une brigade à cheval est créée à Chabet-el-Ameur (1ère cie) qui ne sera implantée que le 3 mars 1887.

Des brigades à cheval sont créées à Aboukir, Tessala (Aïn-Sefra), Mansoura et une brigade à pied à Relizane.

Le 27 septembre 1888, une brigade est créée à Boghni.

Le 8 décembre 1889, un poste est créé à Aïn-el-Hapjar. (6ème Cie).

Le 31 janvier 1891, la brigade de Fort National est installée définitivement dans la maison affectée au casernement et appartenant au département à la suite de l'élévation du premier étage. Ce bâtiment sis à l'entrée côté ouest du centre, a servi d'hôtel pendant dix ans. Il comprend 12 pièces sans dépendances.
Le 31 mai 1891, un poste est créé à El-Kantar et à Nédroma.

Le 20 aout 1892, des postes gendarmerie sont créés à Herbillon, Franchetti, Sidi-Mesrich, Mendez et à Sedrata.

Le 24 juin 1896, un poste est créé à Uzès le Duc (6ème Cie).

Le 5 mai 1895, des postes sont créés à Le Telagh, Turenne (Aïn-Sabra), Bedeau, Blandan.

Le 1er décembre 1897, le poste de La Fayette est créé (4ème Cie).

15 septembre 1898, une brigade est créée à Michelet. Elle prend sous sa surveillance les onze douars composant cette commune mixtes.
Des postes sont créés à Palat, Seddouck, Aïn-Abessa, M'Sila et Rabelais.
Une deuxième brigade à cheval à l'effectif de 11 hommes est créée à Bouira. Le casernement est situé route d'Alger, en haut du centre industriel sur le plateau qui surplombe la gare.

Le 20 septembre 1898, un poste à Clairefontaine et à Aïn-Fakroun (3ème et 4ème CIe).




















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Message par GARNISON36 le Mer 25 Nov - 23:54

Le 1er octobre 1900, un poste est créé à N'Gaous, Taher et TAza.
Le 23 décembre 1904, l'arrondissement de Mascara est scindé en deux arrondissements:
− Mascara: Bt Mascara – Perrégaux – Saint-Denis du Sig – Thiersville – Dublineau – Palikao – AÏn-Fékan – Uzès le DUc.
− Saïda:  Bt Saïda – Frenda – Oued-Taria – Aïn-el-Hadjar – Franchetti.

Le 10 mars 1902, un poste est créé à Duzerville.

Le 27 décembre 1910, un poste est créé à Molière – Cavaignac et à Vialar.

Le 4 juillet 1913, un poste est créé à Colbert.

Le 6 octobre 1915, un poste est créé à Mongolfier.

18 mai 1916, un poste est créé à Lamy.
Le 28 novembre 1916, un poste est créé à Berthelot (5ème Cie).

Le 4 févreir 1917, une 6ème Compagnie est créée en Algérie à Mascara.
L'arrondissement de Saïda est supprimé.
La 4ème Compagnie comprend, l'arrondissement d'Oran, Tlemcem et Sidi-bel-Abbès.
La 6ème Compgnie nouvellement créée comprend les arrondissements de Mostaganem – Relizane – Mascara. Les unités de l'arrondissement de Saïda sont inclues dans l'arrondissement de Mascara.
Le 5 mars 1917, suite au décret du 4 février 1917, la 19ème Légion est réorganisée:
− 4ème Compagnie: Sétif;
− 5ème Compagnie: Oran;
− 6ème Compagnie: Mascara.

Le 18 juin 1919, l'arrondissement de gendarmerie de l'Arba est supprimé, la lieutenance de Tizi-Ouzou est convertie en capitainerie.

Le 21 mars 1921, l'effectif de la brigade de Sétif est augmenté d'une unité.
Le 28 mai 1921, le poste d'Arris (4ème Cie) est créé.
Le 14 novembre 1921, une brigade à cheval est créée à Trézel (6ème Cie).

Le 7 janvier 1922, la brigade d'Hussein-Dey est dispersée provisoirement.
Le 27 mars 1922, une brigade à cheval est créée à Aïn-Bouci – Sidi-Aïssa – Gambetta et à Tagremaret. La brigade à cheval de Sou-Ahras est réduite de 6 à 5 unités. La brigade à cheval de Guelma est portée à 6 unités.
Le 15 juin 1922, une brigade est créée à Tigzirt sur Mer, qui ne sera installée que le 26 juillet 1922.

le 2 mars 1923, l'effectif de la brigade de Sebdou est augmenté d'un auxiliaire.
Le 23 mars 1923, l'effectif de la brigade à cheval de l'Arba est augmenté d'un auxiliaire indigène.
Le 21 juillet 1923, une brigade à cheval est créée à Aflou.

Le 24 avril 1924, la brigade d'Hussein-Dey; l'effectif de la brigade de kouba est augmenté d'une unité. Une brigade à pied est créée à Tiaret.
Le 19 mai 1924, l'arrondissement de Tiaret est créé.
Par suite de surcharge de la brigade de Michelet, les douars Kouriet – Ouadhias et la moitié du douar Beni Aïssi, sont rattachés à la brigade de Boghni, ce qui réduit la circonscription de 12 000 hectares et de très longs parcours à travers la montagne.
Le 7 juin 1924, les arrondissements de Rélizane – Tiaret – Mascara sont réorganisés.
Le 1er août 1924, un emploi d'auxiliaire indigène à cheval est créé à Marnia, qui porte à six l'effectif de la brigade.

Le 7 décembre 1925, l'effectif de la brigade à cheval de Mascara est porté de 5 à 9 gendarmes.

Le 22 janvier 1926, un poste est créé à Hamman-Bou-Hadjar (5ème Cie).




Brigade d’Azaga






Brigade de Bordj Ménaiel










PALESTRO

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Mer 25 Nov - 23:59

Brigade de Maillot, l'assassin du chef de brigade GARAGNON est guillotiné sur la place publique par un "frais matin de printemps" pour "rendre justice et exemple à la société".

Le 16 février 1926, la brigade à pied de Bouzaréa est dispersée, le 7 mars la brigade est maintenue.
Le 4 août 1926, un emploi d'auxiliaire indigène à cheval est créé à la brigade d'Aïn-Abid.

Le 26 novembre 1927, poste est créé à Saint-Louis – Hussein-Dey – Mékla et à Bou-saada.

1930, l'effectif de la 129ème Légion est de 1 330 hommes dont 74 auxiliaires indigènes répartis en 245 brigades.
Le 12 décembre 1930, des brigades sont créées à Reïbell – El-Marsa – Francis-Garnier – Gounod – Edgard Quinet – Bernelle – Barika – Bord-R'Dir – Mansouriah – La Meskiana – Aïn-Kechera – Mendez – Ténira – Martimprey – Roi-Salado – Picard – Trumelet – El-Ousseuk – Descartes et à Tlemcem.

Le 2 avril 1931, l'effectif des brigades de Saint-Eugène – Bouzaréa – El-Biar et de la brigade à pied de Mostaganem est porté de 4 à 5 unités.
Un emploi d'auxiliaire indigène est créé à Fort-National et à Nédroma.
Le 13 mai 1931, la lieutenance de Sidi-Bel-Abbès est transformée en capitainerie.
Le 27 juin 1931, une brigade à pied est créée à maison Carrée.
Le 28 octobre 1931, la 1ère et 2ème brigade à pied d'Alger passent de six à 5 personnels. Une cinquième brigade à pied à cinq unités est créée à Alger.
La première brigade de Blida passe de 5 à 7 unités et la deuxième passe de cinq à six unité.
Les trois premières brigades à pied de Constantine passent à six unités.
La première brigade à pied de Sétif est réduite d'un personnel et passe donc à 5 unités et une deuxième brigade à pied est créée à 4 unités.
Les 3 premières d'Oran  passent à 6 unités.
La deuxième brigade à pied de Mascara est augmentée d'un personnel et une deuxième brigade est créée à 4 unités.

Le 25 juin 1932, une brigade est créée à Mekla. Elle prend sous sa surveillance le douar Mekla et les douars Beni Khellili et Iraten.

Le 15 juin 1934, les lieutenances de Bougie et de Philippeville sont transformées en capitainerie.

En janvier 1935, le Peloton mobile n° 26 de Blois est détaché à Oran et les Pelotons mobiles n°74 de Vitré et n°42 d'Ancenis sont détachés à Constantine.
Au mois d'avril 1935, ces pelotons sont relevés par les P.M n° 242 – 244 et 246 de Niort.
Le décret du 27 avril 1935, un Groupe de Garde Républicaine Mobile à pied est créé.
Le 27 mai 1935, les lieutenances de Bouïra – Orléansville – Batna – et Tiaret sont transformées en capitaineries.
Le 10 juillet 1935, les pelotons mobiles n°1 - n°4 et n°7 sont formés respectivement à Alger – Constantine et Oran.

Par la décision ministérielle du 26 novembre 1927, une brigade à pied et une brigade à cheval sont créées à Sidi-bel-Abbés le 1er août 1935.
Une brigade à pied est créée à Maison Carrée le 1 er août 1935.

Le 10 août 1935, des pelotons mobiles sont en formation, n°3 à Sétif – n°6 à Bône – n°9 à Tlemcem.

Le 10 février 1936, les pelotons mobiles n°2 - n°5 - n°8 sont formés respectivement à Alger – Constantine et Oran.

La brigade créée à El-Marsa, par décision du 12 décembre 1930 et non encore installée est transférée le 25 mars 1936 à Guelta.
La brigade de Palestro est transférée dans un nouvel établissement appartenant au département.

Le 12 janvier 1937, le nombre des pelotons du Groupe de GRM de l'Algérie est porté de 9 à18, puis à 26 en 1938.
Organisation:
− 19ème Légion de gendarmerie à Alger.
- Compagnie d'Alger: Section d'Alger – Tizi-Ouzou – Bouïra;
- Compagnie de Blida: Section de Blida – Orléansville – Affreville;
- Compagnie de Constantine: Section de Constantine – Bône – Philippeville – Guelma;
- Compagnie de Sétif: Section de Sétif – Bougie – Batna;
- Compagnie d'Oran: Section d'Oran – Tlemcem – Sidi-BelAbbès;
- Compagnie de Mascara: Section de Mascara – Mostaganem – Relizane – Tiaret.

− 19ème Légion de garde républicaine mobile à Alger.
I° Groupe à Alger.
- 1ère Compagnie à Alger: PM n° 2 – 4 – 6 à Alger;
- 2ème Compagnie à Maison-Carrée: PM n° 1 à Maison-Carrée – 8 à Blida – 10à Tizi-Ouzou;
- 3ème Compagnie à Oran: PM n° 12 – 14 – 16 à Oran;
- 4ème Compagnie à Oran: PM n° 3 à Oran – 18 à Tlemcem – 20à Mostaganem.
2° Groupe à Constantine.
- 5ème Compagnie à Constantine: PM n° 22 – 24 à Constantine – 26 à Bône;
- 6ème Compagnie à Constantine; PM n° 5 à Constantine – 28 à Sétif – 30 à Bougie.

Le 2 août 1937, un emploi d'auxiliaire indigène est créé à la brigade de Berthelot.

Le 15 avril 1938, les États-majors de la 19ème LGD  et de la 19ème LGRM sont basés à Alger.
Le 28 novembre 1938, l'effectif de la brigade de Palestro est porté de 5 à 7 unités.


Brigade de KENCHELA


Brigade de KOUBA.


Brigade de LAMY.

à suivre.........

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Message par GARNISON36 le Dim 6 Déc - 15:24


Brigade de LAPASSET.


Brigade de LE FONDOUCK.


Brigade de LE THELAG.


Brigade de LOURMEL.

Brigade de LOURMEL.


Brigade de MAILLOT.


Brigade de MAISON-CARRÉE.


Par le décret du 1er avril 1944, la 19ème Légion est réorganisée.
− E.M;
− École préparatoire de gendarmerie;
− Groupement départemental d'Alger:
- Compagnie d'Alger: Section d'Alger – Tizi-Ouzou – Bouïra et la section motocycliste d'Alger;
- Compagnie de Blida: Section de Blida – Orléansville – Affreville et la section motocycliste de Blida;
− Groupement départemental d'Oran:
- Compagnie d'Oran: Section d'Oran – AÏn Temuchent - Tlemcem – Sidi-BelAbbès et les sections motocyclistes d'Oran et de Sidi-bel-Abbès;
- Compagnie de Mascara: Section de Mascara – Mostaganem – Relizane – Tiaret.
− Groupement départemental de Constantine:
- Compagnie de Constantine: Section de Constantine – Bône – Philippeville – Guelma – Souk-Ahras et les sections motocyclistes de Constantine et de Souk-Ahras;
- Compagnie de Sétif: Section de Sétif – Bougie – Batna.

− 1 section de gendarmerie de l'Air.
L'effectif de la 19ème Légion de gendarmerie est fixé à 57 officiers et 2382 gradés et gendarmes – 242 auxiliaires indigènes.

Le 13 juillet 1945, le chef de la Zaouïa de Tassarft Ouguemoune, écrit au colonel commandant la gendarmerie d'Alger, concernant le projet de l'installation d'une brigade de gendarmerie (orthographe respectée).

" Alger, le 13 juillet 1945.
à Monsieur le Commandant de la gendarmerie de la caserne du Boulevard de Verdun,
ALGER.

Mon Commandant.
J'ai l'honneur de venir très respectueusement solliciter de votre haute continue bienveillance de vous prier de vouloir bien m'accorder l'excuse et le pardon, de m'avoir trouvé en absence chez moi, où vous avez l'attention de construire une caserne de gendarmerie à, mon terrain qui est ma propre propriété. Je suis très satisfait et content de la Mère Patrie la france, à qui je suis son fils et son serviteur. Mais je vous fait connaitre mon commandant que l'endroit ou vous avez voulu installer, un caserne, et une ancienne cimetière n'est pas tout a fait utile. La preuve, vous avez trouvé une maison à côté, qui nous sert pour faire les enterrements, depuis nos grands parents ainsi que notre marabout. Cette maison nous sert encore pour les jours religieux des fêts ou tout le monde vient.
En effet je vous serais très reconnaissant, mon commandant de vous prier de vouloir bien, mettre cette caserne ou il est utile dans le Douar.
Cependant que ma demande sera prise en considération, avec un accueil favorable. Veuillez agréer mon Commandant avec tous mes remerciements anticipés l'hommage et l'assurance de mon plus profond respect.
Votre humble serviteur.
M............. (Cheikh-Mebarek)
Chef de la Zaouia de tassaft Ouguemoune
Douar Beni-Ouacif
Commune Mixte de Michelet.


Ce même chef ré-écrit de nouveau le 5 août.

"Monsieur le Colonel,
Je soussigné......................, chef de la Aouia (Confrérie) Amaria.
Ai l'honneur de vous exposer ce qui suit:

"je viens d'apprendre par le service intéressé qu'un projet est en voie d'établissement pour édifier une caserne de Gendarmerie Nationale sur un lot de terrain appartenant à la Zaouïa, située au village de Tassafte Oughmoune.
Or, la Zaouia qui a été créée par mon défunt père dans le dit village en 1897, le but de la création de la Zaouia est d'aider toutes les familles nécessiteuses et de leur enseigner la croyance envers Dieu et son Prophète, mon défunt père par son influence et sa générosité est arrivé à avoir un grand prestige auprès des  fidèles à qui il a toujours prêché le droit chemin.
Depuis le décès de mon défunt père, les fidèles rendent toujours visite une fois par semaine à la Zouia et à sa tombe. Parmi eux il y en a qui passent quelques jours à la Zouaia, logés et nourris gratuitement.
Les membres de la famille de la Zaouia, indépendamment de la mienne se composent d'une trentaine de membres qui vaque à l'entretien de la Zaouia et à tous les travaux indispensables.

"Cette Zaouia a été toujours considérée par la région comme lieu sacré et inviolable par tous les pêchés. Nous jouissons d'une renommée considérable vis-à-vis  de nos fidèles qui n'ont cessé de nous apporter leur aide depuis la création de la Zaouia, soit en 1897.

"La création d'une caserne de Gendarmerie Nationale, si elle viendrait à se réaliser nous causerait un préjudice irréparable, non seulement à la Zaouia mais aussi à la région qui voudrait vivre dans le silence, conformément aux moeurs et traditions de la Zaouia.
"En conséquence, Monsieur le Colonel, je m'adresse à votre haute équité en vous priant de vouloir bien surseoir au projet d'édification de la caserne afin d'éviter un mécontentement de la population habitant la région.

"Dans l'espoir que ma pétition soit prise en considération veuillez agréer, Monsieur le Colonel, l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués ».

Le 1er mai 1946, les brigades de gendarmerie de la Calle-Blandan et Lamy (section de Souk-Ahras) sont rattachées à la section de Bône.
La brigade de Canrobert (section de Constantine) est rattachée à la section de Guelma.
Les brigades de Cheragas et de Guyotville (section de Blida) sont rattachées à la section d'Alger.

Le 1er novembre 1947, une section de gendarmerie est créée à Maison-Carrée.
La capitainerie de Bouira est transformée en lieutenance avec son siège à Aumale.
La section de Maison-Carrée comprend les brigades de: Maison-carrée – Arba – Fondour – Rouiba – Alma – Ménerville – Palestro.
La brigade de Zéralda (section de Blida) est rattachée à la section d'Alger. L'École de Philippeville est supprimée.

Le 30 mars 1948, la brigade d'Ouled-Rahmoun est installée au Kroub; elle est provisoirement repliée le 24 septembre 1947. le siège de la brigade de Sait-Donat est transférée à Château le Rhumel.

Le 10 mai 1948, la brigade d'Aïn-Amara est transférée à Jean Sadler.

La section d'Azaga fait partie de la Compagnie de gendarmerie de Tizi-Ouzou;
Sections: Bouira – Fort-National – Dellys – Tizi-Ouzou et Azaga.

à suivre...........

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Message par GARNISON36 le Dim 6 Déc - 17:10


BATNA - caserne de la Garde Républicaine.


TIZI-OUZOU.





ORAN - Caserne Garde Républicaine Mobile.










Toutes ces cartes postales, proviennent de la toile, malheureusement je ne les possède pas dans ma collection.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 6 Déc - 17:16

La décision du 29 juin 1950, démonte les brigades à cheval suivantes et les passent à pied:
− Compagnie d'Oran: - Bt de Saint-Denis du Sig – AÏn Temouchent – Lourmel – AÏn el Arba – Hamman bou-Hajar – Tlemcem – Marnia – Lamoricière – Sebdou – Turenne – Descarte – Mercier-Lacombe – Berthelot.
− Compagnie de Mascara: - Bt de Dublineau – Aïn-Fékan – Uzès le Duc – Oued-Taria – AÏn El-HAdjar – Dominqiue Luciani – Bouguirat – Cassaigne – Zemmera – Tiaret – Trézel – Frenda – martimprey – El-ouseukh – Aïn-Kermès.
− Compagnie de Blida: Bt de Burdeau.
− Compagnie de Sétif: - Bt de AÏN-Tagrout – Bordj Bou Arreridj.
− Compagnie de Constantine: - Bt de Canrobert – La Meskiana.

Le 6 février 1951, la brigade de gendarmerie de Douéra est rattachée à la section d'Alger.
Le 7 février 1951, un poste provisoire est créé à Haussonvillers.
La décision du 14 novembre 1951, crée la 10ème Légion de gendarmerie.
− E.M. à Alger;
− Compagnie  d'Alger: - Section motorisée d'Alger (provisoirement à Tizi-Ouzou) – sections d'Alger – Maison-Carrée – Aumale – Tizi-Ouzou;
− Compagnie de Blida: - Section motorisée de Blida – Sections de Blida – Médéa – Affreville – Orléansville.

La 10ème Légion bis de gendarmerie.
− E.M.à Oran;
− Compagnie d'Oran: - Sections motorisées d'Oran – Sidi Bel-Abbès – Sectionsd'Oran – AÏn-Temouchent – Tlemcem – Sidi bel-Abbès;
− Compagnie de Mascara: - Sections de Mascara – Mostaganem – Relizane – Tiaret – Aïn-Sefra.
− E.M à Constantine;
− Compagnie de Constantine: - Section motorisée de Constantine (provisoirement à Bougie et à Philippeville) – Souk-Ahras – Sections de Constantine – Bône – Guelma – Philippeville – Souk-Ahras;
− Compagnie de Sétif: - Sections de Sétif – Bougie – Batna.

Le 26 décembre 1951, une section de gendarmerie est créée à AÏn-Sefra: - Bt d'Aïn-Sefra – Méchéria – Géryville – Colom-Béchar.

La note du 6 novembre 1952, met en place le plan M.52, double les effectifs des légions de gendarmerie et triples ceux de la 10ème Légion de GR

Le 5 octobre 1953, la brigade de Tizi-Reniff est créée.
Le 16 décembre 1954, un poste provisoire est créé à Abdo, à Makouba et à Arba-des Ouacifs.

Par message du Commandant régional, le lieutenant DAOUDI, du 2ème escadron de GM, est détaché au commandement de la section de Tizi-Ouzou pendant l'indisponibilité du capitaine commandant la section.

Le 25 janvier 1955, un poste provisoire est créé au Camp du Maréchal.
Le 15 février 1955, la décision n° 775/2t crée un poste provisoire aux Ouadhias.
Le 29 mars 1955, un poste provisoire est créé à Yakouren dans un ancien hôtel appartenant à un particulier; 1 adjudant, 1 maréchal des logis chef et 8 gendarmes.
Le 1er avril, la brigade de Camp du maréchal est créée.

Par message n° 2418/2 du 3 mai 1955, le lieutenant DAOUDI du 2ème escadron de la 10ème Légion de gendarmerie mobile, est mis à la disposition du commandant de section de Tizi-Ouzou, en qualité d'adjoint.

Le 6 mai 1955, un poste est créé à Abbo dans les locaux de la mairie et un à Haussonvillers.
Le 9 mai 1955, le gendarme SAINT-MARTIN Maurice du P.R.M. 8 Ter détaché à Fort-National, est grièvement blessé au cours d'une embuscade.

La note du 12 juin 1953, transforme le dispositif de maintien de l'Ordre de la gendarmerie départementale en dispositif d'implantation, à compter du 25 mai 1955.

Un poste provisoire est créé à El-Esnam, le 1er juin 1955, il est installé provisoirement à Bechloul dans un local désaffecté de la S.A.R.

Une section de gendarmerie est créée à Dellys, le 13 juin 1955. Celle ci comporte les brigades de Dellys – Bordj-Ménaïel – Chabet el Ameur – Isserville les Issers – Port-Gueydon – Rebeval – Tigzirt sur Mer.
Postes permanents de Timezrit et Abbo, et les postes provisoires d'Horace Vernet et de Makouda.

Le gendarme SANCHE René du P.R.M. 9/5 et MARTIN José du P.R.M. 8/5 ter, détachés à Tizi Ouzou ont été grièvement blessés au cours d'une embuscade.

Le 13 juin 1955, un poste permanent est créé à Beni-Douala. Le 22, un poste permanent est installé à Cap Djinet pour la saison estivale.
Le poste provisoire de Yakouren devient poste permanent, le 28 juin 1955. Un groupement est constitué en Kabylie, un poste permanent est créé à Ouadhias.
Le 29 juin 1955, le poste permanent d'Haussonvillers s'installe dans sa nouvelle caserne appartenant à une société HLM.
Du 21 au 27 juillet 1955, des postes permanents sont créés à Makouda, Isserville les issers et à Timezrit.

Les P.R.M. N° 6/8 – 2/8 ter – 9/8 ter détachés à la section de Tizi-Ouzou rentrent sur la métropole.
Le 26 août 1955, deux postes permanents sont créés à Beni-Amrane et à Thiers, ces postes sont installés depuis le 26 juillet 1955.
Le 10 septembre 1955, un poste est créé à l'Arba des Ouacifs.
Le 20 septembre 1955, Tizi-Rached – Aomar – Taourit Mimoun – Tassaft Ouguemoune – Tamzirt – Souk el  Khémis – Horace Vernet – El-Adjiab et Aghribs se voient créer un poste permanent.


























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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 6 Déc - 19:35






TIZI OUZOU


THIERSVILLE.


TABERGA.


SAINTE BARBE DU TLELAT.


SAINT EUGENE.


SAINT-CLOUD.


SAINT-ARNAUD.


SEBDOU.


REBEVAL.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 6 Déc - 22:38

Le 23 septembre 1955,
- Une section est créé à Fort-National, par prélèvement provisoire de personnel sur les sections de Tizi-ouzou, les Compagnie d'Alger, Compagnie de Blida: Les brigades de Fort-National, Azazga, Mekla, Michelet, Port-Guyedon – les postes provisoires des Aghribs et Souama – les postes permanents de  Arba des Ouacifs, Ben Douala, Beni-Douala, Les Ouadhias, Tamazirt, Taourirt-Mimoun, Tassaft, Tizi-Rached, yakouren.
− Une section est créée à Bouira, par prélèvement de personnel sur la Section d'Aumale, sur l'EM de la compagnie d'Alger et sur la Compagnie de Blida: les brigades de Bouira, Aïn-Bessen, Maillot et Palestro. Les postes permanenst de Beni-Amran, El-Adjiba et El-Esnam.

Le 1er octobre 1955, un poste provisoire est créé à Souama et le poste permanent de Isserville-les-Isser devient une brigade. Le capitaine PEGEOT est nommé au commandement de la Section de Fort-National.



SIDI BEL ABBÈS.


ALGER.


BOUGIRAT.






MICHELET








PALESTRO


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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 6 Déc - 22:39

A compter du 15 octobre 1955, les escadrons de gendarmerie mobile de la division de Constantine sont stationnés comme suit:
Secteur autonome de Constantine:
- Escadron 5/10 à Constantine: 2 pelotons AM - 1 peloton porté à Constantine;
- Escadron 1/4 à Aïn-Smara: 1 peloton AM - 2 pelotons portés à AÏn-Smara;
- Escadron AM de la 1ère L.G.I à El-Arrouch: base arrière à Le Kroubs – 3 pelotons A.M à Aïn-Regada.
Zône Est:
- Escadron 6/10 à Bône: 1 peloton AM – 1 peloton porté à Bône – 1 peloton porté à La Calle;
- Escadron 6/3 à Guelma:  1 peloton AM – 2 pelotons portés à la Ferme Patuel (4kms est-Guelma);
- Escadron 5/6 à Ouenza:  1 peloton AM – 1 peloton porté à Ouenza – 1 peloton porté à Oued-Keberit.
Zône Centre:
- 1ère légion de gendarmerie d'intervention.
- Escadron mixte 1 à Canrobert: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Canrobert;
- Esacdron Mixte 2 à Taher (ferme El-Achouet) 1 peloton AM – 1 peloton porté à la ferme El-Achouet - 1 peloton porté à tamentout.
- Escadron mixte 3 à Jemmapes: 1 pelon AM. - 1 peloton porté à Jemmapes – 1 peloton porté à Bayard.
- Escadron mixte 4 à Aïn-Regada: 1 peloton AM. à AÏn Regada – 1 porté à AÏn-Abid – 1 peloton porté à la Maison forestière Bou Snib.
- Escadron mixte 5 à Collo: 2 pelotons à Collo – 1 peloton mixte à Tamalous.
- Escadron 3/1 bis à El Milia: 1 peloton AM – 1 peloton porté à El Milia – 1 peloton porté à Mila.
- escadron 1/3 à Redjas: 1 peloton porté à Fedj M'zala – 1 peloton porté à Mila – 1 peloton porté à Grarem.
Zône Sud:
- Escadron 8/10 à Batna: 1 peloton AM à Batna – 1 peloton porté à Barika – 1 peloton porté à Pasteur;
- Escadron 4/1 ter à Khenchela (ferme Maurin): 1 peloton Am – 2 pelotons portés à khenchela.
- Escadron 7/4 à Batna: 1 peloton Am à Bernelle – 1 peloton porté à Pasteur – 1 peloton porté à Laveran.
- Escadron 4/5 à Edgard-Quinet: P.C; ferme Bir-Mordjane (inhabitée) – ferme Breteville-besset -habitée) – Ferme Yacono (habitée) – Ferme Elbaz (inhabitée) – Ferme Fahri (inhabitée) – ferme Gelin Marcel (inhabitée) – Ferma Kraft (habitée).
zône Ouest:
- Escadron 7/10 à Sétif: 1 peloton AM – 1 peloton porté à Sétif – 1 peloton porté à Djorf.
- Escadron 5/8 à Sétif: 1 peloton AM – 1 peloton à Sétif – 1 peloton porté à Ampère.
- Escadron 7/8 à Lafayette: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à lafayette.
- Escadron 2/6 à Bougie: 1 peloton Am – 2 pelotons portés à Bougie.

Par la décision n° 6570 du commandement régional, le poste provisoire d'El-Esnam devient un poste permanent, à compter du 26 octobre 1955. installé dans un local de la S.A.R. à Bechloul, puis à El-Esnam dans un local mis à la disposition de la gendarmerie par l'autorité administrative.

Le gendarme FIEVET Charles, de la brigade de Boghni est blessé au cours d'une opération de maintien de l'ordre.

Le 3 novembre 1955, ce plan annule et remplace celui du 15 octobre 1955.
Les escadrons de gendarmerie mobile de la division de Constantine sont stationnés comme suit:
Secteur autonome Constantine:
- Escadron 5/10 à Constantine: 1 pelotons AM - 1 peloton porté à Constantine – 1 peloton porté à Lamblèche;
- Escadron 1/4 à Aïn-Smara: 1 peloton AM - 2 pelotons portés à AÏn-Smara;
- Escadron AM de la 1ère L.G.I à Le Kroubs (détaché à El-Arrouch) – 3 pelotons A.M à El-Arrouch.
Zône Est:
- Escadron 6/10 à Bône: 1 peloton AM – 2 peloton porté à Bône;
- Escadron 6/3 à Guelma:  1 peloton AM – 2 pelotons portés à Guelma;
- Escadron 5/6 à Ouenza:  1 peloton AM – 1 peloton porté à Ouenza – 1 peloton porté à Oued-Keberit.
Zône Centre:
- 1ère Légion de gendarmerie d'intervention.
- Escadron mixte 1 à Canrobert: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Canrobert;
- Esacdron Mixte 2 à Taher (ferme El-Achouet) 1 peloton AM – 2 peloton porté à la ferme El-Achouet;
- Escadron mixte 3 à Jemmapes: 1 pelon AM. - 1 peloton porté à Jemmapes – 1 peloton porté à Bayard.
- Escadron mixte 4 à Aïn-Regada: 1 peloton AM. à AÏn-Regada – 1 porté à AÏn-Abid – 1 peloton porté à la Maison forestière Bou-Snib.
- Escadron mixte 5 à Collo: 2 pelotons à Collo – 1 peloton mixte à Tamalous.
- Escadron 3/1 bis à El-Milia: 1 peloton AM – 1 peloton porté à Aïn-Kechera – 1 peloton porté à Boudouka.
- Escadron 1/3 à Mila: 1 peloton porté à Mila –1 peloton porté à Fedj M'zala –  1 peloton porté à Grarem.
Zône Sud:
- Escadron 8/10 à Batna: 1 peloton AM à Batna – 1 peloton porté à Barika – 1 peloton porté à Pasteur;
- Escadron 4/1 ter à Khenchela (ferme Maurin): 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Khenchela.
- Escadron 7/4 à Batna: 1 peloton AM à Bernelle – 1 peloton porté à Pasteur – 1 peloton porté à Laveran.
- Escadron 4/5 à Edgard-Quinet: P.C: ferme Bir-Mordjane (inhabitée) – ferme Breteville-besset (habitée) – Ferme Yacono (habitée) – Ferme Elbaz (inhabitée) – Ferme Fahri (inhabitée) – Ferme Gelin Marcel (inhabitée) – Ferma Kraft (habitée).
Zône Ouest:
- Escadron 7/10 à Sétif: 1 peloton AM – 1 peloton porté à Sétif – 1 peloton mixte à Djorf.
- Escadron 5/8 à Sétif: 1 peloton AM – 1 peloton à Sétif – 1 peloton porté à Ampère.
- Escadron 7/8 à Lafayette: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Lafayette.
- Escadron 2/6 à Bougie: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Bougie.

à suivre.....................

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Mar 8 Déc - 23:15

Le lieutenant DAOUDI détaché comme adjoint au capitaine, commandant la section de Tizi-Ouzou, est affecté comme commandant de la  Section de Cassaigne.

Le gendarme ALBUFERA de la brigade de Beni-Douala est légèrement blessé au cours d'une embuscade,

Le 3 décembre 1955. Les gendarmes SALAT et BOUDET de la brigade de Makouda, ont été légèrement blessés, le 9 décembre au cours d'une opération de maintien de l'ordre.
Le 24, les gendarmes ROUSSILLON et BEDJAI de la brigade de Tizi-Ouzou, ont été légèrement blessés au cours d'une embuscade sur la RN , à 3 kilomètres à l'ouest de Mirabeau.
Le 29, le gendarme VIARD, de la brigade de Tigzirt sur Mer, a été légèrement blessé au cours d'une embuscade sur la RN 24 à enviorn 11 kilomètres 500 environ à l'ouest de Tigzirt.

Le 1er janvier 1956, la compagnie de gendarmerie de Tizi-Ouzou est créée, dans les locaux de la section motorisée et provisoirement sans accroissement d'effectifs. Elle comprend les unités de Bouira – Fort-national – Dellys et Tizi-Ouzou, la Compagnie ne fonctionnera pas avant le 1er février 1956 (DM n° 641/DN/GEND.T).
Le gendarme COSTE Jacques de la brigade de Beni Douala est légèrement blessé au cours d'une embuscade, le 5 janvier.
Le 18 janvier 1956, les gendarmes LE PRIOL, RATTIS et PONCHON de la brigade de Mekla, sont légèrement blessés au cours d'une embuscade.

1er février 1956.
Les escadrons de gendarmerie mobile de la division de Constantine sont stationnés comme suit:
Secteur autonome Constantine:
- Escadron   5/10 à Constantine: 1 pelotons AM - 2 pelotons porté à Constantine
- Escadron 15/10 à Le Kroubs: 1 peloton A.M – 1 peloton porté à Le Kroubs -  1 peloton porté à la Ferme  de Lamblèche.
Zône Est:
- Escadron 6/10 à Bône: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Bône;
- Escadron 16/10 à souk-Ahras : 3 pelotons portés à Souk-Ahras.
- Escadron 7/6 bis à Guelma:  1 peloton AM – 2 pelotons portés à Guelma;
- Escadron 4/6 à Ouenza:  1 peloton AM – 2 pelotons portés à Ouenza.
- Escadron 7/3 à Meskiana:  1 peloton AM – 2 pelotons portés à La Meskiana:
Zône Ouest:
- Escadron 7/10 à Sétif: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Sétif.
- Escadron 17/10 à Djorf: 3 pelotons portés à Djorf.
- Escadron Mixte 2 (1ère L.G.I.) à Taher (Ferme El Achouet) – 2 pelotons portés à Taher – 1 peloton AM à Djidjelli.
- Escadron 1/6 bis à Tazmalt: 1 peloton mixte à tazmalt – 1 peloton mixte à Akbou – 1 peloton porté aux Portes de Fer.
- Escadron 6/6 bis à Kerrata: 1 peloton mixte – 1 peloton porté à Kerrata – 1 peloton à Lafayette.
- Escadron 3/8 à Bougie: 1 peloton mixte – 1 peloton porté à Bougie – 1 peloton porté à Sidi Aïch.
Zône Centre
- Escadron 5/5 à Collo: 1 peloton mixte à  à Collo – 1 peloton porté à Bessembourg - 1 peloton mixte à Tamalous.
- Escadron 8/8 à El-Milia: 1 peloton AM – 1 peloton porté à Aïn-Kechera – 1 peloton porté à El-Milia.
- Escadron 3/6 à Bayard: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Bayard.
- Escadron d'AM (1è L.G.I.) à El Arrouch.
Zône Sud:
- Escadron 8/10 à Batna: 1 peloton AM – 2 pelotons portés à Batna
- Escadron 18/10 à Batna: 1 peloton AM à Batna – 1 peloton porté à Aïn Yagout – 1 peloton porté à Lutaud.
- Escadron 9/3 à Auguste Comte: 1 peloton AM – 1 peloton porté à Auguste Comte – 1 peloton porté à M'Toussa.
- Escadron 8/6 bis à Bernelle: 1 peloton AM à Bernelle – 1 peloton à Pasteur – 1 peloton à Barika.








BERKANE.
















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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 19 Déc - 18:16

Le 24 mars 1956, le gendarme GUTTERIEZ Gabriel, de la brigade de Chabet El Ameur est assassiné, Rue Ferdinand Aillaud à Tizi-Ouzou.

Le 3 avril 1956, au cours d'une embuscade sur la RN entre Dellys et Tigzirt sur mer, le gendarme CARBONEL Aimé de la brigade de Tigzirt sur Mer est tué et les gendarmes JEANNOUTOT Robert, BAGUR René et LOUBAT André, ont été grièvement blessés.
Le 13 avril, la caserne de d'Isserville-les-issers est remise par la municipalité à la gendarmerie.

Le 6 mai 1956, au cours d'une embuscade, le gendarme PELLE Raymond de la brigade de Taourirt Mimoun a été grièvement  blessé. A la même date, le gendarme PIVIN Jean, de la brigade de Beni douala, a été assassiné en contrôlant l'identité d'un suspect.

Le 17 le gendarme MAS Émile de la brigade de Dellys est grièvement blessé au cours d'une embuscade. Deux jours plus tard, le gendarme O.P.J.A. POITRINAL Marcel de la 1ère Légion de gendarmerie détaché à Michelet, a été légèrement blessé au cours d'une embuscade.

Le 1er juin 1956, le gendarme GRANDJEAN André de la brigade des Ouadhias a été légèrement blessé au cours d'une embuscade. Le chef d'escadron AGEZ, commandant le 1er Groupe de la 10ème légion ter de GM, est affecté à la 10ème Légion de gendarmerie. Il prend le commandement de la Compagnie de Tizi-Ouzou, à compter du 15 juin.

Le 11 juillet 1956, le gendarme GANS Pierre, de la 3ème Légion F.F.A., du G.P.S.7 a été assassiné à Fort-National, où il était détaché.

Le 8 août, le gendarme MULLER Robert, de la brigade de Michelet, a été blessé accidentellement à la main et à la cuisse gauche, au cours d'un service.

Le gendarme LE BESCOND Françis de la brigade de Tizi-Rached est tué le 16 août.

Le 31 août, la caserne de Thiers est réceptionnée provisoirement. Le gendarme DUBIN Georges du poste permanent des Aghribs est grièvement blessé au cours d'une embuscade.

Le 8 septembre, le gendarme auxiliaire KHELLIL, de la brigade de Chabet El Ameur, est grièvement blessé au cours d'une embuscade.

Le 17 septembre, le poste permanent de Thiers devient brigade. Le 1er octobre, les postes permanents de Beni Amrane et d'El Esnam deviennent brigades, suivant la D.M. n° 34199 du 21 septembre 1956. Le poste provisoire de Souama devient poste permanent.

Le 5 octobre, la caserne de El Esnam est réceptionnée provisoirement.
Le 12 octobre, le gendarme BOREL-JACQUET  Roger, de la brigade des Ouacifs est légèrement blessé au cours d'une embuscade.

Le 22 octobre, la caserne de la section de gendarmerie de Bouira est réceptionnée provisoirement. Le 24 au cours d'une embuscade les gendarmes PAIN Michel, LOUBOUTIN Jean, HAMEON Roger, DUCOURTIEUX Marcel de la brigade de Palestro ont été légèrement blessé.

Le Fichier de la Compagnie de Tizi-Ouzou, est créé à partir  du Fichier d'Oudjda (Maroc), arrivé à Tizi-Ouzou fin octobre 1956. Les fiches de diffusion étaient en vrac. Le Fichier est en fonctionnement à partir du 15 août 1957, pour les diffusions et pour l'ensemble des recherches à compter du 1er novembre 1957.

Le 1er novembre au cours d'une embuscade sur la RN 25, entre Abbo et Delly, les gendarmes PAPAIS André et CLEMENT Emmanuel, de la brigade d'Abbo sont tués, et les gendarmes LE QUELLEC jean, DELIGNE Arthur et ANNE Guy de cette même unité sont blessés.

Le 14 novembre la caserne de Beni-Amrane est réceptionnée provisoirement, le gendarme LINSTER Denis de la brigade de Port-Gueydon est grièvement blessé le 15 novembre au cours d'une embuscade.

Le 20 novembre, la caserne de gendarmerie d'Aomar est réceptionnée provisoirement, elle est occupée aussitôt par la brigade.

Fin novembre, au cours d'une embuscade dans le douar Sidi-Ali-Bou-Nab les gendarmes CHARTON André et BRUN Alfred, de la brigade d'Haussonvillers sont tués.
L'adjudant BONY Marcel, les gendarmes GAUCI René, FAURE Pierre, et MATEU Jacques, LOTRIAM René, VERGNE René, LE GOFF Marcel et  MAZIERES Louis des brigades de Camp du Maréchal et Haussonvillers sont blessés.


Le gendarme ARPIN Maurice, de la brigade d'Azazga est assassiné en plein centre d'Azazga, le 5 décembre 1956.
Citation: "Gendarme qui sert depuis 15 mois dans une brigade exposée de Kabylie où il s'est fait remarquer par son allant et son courage. Grièvement blessé le 5 décembre 1956 à Azazga, (Grande Kabylie) lors d'un service à la résidence, a, dans un sursaut d'énergie, riposté et permis ainsi l'arrestation du terroriste, auteur d'un deuxième attentat à l'encontre d'un Européen."

Le 14 décembre, le poste permanent d'Aomar devient brigade.




TLEMCEN.










NEDROMA.








MAISON CARRÉE.



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Message par GARNISON36 le Sam 19 Déc - 18:18

1957.

Le 6 janvier, le gendarme TARTARE Pierre, de la brigade de Ben-Douala, est tué au cours d'une embuscade sur la piste d'Aït Ydir.

Le 9 janvier, il est créé une section de gendarmerie dans l'arrondissement d'Azazga. La mise en place le 20 mars 1957, avec prise d'autonomie le 1er avril, sur le plan commandement, elle ne fonctionnera sur le plan administratif que le 1er mai 1957 :
Brigades : - Azazga - Mékla - Port-Gueydon ;
Postes permanents : - Tizi-rached - Yakouren ;
Poste provisoire : - Les Aghribs.

Les gendarmes BALADUC André et PASCAL Fernand de la brigade de Michelet sont légèrement blessés dans une jeep qui saute sur une mine, le 11 janvier 1957.

Un poste permanent est créé à Mirabeau par la décision n° 235 de la 10ème Légion de gendarmerie, le 21 janvier.

La section de Dellys est transférée à Bordj-Menaïel le 18 février 1957. La caserne de gendarmerie d'El-Adjiba est remise provisoirement.

Le 2 mars, le gendarme FAIVRE Victor, de la brigade de Boghni, est grièvement blessé au cours d’une embuscade.

La caserne de Camp du Maréchal est remise par la municipalité à la gendarmerie le 12 mars.

Le gendarme SEINGIER Jean, de la brigade de Beni-Douala est légèreemnt blessé au cours d’une embuscade, le 26 avril.

Le gendarme DEWIERE Jules de la brigade de Tamazirt est tué au cours d'une opération de maintien de l'ordre à Aït Zeggane, le 9 mai.
Citation: "Jeune gendarme servant depuis dix-huit mois dans un poste exposé de Grande kabylie, s'y est fait remarquer par son allant et son courage. Le 8 mai 1957, à Aït Zeggane, alors qu'il participait à la recherche d'un hors la loi au premier rang d'une unité opérationnelle, a été grièvement blessé en faisant front à une forte bande armée qui s'ouvrait un passage feu à bout portant de toute ses armes."
"A donné ainsi un très bel exemple de sang froid et de sacrifice."

Le 24 mai 1957, les gendarmes BIDON Jean et BARRAT Alain, de la brigade des Ouacifs, sont grièvement blessés au cours d'une embuscade à Mechrek, à 4km 500 à l'ouest de la brigade.

Le 1er juin 1957, l'Escadron 14/10 de gendarmerie mobile est créé à Sidi-Bel-Abbès, initialement cantonné à Saint-Denis du Sig

Le 15 juin, le gendarme COURTOIS Gaston, de la brigade de Beni-Douala est blessé accidentellement. Le 30 juin, le maréchal des logis-chef TOZZO Jacques, commandant la brigade de Tigzirt sur Mer, est blessé légèrement par un détenu à la caserne.

Le 12 juillet, l'adjudant BOLLE xavier, commandant la brigade de Beni-Douala est grièvement blessé au cours d'une opération de maintien de l'ordre.

Le 30 juillet, au cours d'un service au centre de Mirabeau, le gendarme DOUZOU Louis, de cette brigade est tué par un terroriste.

"le 30 juillet 1957, en plein centre de Mirabeau, le gendarme DOUZOU Louis, tombait mortellement atteint par une balle terroriste. Son nom s'ajoute au long martyrologe des victimes civiles et militaires de la rebelion en Algérie, au nom de ces douze camarades qui, en Kabylie, ont déjà donné leur sang pour la Patrie. Leurs sacrifices et leurs vies sont un exemple livré à notre méditation."
"Ses qualités d'homme et de soldat, ses qualités de coeur surtout le font apprécier et estimer de ses chefs et de ses camarades. Très serviable, toujours prêt à rendre service, il aime donner satisfaction et se perfectionne rapidement dans son nouveau métier qu'il prend très à coeur.
"Il était sur le point de partir en permission et comptait revenir avec sa femme et sa petite fille âgée de six ans. Le destin brutal en a décidé autrement.
" Le sacrifice suprême a couronné la vie de sacrifice et de dévouement  qu'il avait pratiqué six mois durant, dans le petit poste déshérité de Mirabeau, à quelques mètres duquel il est tombé."
"Je proposerai, en son temps que la future caserne de Mirabeau porte son nom et perpétue son souvenir pour qu'ils restent présent non seulement dans nos coeurs mais dans tous ceux de nos successeurs"(éloge du chef d'escadron BOSSARD, cdt la cie de Tizi-Ouzou).

Citation: "Jeune gendarme en service depuis janvier 1957, en Kabylie, s'est constamment fait remarquer par son allant et son mépris du danger.
" Le 30 juillet 1957, à Mirabeau, a fait face avec courage à un terroriste, a été grièvement blessé au cours de l'engagement."

La caserne de la section de gendarmerie de Fort-National est réceptionnée provisoirement, le 12 août 1957.
Le 24, le poste permanent de Yakouren devient brigade.

Le 25 septembre 1957,  la compagnie de Tizi-Ouzou est réorganisée et comprend désormais 5 sections – 7 arrondissements.
Section de Tizi-ouzou :      - Arrondissement de Tizi-ouzou.
Section d’Azazga :             - Arrondissement d’Azazga.
Section de Bordj-Menaiel : - Arrondissement de Bordj-Menaïel.
Section de Bouira :             - Arrondissement de Bouira - Palestro - Dra El Mizan.
Section de Fort-National :  - Arrondissement de Fort-National.

L'effectif des sections motorisées de la 10ème Légion de gendarmerie est modifiée et fixé à 25 sous-officiers, le 26 septembre, avant de passer quelques jours plus tard à 1 officier et 15 sous-officiers.

Au cours d’une embuscade, le 12 octobre l’adjudant VIOLLEAU Georges, commandant la brigade et le gendarme DUTEIN Daniel, de la brigade de Souk El Khemis sont légèrement blessés.

Le 14 octobre, la caserne d'Abbo est réceptionnée et le poste permanent devient brigade le 1er novembre.
Le gendarme auxiliaire GONZALES Denis de la brigade d'Azazga est grièvement blessé par un terroriste au cours d'un service commandé à la résidence.

Le 18 octobre, la caserne de Yakouren est réceptionnée provisoirement, la brigade s'installe aussitôt dans ses nouveaux locaux.

Le 13 novembre, par note Légion n° 4054/2, la Légion est réorganisée progressivement à compter du 1er décembre.

Section de Tizi-Ouzou :
- Brigade de Tizi-Ouzou
- Brigade de Beni-Douala
- Poste permanent de Makouda
- Poste permanent de Mirabeau
- Poste permanent de Souk El Khemis
- Brigade de Tigzirt sur Mer
- Poste provisoire de Boudjima.

Section d’Azazga :
- Brigade d’Azazga
- Poste Permanent des Aghribs
- Brigade de Mekla
- Brigade de Port-Gueydon
- Brigade de Yakouren
- Poste provisoire de Souama.

Section de Bordj-Menaïel :
- Brigade de Bordj-Menaîel
- Brigade d’Abbo
- Brigade de Camp du Maréchal
- Poste permanent de Cap-Djinet
- Brigade de Chabet El Ameur
- Brigade de Dellys
- Poste permanent d’Haussonvillers
- Poste permanent d’Horace-Vernet
- Brigade d’Isserville les Issers
- Brigade de Rébéval
- Poste provisoire de Temzrit.

Section de Bouira :
- Brigade de Bouira
- Brigade d’Aomar
- Brigade de Beni Amrane
- Brigade de Boghni
- Brigade de Dra El Mizan
- Brigade d’El Esnam
- Brigade d’El Adjiba
- Brigade de Maillot
- Brigade de Palestro
- Brigade de Thiers
- Brigade de Tizi-Reniff.

Section de Fort-National :
- Brigade de Fort-National
- Brigade de l’Arba des Ouacif
- Brigade de Michelet
- Poste permanent de Tamazirt
- Poste permanent de Taourirt Minmoun
- Brigade de Tassaft Ouguemoune
- Brigade de Tizi-Racheb
- Poste permanent des Ouadhias.

Le poste permanent des Ouadhias est rattaché provisoirement à la section de Bouira, le 26 novembre.

Le poste de Tassaft-Ouguemoune devient brigade à compter du 1er janvier 1958.

Un Groupe provisoire de Soutien est créé par la NDS du 7 décembre, à Boghari le 10 décembre 1957.

La caserne d'Horace-Vernet est réceptionnée provisoirement, la brigade s'installe aussitôt, le 27 décembre.

A compter du 31 décembre 1957, le poste provisoire de Souama créé le 21 septembre 1956 est supprimé.

Le 1er janvier 1958, un poste provisoire est créé à Bouzeguène, il assure la surveillance des communes de Bouzeguene – Aït-Ikhlef – Idjeur.

Créé à compter du 1er décembre 1957, le poste permanent de Boudjima est installé dans les locaux prés par la S.A.S. le 3 janvier 1958.

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Message par GARNISON36 le Sam 19 Déc - 18:19

1958.

Le 15 janvier le poste d'Horace-Vernet devint brigade.
Au cours d'un service à Tizi-Ouzou, le gendarme GANTIER René de la brigade de Tamazirt est grièvement blessé.

Le 13 mars 1958, le gendarme LE ROHO Rémy du poste de Boujima est blessé mortellement en service commandé.

Citation:" Jeune gendarme dynamique et plein d'allant qui sert depuis plus de deux ans dans des postes exposés de Grande Kabylie. A participé à la plupart des opérations qui se sont déroulées du 24 avril 1956 au 1er avril 1957, dans la région d'Azaga.
" A maintes reprises, fait preuve de courage et de sang froid n'hésitant pas à exposer sa vie au cours des engagements pour remplir au mieux les missions qui lui étaient confiées."

Le 19 mars, au cours d'une opération de maintien de l'ordre à Ben-Hamza, le gendarme ROUSSET, de la brigade Rébeval est légèrement blessé.


Le gendarme PADRINES Marcel de la brigade de Yakouren, est tombé glorieusement le 19 avril 1958, au cours d'une opération dans le secteur d'Azaga, alors qu'aux côtés du commandant d'unité, il guidait le 4ème Escadron du 13ème régiment de Dragons dans une région particulièrement difficile mais qu'il connaissait bien pour l'avoir parcourue de nombreuses fois, depuis plus de deux ans, tant au cours de différents services qu'au cours d'opérations.

Citation:
"Jeune gendarme servant depuis trente mois dans une brigade située dans une zone très dangereuse, a prit part à de nombreuses opérations contre les hors-la-loi, se faisant remarquer par son allant et son mépris du danger.
" Le 19 avril 1958, a été grièvement blessé au cours d'une opération dans le Djebel Takakouch 'Chara, commune de Yakouren, alors qu'ils e trouvait au premier rang d'une des unités engagées et faisant front à une importante bande rebelle retranchée et fortement armée."
" A donné un bel exemple de courage, de sang-froid et d'esprit de sacrifice".


OBSEQUES DU GENDARME PADRINES.

Allocution du lieutenant ARIA, commandant la Section d'Azazga, s'adressant à sa veuve et à on frère soldat en Algérie.

" ....Le 19 avril 1958, le gendarme PADRINES, était désigné par son Commandant de brigade pour participer, avec cinq de ses camardes à une opération montée dans la région de Yakouren, le Djebel Takakouch N'Chara. Il recevait l'ordre de se joindre aux éléments du 4ème Escadron du 13ème régiment de Dragons. Il devait servir de guide dans une région qu'il connaissait parfaitement, au capitaine commandant cette unité. C'est aux côtés de cet officier que, le même jour vers 18 heures 30, le gendarme PADRINES tombait mortellement par le feu ennemi.

"Le gendarme PADRINES est mort victime du devoir pour que ce coin d'Algérie reste Français.

"Un destin implacable enlève à la gendarmerie l'un de ses meilleurs éléments.
"......."

"Élève gendarme en 1953, il était admis au centre d'Instruction de Hesdin, où sont ardeur au travail lui permettait d'obtenir un excellent classement de fin de stage. Muté tout d'abord à la compagnie de l'Eure, il était par la suite volontaire pour servir en Algérie, et sur sa demande, le gendarme PADRINES était affecté le 6 octobre 1955 à la brigade de Yakouren.
"D'emblée, son intelligence, sa haute conscience professionnelle en faisaient un précieux auxiliaire de son Commandant de brigade. Rapidement, il s'adaptait aux difficiles conditions de vie de ce poste isolé ainsi qu'aux délicates et pénibles tâches imposées à notre Arme en raison des évènements.
"Il servait avec fidélité, courage et avec cette simplicité que l'homme de coeur honnête et loyal sait apporter dans l'accomplissement du devoir journalier.
"Son désir de s'élever l'incitait bientôt à être candidat à l'examen d'Officier de Police Judiciaire. Les brillants travaux qu'il présentait étaient prometteurs d'un succès certain.
"Au mois de septembre 1957, son Commandant de Section le préposait pour concourir à l'avancement. D'ores et déjà s'affirmaient en lui les qualités d'un excellent gradé de demain.
"......."
"La Gendarmerie toute entière et particulièrement celle d'Algérie prend part à votre peine et regrette la perte de l'un de ses meilleurs serviteurs, malgré la belle page d'héroÏsme qu'il vient d'ajouter à son livre d'or.
"...."
"Gendarme PADRINES"
"Vous êtes tombé en héros sur cette terre d'Algérie où vous avez si valeureusement servi depuis plus de 2 ans. Vous avez montré le plus sublime esprit du devoir lorsque, à terre, très grièvement blessé votre dernier geste a été de tendre votre arme à votre camarade d combat afin d'éviter que l'ennemi tout proche ne s'en empare.
"Après tant d'autres vous avez symbolisé dans ce geste les qualités qui sont les plus beaux fleurons de notre Arme.

"Vous êtes mort pour la Gendarmerie et pour la France.
"Adieu mon cher PADRINES,
"Dormez en paix."

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 19 Déc - 18:22

Le 26 avril 1958, allocution funèbre du Capitaine FARON, commandant le 5ème Escadron de GM, à l'occasion des obsèques du gendarme BEREYZIAT René de l'Escadron 5/10 de GM, stationné à Tizi-Ouzou,  décédé le 22 avril 1958, des suites de blessures reçues au cours d'une escorte à proximité du village de Tala-Boumene.

" Au cours de sa tâche ingrate et obscure, l'escadron connaît aujourd'hui son premier deuil. Le destin a frappé l'un de nos plus jeunes gendarmes, BEREYZIAT René, né le 2 septembre 1932.
"A l'exemple de son frère, il avait bientôt fait acte de candidature  çà la gendarmerie et, après un stage à l'école d'Aubagne, nommé gendarme commissionné le 4 juillet 1956, avec une affectation au 5ème escadron de GM.

"Pendant ces vingt mois d'Algérie, il sert avec une égale conscience professionnelle, une modestie qui l'honore.

"Le 16 avril 1958, il reçoit de son commandant de peloton l'ordre de participer en qualité de mitrailleur à une escorte sur l'itinéraire Tizi-Ouzou  - Beni-Douala.

"A 13 heures 50, scouts-cars, heurtent une embuscade à hauteur du village de Tala-Boumène. Blessé dès les premières rafales, BEREYZIAT tient son poste jusqu'à épuisement de ses forces. Hospitalisé une heure plus tard, il garde sa sérénité et sa confiance jusqu'au 22 avril où il meurt brutalement des suites de sa blessure.
"Il a tout donné à  sa patrie avec cette même modestie qui le marquait.
".............."

La brigade aérienne de gendarmerie de Bône est créée le 1er avril 1958.


Le 13 mai 1958, le gendarme HUE Émile, De la brigade de Souk-el-Khémis, participait avec le Poste de Commandement du I/93ème R.I., à une opération dans le secteur de Souk-el-T'Nine, (Grande Kabylie).
Un important mouvement rebelle étant signalé dans la direction du Poste de Commandement; il prit volontairement part à une reconnaissance.
A 200 mètres du poste de Commandement, les rebelles débouchèrent en donnant l'assaut. Le gendarme HUE couvrait par son feu la mise en batterie du fusil-mitrailleur servi par le gendarme DOUMIC, quand il fur grièvement blessé à l'abdomen.
Sauvé grâce au courage et au dévouement du capitaine, chef de la S.A.S. De Souk-el-T'Nine, le gendarme HUE fur hospitalisé et opéré à l'hôpital Naegelen à Tizi-Ouzou.


Les origines des évènements historiques du 13 mai 1958.
(Extraits du Bulletins d'Information n°3 du Corps d'Armée d'Alger – 5ème Bureau).

Le F.L.N annonce l'assassinat de trois soldats Français, le sergent RICHOMME, les soldats FEUILLEBOIS et DECOURTEIX, détenus en Tunisie depuis septembre 1956, après un simulacre et jugement.

Le Comité de vigilance d'Alger, regroupant les organisations d'anciens combattants; d'étudiants, de fonctionnaires et les partis nationaux, envoie une motion de protestation à Monsieur Robert Lacoste en mission à Paris.

La France entière, Métropole et Algérie, est profondément indignée à l'annonce de l'assassinat de ces trois soldats Français. La Présidence du Conseil proteste officiellement. Sur tout le territoire français, il est prévu pour le mardi 13 mai à 18 heures, un hommage solennel aux trois martyrs.

Déroulement des évènements.
Tizi-Ouzou.
Les drapeaux sont mis en berne. Une brève cérémonie avec dépôt de gerbe à lieu à 18 heures au monument aux morts, en présence des Autorités Civiles et Militaires et des organisations d'Anciens Combattants. Seuls les Anciens Combattants de souche Française sont présents.

Alger.
Les ordres du Comité de Vigilance prévoient:
− Grève générale à partir de 13 heures;
− Manifestation de masse à 17 heures au Plateau des Glières;
− Hommage aux morts à 18 heures.

A 13 heures, la grève est totale; Alger paraît une ville morte: établissement publics, cafés, magasins, cinémas sont fermés. Aucun véhicule de transport ne circule.

A 14 heures 30, lycéens et étudiants défilent rue Michelet et se dirigent vers la grande poste.

A 15 heures, au Plateau des Glières, la foule des grands jours s'est rassemblée. Cris hostiles envers PFLIMLIN er le Président COTY. Le nom du Général de GAULLE est acclamé. De toutes les villes et de tous les villages de l’Algérois, automobiles et camions arrivent sans cesse. Le Centre Culturel Américain, situé rue Michelet, est envahi et dévasté par des manifestants.
− 16 heures 15, les premières délégations d'Anciens Combattants arrivent au Plateau des Glières, au son de la "Marche des Africains".
− 17 heures 30, comptant de nombreux musulmans, l'ensemble des Anciens combattants prend place devant le Monument aux Morts.
− 18 heures 10, les Généraux SALAN, JOUHAUD, ALLARD, MASSU, l'Amiral AUBOYNEAU, l'I.G.A.M.E., BARET, le Colonel THOMAZO, arrivent. La cérémonie se déroule, brève et émouvante.
− 18 heures 30, la foule commence à se disperser, mais sur un mot d'ordre, un certain nombre de manifestants se portent vers le Gouvernement Général. Les CRS débordés, se replient derrière les grilles. Les grenades lacrymogènes sont lancées contre la foule, déchainant sa colère. A l'aide d'un camion G.M.C, les grilles sont défoncées et les manifestants envahissent l'édifice. Les CRS, sont rapidement remplacés par les "Paras" et les gendarmes mobiles. Dans l'immeuble du gouvernent général, des vitres sont cassées, des portes défoncées et des dossiers volent par les fenêtres.
− 20 heures, devant la gravité des évènements, un Comité du Salut public est formé. Le Général SALAN, commandant supérieur Interarmées en Algérie, qui vient de recevoir de Paris les pleins pouvoirs, désigne le Général MASSU pour en prendre la tête.
− 21 heures 10, le Général MASSU lit à la foule le texte du télégramme adressé à M.COTY annonçant la création du Comité de Salut Public et définissant ses objectifs dont le premier est la constitution à Paris d'un Gouvernement de Salut Public. La foule acclame longuement le Général MASSU.
Télégramme du Général MASSU au Président de la République au soir du 13 mai:

"Vous rendons compte création Comité Salut Public civil et militaire à Alger, Président Général MASSU, en raison gravité situation et nécessité absolue maintien de l'ordre et ce pour éviter effusion de sang à Alger. Comité attend avec vigilance création Gouvernement Salut Public seul capable conserver Algérie intégrante Métropole."



La suite de ces évènements lors de la prochaine diffusion de votre émission.

Le Crimo.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 26 Déc - 0:04

Bonsoir, tout d’abord Un Joyeux Noël à tous, avant de reprendre mes historiques.

Bon on reprend le cours de l’Histoire de la présence de la gendarmerie en Algérie.

− 22 heures 30, RADIO ALGÉRIE, occupée par les Paras, commence la longue série d'appels, lancés par le Comité de Salut Public aux pouvoirs politique de Paris.
− Jusqu'à une heure avancée de la nuit, le couvre-feu ayant été supprimé, les Algériens restent dans la rue et sur le Forum, espérant l'arrivée de M. Jacques SOUSTELLE.
− Le Comité de Salut Public initial comprend 20 membres, dont 4 militaires, le Général MASSU, les Colonels THOMAZO, TRINQUIER et DUCASSE, et 4 musulmans.
− A Oran, 70 000 personnes ont manifesté dans le calme et la dignité derrière l'I.G.A.M.E LAMBERT et le Maire M. FOUQUES-DUPARC. Dans la soirée, quelques incidents se produisirent.
− A Constantine et à Philippeville, le service d'ordre CRS a matraqué quelques manifestants. A Constantine, l'Armée est intervenue pour protéger les manifestants.
− A Bône, enfin 15 000 personnes ont rendu un émouvant hommage aux victimes du F.L.N.

A Paris, l'annonce des évènements d'Alger provoque une émotion considérable. Tandis que le Président de la république parle de "l'attitude insurrectionnelle" des chefs militaires, les députés s'ingénient à accélérer l'investiture de M. PFLIMLIN afin que soit rapidement constitué un Gouvernement qui puisse tenir tête au "complot factieux" d'Alger. Le Parti Communiste n'hésite pas pour défendre "les libertés républicaines" à s'abstenir. M. PFLIMLIN est investi à une forte majorité, vers 2 heures 30 du matin.


14 mai 1958.
Alger – Des milliers d'Algérois stationnent sur le Forum, dans l'attente des décisions du nouveau Comité le Général MASSU s'emploie à rétablir une situation normale et demande à la population de laisser faire l'Armée.

Au début de l'après-midi, la ville a repris sa physionomie habituelle.
− A 17heures, à l'État-major de la 10ème Région Militaire, le Général MASSU tient une conférence de presse. Il annonce principalement que le Général SALAN a été investi par le Gouvernement PFLIMLIN des pouvoirs civils et militaires, pouvoirs que le Comité de Salut Public lui reconnaît pleinement. Le Général SALAN publie, par ailleurs un communiqué ainsi rédigé:
− I – Le Général SALAN, commandant Supérieur Interarmées et commandant la 10ème Région Militaire, assume provisoirement à compter d'aujourd'hui 24 mai, les pouvoirs civils et militaires afin d'assurer le maintien de l'ordre, la protection des biens et des personnes, et la conduite des opérations.
− 2 – Le Comité de Salut Public qui s'est constitué à Alger sous la pression des évènements pour affirmer la volonté de la population Franco-Musulmane de rester Française, assure la liaison entre elle et le Commandement qui lui transmet ses ordres.
− 3 – Il importe que tous les rouages de l'Administration soient remis en route au plus vite afin qu'il y ait aucune perturbation dans la vie du pays et dans la conduite des opérations.
− 4 – La population est invitée à conserver son calme dans la dignité et la discipline. L'autorité militaire invite chacun à lui faire confiance et à reprendre le travail.

− 19 heures 30, au Gouvernement Général autre conférence de presse, au cours de laquelle M. DELBECQUE, membre du Comité de Salut Public et adjoint immédiat de M. SOUSTELLE définit les buts du Comité qui étend désormais son autorité à toute l'Algérie.

Le Comité restera en fonction tant qu'il n'y aura pas à Paris un Gouvernement de Salut Public dont la présidence devrait être confiée au Général de GAULLE; il fonctionne sous la haute autorité du Général SALAN.

Le Comité s'est en outre, adjoint 14 nouveaux membres, parmi lesquels MM. REGARD et de SERIGNY.

Si la nouvelle de la constitution d'un Comité de Salut Public à Alger avait causé une vive émotion à Paris, c'est une véritable explosion de joie qui se produisit dans toute l'Algérie à l'annonce de l'évènement. Dès la matinée du 14, les télégrammes commencent à affluer au Gouvernement Général, félicitant et encourageant les Généraux SALAN, MASSU et leurs collaborateurs et annonçant la constitution de Comité de Salut Public dans les grandes villes comme dans les petits villages: Orléansville, Constantine, Philippeville, Blida, Médéa, Bou Saada et les territoires du Sud se rallient les premiers à Alger. Tous réclament la constitution d'un Gouvernement de Salut Public à Paris.

A Oran, toutefois, l'enthousiasme populaire se heurte à l'obstination de M. Lambert, IGAME, qui entend n'obéir qu'aux ordres du Gouvernement de Paris. Depuis le matin, RADIO ORAN ne relaie plus Alger, et des appels de M.Lambert sont lancés à intervalles réguliers interdisant à l'administration le ralliement au Comité de Salut Public d'Alger. Mais vers 15 heures 30, les territoriaux envahissent les studios de la radio et alertent par la voix des ondes la population du Département entier, leur demandant de se réunir immédiatement, et de former des Comités de Salut Public.

Pendant ce temps, c’est à un véritable siège de la Préfecture qu’on assiste en ville. Au service d’ordre militaire viennent se joindre deux sections de CRS, ce qui n’est évidemment, pas fait pour calmer la foule. A l’intérieur de la préfecture se déroulent des pourparlers entre le préfet  et MM. FOUQUES-DUPARC et SICARD. C’est alors que la foule, territoriaux en tête, parvient à forcer le barrage et à pénétrer dans la préfecture. Le préfet Lambert, menacé et quelque peu brutalisé parvient à s’échapper par une fenêtre et à quitter la préfecture.  Il avait auparavant passé ses pouvoirs au Général RETHORE, commandant le Corps d’Armée d’Oran. Un Comité de salut Public est formé, sous la présidence de M. FOUQUE-DUPARC.

A Bône, où un Comité de salut Public a été formé avec son accord le Général VANUXEN réclame un Gouvernement d’autorité, afin que l’Armée poursuive la lutte avec tous les moyens nécessaires.

A Paris, tandis que des manifestations, toujours isolées, sont brisées par le plus important service d’ordre qu’on ait vu depuis longtemps et que de nombreuses arrestations sont opérées parmi les membres des organisations patriotiques, le Gouvernement essaie de faire face avec un maximum d’autorité ;

Toutefois, l’attitude des chefs militaires n’est plus qualifiée « d’insurrectionnelle » ou de « factieuse » que par les Communistes et les Progressistes.

M.PFLIMLIN songe à grandir son ministère pour le consolider et des offres sont faites à MM. Guy MOLLET, Jules MOCH et Antoine PINAY. Les premières sont acceptées, mais les Indépendants posent une condition formelle à l’acceptation ; le retour à Alger de M. Robert LACOSTE.

TIZI-OUZOU.
Un Comité de Salut Public est créé sous la présidence du Capitaine ABBEREG Délégué Spécial de Tizi-Ouzou.
Une certaine effervescence règne dans les milieux européens. La ville haute, musulmane reste très calme.

Par transmission N° 1092/4 du 15 mai 1958, le colonel commandant la 10ème Légion de Gendarmerie donne les directives suivantes: Il résulte de ce message que les Généraux commandants de zones sont chargés de prendre à leur échelon les mesures d'exécutions concernant cette mission.

En conséquence, POUR ÉVITER TOUT CONFLIT D'ATTRIBUTION, IL CONVIENDRA DANS LE CAS OU VOUS RECEVREZ DES RÉQUISITIONS DE L'AUTORITÉ PREFECTORALE RELATIVES AU MAINTIEN DE L'ORDRE DE PRENDRE LIAISON AVANT EXÉCUTION, AVEC LE GÉNÉRAL COMMANDNAT LA ZONE INTERESSÉE.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 26 Déc - 0:07

15 mai 1958.
TIZI-OUZOU.
− A 7heures – le préfet du département de la Grande kabylie, ne suit pas le mouvement et décide d'isoler le département.
A cet effet, il requiert le commandant de la compagnie de gendarmerie de la Grande Kabylie de faire établir des barrages sur les R.N. 12 et R.N. 5. le texte de la réquisition est le suivant:
" Au nom du peuple français, Nous ................ Préfet du Département de la Grande Kabylie, requérons en vertu de la Loi et du Décret du 17 mars 1956, sur les Pouvoirs Spéciaux, Monsieur le Chef d'Escadron commandant la Compagnie de Grande Kabylie, de mettre en place deux barrages à l'entrée du département, soit, au Pont des Issers et à Béni Amrane et d'interdire la sortie du Département aux véhicules de ce département et l'entrée du département aux véhicules étrangers au département, autres que les véhicules militaires.
" Ces barrages seront maintenus en dehors des heures de couvre-feu et jusqu'à nouvel ordre.
"Cette réquisition est prise sous le signe de l'urgence.
"Et pour la garantie du Commandant, nous apposons notre signature."
− A 9 heures, quelques incidents sans gravités se produisent aux limites du département de Grande kabylie et de l'Algérois, où un véritable "nomasland" s'est créé. Le commandant de gendarmerie est dans l'obligation d'intervenir.
− A 12 heures, le commandant de Compagnie de gendarmerie de Grande Kabylie, reçoit le message n° 1090/4 du colonel commandant la 10ème Légion de gendarmerie.
− A 13 heures, les barrages mis en place par la Gendarmerie, sont levés sur ordre du Général commandant la Z.E.A..
− A 16 heures, la déclaration du Général de GAULLE est écoutée par une grande partie du personnel dans la cour de la caserne, cependant qu'en ville un haut parleur retransmet l'allocution.

ALGER.
− Enthousiasme populaire à la suite de la déclaration du Général de GAULLE.

16 mai 1958.
TIZI-OUZOU.
− A 7 heures, on note la présence de MM. Chaussade, secrétaire général du Ministère de l'Algérie – le directeur de la Sureté Nationale à Alger – le directeur de la fonction Publique et des Affaires Politiques au Ministère de l'Algérie – GUIBERT, fils du Directeur de la gendarmerie et employé au Ministère de l'Algérie.
− A 16 heures, acte d'autorité du Préfet....
− Le Préfet de Grande kabylie, en compagnie du Secrétaire Général se rendait à Mirabeau par la route pour installer la délégation spéciale du Centre.
Les autorités quittèrent Tizi-Ouzou par la Route Nationale n° 12 escortées de motocyclistes de la police d'État et de la gendarmerie.
L'ordre ne fut troublé à aucun moment à Mirabeau où la cérémonie d'installation se déroula normalement en présence de Monsieur ...... de la Commission Départementale.
Au retour un barrage routier ayant été érigé à la sortie Ouest de Tizi-Ouzou par les membres du Comité de Salut Public, Monsieur le Président regagna sa résidence par hélicoptère, évitant ainsi les manifestants.
Vers 17 heures 45, des éléments de l'unité Territoriales de Tizi-ouzou, au nombre de 25 à 30, se sont présentés devant les bureaux de la préfecture, demandant, en vain, à parler avec le Préfet.
La garde des bâtiments assurée par deux sections d'Infanterie et un élément de l'escadron 5/10 de Gendarmerie Mobile ne leur a pas permis d'entrer dans les bureaux.
Une centaine de curieux des deux sexes assistaient à cette démonstration.
Une courte démonstration sans gravité eut lieu le soir même devant l'Hôtel de la Préfecture se limitant à des cris hostiles. Le service d'ordre n'eut pas à intervenir.

17 mai 1958.
Les autorités rejoignent Alger dans une "VERSAILLES" de la Préfecture escortée de deux jeeps de la 77ème Compagnie Routière de la 27ème D.I.A..

ALGER.
Après une véritable évasion de son domicile, l'ancien Gouverneur Général de l'Algérie est parvenu à gagner la Suisse, d'où il s'est envolé pour Alger. Dès 19 heures 30, la nouvelle s'est répandue à travers la ville comme une trainée de poudre et à 16 heures lorsque M. SOUSTELLE arrive au Gouvernement général, 150 000 Algérois, Européens et Musulmans crient leur enthousiasme.

TIZI-OUZOU.
A la suite d'un voyage à Alger de Monsieur le Préfet, la foule espérant son départ définitif, resta calme jusqu'au retour de ce haut fonctionnaire par hélicoptère.
Vers 19h30, une nouvelle manifestation, groupant une centaine de personne des deux sexes et les membres des Unités territoriales se déroula place de la Mairie.
Le service d'ordre composé d'éléments des Corps de Troupe et de la Gendarmerie Mobile n'eut pas à intervenir.
Tout rentra provisoirement dans le calme vers 20 heures 30, après des démonstrations verbales d'hostilités.

18 mai 1958.
ALGER.
Un comité de Salut Public de l'Algérie et du Sahara est en voie de constitution.

TIZI-OUZOU.
Réception par le Commandant de Compagnie d'un ordre écrit, émanant du Général commandant la Z.E.A., qui interdit au Secrétaire Général de la Préfecture et au Chef de cabinet du Préfet de quitter la ville de Tizi-Ouzou.

Entre temps le peloton de Gendarmerie Mobile de l'Escadron 5/10 chargé de la garde de la préfecture a été relevé par des éléments de la 27ème D.I.A.

La ville de Tizi-Ouzou est redevenue parfaitement calme à la suite du départ du Préfet.... pour Bouira. Ce dernier y sera "pris e compte" par les autorités militaires du secteur et conduit à Alger, avec une escorte de parachutistes.


23 mai 1958.
ALGER.
Le Comité de salut Public de l'Algérie et du Sahara vient d'être constitué. Il est placé sous la double présidence du Général MASSU et de M. S...... . Cet organisme, composé de membres du Comité de Salut Public du 13 mai, de membres de Comités de Salut Public de l'Oranie, du Constantinois et du Sahara, est chargé de coordonner l'action des Comités de Salut Public interdépartementaux, eux-mêmes contrôlant et organisant les C.S.P. Locaux. Le Comité de Salut Public du 13 mai demeure le garant du mouvement national né ce jour à Alger.

24 et 25 mai 1958.
AJACCIO.
Le 24 à19 heures, des milliers de manifestants, à la suite du député Pascal A...., et aux cris de "VIVE MASSU" "VIVE L'ALGÉRIE FRANÇAISE" envahissent la préfecture et constituent un Comité de Salut Public, présidé par MM. Maillot et Serafini.

ALGER.
Dimanche matin; les Corses de la ville et du département se sont réunis à la Maison de Combattant pour célébrer l'adhésion de l'Ile de Beauté au Comité de Salut Public d'Algérie et fêter le député Arrighi. Ambiance de ferveur patriotique, où la "Marseillaise" et "l'Ajaccienne" furent chantées avec fierté et émotion.


27 mai 1958.
TIZI-OUZOU.
30 000 Kabyles "venus" de leurs montagnes assistent à la visite des Généraux SALLAN et ALLARD et de M. Jacques SOUSTELLE.
Au cours de la cérémonie, une grenade lancée par un terroriste fait un mort et 40 blessés.

29 mai 1958.
Le Général de GAULLE accepte de former le Gouvernement.

30 mai 1958.
L'Adjudant DECOURT, commandant la brigade de Tizi-Rached, décèle un complot de désertion avec emport d'armes, fomenté par les Moghaznis de la S.A.S de Tizi-Rached. 21 arrestations ont été effectuées par la brigade, ces faits sont relatés dans la fiche de renseignements n° 91/4 FR de la section de Fort-National, en date du 31 mai 1958.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 26 Déc - 0:10

1er juin 1958.
Le Général de GAULLE obtient l'investiture de l'assemblée par 329 voix contre 224.


4 juin 1958.

A 12 heures 30, au cimetière Musulman de Tizi-Ouzou, ont eu lieu les obsèques de l’ex-gendarme auxiliaire YESSAD Mohamed, en présence des autorités civiles et militaires et d’une délégation de la gendarmerie.

La carrière militaire de ce gendarme auxiliaire est la suivante : (Extraits de son livret individuel)

- engagé volontaire pour la durée de la guerre au 1er régiment de Spahis à compter du 1er septembre 1914 - nommé brigadier le 28 avril 1915 et Maréchal des logis le 12 mars 1917.
- Mis en congé de démobilisation le 31 octobre 1919.
- Autorisation de rengagement à la 4ème Compagnie de la 19ème Légion de gendarmerie par décision n° 612 en date du 31 mai 1920.
- Commissionné le 15 novembre 1920 comme auxiliaire à cheval.
- Médaillé militaire par décret du 25 décembre 1929.
- Naturalisé français, par jugement du 31 octobre 1930.
- Passe auxiliaire à pied le 24 juin 1932.
- Admis à faire valoir ses droits à la retraite d’ancienneté en date du 16 décembre 1940.
- Rayé des contrôles de la 19ème Légion le 1er janvier 1941.
- Obtient le certificat de bonne conduite.
- Chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 13 avril 1957.

Jour de gloire à Alger; le Général de GAULLE vient consacrer la victoire du mouvement nationale du 13 mai. Sous un soleil radieux, mais implacable, des centaines de milliers d'Algérois, de Maison-Blanche au Forum, attendent depuis le matin; l'ancien chef de la France Libre, qui fit d'Alger, aux années sombres de l'occupation, la capitale provisoire de la France. La route "moutonnière" est méconnaissable: drapeaux et banderoles, arcs de triomphe, croix de Lorraine......tout au long du parcours.

7 juin 1958.
mise sur pied pour le samedi 7 juin 1958, à 16 heures, d'un peloton de 25 gendarmes, commandé par un officier à la disposition du colonel commandant d'Armes de Tizi-Ouzou, pour la sécurité de la "ville haute", pour une durée de une semaine.
Cette mission sera en fait prolongée jusqu'au 21 juin inclus.

Le lieutenant CLAIR, officier adjoint au Chef d'Escadron commandant la compagnie de gendarmerie de Grande kabylie, est commandant de peloton, disposera en plus:
− du poste militaire implanté en ville haute (1 section et demie de la 1ère compagnie du 2/137 R.I.)
− des éléments disponibles de la 211ème Compagnie Républicaine de Sécurité, plus une section.

11 juin 1958.
Opération effectuée par l'Escadron 6/10 des Isserts, au village d'Ain el Amrane, Douar Raicha, commune de Bordj-Ménaiel.
A 7 heures 30, le Chef de Bataillon commandant le 2/9ème RIC à Bordj-Menaiel, fait mettre en alerte l'Escadron 6/10 de gendarmerie Mobile à Isserville, en vue d'une intervention urgente au profit du G.M.S. N°  de Cap Djinet, accroché par les hors la loi au village d'Aïn el Amrane, à 6 kms  au Nord de Bord-Menaiel à proximité du chemin départemental n° 123 – Bordj-Menaiel – Cap Djinet.

Un détachement comprenant 5 blindés (3 autos-mitrailleuse et 2 scouts-cars) plus deux camions GMC de soutien porté, sous les ordres du capitaine commandant l'escadron, sont envoyés en renfort. Ces renforts retrouvent sur place le Chef de Bataillon commandant le 2/9ème RIC et le Quartier de Bordj-Menaiel.
Les G.M.S. ont déjà effectué la fouille du village et rassemblé une centaine d'hommes du Douar, avant de boucler la zone à traiter. Les femmes restent dans les mechtas et vaquent à leurs occupations.

Le détachement de l'Escadron 6/10 de GM reçoit pour mission d'effectuer la fouille plus approfondie du même village et de ses abords en liaison avec le G.M.S.

Les blindés se postent sur la crête dominant le village et sous leur protection, deux éléments de soutien de 25 hommes chacun, entreprennent des recherches qui s'avèrent vaines.

L'opération est en voie d'achèvement. Un élément de soutien aborde la R.D. terme de sa mission.
Le deuxième élément finit d'explorer l'Oued et particulièrement un endroit touffu où paissaient des ânes.
A 30 mètres du Chemin départemental n°123, un coup de fusil de chasse retentit atteignant mortellement la maréchal des logis-Chef LEROUT. Le maréchal des logis-Chef DUPIOT et le gendarme VERNIER, se portent au secours de leur camarade, cependant que d'autres gendarmes ripostent en direction du tir rebelle.

DUPIOT et VERNIER, sont touché à leur tour. Le sous-lieutenant BIAST, dispose ses effectifs face à la direction dangereuse. Le deuxième élément commandé par l'adjudant VALLOT, progresse s'appuyant de ses feux.
Le maréchal des logis-Chef JEAN et le gendarme ROULLIER sont atteints.

Deux rebelles sont tués, une seule arme a pu être récupérée.


13 juin 1958.
Décès du maréchal des logis-Chef DUPIOT Albert, de l'escadron 6/10 de GM, blessé au cours de l'opération du 11 juin 1958.


29 juin 1958.
Décès du gendarme VERNIER Jean, de l'escadron 6/10 de GM, blessé au cours de l'opération du 11 juin 1958.



1er juillet 1958.
Le gendarme COURRIAN Gaston, de la brigade de Tizi-Rached qui effectuait un contrôle sur le marché hebdomadaire, a été mortellement blessé par un terroriste.

2 juillet 1958.
Arrivée à Tizi-Ouzou, de deux pelotons de GM venant de Cherchell et d'Orléansville, commandés par le lieutenant GONZALO. Ces deux pelotons sont à la disposition du colonel commandant le secteur de Tizi-Ouzou, pour le maintien de l'ordre dans cette ville.

Obsèques du gendarme COURRIAN Gaston.
Ce jeune gendarme a été lâchement assassiné le 1er juillet 1958, sur la marché hebdomadaire de Tizi-Rached alors qu'en compagnie de deux autres camarades, il effectuait un contrôle de nouveaux marchands ambulants. Malgré sa riposte immédiate, COURRIAN était très grièvement blessé au cours de l'engagement. Il devait décéder au cours de son transport à l'hôpital Naegelen de Tizi-ouzou.
Sur le cercueil recouvert du drapeau tricolore, le colonel BEZANGER, épingla successivement la Médaille Militaire avec attribution corrélative de la Croix de la Valeur Militaire avec Palme et de la Médaille de la Gendarmerie Nationale avec la citation suivante:

" Jeune gendarme en service depuis septembre 1957 en Kabylie, s'est fait remarqué par son allant et son mépris du danger au cours de nombreuses opérations de maintien de l'ordre auxquelles il a participé".

"Le 1er juillet 1958, à Tizi-Rached, (Département de Grande Kabylie) alors qu'il assurait un service au marché de la résidence, a fait face avec courage à un terroriste qui l'attaquait et malgré sa riposte, a été mortellement blessé au cours de l'engagement".


Allocution du Chef d'Escadron BOSSARD.
"C'est un jour qui a commencé comme les autres, dans le labeur. Depuis 3 heures du matin l'adjudant DECOURT, commandant la brigade de gendarmerie locale est en opération avec trois de ses gendarmes. Le gendarme COURRIAN et deux de ses camardes assurent le service du marché de la résidence.

"Il y a tout un grouillement de kabyles, venus comme chaque mardi acheter, vendre et surtout palabrer. Habitants de Tizi-Rached ou des environs; ils sont bien connus des gendarmes. Contrôler les marchands, identifier les étrangers et surtout garder le contact avec cette population qui reprend confiance et que je surprends peu après, lisant les tracts de l'officier S.A.S., telle est l'oeuvre concrète de pacification que ces gendarmes mênent sans éclats, avec un courage tranquille.
"A 8 heures, le gendarme COURRIAN contrôle un marchand ambulant, quand tout à coup, de la tente voisine, un pistolet surgit, les coups partent précipitamment – COURRIAN riposte – trop tard - . mortellement blessé il s'effondre dans les bras de son camarade.
"Le drame rapide n'a duré que quelques fractions de secondes. Sur le marché c'est la bousculade, l'on s'enfuit de tous les côtés dans la crainte d'une intervention militaire. Le F.L.N. qui a armé le terroriste, a bien travaillé: un gendarme mortellement atteint, la confiance qui renaissait, compromise.
"COURRIAN était un campagnard comme bien des nôtres, un Landais. Du campagnard il avait la solidité tant au physique qu'au moral et ces qualités lui avait permis de réussir d'emblée dans l'Armée. Soldat du 99ème R.I.A., il avait été libéré le 15 octobre 1952, avec le grade de sergent. Là sas doute était née une vocation militaire qui le fera se tourner vers la gendarmerie. Admis au Centre d'Instruction de gendarmerie de Charenton, le 12 février 1957, il en sort dans un bon rang le 11 septembre et est affecté au Poste Permanent de Taourirt Mimoun, dans les Beni Yenni.............."

à suivre................

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 26 Déc - 10:28

3 juillet 1958.
Voyage du Général de GAULLE en grande kabylie.
Une manifestation patriotique s'est déroulée à Fort-National, le 3 juillet 1958, à 10 heures, à l'occasion de la venue dans cette ville du Général de GAULLE.
1000 À 1200 personnes environ s'étaient rassemblés devant la mairie de Fort-National. Cette foule se composait principalement des habitants de Fort-National et de svillages environnants et des délégations venant des communes de Beni-Yenni, Aït-Larbaa, Yassaft-Ouguemoun, l'Arba des Ouacifs, des Ouadhias et de Mekla.

Les Français de souche et les harkis ont marqué leur enthousiasme par leurs applaudissements et en criant "VIVE DE GAULLE et ALGÉRIE FRANÇAISE".

Il a été constaté, lorsque le Général de GAULLE s'est mélangé à la foule, que seule les harkis s'avançaient vers lui pour lui serrer la main. Quelques kabyles interrogés sur le peu d'enthouiasme qu'ils portaient à saluer le Général de GAULLE ont fait la réponse suivante: "Si le Général de Gaulle vient vers moi et me tend la main je lui tends la mienne, mais je ne vais pas au devant de lui". Ils semblaient inquiets et évitaient de d'étendre sur d'autres questions.

D'après l'attitude de la population kabyle de la région de Fort-National, il ressort que cette dernière est terrorisée par la présence constante de rebelles dans cette région. Elle ne peut de ce fait extérioriser ses sentiments par crainte des espoins à la solde du F.LN.
Le même jour à midi, le Général de GAULLE et sa suite sont arrivés à Tizi-Ouzou, venant de Fort-National par hélicoptère.
Le Chef du Gouvernement gagna l'ôtel de la Préfecture au milieu d'une foule évaluée à 2 5000 personnes.
2000 kabyles en particulier des Communes de Tifra, Cheurfa Mizrana, étaient venus à Tizi-Ouzou sous la conduite de leurs officiers S.A.S., manifestant un chaleureux enthousiasme.

Après une interwiew à la radio, le Général de GAULLE a regagné l'aérodrome de Tazmalt vers 12 heures 30, via Alger.
Aucun incident n'est à signaler, l'ambiance était bonne et soudaineté de cette visite imprévue à Tizi-Ouzou n'avait pas permis un rassemblment de population plus important.

5 juillet 1958.
Le mot d'ordre de grève déclenché par le F.L.N. Pour commémorer le débarquement Français du 5 juillet 1830 à Sidi-Ferruch, est suivi avec discipline à Tizi-ouzou seulement parmi les commerçants et à un degré moindre parmi les fonctionnaires de a ville.

A 7 heures, la grève des commerçants est totale.
L'ouverture forcée des magasins par l'autorité militaire amène certains commerçants à leurs magasins, d'autres y sont conduits par les forces de l'ordre.

Vers 10heures, tous les magasins sont ouverts, mais aucune transaction n'a lieu pendant la journée.
Le marché hebdomadaire du Sebt est fermé provisoirement  en raison des attentats.
Parmi les fonctionnaires musulmans, le pourcentage de grévistes par rapport au nombre total d'agents musulmans atteint.

Les grands chantiers de construction momentanément arrêtés sont remis au travail après intervention des forces de l'ordre.
Le pourcentage des absents atteints 60% sur l'ensemble de l'arrondissement, seuls quelques ouvriers journaliers font défaut à Tigzirt sur Mer et le commerce marque une certaine apathie.

Dans la Section de gendarmerie de Bordj-Menaiel, la grève ordonnée par le F.L.N. pour marquer l'anniversaire du 5 juillet 1830 s'est déroulée avec une ampleur certaine.
Les commerçants des centres les plus importants de la circonscription: Dellys – Bordj-Menaiel – Camp du Maréchal à l'exception de ceux des Isser et Isserville n'ont pas ouvert leur boutique à l'heure habituelle, la matin.

Sur l'injonction des forces de l'ordre, ils les ont immédiatement ouvertes et aucun incident n'a été signalé.
Ceux des petites localités n'ont pas esquissé le moindre mouvement de grève.
Par contre les magasins et boutiques ne sont absolument pas fréquentés par les F.S.N.A, pendnat toute la journée du 5 juillet 1958; les rues sont pratiquement vides et aucune animation ne règne sauf aux Issers et à isserville, où l'ambiance n'est pas modifièe et tranche avec celle des autres localités.
A part 17 focntionnaires de dellys, qui n'ont rejoiont leurs postes qu'après réquisitions, les administrations des autres centres fonctionnent normalement.
Les ouvriers du bâtiment, les ouvriers des carrières et les ouvriers agricoles font également grève sur l'étendue de la circonscription dans une proportionde 90%.
les transports publics à l'exception de ceux de la S.A.T.A.C., ne fonctionnent également pas.

6 juillet 1958.
La situation est calme à Tizi-Ouzou. Dans la matinée quelques commerçants sont à leur magasin. Environ 60% se contentent d'en refermer les portes, ou d'en aveugler les ouvertures.
Le marché européen est vide jusque vers 11heures. Les transactions restent très réduites pendant toute la journée. La situation est normale sur le reste de l'arrondissement.

07 juillet 1958.
le mouvement de grève est terminé et la vie est redevenue normale.

1er septembre 1958.
Le lieutenant LACOSTE prend le commandement de la Section de Fort-National.

21 septembre 1958.
Au cours du harcèlement de la nouvelle caserne de gendarmerie de Fort-National, le gendarme FROMENT Jean a été légèrement blessé par plombs de chasse au côté gauche et au bras gauche.

17 décembre 1958.
Le gendarme SENIE Antoine, de la brigade de Tizi-Rached a été blessé légèrement par éclats de grenade au cours d'une opération de police qui se déroulait dans la région d'Aït-Akerma.

27 décembre 1958.
Le maréchal des logis-Chef TEILLOL Georges, de la brigade de Tizi-Reniff, a été blessé par les éclats d'une grenade lancée par un terroriste sur le marché de Tizi-Reniff.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 26 Déc - 10:32

1959.
8 janvier 1959.
A 13 heures 30, venant de Tizi-Ouzou via les beni-Douala une délégation de Parlementaires et d ejournaliste britanniques accompagnés par le Général de Division FAURE est arrivée en mission d'information à Fort-National par hélicoptères.

Dès leur descente des appareils ces personnalités ont assisté au déjeuner offert en leur honneur par lec olonel THIEBAULT commandant le Secteur de de Fort-national entouré de M. Le Général FAURE, de M. Le Sous-préfet de l'arrondissement, du Colonel LEHUEDE, de M. EGAL Attaché français d'Ambassade à Londres, de M. DE NOUVION du service d el'information, de M. Lothe et divers autres personnalités militaires.

22 janvier 1959.
Inauguration de la caserne MIRABEAU.

24 janvier 1959.
Visite à Tizi-Ouzou de M. GUILLAUMAT Minsitre des Armées accompagné des Généraux CHALLE – ZELLER – ALLARD – MASSU.

29 janvier 1959.
Inauguration de la caserne de Tamazirt.

5 février 1959.
Inauguration de la caserne du G.C. Compagnie d'Azazga.

19 février 1959.
Inauguration de la caserne du G.C. Compagnie de Bordj-Menaiel et de Cap-Djinet.

Les brigades de la gendarmerie de l'Air de: Méchéria et Alger-Moto sont créées et à la même date celles de: Ouargla – Batna – Biskra – Mouzaïaville – Orléansville – Tlemcem-Zénata sont dissoutes le 19 avril 1959.

15 juillet 1959.
Réception provisoire de la caserne de gendarmerie de Tizi-Reniff.

Le 30 juillet 1959 a lieu la levée du corps du gendarme NAMECHE Jackie de la brigade de Tigzirt sur Mer. Très grièvement blessé le 22 juillet 1959 par éclats de grenade lancée par un terroriste lors d'un contrôle au marché de la localité, il est décédé le 29 juillet 1959 à l'hôpital Naegelen à Tizi-Ouzou, après avoir subi une importante intervention chirugicale.
La dépouille mortelle, portée par les gendarmes de Tigzirt sur Mer, a été placé dans la cour de l'hôpital. Un détachement de la Compagnie de Tizi-Ouzou rendait les honneurs.

Les 29 et 30 août 1959, le Général de GAULLE, Président de la République Française a effectué un voyage d'inspection à Tizi-Ouzou puis à Tizi-Hibel, commune de Béni-Douala.

Arrivé à l'aéroport de Rizi-Orly le 29 avril, vers 19 heures où les honneurs lui étaient rendus par un détachement du 121ème R.I., le Général et sa suite se sont dirigés vers Tizi-Ouzou.

Tout le long de l'itinéraire, les honneurs étaient rendus par des gendarmes venant des Groupements de Tizi-Ouzou, d'Alger, de Médéa et d'orléansville. L'escorte du cortège était assurée par le pezrsonnel de la Section motorisée d'Alger.
A la préfecture de Tizi-Ouzou, le Général De Gaulle a présidé une séance de travil à caractère purement militaire. Un diner s'en est suivi, auquel assistaient les autorités du Département et de la Z.E.A. /27ème D.I.A.  ainsi que nombreux élus.

Le Général a couché à l'hôtel de la Préfefture de Tizi-Ouzou. La garde du bâtiment et des alentours était assurée par un détachement de C.R.S.

Le dimanche 30 avril, vers 8 heures, le Général s'est rendu à la mairie de Tizi-Ouzou, où une foule nombreuse l'attendait. Après une séance de travail et du balcon de la Mairie, le Général de Gaulle a prononcé une courte allocution.

Vers 9 heures 30, le Général de Gaulle s'envolait de Tizi-Orly, à bord d'un hélicoptère alouette, à destination de Tizi-Heel et ensuite au P.C. Artois.

27 septembre 1959.
A l'hôpital de Naegelen de Tizi-Ouzou, avait lieu la levée du corps de l'adjudant BALDAQUIN Alfred, commandant la brigade de gendarmerie de Rébéval.

Ce gradé a été mortellment blessé le 25 septembre 1959 alors qu'il participait à une opération de police, en collaboration avec le G.M.S. N° 83, dans la région d'Ouled Hamida (Commune de Rébéval). Un sergent des G.M.S.  a également été blessé au cours de l'accrochage.

Sur le cerceuil recouvert du drapeau tricolore, le colonel BEZANGER épingla successivement la Légion d'Honneur avec attribution corrélative de la Croix de la Valeur Militaire ave Palme et de la Médaille de la Gendarmerie, avec la citation suivante:

" gradé d'élite de la gendarmerie, véritable entraineur d'hommes déjà titulaire de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre 39/45 avec citation à l'Orde de l'Armée et du Corps d'Armée, de la Croix de la Valeur Militaire avec citation à l'Ordre de la Brigade s'est lancé le 25 septembre 1959 avec un élément du G.M.S. 83 à l'assaut d'un petit groupe de rebelles à trois kilomètres au Nord-Est de Rébéval faisant preuve du plus total mépris du danger. Grièvement blessé au cours de l'action est décédé le jour même à lasuite de ses blessures".

1er octobre 1959.
Adieux du colonel BEZANGER commandant la 10ème Légion de gendarmerie au Groupement de TIzi-Ouzou.

Le colonel BEZANGER affecté au poste de Commandement Régionale de la 8ème RM à Lyon, à compter du 5 octobre 1959, est venue faire ses adieux au Groupementde Tizi-Ouzou le 24 septembre 1959.

Le général FAURE et le colonel BEZANGER passent en revue les troupes présentées d'une façon impeccable, et après avoir salué les autorités présentes, la cérémonie toujours aussi émouvante du lever des couleurs, ils remeetent ensuite la Croix de la valeur Militaire à 25 récipiendaires dont la Chef d'Escadron BOSSARD, commandant le Groupement de Tizi-Ouzou.

Une dernière fois le Chef d'Escadron BOSSARD exprime au Colonel, les sentiments du Groupement dans les termes suivants:

"Mon Colonel,
"Par ma voie et par leur délégation ici présente, 600 Gendarmes auxiliaires et Harkis ont voulu une dernière fois vous manifester leur attachement. Quans vous nous quitterez votre pensée se rapportera vers ces hautes montagnes  et ces profondes vallées de la Grande Kabylie et vous reverrez ces postes isolés et dangereux où des gendarmes servent avec conscience, avec volonté, avec un courage tranquille que vous connaissez et qui ont fait si souvent l'admiration des Pouvoirs Publics et des populations. Vous saurez aussi qu'ils continuent à mettre en application des principes de fermeté nuance de justice, de droiture et d'intégrité qui succitent autour d'eux le respect et la confiance, jusque dans les rangs des rebelles parfois. Et je suis sûr mon colonel que vous serez fier d'avoir commandé de tels hommes.
"De loin vous penserez à nous et nous même n'oubierons pas votre action si profondément sociale votre vie ici qui furent la concrétisation de cette devise qui pourrait être la vôtre "CORDA DUCERE CORDE" conduire les coeurs par le coeur.
(....)"


Le 15 octobre 1959, les brigades aériennes de gendarmerie de: Telergma – Orléansville – Biskra – Oued-hamimine sont créées.

3 novembre 1959.
Le Général BEZANGER, Inspecteur Général de la Gendarmerie, accompagné du Général MORIN, commandant la gendarmerie de la 10ème RM, du Lieutenant-colonel PRUNET, Chef d'État-major et du Lieutenant-colonel CHENUT Commandant la 10ème Légion de Gendarmerie, a effectué un voyage d'inspection dans le Groupement de Tizi-Ouzou.
Arrivé à Azaga vers 9heurs, par hélicoptère H34, il a été accueilli par le Chef d'Escadron BOSSARD. Le Général a ensuite inspecté la compagnie d'Azaga et a entendu un exposé des commandants de brigades de cet arrondissement.
Le Général et sa suite se sont ensuite dirigés en hélicoptère vers Tizi-Ouzou, où une réunion des Commandants de compagnie et de plusieurs Commandants de brigades était prévue............

Des commandos de Chasse gendarmerie sont créés en Algérie,. De septembre à décembre six commandos sont créés.
− Secteur de Cherchell: - Partisans 22 et 44, stationnés respectiveemnt à Dupleix et à Marceau.
− Secteur de Ténès: - Partisans 21 – 26 et 43, stationnés à Téniel el Haad – Flatters et Bord-Baach.

à suivre...........
− Secteur d'Orléansville: - Partisans 20 impalnté à Aïn-Lebeau.
Ils sont regroupés dans un groupe commandos de Chasse.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Ven 8 Jan - 22:47

24 janvier 1960.
Synthèse des évènements du 24 janvier 1960. (Alger).

Extrait du rapport du Lieutenant-Colonel DEBROSSE commandant le service d'ordre GM.

Période préparatoire:
Cortèges le samedi 23 en ville où l'on remarque  nombreuses U.T.  en arme.
Cortèges dans les rues de la ville le 24 au matin, menés par activistes et U.T en armes acclamant le Général MASSU.
Les cortèges s'opposent çà et là aux forces de l'ordre sans incident grave.


Dimanche 24 après-midi:
La foule qui aux dernières heures de la matinée s'était portée sur le Plateau des Glières grossit. L'atmosphère devient fiévreuse de nombreux U.T., sont porteurs d'armes, fusils, pistolets, pour ces derniers apparents ou cachés. Jusqu'à 16 heures 30 pas d'incident.

Vers 16 heures 45:
Construction des premières barricades: Boulevard Charles Peguy près des facultés, la 2ème près de la Grande Poste rue d'Isly.
Les rues adjacentes à l'axe Boulevard Charles Peguy sont barrées par les manifestants à l'aide de véhicules.
LAGAILLARDE occupe les facultés avec étudiants U.T., en armes.
ORTIZ occupe l'immeuble Société Algérienne avec son équipe et nombreux U.T., en armes.

Les meneurs s'adressent par haut-parleur à la foule, Slogans nombreux: Algérie Française – De Gaulle au poteau.

La Gendarmerie Mobile:
15 Escadrons commandés par le Lieutenant-Colonel DEBROSSE gardent la délégation Générale sur le Forum.

17 heures 45:
Ordre est donné par le Général COSTE au lieutenant-colonel DEBROSSE de dégager la Plateau des Glières (2 à 3 000 personnes) dans le sens Forum Avenue Pasteur – Boulevard Baudin. Mouvement qui doit être liè avec deux régiments de Paras:
− 1er R.C.P, par Boulevard Baudin;
− 1er R.E.P. Par Boulevard Charles Peguy – Avenue Pasteur.
L'inspection des armes est passée dans les escadrons, aucune arme chargée ni approvisionnée.

Débouché de la gendarmerie mobile:
− Heure H. 18 heures.
9 Escadrons descendent par escaliers de droite.
6 Escadrons descendent par escaliers de gauche.

Jusqu'au pied du monument aux Morts – pas d'incident.
La foule est massée Boulevard Pasteur et accueille le service d'ordre qui descend l'arme à la bretelle, officiers en tête par des bouteilles et objets divers.

Boulevard Pasteur: 1er coup de pistolet tiré par les manifestants suivi d'une grenade sur la colonne de droite (pas de victime) puis rafale d'armes automatique suivie de nombreux coups de feu tirés des fenêtres, balcons des étages supérieurs des immeubles encadrant la place et aussi des soupiraux.

Les colonnes de Gendarmes Mobiles ont pu repousser les manifestants jusqu'à la Rue Charles Peguy. Nombreux sont les gendarmes qui tombent sous les feux croisés venant des immeubles et barricades. Seules ripostes individuelles des gendarmes (légitime défense).

Les deux régiments de PARAS n'ont pas fait leur jonction avec la Gendarmerie Mobile comme prescrit.

Bilan des victimes:
− Service d'ordre GM: 14 tués dont 2 officiers – 81 blessés dont 6 officiers.
− Manifestants: 11 tués – 56 blessés, la plupart les propres balles des manifestants vu la grande confusion.

Le Communiqué suivant a été diffusé dans la presse et par la radio quelques jours après le déroulement des évènements d'Alger.

Sans vouloir préjuger des résultats d'une enquête immédiatement ouverte par les autorités judiciaires et militaires, le Général commandant en chef tient à préciser les points suivants en ce qui concerne les tragiques incidents du plateau des Glières:

I° - Une inspection des armes des gendarmes mobiles avait été passée avant le départ du Forum. Les armes n'étaient ni chargées, ni même approvisionnées.

2° - Les gendarmes mobiles ont descendu les escaliers l'arme à la bretelle.

3° - Arrivés en bas des escaliers, les sous-officiers des premiers rangs de chaque colonne tenaient leur mousqueton à la main dans la position réglementaire pour disperser les attroupements, c'est à dire le canon en arrière, ce qui interdit toute possibilité de tir.

4° - Les premiers témoignages recueillis confirment que le coup de feu initial est dû à l'initiative d'un des provocateurs qui s'étaient mêlés aux manifestants. Le nombre des victimes s'élève à 14 tués dont deux officiers et 102 blessés dont 6 officiers dans la Gendarmerie – 6 tués et une vingtaine de blessés parmi les manifestants.

5° - Les escadrons venus en renforcement à Alger sont des troupes opérationnelles qui tous les jours mènent le combat contre les bandes rebelles, au coude à coude avec les autres unités de l'Armée. Nombreux parmi les officiers et gendarmes dont le calme, la conscience professionnelle et l'esprit de sacrifice sont légendaires, avaient avec leurs unités, participé en 1957 de concert avec la 10ème Division Parachutiste et les Zouaves à la bataille qui a permis de chasser le fellegha d’Alger.








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