NOS ANCIENNES COLONIES

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NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Jeu 12 Nov - 19:45

LE DÉTACHEMENT DE GENDARMERIE DES INDES FRANÇAISES


En 1664, la compagnie des Indes orientales fut créée par Colbert. A partir de 1666, la France avait fondé, acquis ou conquis aux Indes des comptoirs : Surat, Pondichéry, Masulipatam, Chandernagor, Balasore, Kasimbazar, Calicut, Karikal, Yanaon, Mahé et Madras. Mais à la suite de différents conflits avec les Anglais, le traité de Paris fut signé le 10 février 1763. La France renonça alors à ses possessions (la moitié du Deccan, soit 800 000 km2 et 20 millions d’habitants ), mais garda les cinq comptoirs de Chandernagor, Mahé, Yanaon, Pondichéry et Karikal. Ces derniers étaient dirigés par un gouverneur aidé par une police locale, constituée par des miliciens indigènes portant le nom de « cipayes ».
C'est en 1737 que le gouverneur de Pondichéry recrute un corps de fantassins indigènes, dénommés Cipaye ou Cipahis, au profit de la Compagnie française des Indes Orientales. Ils sont plus de 10 000 sous les ordres de Dupleix en 1750. Licenciés en 1793, après la perte des Comptoirs français en Inde, ils seront rétablis, à quatre compagnies, lors de la Restauration en 1815.

Le décret du 17 mars 1907, supprime le Corps militaire des Cipahis dans les Établissements de l'Inde.

Le 22 mai 1908, il est créé dans les Établissements français de l'Inde, sous la dénomination de cipahis de l’Inde, une gendarmerie indigène.
Les cipahis constituent une force de police relevant de l’autorité du gouverneur et placée sous les ordres d’un officier du rang de capitaine hors cadres.
Elle a pour objet d’assurer la polie administrative et judiciaire, les escortes et convois des prisonniers, et d’une façon générale, le bon ordre et la sécurité publique.
Elle est en service dans les établissements de Pondichéry et de Karibal. Toutefois des agents et gradés peuvent être détachés individuellement ou en corps dans les établissements de Chandernagor, Mahé et Yanaon.
L’organisation de la police dans ces trois derniers établissements est maintenue. Les éléments en sont recruté et employés sur place et mis sous les ordres des représentants du gouverneur dans ces dépendances.
Les cipahis de l’Inde se composent :
- personnel européen comprenant :
- Un capitaine hors cadre de gendarmerie, commandant ;
- Un lieutenant ou sous-lieutenant hors cadre de la même Arme, adjoint au commandant ;
- Des maréchaux des logis ou brigadiers de gendarmerie et des gendarmes, suivant les besoins du service.
- Personnel indigène comprenant divers grades : inspecteurs, sous-inspecteurs, adjudants, brigadiers et cipahis ;

Un mois plus tard, un effectif de personnel européen comprenant, un capitaine et un lieutenant hors cadre gendarmerie et des maréchaux des logis ou brigadiers de gendarmerie et des gendarmes sont mis à la disposition du Gouverneur des Établissements de l'Inde, suivant les besoins du service.


Le 21 juin 1911, l'effectif est le suivant:
− 1 capitaine hors cadre gendarmerie;
− 1 maréchal des logis, maréchal des logis-chef, adjudant (montés ou non monté);
− 2 maréchaux des logis à pied;
− 1 brigadier ou maréchal des logis à cheval;
− 2 brigadiers à pied;
− 6 gendarmes à cheval;
− 2 gendarmes à pied.

Le 19 mai 1921, le corps de gendarmerie des Cipahis est supprimé. Début juin, une police administrative, judiciaire et municipale dit Détachement de gendarmerie de l'Inde est créée.

Le 31 mars 1922, l'effectif du détachement de gendarmerie, comprend:
− 1 lieutenant hors cadre gendarmerie, chef de service de la police;
− 1 maréchal des logis-chef, adjoint au chef de service de la police;
− 1 maréchal des logis-chef, délégué du service à Karidal;
− 1 maréchal des logis-chef, délégué du service à Chandernagor.

Un décret en date du 19 mai 1921 a supprimé le corps de gendarmerie des cipahis dans les établissements de l’Inde, pour le remplacer par un corps de police administrative judiciaire et municipale, dont l’organisation a fait l’objet d’arrêtés du gouverneur, pris en conseil privé.
Depuis cette date, aucune réglementation n’a prévu la mise à la disposition du gouverneur des établissements français de l’Inde de militaires de la gendarmerie, dont l’effectif variable, selon les besoins et les époques, comprenait tout dernièrement un adjudant comme commandant des forces de police et deux maréchaux des logis chefs.
Sur la proposition du gouverneur de la colonie, afin assurer dans de bonnes conditions le maintien de l’ordre public ainsi que l’encadrement des agents de police auxiliaires. A compter du 12 avril 1928, le commandement des forces de police des établissements est confié à un officier de gendarmerie du grade de lieutenant. L’effectif total du détachement comprend alors, un lieutenant - un adjudant-chef ou adjudant et trois maréchaux des logis-chefs.

Le 8 mai 1936, à la suite d’une réorganisation des services de police locale, le gouverneur supprime le poste de l’officier, chef du détachement.
Le détachement de cipahis stationné à Chandernagor est dissous à compter du 1er septembre 1936. Le personnel européen et indigène de ce détachement est rattaché à la portion centrale de la compagnie stationnée à Pondichéry pour être rétabli en avril 1937, le Corps Militaire des Cipahis étant renforcé :

1 capitaine, 2 lieutenants
1 adjudant, 2 sergents-chefs, 1 sergent
soient 7 cadres Français pour
1 adjudant, 3 sergents-chefs, 8 sergents
13 caporaux
61 cipayes de 1ére classe
115 cipayes de 2éme classe
208 hommes au total------dont 1 lieutenant 1 sergent-chef 1 sergent 3 caporaux 33 cipayes pour la section détachée à Chandernagor

Le 17 mars 1937, après un an d’expérience celle-ci a montré qu’il était nécessaire de revenir sur la dernière décision et la haute administration locale a demandé que l’effectif du détachement de gendarmerie soit porté à cinq unités, soit :
- un adjudant-chef ou adjudant, chef du détachement de gendarmerie – 4 maréchaux des logis-chefs.

La réorganisation et le renforcement des forces de polices en cours dans nos possessions de l’Inde, porte à partir du 23 février 1938, l’effectif à 11 personnels : - 1 adjudant-chef ou adjudant à pied – 7 maréchaux des logis-chefs à pied et 3 gendarmes à pied.
Les Cipahis retombent à nouveau dans le giron de la Gendarmerie, afin de former une unité de gendarmerie à l’effectif d’une compagnie encadrée par la garde Républicaine Mobile en remplacement de l’infanterie coloniale, qui remplissait cette mission jusque là.

En septembre 1940, le gouverneur des Comptoirs Français de l’Inde se rallia à la France Libre, ainsi que l’ensemble de l’administration et de la population. De 1938 à 1943, il existait deux unités de gendarmerie : la Compagnie de cipahis encadrés par la GRM et le Détachement de gendarmerie de l’Inde.

En 1943, la Compagnie de gendarmerie de Cipahis et fusionnée avec le Détachement de gendarmerie de l'Inde pour donner naissance aux Forces publiques des Établissements Français de l'Inde, placées sous les ordres d’un chef d’escadron.

Le  décret du 8 avril 1947 réorganise les Forces Publiques de l’Inde :
− commandement: - 1 chef d'Escadron – 1 sous-officier comptable – 21 sergents, caporaux et soldats cipahis.
− Compagnie des Cipahis: - 1 lieutenant de la Garde républicaine – 6 sous-officiers chef de peloton – 283 indigènes: - 2 adjudants – 4 sergents-chefs – 24 sergents ou caporaux-chefs – 35 caporaux – 218 cipahis.
− Section de gendarmerie auxiliaire: - 1 lieutenant – 9 gradés et gendarmes européens – 419 gradés et auxiliaires indigènes de gendarmerie.

Le 1er novembre 1954, les Forces Publiques de l'Inde sont supprimées.


Rondache en métal argenté et peint. Brochant sur un paysage de palmiers et une tour, éléphant au flanc timbré d’une croix de Lorraine gravée en creux, et sommé d’une grenade.
En bordure, inscription « FORCES PUBLIQUES DE L’INDE FRANÇAISE - FORCES FRANÇAISES LIBRES » sur fond d’argent.
Fabrication artisanale.


Rondache en métal argenté, ajouré et peint. Brochant sur un paysage de montagnes et palmiers, éléphant sommé d’une grenade.
En bordure, inscription « FORCES PUBLIQUES DE L’INDE FRANÇAISE » et caractères hindous sur fond bleu ou vert foncé.
Insigne de fabrication artisanale, homologué le 13 juin 1947 sous le n° H.272.

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Message par le criquet le Jeu 12 Nov - 20:48

Merci pour ces informations Garnison.
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Message par GARNISON36 le Jeu 12 Nov - 21:28

DÉTACHEMENT DE GENDARMERIE DES NOUVELLES-HÉBRIDES.

Le condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides, en anglais New Hebrides Condominium, est le seul exemple connu dans l’histoire mondiale de la colonisation, où deux puissances impérialistes ont imposé une autorité conjointe à un même territoire.
A l’apogée de l’âge des empires, au tournant des 19èmeet 20èmesiècles, les Nouvelles-Hébrides étaient le dernier territoire d’Océanie à ne pas encore faire l’objet d’un contrôle ou d’une annexion coloniale. Les territoires placés sous l’autorité de la couronne britannique étaient les plus nombreux et les plus vastes : Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie, Salomon, Fidji, Tonga, îles Cook, Niue, Tuvalu, Kiribati, Pitcairn.
L’Océanie française était composée de la Polynésie Française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna. Le Reich allemand disposait en Océanie de la partie nord-est de la Nouvelle-Guinée, de Bougainville et de la partie septentrionale des îles Salomon, d’une grande partie des îles de Micronésie et des Samoa occidentales (à partir de 1914 les Samoa occidentales furent administrées par la Nouvelle-Zélande).

La création du Condominium résulte de tout un contexte de géo-politique spécifique au début du XXe siècle : après l'incident diplomatique de Fachoda, au Soudan, entre la France et le Royaume-Uni, cette dernière fait un revirement très sensible de politique étrangère à partir de 1901, et avec l'accession au trône du très francophile Édouard VII.
Le Royaume-Uni lança donc une politique surprenante de rapprochement avec la France, pour répondre à la montée en puissance de l'empire allemand, et trouver un allié solide : l'Entente cordiale. Pour concrétiser cette entente, régler les problèmes coloniaux entre les deux puissances était l'une des priorités. La France proposait d'échanger les établissements français dans l'Inde contre la Gambie, enclavée dans la colonie du Sénégal. Mais cette dernière était devenue protectorat britannique en 1894. Le deuxième choix, définitif, se porta alors sur les îles des Nouvelles-Hébrides, au Nord de la Nouvelle-Calédonie. Pour symboliser et concrétiser l'entente entre les deux états, les Britanniques proposèrent à la France de faire de la colonie un condominium entre les deux états, et les Britanniques demandèrent à la France de conserver les 5 comptoirs de l'Inde. La proposition fut saluée avec enthousiasme par la majorité des parlementaires des deux pays.

A défaut d’avoir été annexées par une puissance impérialiste ou placées sous une tutelle coloniale, les Nouvelles-Hébrides furent considérées jusqu’en 1906 comme terra nullius, c’est-à-dire, supposées n’appartenir à personne

En 1906, la France et le Royaume-Uni s'entendent pour administrer l'archipel conjointement. 2.12.1907

Les officiers au service de la Commission Navale Mixte devaient agir conformément à l’accord signé par la France et la Grande-Bretagne :
Règles directrices pour la Commission Navale Mixte
1.
En cas d’atteinte à la paix et au bon ordre dans n’importe quelle partie des Nouvelles-Hébrides où des ressortissants français ou britanniques peuvent être installés, ou en cas de menace à la sûreté, à la vie, ou à la propriété [des ressortissants français ou britanniques], la Commission se réunira immédiatement et prendra les dispositions les mieux adaptées aux circonstances, à la répression des troubles et à la protection des intérêts mis en danger.
2.
Aucun officier commandant naval français ou britannique n’agira de façon indépendante ou isolée, excepté dans les cas mentionnés ci-après.
3.
La force militaire ne sera pas requise à moins que la Commission ne considère son emploi comme indispensable.
4.
Dans l’éventualité d’un débarquement naval ou d’une unité militaire, cette force ne demeurera que le temps considéré comme nécessaire par la Commission.
5.
Lorsque les circonstances n’offrent aucun délai et quand l’urgence de la situation requiert une action immédiate avant toute réunion de la Commission, les officiers commandants français et britanniques les plus proches du lieu de l’intervention, si possible conjointement, ou séparément, si une action concertée est impossible, doivent prendre les mesures nécessaires pour la protection des intérêts en danger ; rapporter immédiatement une telle intervention aux officiers navals de leur hiérarchie respective et attendre les ordres de la Commission. Chaque officier supérieur de la marine, en recevant un tel rapport, le communiquera immédiatement aux autres officiers.
6.
La Commission n’aura pas d’autres pouvoirs que ceux qui lui sont expressément délégués par ces règlements. Elle n’interférera pas dans les litiges fonciers, et ne dépossèdera pas de leurs terres toutes personnes indigènes ou étrangères.
Signé à Paris, ce 26e jour de janvier, 1888.
(Signature) LYTTON
(Signature) FLOURENS



Le protocole commun de 1914 fut une consolidation de la convention de 1906 entre les Français et les Anglais. Il supprima la Commission Navale mixte. La juridiction du Tribunal mixte fut élargie pour inclure les offenses sérieuses commises entre insulaires. Un Tribunal indigène fut formé pour traiter des offenses mineures. Retardé par les bouleversements de la Première Guerre mondiale, il ne fut pas ratifié avant 1922.
Le protocole franco-anglais de 1914, prévoyait que :
Une force de police sera établie aux Nouvelles-Hébrides sous le nom de milice des Nouvelles-Hébrides, elle sera composée de deux divisions de forces égales, chacune restant sous les ordres de son Commissaire Résident respectif.

Le 3 mai 1914, un emploi de brigadier ou de maréchal des logis de gendarmerie adjoint à l'officier commandant la section française de la milice aux Nouvelles-Hébrides.

La force de police du condominium fut formellement constituée en 1923.
Pour des raisons pratiques, elle devenait un service du condominium pour une intervention commune des deux forces de police, la police britannique et la gendarmerie française. Les officiers étaient des expatriés et les agents subalternes étaient des Mélanésiens recrutés localement.

En juin 1940, la France signe l’Armistice avec l’Allemagne. Le Royaume-Uni poursuit la lutte contre les puissances de l’Axe ; le gouverneur Pélicier, gouverneur de la Nouvelle-Calédonie, décide de continuer la lutte aux côtés des Anglais, le 20 juin 1940. Un mois plus tard, Henri SAUTOT, commissaire résident de France aux Nouvelles-Hébrides, il adresse à tous un télégramme de ralliement à la France libre. Il est ainsi le premier chef de territoire colonial à rejoindre le général de Gaulle.
Puis c’est au tour des colonies d’Afrique : le Tchad le 26 août 1940, puis le Cameroun le 27, le Congo et l’Oubangui le 28. Viennent ensuite, dans le Pacifique, les Établissements français d’Océanie, le 2 septembre.
Le 23 août, SAUTOT est chargé par télégramme de se rendre à Nouméa pour y assurer le ralliement de la Nouvelle-Calédonie en accord avec la population elle-même. Nommé par le général de Gaulle, le 13 septembre 1940, gouverneur de Nouvelle-Calédonie, il a pour mission de rallier le territoire à la France libre. A Port-Vila, la décision est prise d'agir. Le général de Gaulle envoie, le 20 septembre, un télégramme à Henri Sautot pour remercier les Néo-Calédoniens de leur engagement :
« Veuillez exprimer à la population calédonienne mes félicitations les plus chaleureux pour la fermeté et l’enthousiasme avec lesquels elle a manifesté son désir de redresser l’honneur et de continuer la lutte jusqu’à la victoire côte à côte avec nos alliés britanniques ; le ralliement de la Nouvelle-Calédonie, de Tahiti et des Nouvelles-Hébrides permet désormais à la France Libre de tenir haut sa place dans le Pacifique. Je compte qu’un grand nombre de volontaires viendront rejoindre les forces  de la France Libre qui viennent justement d’être engagées contre nos ennemis. Vive la France. Vive la Grande-Bretagne. Vive la Nouvelle-Calédonie ».

Le détachement de gendarmerie a pris fin avec l'indépendance des Nouvelles-Hébrides le 30 juillet 1980 après deux ans de transition. L'État nouvellement créé prit alors le nom de Vanuatu.

Sources : Histri blong Yumi long Vanuatu.  Histoire du Vanuatu un outil pédagogique volume III - Marc Tabani.
Mémorial gendarmerie.


CONDOMINIUM NOUVELLES HEBRIDES
;


Insigne porté par une organisation de Police mixte dont l'élément français est une brigade de Gendarmerie du détachement du Pacifique qui assure, en outre, l'encadrement de la Milice locale.

à suivre..........

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Jeu 12 Nov - 21:31

Bon un autre coin du globe..........
DÉTACHEMENT DE GENDARMERIE DE LA COTE FRANCAISE DES SOMALIS.

Le 4 juin 1859, l'ancien consul honoraire de France à Aden, Henri Lambert, est assassiné dans le golfe de Tadjoura. Après une enquête de l'envoyé français Stanislas Russel, le commandant de la station navale de la Côte orientale d’Afrique (basée à la Réunion), le vicomte Alphonse Fleuriot de Langle est chargé d'arrêter les coupables présumés. Ils sont remis aux autorités ottomanes.

Le port d'Obock fut acquis en 1862 et le port de Djibouti fut créé en 1888.
Un décret du président de la République du 20 mai 1896 fusionne le « territoire d'Obock ainsi que les protectorats de Tadjourah et des pays danakils » avec le « protectorat de la Côte des Somalis » (art. 1er).

En 1902, le territoire devint colonie française.
La police et la surveillance du port de Djibouti sont assurées par des agents indigènes dirigés par un inspecteur de police européen. Ce fonctionnaire, étant donné les multiples services qui lui incombent, ne peut à lui seul assurer ces fonctions qui, pour être remplies convenablement, nécessiteraient l’existence d’un cadre comprenant au minimum trois Européens ; cette situation ne pouvant se prolonger sans inconvénient, le gouverneur de la Côte française des Somalis demande la mise à la disposition de la colonie de trois militaires de la gendarmerie, dont un gradé.
Le 11 mai 1919, un détachement de gendarmerie est créé. Il comprend un chef de brigade de 3° ou 4° classe et deux gendarmes à pied.

Le 27 août 1927, l'effectif du détachement est fixé à un adjudant-chef, adjudant ou maréchal des logis-chef et trois gendarmes.

Le développement de l’agglomération de Djibouti, l’accroissement du trafic maritime et surtout l’évolution des esprits réclament une augmentation de ce personnel pour lui permettre d’assurer, dans les meilleures conditions, la surveillance de la ville européenne, du village indigène et du port.
Dans cette vue, le gouverneur de la Côte des Somalis demande que le détachement de gendarmerie soit augmenté d’une unité. Le 27 août 1932, l'effectif est augmenté d'un gendarme.

Le 21 avril 1937, l'effectif est fixé à 7 gendarmes.

Le 10 décembre 1949, le détachement de gendarmerie à la composition suivante :
− 1 commandement du détachement à Djibouti ;
− 1 brigade de gendarmerie à Djibouti;
− 1 peloton mobile stationné à Djibouti
− le personnel officier et sous-officier d’encadrement des forces locales supplétives de la gendarmerie  (compagnie des gardes-cercles de Djibouti).

L'effectif du détachement passe à deux officiers, trente gradés et gendarmes et cinquante auxiliaires de gendarmerie.
− 1 capitaine commandement du détachement, inspecteur des forces locales supplétives de la gendarmerie à Djibouti;
− 1 lieutenant commandant la compagnie de garde-cercle de Djibouti;
− 1 adjudant-chef adjoint au commandant du détachement ;
− 1 maréchal des logis-chef comptable;
− 1 gendarme secrétaire ;
− 1 maréchal des logis-chef au casernement.

− 1 brigade de gendarmerie à Djibouti;
− 1 adjudant-chef ;
− 1 adjudant ;
− 4 maréchaux des logis-chefs ;
− 9 gendarmes.

− 1 peloton mobile stationné à Djibouti.
− 1 adjudant;
− 1 maréchal des logis-chef;
− 2 gendarmes.
− Encadrement des forces locales supplétives de la gendarmerie  (compagnie des gardes-cercles de Djibouti).
− 1 adjudant ;
− 2 maréchaux des logis-chefs ;
− 4 gendarmes.

− 50 auxiliaires de gendarmerie.
− 2 au commandement du détachement ;
− 12 à la brigade de Djibouti ;
− 36 au peloton mobile.

Par la décision du 6 juin 1957, le Détachement de Gendarmerie de la Côte Française des Somalis prend l'appellation de Groupe de la Côte Française des Somalis.


Le Groupe de la Côte Française des Somalis prend l'appellation de Groupement de la Côte Française des Somalis.
En 1958, le maintien de la souveraineté française sur le territoire est approuvé par référendum. Djibouti, comme les Comores, ne participe pas au mouvement des indépendances des autres colonies françaises d'Afrique en 1960.

A la suite du référendum du 20 mars 1967, le décret n° 67.521 du 3 juillet 1967, transforme la colonie de la Côte française des Somalis, en Territoire d'outre-mer (TOM) et prend le nom de Territoire Français des Afars et des Issas (TFAI).

En 1975, après une résolution de l'ONU, la France reconnaît le droit à l'indépendance du territoire, dont l'évidence s'impose après la prise en otage d'un bus scolaire à Loyada en février 1976.
Après un référendum le 8 mai 1977, le territoire devient indépendant le 27 juin 1977 sous le nom de République de Djibouti.


INSIGNES :

Le Groupement de gendarmerie de la Côte Française des Somalis : TERRITOIRE FRANÇAIS DES AFARS ET ISSAS.

Type 1 : Sur un plateau argenté, écu d’émail bleu clair à une mosquée blanche, et mer bleu moyen.
En chef, dans un cartouche bleu moyen, deux poignards « Dankali » d’argent, dont l’un gainé de rouge, disposé en sautoir, surmontés des lettres « C.F.S. » d’or.
Ce blason groupe les symboles les plus caractéristiques de ce territoire :
- la mosquée de Djibouti, capitale sur le golfe d’Aden évoqué par la mer disposée aux pieds de la mosquée.
- Les deux poignards, l’un nu, l’autre gainé de rouge symbolisant l’action à la fois préventive et répressive de la Gendarmerie.
- Les lettres « C.F.S. » qui sont les initiales de « Côte Française des Somalis » nom donné à cette colonie en 1896.
Insigne homologué le 25 août 1966, sous le n° G.2109.



Type2 :
Le 3 juillet 1967, la Côte Française des Somalis fut débaptisée pour prendre le nom de : TERRITOIRE FRANÇAIS DES AFARS ET DES ISSAS.
L’écu précédent fut conservé, mais sans le sigle « C.F.S. ».
Fabrication DRAGO et ARTHUS BERTRAND.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Jeu 12 Nov - 23:32

LE DÉTACHEMENT DE GENDARMERIE DE MADAGASCAR
Le 13 juillet 1883, vingt gendarmes venant de l'île de la Réunion débarquent à Tamatave. Ils sont évacués en janvier 1887, à l'exception de trois gendarmes laissés à Diégo-Suarez.

En 1892, le parti colonial français demande l’application du protectorat sur l’île. le gouvernement français, qui hésite encore, ne fait que renforcer les garnisons des comptoirs français comprenant des soldats malgaches et envoie une escadre navale, tentant une dernière démarche diplomatique pour établir un véritable protectorat. Après le refus de la reine le 22 octobre 1894, la France procède à l’évacuation de ses ressortissants le 25 ; la guerre est déclarée.

Le 22 février 1895, un corps expéditionnaire comprenant une prévôté de 3 officiers, 5 gradés et 50 gendarmes est envoyé à Tananarive, quinze gendarmes viendront par la suite renforcer le dispositif.
La campagne de Madagascar engage 21.000 troupes françaises (dont 7.000 convoyeurs indigènes), contre le royaume Hova de Madagascar défendu par une armée potentielle de 35.000 hommes.
Débarqué à Majunga le 23 avril 1895, le corps expéditionnaire au prix des pires difficultés logistiques atteint Tananarive, la capitale, le 1er octobre. Les troupes Hovas n'opposent qu'une résistance sporadique, mais la maladie (Paludisme et typhoïde) décime les troupes françaises, peu acclimattées : 5.756 hommes décèdent, dont uniquement 20 des suites de combats.

Les officiers du corps expéditionnaire anticipaient les difficultés climatiques et sanitaires de la campagne:
"A Madagascar, vous aurez à vous défendre contre trois ennemis bien plus redoutables que les Hovas : le soleil, les fièvres et la dysenterie. Contre ces trois ennemis vous avez le casque, l'eau bouillie et la ceinture de flanelle. Vous ne devez jamais sortir sans casque, car même sous un soleil nuageux, le soleil est mortel. Dans les haltes, ne vous couchez jamais sur la terre, qui est plus chaude que l'air et vous empoisonnerait par ses miasmes. Bornez vous pour vous reposer à vous asseoir sur vos sacs. Vous ne sortirez jamais à jeun et ne boirez que de l'eau bouillie avec du thé ou du café. Pour éviter les conséquences du refroidissement du ventre, et conséquemment la dysenterie, vous ne quitterez point votre ceinture de flanelle. Voilà ce qu'il faut faire.
Ce qu'il ne faut pas faire, sous aucun pretexte, c'est boire de l'alcool et manger des fruits qui, même s'ils ressemblent aux notres, renferment de violents poisons.
En suivant ces recommandations vous reviendrez en France pour la récompense de vos victoires"  (consignes données par le colonel Gillon chef de corps du 200e RI)

L'absence de résistance organisée des Malgaches ainsi que la prise de Tananarive le 30 septembre 1895 permettent la mise en place d’un protectorat le 1er octobre, mais au prix de la naissance d'un fort mouvement anticolonial. Ce protectorat ne convient pas aux Réunionnais et au parti colonial, qui réclamaient l’annexion. Par décision unilatérale, par décret du 11 décembre 1895 et la loi du 6 août 1896, Madagascar est annexé et rattaché au ministère des Colonies. L’île s’embrase alors dès septembre 1896 et Paris envoie le général Gallieni, investi de tous les pouvoirs civils et militaires, afin de rétablir l’ordre. Il devient gouverneur général. Grâce à sa tactique de la tache d’huile, il pacifie la région et, début 1897, l’insurrection est considérée comme vaincue.

A compter du 22 juin 1897, après entente avec les départements de la Marine et des Colonies, et sur proposition de M.le Général commandant le corps d'occupation et résident général de France à Madagascar. L'effectif de la prévôté du corps d'occupation de Madagascar est fixé à:
1 capitaine;
1 lieutenant;
Gendarmerie à cheval:
1 adjudant;
1 maréchal des logis-chef;
2 maréchaux des logis;
33 gendarme;
Gendarmerie à pied:
2 maréchaux des logis dont 1 comptable;
1 brigadier;
11 gendarmes.
47 auxiliaires indigènes;
Soit un effectifs de cent unités.

Le 30 juillet, l'emploi de résident général de France à Madagascar est supprimé et un emploi de gouverneur général de la colonie de Madagascar et dépendances est créé.

En début de cette année 1901, le nombre des postes s'élèvent à trente-trois:  six sur le tracé du chemin de fer Tananarive-Côte Est, cinq dans la région aurifère de l'Est et vingt-deux sur divers points des hauts-plateaux, à Fort Dauphin et à Tuléar.

Par décret du 18 juillet 1901, la force publique de gendarmerie employée à Madagascar prend la dénomination de Détachement de gendarmerie de Madagascar, celle-ci est composée de 2 officiers, 45 gradé et gendarmes à cheval et 46 gradés et gendarmes de l'Arme à pied.

Le 29 avril 1902 considérant que, pour répondre à des besoins urgents de service, nécessités tant par la présence de nombreux ouvriers étrangers sur les chantiers du chemin de fer que par l'importance prise par des régions aurifères, l'augmentation de la population dans les centres, et l'activité plus grande de la circulation, des modifications sont apportées à l'effectif du détachement de gendarmerie. Le détachement de gendarmerie de Madagascar est transformé en Compagnie de gendarmerie. Cette conséquence amène la création à Tananarive d'un emploi de chef d'escadron, commandant la compagnie et un emploi de lieutenant-trésorier.
L'effectif passe à quatre officiers, cinquante-quatre sous-officiers à cheval et soixante-dix à pied. La compagnie de gendarmerie est divisée en deux arrondissements, à savoir:
l'arrondissement de Tananarive, placé sous le commandement d'un capitaine;
l'arrondissement de Tamatave, placé sous le commandement d'un lieutenant.
La composition des arrondissements, ainsi que l'emplacement des brigades et postes, sont déterminés par le gouverneur général, suivant les besoins du service.

Quatre mois pus tard un décret fixe les conditions dans l'intérêt du service d'adjoindre au personnel de la compagnie de gendarmerie de Madagascar un certain nombre d'auxiliaires indigènes susceptibles de lui servir d'interprètes, de guides, d'estafettes et de force supplétive.
A la vue de la grande étendue du territoires de la colonie, la surveillance de ces zones est remise à la gendarmerie. Ce décret considère qu'à la multiplicité des postes, ces derniers devraient être constitués en brigades de un gradé et quatre gendarmes. Avec l'obligation d'entretenir un effectif de gendarmes européens hors de proportion avec les ressources de la colonie et les besoins des localités occupées, où l'expérience faite pendant quatre années a démontré qu'à la condition de leur adjoindre des indigènes, deux gendarmes suffisent. Ces auxiliaires doivent être recrutés sur un choix très sévère parmi les indigènes des corps de troupes de la colonie proposé pour cet emploi, ou parmi les anciens militaires.
D'après l'avis du Ministre des Colonies et sur proposition du Ministre de la guerre, Emilie LOUBET Président de le République décrète qu'il est rattaché à la gendarmerie de Madagascar, à titre d'auxiliaires, des indigènes malgaches à pied et à cheval, choisis soit parmi les conducteurs d'artillerie, soit parmi les tirailleurs malgaches, aptes à remplir cette mission et proposés pour cet emploi par le commandant des troupes d'artillerie ou les chefs de corps, dans les conditions déterminées par arrêté du gouverneur général de Madagascar. Ces hommes sont liés au service militaire dans les mêmes conditions que s'ils continuaient à appartenir à leur corps d'origine.

Les auxiliaires indigènes gendarmerie forment un corps spécial placé sous les ordres du commandant de la gendarmerie de Madagascar, qui jouit à leur égard des attributions de chef de corps. Les auxiliaires ne sont pas agents de la force publique et ne sont placés auprès des gendarmes que comme force supplétive.

Le 13 janvier 1904, le Président de la République française considère que les forces de police dont dispose la colonie de Madagascar lui permettent d'assurer efficacement, par ses propres moyens, la tranquillité et la maintien du bon ordre et que le budget ne permet plus de faire face à la dépense par l'entretien de la gendarmerie de cette possession. Emile LOUBET supprime la compagnie de gendarmerie de Madagascar à compter du 1er janvier de la même année.


Le décret du 7 janvier 1927 réorganisant la garde indigène à Madagascar a supprimé par voie d'extinction le personnel européen d'encadrement de cette force de police et a prévu son remplacement par des militaires de l'Armée d'active.
Afin de remédier à la disparition complète du personnel d'encadrement spécial de la garde indigène, André MAGINOT, Ministre de la Guerre souhaite faire appel à la gendarmerie plutôt qu'aux troupes de l'Armée coloniale.
L'encadrement de la garde indigène par des militaires de la gendarmerie, pourvus pour la plupart de brevet de chef de section est le seul personnel apte à remplir les missions qui lui incombent.
A compter du 12 octobre 1931, un Détachement de gendarmerie est créé à Madagascar. L'effectif comprend 1 chef d'escadron, commandant le détachement et inspecteur général de la garde indigène – 1 capitaine suppléant – 1 lieutenant chef de section et 57 gradés et gendarmes.

Pour cette année 1936, l'effectif du détachement est le suivant:
Tananarive: - chef d'escadron – 1 capitaine – 1 lieutenant – 1 secrétaire;
Centre d'instruction de la garde indigène sous la surveillance de gradés ou gendarmes: Majunga – Mayotte – Tuléar – Morondava – Fort-Dauphin – Tamatave – Diégo-Suarez – Tananarive – Fianarantsoa.
Brigades de gendarmerie: Tananarive – Tamatave – Majunga – Morondova – Diégo-Suarez.
Postes de gendarmerie: Nossi-bé – Mananjary.

Un détachement de gendarmerie composé de 57 hommes est créé à Madagascar. Au mois de juin 1939, l'effectif à 3 officiers, 24 gradés et 58 gendarmes.

Le 1er septembre 1957, le Détachement de la Gendarmerie de l’Afrique Orientale Française prend l'appellation de Groupement de Gendarmerie de l’Afrique Orientale Française.

La Gendarmerie d'outre-mer est réorganisée, le Groupe devient Groupement de la Réunion et est rattaché au détachement de l'AOF.
-      Commandement de la gendarmerie de la zone d'Outre-Mer n°3, à TANNARIVE.
-      Unités de Madagascar et des Comores:
- Groupe de Tananarive prend l'appellation de Groupement de Tananarive.
- Groupe de Tamatave prend l'appellation de Groupement de Tamatave.
- Groupe de Diégo-Suarez prend l'appellation de Groupement de Diégo-Suarez.
- Groupe de Majunga prend l'appellation de Groupement de Majunga.
- Groupe de Tuléar prend l'appellation de Groupement de Tuléar.
- Groupe de Fianarantsoa prend l'appellation de Groupement de Fianarantsoa.
- L'escadron des Comores prend l'appellation de Groupement des Comores.
- Groupe de la Réunion prend l'appellation de Groupement de la Réunion.

La participation des indigènes dans le domaine de la police s’effectua au sein de la garde auxiliaire de Madagascar dont la constitution passa par plusieurs étapes :
1896: Garde Civile Indigène (Corps de milice)
1902: Police Régionale (2.500 Hommes)
1903: Garde Régionale
1906: Garde Indigène de Madagascar et Dépendances (3.000 Hommes)
1950: Garde de Madagascar
1958: Gardes Auxiliaires de Gendarmerie

Le décret n° 60-102 du 14 Mars 1960 créée la Zandarimaria Nasionaly (ZN) est constituée à l’issue de l’indépendance de Madagascar, réunissant sous un même commandement les unités de la Garde de Madagascar et celles qui constituaient auparavant la Gendarmerie Française.

Au cours de l'année 1969, le commandement de la ZN est effectué par un Malagasy.
En 1975, la ZN change d’appellation et devient Zandarimariam-Pirenena  ( ZP ).



INSIGNES


GARDE DE MADAGASCAR.
Écu français moderne en métal doré et émaillé bleu portant dans son centre un aigle d'argent en relief tenant dans ses serres une étoile d'or.
En pointe, l'inscription « GARDE DE MADAGASCAR » en lettres d'or.
Fabrication ARTHUS BERTAND.


DÉTACHEMENT DE GENDARMERIE DE MADAGASCAR;
Écu français moderne doré et émaillé. Brochant sur une ancre d'or encâblée, grenade blanche timbrée sur sa bombe, d'une carte de l'île rouge.
L'ensemble se détache sur le fond de l'écu qui est bleu à une bande noire.
Fabrication DRAGO.


ZANDARIMARIA NASIONALY

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Message par le criquet le Jeu 12 Nov - 23:49

Bonsoir
Ca me rappelle quelque chose..... Mais pas d'interrogation écrite STP scratch
Le Criquet
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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par herve972 le Sam 14 Nov - 1:02

Bonsoir
Merci Garnison36 pour toutes ces explications. Je vais compléter ces prochains jours mon historique !
En attendant voici ma contribution pour l'historique de LA FORCE PUBLIQUE DES INDES avec une carte expédiée en franchise du Lieutenant Burignat en 1943 à Pondichéry


cordialement
herve972

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 15 Nov - 14:43

HISTORIQUE DE LA GENDARMERIE FRANÇAISE AU MAROC

Après la conférence d'Algésiras (1906) qui visait à préserver l'intégrité et l'indépendance du Maroc, la tentative de modernisation de l'État marocain pour échapper aux convoitises des Européens, notamment de la France, de l'Espagne et de l'Allemagne, échoue. Le sultan Moulay Abd el-Hafid, assiégé par plusieurs tribus dans sa capitale, Fès, demande l'intervention militaire de la France, ce qui provoque une crise avec l'Allemagne. Un accord de troc colonial est conclu, le 4 novembre 1911, l'Allemagne accepte le contrôle français sur le Maroc et reçoit en échange une partie du Congo français, que la France récupèrera à la suite de la Grande Guerre.

Le traité de Fès du 30 mars 1912 instaure le protectorat français sur le Maroc. Mais, un accord est conclu avec l'Espagne, le 27 novembre 1912, qui définit les trois zones d'influence espagnole, au Nord, au Sud, et autour d'Ifni, conformément à un accord secret conclu le 3 novembre 1904, à la suite de l'Entente cordiale franco-britannique du 8 avril 1904. Par ailleurs, la zone de Tanger est soumise à un régime particulier qui sera plus tard précisé par la convention de Paris du 18 décembre 1923. Ces différents accords régissent le Maroc jusqu'à la reconnaissance de l'indépendance du pays en 1956.

Source : Bulletin officiel de l'Empire chérifien, Première année, n° 1, 1er novembre 1912.

Goumiers, Goums et Tabors
Tout d’abord, il est nécessaire de préciser certains termes qui sont parfois intervertis par abus de langage. Si le goumier désigne le soldat, le goum représente quant à lui un groupement de combattants de la valeur d’une compagnie. Le tabor, terme parfois utilisé à tort pour désigner un goum, est en réalité l’équivalent d’un bataillon.

Naissance des Goums en 1908
Le premier goum marocain, composé de 100 cavaliers, a été mis en place le 3 octobre 1908 sur le modèle des goums algériens qui était alors l’équivalent d’une police indigène employée par la France pour sécuriser la frontière algéro-marocaine.
Ce premier goum marocain, encadré par des officiers et sous-officiers instructeurs espagnols et français (conformément à l’Acte d’Algésiras de 1906) était utilisé pour des opérations de police intérieure dans la Chaouïa (sud de Casablanca).
Les Goums sont des troupes de Marocains volontaires, servant la France dans l'infanterie ou la cavalerie (goums mixtes). Ce sont des troupes performantes qui s'adaptent à toutes les formes de guerre. Le rôle militaire de ces goums, regroupés en tabors (= bataillons), va croissant de leur création de 1908 (par le Général Lyautey sur le même principe que les Sahariens) à leur suppression en 1956 (indépendance du Maroc).
Formations supplétives levées par tribu, sous les ordres de leurs chefs naturels, avec un encadrement léger d'Officiers français.
Maintenus en grande partie sur le sol marocain lors de la première guerre mondiale, les goums participèrent pendant cette période à la stabilité intérieure du Maroc.
Ils furent également engagés lors de la guerre du Rif de 1924 à 1926 contre Abdelkrim. Dans ces opérations, notamment dans les montagnes de l’Atlas, les goums avait déjà fait montre de leur rusticité et de leur combativité.

18 juin 1906, Création de Tabors de police dans les ports ouverts du Maroc. L'Acte d'Algésiras instituait à Tanger une police marocaine avec un cadre d'instructeurs français et espagnols. Cette police comprenait deux tabors:
le tabor urbain, comptant deux cents hommes d'infanterie, était commandé par un capitaine, deux officiers et quatre sous-officiers espagnols;
Le tabor extra-urbain, comptant quatre cent hommes d'infanterie et de cavalerie, était commandé par un chef d'escadrons, trois officiers et six sous-officiers français. (Arrangement conclu le 27 février 1907 entre la France et l'Espagne, pour l'organisation de la police marocaine).
En résumé, l'Acte général d'Algésiras tendait à internationaliser de plus en plus la ville de Tanger dont il annonçait l'organisation future en termes vagues.

Au lendemain de la conférence d'Algésiras, le gouvernement français entreprit d'exercer les droits que lui reconnaissait la convention du 3 octobre 1904. mais ses projets furent, en toutes occasions, contrecarrées par l'opposition systématique et violente de l'Allemagne.
Pour recouvrer sa liberté d'action, il dut, après le coup d'Agadir, abandonner à cette puissance de très vaste territoires sur le Moyen-Congo et sur l'Oubanghi, soit une étendue de 275 000 km2.

Le 20 septembre 1907 la Force publique du Maroc occidental est créée à Casablanca.
Trois mois plus tard, le 7 décembre la Force publique du Maroc oriental est installée dans la région d'Oujda.

Prétendant répondre à un appel à l'aide d'entreprises allemandes de la vallée du Souss, l'Allemagne, le 1er juillet 1911, décide, pour protéger ses intérêts, d'envoyer une canonnière, la SMS Panther, dans la baie d'Agadir, dont la rade avait été, jusqu'en 1881, fermée au commerce étranger. À partir de la mi-juillet, la Panther est régulièrement relayée par le croiseur SMS Berlin en alternance avec la canonnière SMS Eber.
L'Allemagne, qui voulait mettre un coup d'arrêt à l'expansion de la France au Maroc et affaiblir l'Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne, est surprise par les vives réactions que provoque son coup de force. Le Royaume-Uni se déclare immédiatement en faveur de Paris et menace Berlin. Le gouvernement français, soutenu par son opinion, manifeste une très grande fermeté et n'exclut pas une réponse militaire. La France et l'Allemagne sont au bord du conflit.
Le gouvernement Caillaux, conscient du très grave danger qu'une guerre représente, préfère négocier. Ces négociations sont conduites, côté français, par le président du conseil Joseph Caillaux et l'ambassadeur français à Berlin Jules Cambon, et, côté allemand, par Kinderlen, ministre des Affaires étrangères allemand. Aux termes d'âpres tractations, l'Allemagne renonce à être présente au Maroc en échange de l’abandon par Paris de 272 000 km2 de territoires d'Afrique équatoriale, au Gabon, au Moyen-Congo et en Oubangui-Chari, au profit du Cameroun allemand. Après que les deux pays soient parvenus dès le 11 octobre4 à un accord qui soulage les observateurs, un traité officiel franco-allemand est signé le 4 novembre 1911 à Berlin, laissant les mains libres à la France au Maroc. C'est alors seulement que les bâtiments allemands quittent définitivement la baie d'Agadir, le 28 novembre 1911.

Le 30 mars 1912, M. Regnault, ministre plénipotentiaire, et Moulay Hafid signent à Fez le traité qui établit et organise le Protectorat de la France sur l'Empire chérifien, mais une partie de cet empire se trouvait soustraite à son action, puisque la convention du 3 octobre 1904 avait reconnu à l'Espagne une zone très étendue dans le nord et dans la sud du Maroc.

Les deux forces publiques sont fusionnées pour ne former qu'une seule force le 1er janvier 1916.

La Convention de Paris du 18 décembre 1923 conclue entre la France, l'Angleterre et l'Espagne relative au statut de Tanger, supprime les tabors d'artillerie. Elle entra en vigueur le 14 mai 1924. la gendarmerie est organisée par un règlement annexé à la convention.
1 - La gendarmerie doit: Maintenir l'ordre dans la zone et prêter son concours à la police locale; assurer d'une manière effective la sécurité de la zone.
2 - La gendarmerie est commandée par un capitaine de nationalité belge qui est assisté de cadres français et espagnols
Le capitaine commandant doit assurer la discipline, l'instruction et l'administration de l'unité.

L'effectif ne peut dépasser 250 hommes indigènes marocains; il est répartit en infanterie et cavalerie. La répartition est faite par l'assemblée, avec l'approbation du comité de contrôle.

La création de la gendarmerie a entrainé la suppression des tabors marocains.
Le 26 août 1924, la brigade prévôtale de Casablanca est supprimée.

Le décret du 25 novembre 1927 transforme à compter du 1er janvier 1928, la Force publique en Légion de Gendarmerie du Maroc.
1ère Compagnie à Rabat: - Section de Rabat – Casablanca – Marrakech.
2ème Compagnie à Fès: - Section de Fès – Meknès – Oudja.

Le 7 février 1929, une section de gendarmerie est créée à Mazagran: - BT Mazagran – Azemmour – Oulad-Saïd - Settat – Sidi-Smaïn – Mechta-ben-Abbou.

Fin mai, l'effectif de la gendarmerie du Maroc est porté à deux cent quatre-vingt-quinze gradés et gendarmes et soixante-trois auxiliaires indigènes. Un poste de gendarmerie est à Fez-el-Bali – Berguent – Bou-Denib.
Le 18 avril 1930, un emploi de lieutenant adjoint au capitaine trésorier. La lieutenance de Fez est transformée en capitainerie. L'effectif de la Légion de gendarmerie du Maroc est fixé à 12 officiers, 295 gradés et gendarmes et 63 auxiliaires indigènes, avant de passer deux mois plus tard, à 12 officiers, 313 gradés et gendarmes et 67 auxiliaires indigènes. Et en 1932, le nombre des gradés et gendarmes monte à 312 et 69 auxiliaires.
La lieutenance de Marrakech est transformée en capitainerie.

La fin de l'année 37, cinq emplois d'auxiliaires indigènes sont créés; Rabat (1) – Casablanca (2) – Fès (1) – Port-Lyautey ( 1 à pied).

Le décret du 15 septembre 1943 crée un corps de gendarmerie de l'Air à l'intérieur de l'armée de l'Air, quatorze mois plus tard le service est rattaché au Ministère de l'Air. Le 24 février 1945 le service de la gendarmerie de l'Air est créé. Par le décret du 18 septembre 1947, la gendarmerie de l'Air est intégrée à la gendarmerie.

L'instruction du 19 novembre 1947, constitue les unités aériennes de gendarmerie de l'aviation militaire, une section aérienne de gendarmerie au Maroc est rattachée à titre provisoire à la 12° Légion de garde Républicaine à Rabat.

A compter du 1er septembre 1949, la 12° Légion de la garde:
12 ° Légion de la garde:
EM peloton de commandement à Rabat
I° Groupe d'Escadrons (EM) à Rabat
1° Escadron à Rabat
2° Escadron à Fès

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
3° Escadron à Casablanca
4° Escadron à Marrakech

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 15 Nov - 14:45

Le décret du 20 mai 1950, crée une section à Settat et à Agadir, commandée par un capitaine, une section à Widelt et à Ouarzazate commandée chacune par un lieutenant et une section motorisée à Marrakech sous les ordres d'un lieutenant.
Ce même décret transforme les lieutenances de Port-Lyautey et d'Oudja en capitainerie.

La Légion de gendarmerie du Maroc est divisée en trois compagnies.
La Compagnie de Rabat: - Sections de gendarmerie de Rabat – Port-Lyautey – Mazagran – Casablanca – Settat – Oued-Zem et la section motorisée de Casablanca.
La Compagnie de Fès: - Sections de gendarmerie de Fès – Taza – Meknès – Midelt – Oudja et la section motorisée de Fès.
La Compagnie de Marrakech: - Sections de gendarmerie de Marrakech – Safi – Ouarzazate – Agadir et la section motorisée de Marrakech;

Le 15 octobre 1950, une compagnie est créée à Casablanca: Sections de Mazagran – Casablanca – Settat – Oued-Zem et la section motorisée de Casablanca.

Avec la loi du 24 mai 1951, la gendarmerie retrouve son autonomie au sein de l'Armée de l'Air. Le décret du 31 décembre 1952 réorganise la Légion de la gendarmerie en une Légion Autonome spécialisée au sein de l'Armée de l'Air.

A compter du 1er octobre 1952, la 12° Légion de la garde:
12 ° Légion de la garde:
EM peloton de commandement à Rabat
I° Groupe d'Escadrons (EM) à Rabat
1° Escadron à Rabat
2° Escadron à Fès

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
3° Escadron à Casablanca
4° Escadron à Marrakech

Escadrons de la métropole détachés provisoirement au Maroc:
E.M de Groupe à Médouina
Escadron 3/7 LGR à Médouina
Escadron 4/7 LGR à Médouina
Escadron 5/8 LGR à Casablanca
Escadron 9/8 LGR à Port-Lyautey

A compter du 1er janvier 1953:
12 ° Légion de la garde:
EM à Rabat
I° Groupe d'Escadrons (EM) à Rabat
1° Escadron à Rabat
2° Escadron à Fès

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
3° Escadron à Casablanca
4° Escadron à Marrakech

Escadrons de la métropole détachés provisoirement au Maroc:
E.M de Groupe à Médouina
Escadron 3/9 LGR à Médouina
Escadron 4/9 LGR à Médouina
Escadron 3/7 LGR à Casablanca
Escadron 4/7 LGR à Port-Lyautey

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 15 Nov - 14:46

A compter du 15 mai 1953:
12 ° Légion de la garde:
EM peloton de commandement à Rabat
I° Groupe d'Escadrons (EM) à Rabat
1° Escadron à Rabat
2° Escadron à Fès

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
3° Escadron à Casablanca
4° Escadron à Marrakech
Escadrons de la métropole détachés provisoirement au Maroc:
E.M de Groupe à Médouina
Escadron 1/7 LGR à Médouina
Escadron 10/8 LGR à Médouina

A compter du 18 mai 1953:
12 ° Légion de la garde:
EM à Rabat
I° Groupe d'Escadrons à Rabat
1° Escadron mixte type A.M à Rabat
2° Escadron mixte type A.M à Fès
3° Escadron mixte chars légers à Marrakech

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
4° Escadron type chars léger à Casablanca
5° Escadron mixte type A.M à Casablanca
6° Escadron mixte type A.M à Casablanca

La loi du 11 juillet 1953 réintègre provisoirement la gendarmerie de l'Air au sein de la gendarmerie nationale.

A compter du 1er octobre 1953:
12 ° Légion de la garde:
EM à Rabat
Ier Groupe à Rabat
1° Escadron mixte type A.M à Rabat
2° Escadron mixte type A.M à Fès
3° Escadron mixte chars légers à Marrakech

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
4° Escadron type chars léger à Casablanca
5° Escadron mixte type A.M à Casablanca (réduit à deux pelotons)

A compter du 1er juillet 1954:
12 ° Légion de la garde:
EM à Rabat
I° Groupe à Rabat
1° Escadron mixte type A.M à Rabat (1 peloton AM.M8 – 2 peloton scout)
2° Escadron mixte type A.M à Fès (1 peloton AM.M8 – 2 pelotons scout)
3° Escadron mixte chars légers à Marrakech (1 peloton chars légers M5 – 2 pelotons)

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
4° Escadron type chars léger à Casablanca (3 pelotons chars légers M5)
5° Escadron mixte type A.M à Casablanca (réduit à deux pelotons 1peloton A.M. - 1 peloton scout)

A compter du 1er janvier 1955:
12 ° Légion de Gendarmerie mobile:
EM à Rabat
I° Groupe à Rabat
1° Escadron à Rabat (1 peloton AM.M8 – 2 peloton portés scout)
2° Escadron à Fès (1 peloton AM.M8 – 2 pelotons portés scout)
3° Escadron à Marrakech (1 peloton chars légers M5 – 2 pelotons portés)

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
4° Escadron à Casablanca (3 pelotons chars légers M5)
5° Escadron à Casablanca (1 peloton AM.M8 - 1 peloton porté scout)

III° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca en formation.
7° Escadron à Casablanca (en formation)
8° Escadron à Casablanca (en formation)

Par note de service du 1er janvier, une brigade aérienne est installée à Médouina.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Dim 15 Nov - 14:47

A compter du 8 juin 1956, la gendarmerie de l'Air fait partie intégrante de la gendarmerie nationale et est constituée en unité spécialisée.

A compter du 1er octobre 1956:
12 ° Légion de Gendarmerie mobile:
EM à Rabat
I° Groupe à Rabat
1° Escadron à Rabat (1 peloton AM.M8 – 2 peloton portés scout)
2° Escadron à Fès (1 peloton AM.M8 – 2 pelotons portés scout)
3° Escadron à Marrakech (1 peloton chars légers M5 – 2 pelotons portés)

II° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
4° Escadron à Casablanca (3 pelotons chars légers M5)
5° Escadron à Casablanca (1peloton AM.M8 - 1 peloton porté scout)

III° Groupe d'Escadrons (EM) à Casablanca
7° Escadron à Casablanca
8° Escadron à Casablanca

A compter du 3 janvier 1957.
Commandement des forces de gendarmerie au Maroc à Rabat

Légion de Gendarmerie du Maroc à Rabat
Compagnie de Rabat:
- Section de Rabat: - Brigade motorisée à Rabat – Brigades de Rabat – Les Souissi – Aïn El Aouda – Bouznika – Sale – Marchand – Khémisset – Tiflet – Temara – Tedders.
- Section de Port-Lyautey: - Brigade motorisée de Port-Lyautey – Brigades de Port-Lyautey – Petitjean – Sidi-Slimane – Souk et Arba du Rharb – Sidi Yahia du Rharb – Sidi Alial tazi – Mechta Bel Ksiri – Had-Kourt – Ouezzane – Arbaoua.

Compagnie de Casablanca:
- Section de mazagran: - Brigade motorisée de Casablanca – Brigades de Mazagran – Sidi Bennour – Sidi Smail – Bir Jdid Chavent – Had des oued-Frej.
- Section de Settat: - Brigade motorisée de Settat – Brigades de Settat – Mechra Ben Abbou -Ben Hamed – Berrechid -Boucheron – Foucauld – El Borouj.
- Section de Casablanca: - Brigades de Casablanca – Aïn-el-Diad – Aïn-es-Sebaa – l'Oasis – Fédala – Boulhaut – Bouskoura – Médiouna – Brigade des Transprots Aériens de Casablanca Cazes.
- Section de Oued Zem: - Brigade de Oued Zem – Khouribga – Boujad – Beni Méllal – Kasba Radla – Fkih-el- Ouidane -Alfourer.

Compagnie de Fès:
- Section de Fès: - Brigade motorisée de Fès – Brigades de Fès – Aïn Aïcha – l'Ourtzarth – Tissa – Sefrou – Immouzer du Kandarz – Karia ba Mohamed.
- Section de Taza: - Brigade de taza – Matmata – Guercif – Missour.
- Section de Meknès: - Brigade de Meknès – El Hajeb – Aïn Taoudjate – Azrou – Ifrane – Khénifra – Aït Yazem – Moulay Idriss;
- Section de Ksar el Souk: - Brigades de Ksar el Souk – Boudenib – Midelt – Erfoud.

Compagnie de Oujda:
- Section d'Oujda: - Brigade motorisée d'Oudja – Brigades d'Oudja – Touissit-boubker – El Aïoun – Taourirt – Berguent – Bou Arfa – Jérada.
- Section de Berkane: - Brigades de Berkane – Saïda du Kiss – Martimprey du Kiss – Taforalt – Poste de Mechra Homadi.
Compagnie de Marrakech:
- Section de Marrakech: - Brigade motorisée de Marrakech – Brigades de Marrakech – Asni – Tameleft – Benguerir – El Kelaa des Sraghna – Chichaoua – Aït Ourir – Ouarzazate.
- Section de Safi: - Brigade motorisée de Safi – Jemaa Sehaim – Tamanar – Chemaïa – Mogador.
- Section de Agadir: Brogade motorisée de Agadir – Brigades d'agadir – Inezgane – oulad-Telma – Taroudant – Tiznit – Bou Izakarn (personnel replié sur Agadir le 2 février 1956 et jusqu'à nouvel ordre).

12ème Légion de Gendarmerie Mobile.
- Etat- major à Rabat.
- I° Groupe à Rabat
- 1° Escadron à Rabat: (1 peloton AM – 2 pelotons portés Scout).
- 2° Escadron à Fès: (1 peloton AM – 2 pelotons portés Scout).
- 3° Escadron à Marrakech: (1 peloton chars légers M5 – 2 pelotons portés Scout).
- II° Groupe d'escadrons (E.M) à Casablanca.
- 4° Escadron à Casablanca (3 pelotons chars légers M5).
- 5° Escadron à Casablanca (réduit à 2 pelotons AMM8 – Scout-car)
- III° Groupe d'Escadrons (EM à Casablanca)
- 7° Escadron à Casablanca.
- 8° Escadron à Casablanca

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Message par GARNISON36 le Dim 15 Nov - 14:56


Brigade de Rabat avant 1920.

A compter du 1er mai 1957:
12ème Légion de Gendarmerie Mobile.
- Etat- major à Rabat.
- I° Groupe à Rabat
- 1° Escadron à Rabat: (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés Scout & GMC). (a)
- 2° Escadron à Fès: (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC). (a)
- 3° Escadron à Marrakech: (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT). (a)
- II° Groupe d'escadrons (E.M) à Casablanca.
- 4° Escadron à Casablanca (3 pelotons chars légers M24).
- 5° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC). (b)
- 6° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC).
- Brigade des transport aériens de Casablanca-Cazes (Rattachée au II° Groupe d'Escadrons à Casablanca).
- III° Groupe d'Escadrons (EM à Casablanca)
- 7° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC).
- 8° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC).

(a) dont 1 peloton fonctionne en unité prévôtale et d'administration des réserves.
(b) fonctionne en unité prévôtale et d'administration des réserves.
Les escadrons 1/12 et 4/12 ont leur matériel. Les matériels des autres escadrons seront mis en place progressivement jusqu'en septembre 1957.

A compter du 19 septembre 1957:
12ème Légion de Gendarmerie Mobile.
- Etat- major à Rabat.
- I° Groupe à Rabat
- 1° Escadron à Rabat: (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés Scout & GMC). (a)
- 2° Escadron à Fès: (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC). (a)
- 3° Escadron à Marrakech: (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT). (a)
- II° Groupe d'escadrons (E.M) à Casablanca.
- 4° Escadron à Casablanca (3 pelotons chars légers M24).
- 5° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC). (b)
- 6° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC).
- Brigade des transport aériens de Casablanca-Cazes (Rattachée au II° Groupe d'Escadrons à Casablanca).
- III° Groupe d'Escadrons (EM à Casablanca)
- 7° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC).
- 8° Escadron à Casablanca (1 peloton AMM8 – 2 pelotons portés HT & GMC).
(a) dont 1 peloton fonctionne en unité prévôtale et d'administration des réserves.
(b) fonctionne en unité prévôtale et d'administration des réserves.

A compter du 1er octobre 1958, par décret du 26 septembre 1958:
Les unités suivantes sont dissoutes:
le Commandement des Forces Françaises de Gendarmerie au Maroc;
l'État-major du Commandement des Forces Françaises de Gendarmerie au Maroc;
l'État-major du Détachement de Gendarmerie prévôtale et d'administration des réserves du Maroc;
l'État-major de groupe de Gendarmerie Mobile II/12;
l'Escadron de chars de Gendarmerie Mobile 3/12;

Création d'une Légion Mixte de Gendarmerie Française au Maroc, regroupant la gendarmerie Mobile et la gendarmerie Prévôtale.

A compter du 1er octobre 1958, par le décret du 9 octobre 1958, la gendarmerie française au Maroc est réorganisée.
Légion Mixte de Gendarmerie Française au Maroc
- Etat- major Légion à Rabat.

- État-major Compagnie Prévôtale et fichier à Casablanca.
- Section prévôtale de Casablanca.
- Section prévôtale de Rabat.
- Poste prévôtal de Port-Lyautey
- Section prévôtale de Marrakech.
- Poste prévôtal de Agadir.
- Section prévôtale de Meknès.
- Poste prévôtal de Fès.

- Section de gendarmerie du Bahar.

- Groupe d'escadrons de Gendarmerie Mobile
- E.M. Groupe d'escadrons à Casablanca.
- 1° Escadron mixte type AM à Rabat.
- 2° Escadron mixte type AM à Casablanca.
- 3° Escadron mixte type AM à Casablanca.

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Message par GARNISON36 le Dim 15 Nov - 15:03

Le 15 janvier 1959 par le modificatif n° 2 du 20 janvier 1959, le 3° Escadron de la légion Mixte de gendarmerie Française au Maroc stationné à Casablanca (type chars légers ) est transformé en Escadron mixte AM.

Les brigades de gendarmerie de l'Air suivantes sont dissoutes :
Médiouna-Nouasseur 31 décembre 1959;
Sidi-Slimane – Benguérir – Boulhaut, 1er semestre 1959;
Casablanca – Rabat, 1er janvier 1961;
Sale, le 28 février 1961;
Fès, le 31 mars 1961;
EM de la compagnie de la gendarmerie de  l'Air du Maroc à Casablanca;
la brigade de Kénitra le 19 avril 1961;
la brigade de Meknès le 31 m&ai 1961;
la brigade de Marrakech le 31 août 1961.

Insigne de la 12° LGR et de la gendarmerie.

Type 1 – insigne monobloc en métal doré et émaillé. Écu taillé de bleu et de rouge portait en son centre un losange d'émail bleu à deux minarets. Étoile chérifienne verte traversée d'une grenade d'or à cinq flammes.
Devise « SERVIR » dans l'angle supérieur gauche.
Cet insigne a été créé en 1947 par le capitaine LANDRIN, commandant à l'époque le 3° Escadron.
Fabrication Courtois et Drago; Non homologué et porté de 1947 à 1949.



Type 2 – Sur plateau doré, écu émaillé reprenant les mêmes symboles et avec la même disposition de couleurs que le précédent.
Cet insigne fut porté de 1950 à 1954 par la 12° LGR;
De 1954 à 1956 par la 12° Légion de Gendarmerie Mobile;
de 1956 à 1959 par la Légion mixte de gendarmerie française du Maroc.
Fabrication Drago.



Type 3 – Sur un plateau argenté, écu d'émail rouge timbré d'une étoile chérifienne verte.
Cet insigne fut porté de 1950 à 1956 par la 12° Légion de Gendarmerie Départementale au Maroc.
Fabrication Arthus Bertrand



Prévôté au Maroc.
En 1956, la Maroc ayant accédé à l'indépendance, à côté de la Légion mixte de gendarmerie française est créé un détachement de gendarmerie prévôtale du Maroc, qui deviendra ensuite la compagnie de gendarmerie prévôtale.
Insigne , sur plateau argenté, écu taillé de bleu et noir à une cigogne blanche – qui évoque Meknès – placé en diagonale et soutenue par une grenade d'or à sept flammes.
Cet insigne a été dessiné par le gendarme DUBOIS de la Section prévôtale de Rabat et porté de 1956 à 1959.
Fabrication Drago – Homologue sous le numéro N.G 1510 le 14 avril 1958.



Makhzen de Fés.
Unité encadrée par des gradés de la 12° Légion de gendarmerie au Maroc.
Insigne – Rectangle en métal doré et émaillé. Sur fond rouge, aigle d'or tenant dans ses serres une étoile chérifienne. En pointe, dans un cartouche blanc l'inscription: « MAKHZEN PROTECTION FEX », en lettres d'or.
Fabrication A. MARDINI.



Insigne ovale doré et émaillé sur fond étoilé d’argent. écu français ancien coupé de bleu en chef à une tête d’or et de noir en pointe à deux épis d’or, entouré de rameaux d’or et reposant sur un noeud d’émail bleu. inscription « TINGIS » non latin de Tanger en relief sur une banderole d’or, couronne d’or.

Ensemble se détachant sur un ovale d’émail blanc bordé de vert, rebordé de blanc puis de rouge.
En lettres d’or dans le rouge inscription : POLICIA SPECIAL, POLICE SPECIAL , TANGER et les mêmes mots en caractères arabes. un filet d’argent délimite l’ovale émaillé de l’étoile.
Fabrication espagnole.

Détachement de gendarmerie Internationale ; TANGER
La Convention du 18 décembre 1923 entre la France, l’Angleterre et l’Espagne, puis celle du 25 juillet 1928 entre les mêmes participants à qui s’était jointe l’Italie ont jeté les assises de la gendarmerie Internationale de Tanger.
A partir du 1er mai 1923, se substituant aux Tabors français et espagnols, la gendarmerie Internationale prit à sa charge le soin d’assurer la sécurité de la zone de Tanger.
le commandant de le gendarmerie internationale se voyait fixé par ses employeurs (Tribunal mixte, Tribunal du Mendoub chérifien, administrateur de la zône) un travail déterminé; « sécurité publique, M.O., exécution des dahirs chérifiens et des arrêts de l’administration ».
Aux ordres d’un commandant espagnol ayant pour adjoint un capitaine français, forte de deux cent cinquante sous-officiers et hommes de troupes encadrés par 4 LTS, « la police «
passa en 1950 sous l’autorité d’un colonel belge assisté d’un commandant français.

Lors de sa dissolution, le 28 février 1958, le détachement était alors composé de deux pelotons de GM et d’un pelotons de Spahis à cheval

à suivre.............

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Message par herve972 le Lun 16 Nov - 9:18

Bonjour
Très intéressant ces historiques que je ne manquerais pas d'utiliser pour identifier et localiser mes lettres de gendarmerie.
concernant le Maroc avez vous plus de renseignements sur les Forces Publiques de la campagne du Maroc (1907/1918) et de celle du RIFF dans les années 20/30 ?
cordialement

hervé972

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Lun 16 Nov - 19:18

Merci Hervé,
je vais regarder, mais je ne pense pas avoir d’autres rens.
Il y en a d’autres qui vont arriver, les colonies françaises étaient multiples.
Michel, dit Garnison36, dit le Crimo.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Lun 16 Nov - 23:12

HISTORIQUE DU DÉTACHEMENT DE LA GENDARMERIE DE TUNISIE.

En 1830, la France conquiert et annexe l’Algérie. En 1869, l’État tunisien, ruiné, doit accepter l’instauration d’une commission de contrôle financière, au sein de laquelle siègent l’Italie et la Grande-Bretagne, sous la présidence de la France. Le pays est, de fait, sous la tutelle occidentale. Au congrès de Berlin, en 1878, la Tunisie fait l’objet de tractations entre les puissances européennes : la France se voit donner toute latitude pour coloniser le pays ; elle reconnaît en échange la domination britannique sur Chypre. L’Italie, présente en Libye, convoite cependant toujours la Tunisie. Prenant leur rivale de vitesse, les troupes françaises interviennent à partir de l’Algérie, sous prétexte de mater la rébellion des tribus kroumirs, des Berbères des hauts plateaux, accusées de pénétrer sur le territoire algérien.

Le 24 avril 1881, sur ordre du chef du gouvernement Jules Ferry, un corps expéditionnaire de 35.000 hommes traverse la frontière, officiellement pour poursuivre des montagnards khoumirs qui sèment le trouble en Algérie.
Le 12 mai, ils arrivent à proximité du Bardo, dans la banlieue de Tunis, où se situe le palais du bey et laissent à celui-ci deux heures pour examiner un projet de traité en dix articles qui met fin à l'indépendance de la Tunisie. Mohammed es-Sadok n'a guère d'autre choix que de se soumettre.
C'est ainsi qu'il signe en son palais de Kassar Saïd un traité par lequel il confie à la France les affaires étrangères, la défense du territoire et la réforme de l'administration.
Le traité est complété par la convention de la Marsa, signée par les deux pays en 1883. Mais le traité du Bardo soulève aussi l'irritation de l'Italie qui se serait bien vue protectrice de la Tunisie, si proche d'elle. Du coup, Rome signe le 20 mai 1882 avec Berlin et Vienne le traité de la Triple-Alliance par lequel l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie se promettent aide et assistance en cas d'agression par la France ou la Russie.


Le 15 juin 1883, l'effectif des militaires dont la rentrée à leur corps a été prononcée pour la création d'un détachement de gendarmerie du Corps d'Occupation de Tunisie, se compose de:
5 sous-officiers, 3 brigadiers et 47 gendarmes appartenant à la gendarmerie départementale (France et Algérie);
et de 1 officier, 1 sous-officier, 3 brigadiers et 7 gendarmes appartenant au bataillon mobile.
Le personnel de la gendarmerie maintenu dans la Régence est exclusivement composé de militaires du bataillon mobile. Il comprend 5 sous-officiers, 11 brigadiers et 66 gendarmes placés sous les ordres de:
MM.TATIN, capitaine, commandant du détachement de gendarmerie du Corps d'Occupation;
PUECH, lieutenant, commandant du détachement de gendarmerie de la Division Nord;
ODIOT, lieutenant, commandant du détachement de gendarmerie de la Division Sud.

Ce personnel est répartit ainsi:
1 maréchal des logis fourrier, 1 maréchal des logis et 5 gendarmes à la 1ère brigade à cheval de Tunis;
1 brigadier et 5 gendarmes à la 2ème brigade à cheval de Tunis;
1 brigadier et 4 gendarmes à la 1ère brigade à pied de Tunis;
1 brigadier et 4 gendarmes à la 2ème brigade à pied de Tunis;
1 maréchal des logis et 5 gendarmes à la brigade à pied de la Goulette;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à cheval du Kef;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à pied de Souk-el-Arba;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à cheval d'Aïn-Draham;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à cheval de Ghardimaou;
1 maréchal des logis et 6 gendarmes à la brigade à cheval de Sousse;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à pied de Sousse;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à cheval de Kairouan;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à pied de Sfax;
1 maréchal des logis et 5 gendarmes à la brigade à cheval de Gabès;
1 brigadier et 4 gendarmes à la brigade à cheval de Gafsa.

Le 28 mars 1885, sur décision présidentielle, le bataillon de gendarmerie mobile est licencié et le détachement de gendarmerie du Corps d'Occupation prend l'appellation de Détachement de gendarmerie de Tunisie. Le 20 décembre 1886 le ministre de la guerre décide que la brigade de gendarmerie à pied de Souk-el-Arba permute avec celle à cheval de Kairouan, et qu'une brigade à cheval est créée à Hammamet et une à pied à Houm-Souk.
Des postes mixtes, à effectif variable seront créés en principe à : Béjà – Ghardiaou – Zaghouan – Mehdia – Monsatir et El-Haffey, avec installation immédiate des deux premiers seulement.

Le 24 décembre 1893, un emploi de lieutenant ou sous-lieutenant trésorier est créé au détachement de gendarmerie de Tunisie.

Des postes sont créés à Schulggi – Tébourba – Kélibia – Mateur et à Enfidaville.
Le décret n° 93 du 5 août 1898, transforme en compagnie de gendarmerie le détachement de gendarmerie de Tunisie. Un emploi de chef d'escadron de gendarmerie commandant cette compagnie est créé.

En 1902, un poste est créé à Téboursouk et en 1912 une brigade à Fériana.

Entre 1914 et 1918, différents postes provisoires vont être créés, un poste de filtrage à Ghardimaou, un poste à Kerkennah et poste de camp de prisonnier à Nador et un poste à Maktar.

Par décision du 27 août 1921, un poste est mis en place à Kasserine. L'arrondissement de gendarmerie de Sousse commandé par un lieutenant est placé provisoirement sous les ordres d'un capitaine à compter du 13 février 1923.

Le 10 septembre 1926, la compagnie de la section maritime de Sidi-Abdallah est intégrée à la compagnie de gendarmerie de Tunisie.
La question de la fusion de la gendarmerie maritime et de la gendarmerie départementale a été envisagée à diverses reprises au cours des dernières années. Le président de la République française dans le cadre d' économies décrète que la légion de gendarmerie maritime cessera de former un corps spécial et fera partie intégrante de la gendarmerie départementale, à compter du 1er octobre.

Le 4 avril 1930, un poste semi-permanent est créé sur l'île de la Galite.
L'organisation de la compagnie de gendarmerie de Tunisie a été déterminée par le décret du 5 août 1898, qui prévoit deux sections, l'une à Tunis (capitainerie) et l'autre à Sousse (lieutenance).

Depuis cette époque, et malgré le développement considérable pris par la régence, aucune modification n'est intervenue, sinon la transformation de la lieutenance de Sousse en capitainerie (décret du 13 févier 1923) et l'intégration dans la compagnie, de la section maritime de l'arsenal de Sidi-Abdallah (décret du 10 septembre 1926).
Les effectifs affectés à la surveillance proprement dite du territoire n'ont pas varié depuis 1888; cependant la population a doublé depuis l'établissement du protectorat.
La situation de la gendarmerie nécessitait, en conséquence, une réorganisation complète. De nouveaux effectifs qui, approximativement, doubleront les effectifs actuels permettront d'étendre l'action de la gendarmerie à tout le territoire tunisien. La réforme doit se faire en cinq années successives.
Le nombre des sections de la compagnie de gendarmerie est porté à six, y compris la section maritime de Sidi-abdallah.
Les sièges de ces sections sont: Tunis – Bizerte – Sousse – Sfax – le Kef et Sidi-Abdallah. Les quatre premières et la section maritime sont commandées par des capitaines, la cinquième par un lieutenant.
L'effectif des sous-officiers et auxiliaires indigènes de la compagnie est porté à 261 gradés et gendarmes et 63 auxiliaires indigènes.
Les 164 unités créées seront réparties par décision ministérielles.(décret du 9 novembre 1930).

Les brigades de Metlaoui – Bou-Thadi – Tozeur et Massicault sont créées en 1931.

1932 - les brigades de Maharès – Zana-Utique - Pont du Fahs – Sidi-Bou-Zid.
Le 15 mai pour des raisons budgétaires les sections de Bizerte et de Sfax n'ont pas encore été installées.

La brigade de Sbikha est créée en 1933. la compagnie de gendarmerie de Tunisie est commandée par un officier supérieur du grade de lieutenant-colonel ou chef d'escadron. La brigade d'Ariana est créée.

A La Chebba une brigade est installée. Le poste de Djebibina deux gendarmes et un auxiliaires indigène à cheval est transféré à Saouaf, le 20 novembre 1935.
La section du Kef, programmée en 1930 est créée le 15 avril 1936. Le 3 juin, le nombre des sections de la compagnie est ramené de six à cinq. La lieutenance de Le Kef est transformée en capitainerie. L'effectif des sous-officiers est ramené à 245 gradés et gendarmes et 63 auxiliaires indigènes. Les brigades de Moknine – Tadjerouine – Saouaf – Hamam-Lif – Medjez-el-Bab – El-Djem – Sbeitla – Fouchana sont créées. La section maritime de Sidi-Abdallah est enlevée à la compagnie pour être intégrée à la légion maritime reconstituée.

De 1937 à 1939, plusieurs brigades vont voir le jour: Le Bardo – Sakiet-Sidi-Youssef – Midoun – Mareth – M'Dilla – Redeyef – Moularès – Ferryville – Ebba-Ksour – Thala – Souk-el-Khémis – Nabeuf – Menzel – Temine – Le Sers – Sedjenane – Siliana – Gafour – Bou-Arada – Ousseltia – Pavilliers.

Le 6 août 1939, la compagnie de gendarmerie de Tunisie prend l'appellation de Légion de gendarmerie de Tunisie, l'effectif est fixé à 12 offiiciers, 490 gradés et gendarmes et 101 auxiliaires indigènes.




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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Lun 16 Nov - 23:13

À la suite de l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, plusieurs colonies françaises et un territoire sous-mandat se placent rapidement sous son autorité : les cinq comptoirs des Établissements français de l'Inde sont le premier territoire à rallier la France libre sous l'influence du gouverneur Bonvin, puis les Nouvelles-Hébrides, les archipels des Établissements français de l'Océanie et la Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, le Tchad (dont le gouverneur Félix Éboué proclame le 26 août le ralliement), le Cameroun français et l'Oubangui-Chari suivent en Afrique. Le général Husson, gouverneur pétainiste du Congo français, est arrêté et remplacé à Brazzaville par Edgard de Larminat. À la fin de l'été 1940, l'essentiel de l'Afrique-Équatoriale française (AEF) est passée dans le camp de la France libre, à l'exception du Gabon, dont le gouverneur, Masson, annonce son ralliement avant de se dédire. Le 27 octobre 1940, par le manifeste de Brazzaville, de Gaulle proclame la création de l'organe de commandement de la France libre, sous le nom de Conseil de défense de l'Empire.

Dans le Pacifique, Wallis-et-Futuna se rallie en mai 1942. Les possessions françaises d'Océanie serviront ensuite de base aux opérations alliées durant la guerre du Pacifique. En Amérique, la Guyane française ne se rallie qu'en mars 1943.
Après plusieurs mois de combats, les forces alliées parviennent à repousser les troupes ennemies et la capitulation allemande du 12 mai 1943 entérine le retrait des puissances de l’axe de l’Afrique du Nord. Le 15 mai, l’autorité en Tunisie est transférée à la France libre.

Le 11 octobre 1943, une brigade est créée à Ben-Gardanne, par faute de place, cette unité est transférée à Zarzis.

En 1945, le général de Gaulle propose à la Tunisie le statut d’État associé au sein de l’Union française.

Le siège de la brigade de Bou-Thadi est transféré à Triaga, le 1er septembre 1947. Mi-octobre la brigade d'Adjim est supprimée et les brigades de Houmt-Souk et de Midoun sont regroupées en une seule dont le siège est à Houm-Souk à l'effectif de dix unités. Un poste fixe à l'effectif d'un maréchal des logis chef et deux gendarmes fournis par la brigade Houm-Souk est installé à Midoum.

Les brigades à cheval démontées depuis plusieurs années, sont transformées en brigades à pied, à compter du 1er septembre, par décision n° 30339 du 5 août 1948:
Compagnie de Tunis:
Section de Tunis: Brigades de Bou-Arada – Medjez-el-Bab – Hammam-Lif – Cheylus – Goubellat.
Section de Bizerte: Brigade de Porto-Farina.
Section de Grombalia: Brigades de Pont-du-Fahs – Zachouan – Nabeul – Kelibia.
Section de Béja: Brigades de Béja – Souk-el-Khemis.

Compagnie de Sfax:
Section de Sfax: Brigade de Triaga.
Section de Gafsa: Brigades de Gafsa – Moularès – Tozeur – Métlaouï.
Section de Kairouan: Brigades d'Ousseltia – Pichon – Feriana – Masr-Allah – Sbeitla – Sbikha.

Par décision n° 7686/4 en date du 23 juillet 1948, le général commandant la 10° région militaire à prescrit l'évacuation, pour le 16 août 1948, des locaux militaires occupés par la brigade de gendarmerie de Kroubs.
Aucune implantation nouvelle n'étant possible, la dispersion de cette unité est prononcée à la date du 15 août 1948.
La surveillance de la circonscription de la brigade de Kroubs sera répartie entre les brigades de Constantine, Aïn-M'Lila, Aïn-Abid et Aïn-Fakroum.

Les locaux occupés par la brigade d'Aïn-Kechera (section de Philippeville) doivent être remis à la disposition de la société des mines de Boudoukha (propriétaire); aucune disponibilité de réinstallation n'existant dans un autre centre, cette brigade est dispersée. La surveillance de la circonscription est assurée pour :
- le douar d'El-Oudja et Elli-Zeghar, par la brigade de Collo;
- les centres de Catinat et Arago, douar de Bourcherf, par la brigade d'El-Milia.

Bourguiba, de retour au pays en 1949, intensifie sa campagne pour l’indépendance de la Tunisie,

Par la décision n° 33881 du 18 août 1950, il est créé, à la date du 1er septembre, un poste permanent de gendarmerie à Ben-Gardanne (sud tunisien), à l'effectif de: 1 maréchal des logis-chef, 1 gendarme et 1 auxiliaire.
Ce poste est placé sous les ordres du commandant de la brigade de Zarzis et assure la surveillance du secteur sud de la circonscription de cette brigade, c'est à dire:
de la baie de Bahar Alouane à Bir el Bagra Kbira;
de Bir el Bagra Kbira à Bir Adala.

En 1952, la lutte pour l’indépendance prend un nouveau tour après les arrestations de Bourguiba et des chefs nationalistes et la dissolution forcée du gouvernement Chenik, qui s’est ouvert au Néo-Destour et a élaboré un mémorandum sur l’autonomie interne. Les indépendantistes prennent les armes contre le colonisateur tandis qu’à l’opposé, l’organisation « la Main rouge », créée par des colons extrémistes, lance une campagne terroriste contre les nationalistes. Émeutes populaires antifrançaises, attentats nationalistes et antinationalistes, tentatives de réformes proposées par les Français se succèdent, menant la Tunisie au bord de la guerre.

Le 31 juillet, Pierre Mendès France, nouveau président du Conseil français, vient lui-même en Tunisie et promet, dans un discours prononcé à Carthage, l’autonomie interne. Bourguiba, qui est invité à participer aux négociations, juge cette déclaration acceptable et les émeutes stoppent.

Le 1er octobre 1952, un peloton de garde républicaine est mis en place à Zaghouan, trois mois plus tard un deuxième peloton le rejoint.

Le 3 juin 1955, le Premier ministre et président du Conseil tunisien, Tahar Ben Ammar, signe à Paris, avec le ministre des Affaires étrangères Christian Pineau, le protocole confirmant l’indépendance de la Tunisie.

Le 20 mars 1956, un nouvel accord abroge le traité du Bardo de 1881 et reconnaît la Tunisie comme une monarchie constitutionnelle entièrement souveraine.

La légion de gendarmerie de Tunisie est dissoute le 1er janvier 1957 et prend le nom de 11° Légion de gendarmerie, une gendarmerie prévôtale de Tunisie est créée.

Le commandement des Forces de gendarmerie de Tunisie est dissous le 1er août, la Légion mixte de gendarmerie de Tunisie remplace la 11° Légion de gendarmerie, regroupant ainsi la gendarmerie mobile et la gendarmerie prévôtale (DM 20 août 1957).

1960, voit la dissolution de la Compagnie de l'Air de Bizerte, de la brigade de l'Air du radar du Khébir, et de la brigade de l'Air de Sidi-Ahmed. Une brigade de gendarmerie de l'Air est créée à Bizerte, celle-ci sera dissoute le 30 septembre 1963 (NDS 26 septembre 1963).

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Lun 16 Nov - 23:20


Gendarmerie de El-Kef


Insignes de la 11° Légion de gendarmerie de Tunisie

D'abord Détachement de Gendarmerie  de Tunisie en 1885, puis Compagnie de Tunisie en 1899, puis Légion de Gendarmerie de Tunisie, avant de devenir 11° Légion de Gendarmerie jusqu'en 1956 date de l'indépendance, puis Légion Mixte de Gendarmerie de Tunisie le 1er septembre 1957, et enfin Détachement de gendarmerie Prévôtale du 31 juillet 1958 à 1962, à Bizerte.

La 11° Légion de Gendarmerie était composée de deux subdivisions:
la 11° Légion de GD sur tout le territoire.
La 11° Légion de Garde Républicaine Mobile, qui deviendra la 11° Légion de Gendarmerie Mobile en 1951, et comprenait deux groupes: Tunis et Monsatir, à trois et deux escadrons: Tunis – La Marsa – Zaghouan – Monastir – Gafsa.



Insigne en forme de bijou arabe, doré et émaillé.
En coeur, nombre « 11 » en chiffres d'or brochant sur un fond tranché de rouge à gauche et de bleu à droite.
En chef, Armes de la Tunisie – pays sous protectorat français – étoile et croissant rouge sur fond blanc.
La bordure de l'insigne est dorée, martelée et pointée.
Fabrication Drago.
Cet insigne fut porté de 1947 à 1950, tant par la 11° Légion de gendarmerie que par la 11° LGR.



Insigne de la 11° Légion de Gendarmerie Départementale.
Sur plateau argenté, écu émaillé bleu foncé.
Croissant rouge à caractères arabes, fermé par une étoile d'argent.
Au centre, mosquée et minaret rouge sur ciel bleu clair.
Fabrication Arthus Bertrand.
Cet insigne fut porté de 1950 à 1962.


Insigne de la 11° Légion de Garde Républicaine Mobile, puis de la 11° Légion de Gendarmerie Mobile


type 1 -
Sur plateau doré, écu émaillé taillé de rouge à droite et de noir à gauche.
Croissant d'or portant l'inscription « TUNISIE » en noir, fermé par une étoile d'or.
Au centre paysage méditerranéen: Palmier et minaret d'or, mer et ciel bleu.
Fabrication Drago.
Insigne porté de 1950 à 1954 par lé 11° Légion de Garde Républicaine Mobile puis jusqu'en 1958 par la 11° Légion de Gendarmerie Mobile.


Type 2 -
Sur plateau doré, écu d'émail vert à trois étoiles d'or, ayant en son centre un croissant du même.
Fabrication Drago.



Type 3 -
Sur plateau doré, écu d'émail rouge timbré en son centre d'un disque d'or portant un croissant et une étoile d'émail bleu;
Fabrication Drago.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Mar 17 Nov - 22:22

L’AFRIQUE ÉQUATORIALE FRANÇAISE -

L’AEF (Afrique équatoriale française) est le nom donné au gouvernement général créé en 1910 et regroupant en une fédération les quatre territoires français de l'Afrique équatoriale: le Gabon, le Moyen-Congo (aujourd'hui Congo-Brazzaville), l’Oubangui-Chari (aujourd'hui Centrafrique) et le Tchad.
En 1946, le statut de ces colonies fut changé pour celui de Territoires français groupés dans l’Union française.
Après avoir été placé sous mandat français en 1919, puis sous tutelle en 1945, le Cameroun rejoignit les États constituant l'Afrique équatoriale française. Cette fédération, dont la capitale était Brazzaville, fit place en 1958 à quatre États qui allaient obtenir leur indépendance.
La Constitution française de 1958 regroupa toutes les colonies et possessions françaises sous l'appellation de Communauté française et chacune d'elles obtient son statut de "République autonome".

GABON:
En 1882, Libreville est la capitale du Congo français (actuels Congo et Gabon) dont Savorgnan de Brazza est commissaire général. L’occupation, limitée à quelques postes, a pacifié les tribus. En 1886, le Gabon est séparé du Moyen-Congo. Brazzaville devient la capitale du Moyen-Congo et Libreville celle du Gabon.
En 1910 le Gabon est inclus dans l’AEF. En 1911, le Nord du pays est cédé aux Allemands et récupéré en 1914.

MOYEN-CONGO:
En concurrence avec les Portugais et les Belges, la pénétration militaire est lente entre la côte et Brazzaville. Simple marche du Gabon depuis 1882, le Congo, grand comme les deux tiers de la France, en est séparé en 1886.
En 1903, la colonie prend le nom de Moyen-Congo et entre dans l’AEF en 1910. En 1911, une vaste portion est cédée à l’Allemagne, mais récupérée en 1915.
La construction du chemin de fer Congo-Océan, entre 1921 et 1934, soulève l’émotion métropolitaine par les difficultés rencontrées et le coût humain de l’opération, relayés au Congo par le "prophète" Matswa.
Le Congo est le premier pays d’Afrique à se rallier au général De Gaulle, le 28 août 1940. C’est aussi à Brazzaville que s’ouvrira, en février 1944, la conférence annonçant l’émancipation politique de l’Afrique. Comme les autres colonies d’AEF, le Congo passe par les phases de "territoire de l’Union française" (1946) de "République" (qui reprend le nom de Congo) dans la Communauté (1958) et "d'État indépendant" (1960).

OUBANGUI-CHARI:
La colonisation de l'Oubangui-Chari a commencé avec l'établissement de l'avant-poste Bangui en 1889. Le territoire fut appelé Oubangui-Chari en 1894. Le territoire était contesté par le Sultan d’Égypte. Ce n'est qu’après la défaite des forces égyptiennes que la France a établi une administration coloniale dans ce territoire en 1903. Le « Territoire de l’Oubangui-Chari » est créé par le décret du 29 décembre 1903, portant organisation du Congo français et dépendances.. Le « Territoire de l'Oubangui-Chari » est administré, par délégation du commissaire général au « Congo français et dépendances », par un administrateur civil portant le titre de « délégué permanent » et résident à Bangui. Le décret du 11 février 1906, portant réorganisation des possessions du Congo français et dépendances, unit le « Territoire de l'Oubangui-Chari » au « Territoire militaire du Tchad » et les érige en « Colonie de l’Oubangui-Chari-Tchad ». En 1910, il devint l’un des territoires de la fédération de l’Afrique-Équatoriale française (AEF), avec le Tchad, le Moyen-Congo et le Gabon, tout d’abord en tant que territoire unifié sous le nom « Oubangui-Chari-Tchad », puis en tant que colonie autonome en 1915.

TCHAD:
La France entre au Tchad en 1891 et y lance des expéditions militaires contre les royaumes musulmans. En 1898, la France lance trois expéditions en direction du Tchad : la mission Voulet-Chanoine depuis Dakar et le fleuve Niger, la mission Foureau-Lamy depuis Alger et le Sahara algérien et la mission d'Émile Gentil depuis le Moyen Congo. La bataille décisive du 22 avril 1900, la bataille de Kousséri, vit s'affronter les forces du Commandant François Joseph Amédée Lamy et celles du seigneur de guerre soudanais Rabah – tous deux morts durant le combat. Émile Gentil fonde alors Fort Lamy sur la rive droite du Chari et devient le premier administrateur du Tchad.
En 1905, l'administration du Tchad fut confiée à un gouverneur général sis à Brazzaville, capitale de l'Afrique-Équatoriale française dont le Tchad fut partie intégrante avant d'être placé sous l'autorité d'un lieutenant-gouverneur à Fort Lamy, actuellement Ndjamena.
Durant la Seconde Guerre mondiale, en juillet 1940, le gouverneur Félix Éboué décida de rallier le général de Gaulle et le Tchad fut la première colonie à se joindre à la France libre. Le Tchad servit alors de point de départ à plusieurs opérations militaires dirigées par Leclerc dans le désert libyen (1941-1943).


Carte AEF - AOF

Le 21 mai 1907, un détachement de gendarmerie à pied est créé en Guinée française composé de un maréchal des logis – un brigadier et huit gendarmes. Il est supprimé le 1er octobre 1908.
pour assurer le maintien de l'ordre et la surveillance des travailleurs chinois qui sont employés à la construction du chemin de fer du Congo-Océan, le gouverneur général de l'Afrique Équatoriale française demande la mise en place d'un détachement de militaires de la gendarmerie. Gaston Doumergue, Président de la République créé un détachement composé de douze hommes: un adjudant – un maréchal des logis-chef et dix gendarmes.
Deux ans plus tard, l'effectif est porté à dix-huit unités ensuite ramené à neuf gradés et gendarmes le 12 juillet 1934.

En 1936, le détachement de l'Afrique Équatoriale Française se compose ainsi:
BRAZZAVILLE: - 1 adjudant commandant et comptable;
Colonie du MOYEN-CONGO: - BRAZZAVILLE: 1 prison centrale sous la direction de gendarme régisseur - Postes à pied: BAS-CONGO – POTO-POTO – POINTE-NOIRE.
Colonie du GABON: - LIBREVILLE – PORT-GENTIL;
Colonie de l'OUBANGHI-CHARI: - Poste à pied à BANGUI.
Le décret n° 49-1366 du 23 août 1949 créé sur les teritoires des l'Afrique-Équatoriale Française et du Cameroun un détachement de gendarmerie dénommé détachement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française – Cameroun. Il se compose:
1 lieutenant-colonel commandement du détachement à BRAZZAVILLE et 1 capitaine adjoint;
- 3 sous-officiers secrétaires;

La Compagnie de gendarmerie de l'AEF comprenant quatre sections, six pelotons mobiles et le personnel d'encadrement des forces locales supplétives de la gendarmerie pour les territoires de l'Afrique-Équatoriale Française;
- 1 Chef d'escadron commandant la compagnie et 1 capitaine adjoint administratif;
- 4 capitaines commandant les sections de Pointe-Noire (territoire du Moyen-Congo), de Libreville (territoire du Gabon), de Bangui (territoire de l'Oubangui-Chari), de Fort-Lamy (territoire du Tchad);
- 4 lieutenants commandant les formations de la garde locale des territoires du Moyen-Congo, du Gabon, l'Oubangui-Chari et du Tchad.
- 4 gradés et gendarmes comme comptables;
- 152 gradés et gendarmes pour le service des brigades;
- 24 sous-officiers pour l'encadrement des pelotons mobiles;
- 18 sous-officiers pour l'encadrement des formations de la garde locale des territoires de l'AEF.
Soit 12 officiers et 198 sous-officiers.

la Compagnie de gendarmerie du Cameroun comprenant trois sections, deux pelotons mobiles et le personnel d'encadrement sur le territoire du Cameroun.
- 1 chef d'escadron commandant la compagnie de gendarmerie du Cameroun et 1 capitaine adjoint administratif;
- 3 sous-officiers comptables;
- 1 capitaine commandant la section de Douala;
- 1 lieutenant commandant la section de Yaoundé;
- 1 capitaine commandant la garde camerounaise;
- 74 sous-officiers pour le service des brigades;
- 8 gradés et gendarmes pour pour l'encadrement des pelotons mobiles;
- 14 sous-officiers pour l'encadrement de la garde camerounaise.
Soit 5 officiers et 300 sous-officiers.
Et 503 auxiliaire indigènes répartis entre les deux compagnies.

Le 1er septembre 1957 le Détachement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française – Cameroun prend l'appellation de Groupement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française - Cameroun.

L'articulation du commandement d'ensemble de la gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française – Cameroun se révélant mal adapté à l'organisation politique et administrative nouvelle, il est apparut nécessaire de la modifier en vue de mettre à la disposition du haut-commissaire de la république au Cameroun un corps autonome de gendarmerie.

A partir du 1er janvier 1958, la gendarmerie de l'AEF et celle du Cameroun constituent deux corps séparés. La gendarmerie de l'AEF prend le nom de Groupement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française sous les ordres d'un lieutenant-colonel et celle du Cameroun reçoit l'appellation de groupe. Le commandant  exerce les fonctions comme tout commandant de région de gendarmerie «  commandant de la gendarmerie de la zone de défense A.E.F. - Cameroun.

Le commandement de la gendarmerie de la zone de défense A.E.F. - Cameroun devient Commandement de la gendarmerie de la zone d'outre-mer n°2 à BRAZZAVILLE. Le Groupement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française prend l'appellation de Groupement de Gendarmerie n°21. Les sections deviennent:
Groupe du MOYEN-CONGO;
Groupe du GABON;
Groupe de l'OUBANGUI-CHARI;
Groupe du TCHAD;

La décision n° 11177 D.A.OM./Gend./P/Org.I. T.OM du 26 août 1959 modifie l'appellation des unités de gendarmerie départementale.
En conséquence à compter du 1er octobre 1959, le Groupement de Gendarmerie n°21 devient la légion de Gendarmerie d'Afrique-Équatoriale, et les groupes prennent la dénomination de groupements.
Groupe du MOYEN-CONGO devient Groupement du CONGO.
Groupe du GABON devient Groupement du Gabon.
Groupe de l'OUBANGUI-CHARI devient Groupement de CENTRAFRIQUE.
Groupe du TCHAD devient Groupement du TCHAD.
Le Groupe du CAMEROUN devient Groupement du CAMEROUN.

Les pelotons mobile pour la Légion d'Afrique-Équatoriale prennent la numérotation entre 199 et 300.

Entre le 10 juillet  et le 1er août 1960, une brigade de gendarmerie de l'Air est créée à FORT-LAMY (République du TCHAD), et une à POINTE-NOIRE (République du CONGO).
Le 30 novembre 1964, le Groupe de Commandement de la Compagnie de gendarmerie de l'Air de la Zone Outre-Mer n° 2 à BRAZZAVILL E est transféré à FORT-LAMY, et les brigades de la gendarmerie de l'Air de BRAZZAVILLE et de POINTE-NOIRE sont dissoutes. Le 30 mai 1966 c'est au tour le l'EM de la Compagnie de le gendarmerie de l'Air à FORT-LAMY d'être dissoute.
Le 2 juillet 1974, la brigade prévôtale de NIAMEY (NIGER) est supprimée. Le 28 octobre 1975, la brigade prévôtale de N'DJAMENA est supprimée.

Le 2 mars 1987, un détachement prévôtal est mis en place auprès du Commandement de « l'Opération Épervier »


à suivre...........

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Mar 17 Nov - 22:34


défilé de la garde Fédérale AEF (photos Internet)



Les Gardes Territoriales.
Garanties de la présence française sur le continent africain, l'encadrement des diverses Gardes Civiles et territoriales furent confiées à la Gendarmerie en raison des « missions communes de police rurales »;
GARDE FÉDÉRALE DE L'AEF.
Insigne monobloc en métal argenté et émaillé rouge. Écartelé aux Armes des différentes régions de l'A.E.F. Bordure d'argent portant en relief, l'inscription « GARDE FÉDÉRALE A.E.F.
En chef, heaume d'argent de profil et en relief.
Fabrication Drago.



GARDE TERRITORIALE DE L'OUBANGUI-CHARI.
Losange en métal doré et émaillé. Épée d'or posée en pal et étoile du même au pourtour d'émail bleu.
Au centre, sigle « G.T. » bleu et en pointe, disposé en forme de croix, le nom « OUBANGUI-CHARI » d'or.
En bordure, feuille de palmier vertes et noeud de galons dor.
Fabrication Drago.



GARDE DU CAMEROUN.
Insigne ovale en métal doré et émaillé rouge. Brochant sur une grenade d'or gravée en creux, carte du Cameroun rouge en relief. Fusils croisés et aiguillettes d'or;
en chef, l'inscription « GARDE CAMEROUNAISE » en lettres d'or.
Fabrication Drago, en trois grandeurs différentes.

Ces unités furent pour la plupart dissoutes vers les années 60.

à suivre.........

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Jeu 19 Nov - 23:48

LE DÉTACHEMENT DE GENDARMERIE DU CAMEROUN.

En 1845, des missionnaires baptistes britanniques s'installèrent au Cameroun, qui entra de fait dans la zone d'influence de la Grande-Bretagne. Mais cela ne dura pas très longtemps : en 1868 un comptoir allemand fut ouvert près de Douala par Woerman, un marchand de Hambourg.
La colonisation allemande commença en 1884 avec la signature en juillet d'un traité entre le roi de Bell et Gustav Nachtigal. Le protectorat s'étendit du lac Tchad au nord aux rives de la Sangha au sud-est. La ville de Buéa au pied du mont Cameroun en devient la capitale avant d'être destituée au profit de Douala en 1908. En 1911, un accord franco-allemand étendit les possessions allemandes à certains territoires de l'Afrique équatoriale française. Après la Première Guerre mondiale, pendant laquelle le Cameroun avait été conquis par les forces franco-britanniques, la colonie allemande fut partagée en deux territoires confiés à la France (pour les quatre cinquièmes) et le restant au Royaume-Uni par des mandats de la Société des Nations (SDN) en 1922.

Dans une lettre du Ministre de la Guerre, au Président de la République Raymond POINCARÉ en date du 4 janvier 1920, rapporte que la police de la ville de Douala au Cameroun est assurée presque exclusivement par des agents indigènes. L'importance et le mouvement de ce port allant toujours croissant, le gouverneur des colonies, commissaire de la République au Cameroun, a demandé la mise à sa disposition d'une brigade de gendarmerie composée d'un gradé et de quatre gendarmes pour contribuer plus efficacement au maintien de l'ordre et de la tranquillité publique. Un détachement de gendarmerie commandé par un chef de brigade de 3° ou 4° classe est mis en place.

Le 20 novembre 1926, le commissaire de la République estime que l'effectif du détachement est insuffisant et qu'il faut le porter de cinq à six unités et que ce détachement doit être commandé par un maréchal des logis-chef.
Le décret du 11 septembre 1927 a fixé l'effectif du détachement de gendarmerie à six gendarmes commandés par un adjudant ou un maréchal des logis-chef.

3 mars 1929, par suite des rentrées en France en congé de fin de séjour ou de convalescence, l'effectif du détachement est devenu insuffisant pour assurer dans de bonnes conditions le fonctionnement des commissariats de police créés dans ce territoire sous mandat, et il y a lieu, ainsi que le demande le commissaire de la République française du Cameroun, de prévoir une augmentation de deux unités, le commandement du détachement restant confié à un adjudant, auquel un maréchal des logis-chef serait adjoint.

Le 3 octobre 1933, Edouard DALADIER, Ministre de la Guerre et Albert DALIMIER, Ministre des Colonies estiment dans un rapport au Président de la République, aux vues de l'accroissement de la population de la ville de Douala et de la banlieue indigène nécessitant une surveillance de plus en plus étroite, que le commandement du détachement du Cameroun pourrait être confié à un adjudant-chef ou un adjudant à pied, l'effectif passe à deux gradés et six gendarmes.

Philippe PÉTAIN, Ministre de la Guerre en raison des multiples fonctions dévolues au chef de détachement en plus de ses attributions spéciales de police propose de confier le commandement du détachement soit à un lieutenant ou sous-lieutenant, adjudant-chef ou adjudant à pied, le 30 octobre 1934.

17 février 1937, l'importance du trafic automobile et l'augmentation continuelle du poids, de l'encombrement et de la vitesse des véhicules au Cameroun, ont imposé l'adoption de mesures propres à assurer la sécurité et la sauvegarde du domaine routier. Pour le commissaire de la République, il est apparu opportun d'apporter des modifications tant qu'à la composition qu'à l'effectif global du détachement de gendarmerie de ce territoire qui est porté de huit à onze unités. Un poste est créé à Yaoundé et un à Kribi.
L'effectif est de nouveau augmenté le 17 février 1938 et passe de 11 à 20.
Le 3 août 1939, toujours pour les mêmes les raisons: l'importance croissante du trafic automobile, du développement de la colonisation et de l'augmentation constante de la population flottante des grands centres, l'effectif du détachement est porté de: deux gradés et quatre gendarmes supplémentaires et passe ainsi à: 1 officier – 5 gradés et 20 gendarmes à pied.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après l'appel du 18 juin par le général de Gaulle, le ralliement des territoires de l'Empire à la France libre, l’organisation de résistance extérieure française, constitue un enjeu majeur. Cela permettrait en effet à la France libre de disposer d'une assise territoriale, d'exercer un pouvoir souverain avec la possibilité de lever des troupes, et d'avoir plus de poids auprès de ses alliés ; de plus, l'Afrique est la base potentielle d'une reconquête de l'Europe.

Dans cet objectif, le général de Gaulle envoie au Cameroun une délégation spéciale commandée par le commandant Leclerc avec le capitaine Hettier de Boislambert comme adjoint.
Leclerc et Boislambert, notamment accompagnés du capitaine Parent et de René Pleven, quittent l'Angleterre le 6 août 1940. Ils atteignent le 12 août Lagos, au Nigéria, et y préparent les détails de leur expédition.

Pour se donner plus de poids face à leurs futurs interlocuteurs, ils décident d'augmenter le nombre de leurs galons : Leclerc devient colonel, et Boislambert devient commandant ; auto-promotions régularisées plus tard par de Gaulle.
Comprenant une vingtaine de membres, le « commando Leclerc » débarque à Douala, le premier port du Cameroun, le 26 août 1940. Après des discussions avec les autorités civiles et les officiers en place, le ralliement du Cameroun est proclamé le 27 août au matin.
Leclerc entre triomphalement à Yaoundé le surlendemain 29 août. Le haut-commissaire Richard Brunot, qui a été relevé de ses fonctions le 15 août par Pétain, transmet ses pouvoirs au colonel Leclerc.
Dès qu'il connaît la nouvelle, de Gaulle télégraphie : « Le Cameroun vient de prendre une belle décision et de donner un exemple magnifique. Cet exemple sera suivi par tout l'Empire ».
Le ralliement du Cameroun intervient juste après celui du Tchad, et précède celui du Congo. La rapidité de ces ralliements permet à de Gaulle de démontrer à ses alliés la réalité d'une « France combattante ».
La souveraineté territoriale ainsi acquise permet au colonel Leclerc de lever des troupes qui s'ajoutent à celles dont il prend le commandement au Tchad pour constituer la « colonne Leclerc » victorieuse à Koufra à la fin de l'année, puis dans le Fezzan et qui formera la « Force L », future 2e DB.

A partir de 1944, des assemblées locales sont élues mais le pays reste "sous tutelle" des Nations unies.

Le 1er septembre 1957 le Détachement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française – Cameroun prend l'appellation de Groupement de gendarmerie de l'Afrique-Équatoriale Française - Cameroun.

Le 1er janvier 1958, la gendarmerie du Cameroun et celle de l' Afrique-Équatoriale Française constituent deux corps séparés. La gendarmerie du Cameroun devient le Groupe du Cameroun.

Par l'ordonnance n° 58-1375 du 30 décembre 1958, portant statut du Cameroun, le Gouvernement français de Michel Debré transforma l'État sous tutelle du Cameroun en « État du Cameroun ».

Le 1er octobre 1959, la gendarmerie d'Outre-Mer est réorganisée, le Groupement de Gendarmerie n°21 devient la légion de Gendarmerie d'Afrique-Équatoriale, et les groupes prennent l'appellation de groupements.
Groupe du MOYEN-CONGO devient Groupement du CONGO.
Groupe du GABON devient Groupement du Gabon.
Groupe de l'OUBANGUI-CHARI devient Groupement de CENTRAFRIQUE.
Groupe du TCHAD devient Groupement du TCHAD.

Groupe du CAMEROUN devient Groupement du CAMEROUN.

L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960, le Cameroun devenant la première des 18 colonies africaines à accéder à l'indépendance en 1960. La réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique, la partie Nord ayant opté pour l'union avec le Nigeria.

Le 20 mai 1972, une nouvelle constitution établit un État unitaire dont le caractère biculturel est réaffirmé.

La brigade prévôtale de Douala est supprimée le 1er décembre 1974.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Jeu 19 Nov - 23:51

AFRIQUE OCCIDENTALE FRANCAISE

Créée par un décret du 16 juin 1895, sous la direction d'un gouverneur général, l'Afrique-Occidentale française (A.-O.F.) répond à la nécessité de coordonner sous une autorité unique la pénétration française à l'intérieur du continent africain. L'A.-O.F. est, à l'origine, constituée les colonies de la Côte-d'Ivoire, de la Guinée, du Sénégal et du Soudan français (aujourd'hui Mali). Deux nouveaux textes, le 1er octobre 1902 et le 18 octobre 1904, achèvent d'organiser le groupe de colonies.
En 1904 les colonies sont au nombre de six : Sénégal, Haut-Sénégal et Niger, Mauritanie, Guinée, Côte-d’Ivoire, Dahomey (aujourd'hui Bénin). Les troupes noires sont mises à contribution pendant la Première Guerre mondiale et en 1917 Blaise Diagne, élu député en 1914, est chargé du recrutement des tirailleurs sénégalais. En 1919 la colonie de la Haute-Volta (aujourd'hui Burkina) nouvellement créée et le territoire sous mandat du Togo sont rattachés à l'AOF. Le gouverneur général, résidant à Dakar, capitale de la fédération, coiffe les lieutenants gouverneurs des différentes colonies et communique seul avec le ministre des Colonies. Il dispose d'un budget général, alimenté notamment par les recettes douanières des colonies formant l'A.-O.F. La loi de 1900 a créé l'armée coloniale et doté l'A.-O.F. de structures militaires.

Le 30 septembre 1854, un détachement de gendarmerie à pied est créé pour le Sénégal, il est composé d'un maréchal des logis à pied, deux brigadiers, douze gendarmes et un enfant de troupe.

A compter du 1er octobre 1861, ce détachement est placé sous les ordres d'un lieutenant et augmenté d'1 maréchal des logis – 2 brigadiers – 6 gendarmes à pied.

Le 26 février 1874, le poste de l'officier est supprimé et l'effectif revient à 1 maréchal des logis, 2 brigadiers, 6 gendarmes et 1 enfant de troupe.

Le détachement du Sénégal est supprimé à partir du 6 juin 1891.

Le 10 juin 1899, un détachement de gendarmerie est créé dans la colonie du Sénégal. Un gendarme est affecté sur l'île de Gorée, l'effectif est composé de 1 maréchal des logis-chef, 1 maréchal des logis à pied et 12 gendarmes.

Le 5 mai 1904 des emplois d'auxiliaires indigènes sont créés au sein du détachement de gendarmerie du Sénégal.

14 octobre 1911, le détachement passe son le commandant d'un adjudant.

L'effectif est porté à 21 unités, le 3 juillet 1913, avec 1 adjudant, 1 maréchal des logis, 1 brigadier et 18 gendarmes à pied.

Le 17 décembre 1915, l'effectif du détachement est le suivant: 1 adjudant, 1 maréchal des logis-chef comptable, 2 maréchaux les logis-chefs à pied, 3 brigadiers et 27 gendarmes.

Le 28 avril 1919, des auxiliaires indigènes d'ordonnance sont créés pour les officiers de gendarmerie du Sénégal. Le 7 septembre 1921, le commandement est confié à un lieutenant pour 34 gradés et gendarmes.

Le 17 mai 1924, l'effectif est de 1 lieutenant et 51 sous-officiers.

Le 14 août 1926, un capitaine, un lieutenant ou sous-lieutenant, 70 gradés et gendarmes.
Le 1er janvier 1928, l'effectif est fixé à 85 hommes.
L'effectif passe à 3 officiers et 113 gradés et gendarmes le 24 juin 1929.

08 janvier 1931, l'effectif du détachement du Sénégal est la suivant:
1 capitaine, 3 lieutenants ou sous-lieutenants, 115 sous-officiers;
Le détachement de gendarmerie du Sénégal prend l'appellation de détachement de Gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française et comprend les brigades et les postes suivants:
Dakar – Saint-Louis – Thiès – Diourbel – Kaolack – Rufisque.

Le 8 juin 1931, une brigade est créée à Bamako
L'effectif du détachement du Sénégal est porté à 123 unités.


1936.
Le détachement de gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française est composé de:
− 1 chef d'escadron;
− 1 lieutenant adjoint;
− 3 gradés secrétaires et comptables;
− 1 section à DAKAR sous les ordres d'un lieutenant:
- 7 brigades à DAKAR: 7 gradés et 16 gendarmes et 52 auxiliaires indigènes;
- 2 brigades à RUFISQUE: 4 européens et 10 auxiliaires
- postes à TIAROYE – OUAKAM – BARGNY – ZIGUINCHOR – CARABANE et la prison mixte de DAKAR;
- 2 postes à constituant le groupe mobile indigène.
− 1 section à THIÈS sous les ordres d'un lieutenant;
- brigades et postes: THIÈS – NIEKÉ – KHOMBOLE – M'BOUR – JOAL.
− Brigade du Cercle de SINE-SALOUM.
- Brigades et postes: KAOLAK – Prison mixte – FATICK – FOUDIUOGNE – GOSSA – SOKONE.
− Brigade du Cercle de SAINT-LOUIS
- SAINT-LOUIS: - 2 Brigades et 1 prison mixte;
- Poste à KÉBÉMER;
− Brigade du SOUDAN;
- BAMAKO: 1 brigade
- Poste à KAYES;
− Brigade du Cercle de BAOL.
- Brigades à DIOURBEL – BAMBEY.
− Brigade de GUINÉE.
- CONAKRY: 1 brigade;
- Poste à KINDIA.

En septembre 1940, alors que l'Afrique-Équatoriale française s'est presque intégralement ralliée à la France libre, le gouverneur général de l'AOF Pierre Boisson reste fidèle au régime de Vichy et fait échouer la tentative de débarquement des troupes alliées – un affrontement naval connu sous le nom de bataille de Dakar ou « Opération Menace ». Mais à la fin 1942, Boisson annonce son ralliement à l'amiral Darlan, qui a pris les rênes du pouvoir à Alger après le débarquement allié en Afrique française du Nord. Après la mort de Darlan, Boisson demeure dans le camp du général Giraud. Après la fusion des forces giraudistes et gaullistes au sein du Comité français de la libération nationale, l'AOF se rallie au général de Gaulle.

Promulguée le 27 octobre 1946, la Constitution de la IVe République institue l’Union française. La loi du 7 mai 1946, dite loi Lamine Gueye, stipule que tous les ressortissants de l’AOF deviennent citoyens français.

Le 23 août 1949, le Détachement de gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française devient le Détachement de gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française – TOGO et comprend:
− 1 commandement du détachement à DAKAR;
− 1 Compagnie de gendarmerie du Sénégal:
- Section de SAINT-LOUIS
- Section de DAKAR
- Section de THIÈS
- Section de KAOLACK
- Section de ZIGUINCHOR
− 1 Compagnie de gendarmerie de la Côte d'Ivoire:
- Section d'ABIDJAN
- Section de BOUAKÉ
- Section de DALOU
- Section de KORHOGO
− 1 Section de gendarmerie de ROSSO (territoire de la Mauritanie)
− 1 Section de gendarmerie de BAMAKO (territoire du Soudan)
− 1 Section de gendarmerie de CONAKRY (territoire de la Guinée française)
− 1 Section de gendarmerie de OUAGADOUGOU (territoire de la Haute-Volta)
− 1 Section de gendarmerie de PORTO-NOVO (territoire du Dahomey)
− 1 Section de gendarmerie de NIAMEY (territoire du Niger)
− 1 Section de gendarmerie de LOMÉ (territoire du Togo)
− 21 pelotons mobiles répartis en un groupe mobile à deux escadrons de 3 pelotons stationnés à DAKAR
− 15 pelotons, dont deux à effectifs réduits stationnés sur les territoires de l'Afrique Occidentale française et du Togo;
− 1 Section maritime de gendarmerie à DAKAR;
− 1 Section aérienne de gendarmerie de l'Afrique Occidentale française à DAKAR;
− 1 Section de gendarmerie des Transports Aériens de l'Afrique Occidentale française à DAKAR.

Le 1er septembre 1957, le Détachement de gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française – TOGO prend l'appellation de Groupement de gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française – TOGO.

Par le décret du 27 novembre 1957, le Groupement de gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française – TOGO est dissout à compter du 1er janvier 1958.
Un groupe mobile de gendarmerie de DAKAR est créé, et comprenant:
− escadron de gendarmerie de DAKAR;
− Groupe de gendarmerie du Sénégal à SAINT-LOUIS
− Groupe de gendarmerie de la Guinée française à CONAKRY
− Groupe de gendarmerie du Soudan à BAMAKO
− Groupe de gendarmerie de la Mauritanie à ROSSO
− Groupe de gendarmerie de la Côte d'Ivoire à ABIDJAN
− Groupe de gendarmerie de la Haute-Volta à OUAGADOUGOU
− Groupe de gendarmerie du Niger à NIAMEY
− Groupe de gendarmerie du Dahomey à PORTO-NOVO
− Groupe de gendarmerie du Togo à LOMÉ

Le commandement de la gendarmerie de la zone de défense A.O.F – TOGO est créé.
En 1958, la décolonisation entraîna l'éclatement de la fédération.

Le 1er juin 1959, par la décision du 2 juin 1959, le commandement de la gendarmerie de la zone de défense A.O.F – TOGO prend l'appellation de commandement de la gendarmerie de la zone d'Outre-Mer n°1, à DAKAR.
Le 1er juin 1959, par la décision du 2 juin 1959, le commandement de Groupement de la gendarmerie de l'Afrique Occidentale Française prend l'appellation de commandement de la gendarmerie de la zone d'Outre-Mer n°3, à TANANARIVE.

A compter du 1er octobre 1959, la gendarmerie d'Outre-Mer est réorganisée, l'appellation "GROUPE" est substituée à l'appellation de "GROUPEMENT".
− Commandement de la gendarmerie de la zone d'Outre-Mer n°1, à DAKAR.
− Groupe de gendarmerie du Sénégal à SAINT-LOUIS prend l'appellation de Groupement du Sénégal.
− Groupe de gendarmerie du Soudan à BAMAKO prend l'appellation de Groupement du Soudan.
− Groupe de gendarmerie de la Mauritanie à ROSSO prend l'appellation de Groupement de Mauritanie.
− Groupe de gendarmerie de la Côte d'Ivoire à ABIDJAN prend l'appellation de Groupement de la Côte d'Ivoire.
− Groupe de gendarmerie de la Haute-Volta à OUAGADOUGOU prend l'appellation de Groupement de la Haute-Volta.
− Groupe de gendarmerie du Niger à NIAMEY prend l'appellation de Groupement du Niger.
− Groupe de gendarmerie du Dahomey à PORTO-NOVO prend l'appellation de Groupement du Dahomey.
− Groupe de gendarmerie du Togo à LOMÉ prend l'appellation de Groupement du Togo.
− Commandement de la gendarmerie de la zone d'Outre-Mer n°3, à TANNARIVE.
− Unités de Madagascar et des Comores:
- Groupe de Tananarive prend l'appellation de Groupement de Tananarive.
- Groupe de Tamatave prend l'appellation de Groupement de Tamatave.
- Groupe de Diègo-Suarez prend l'appellation de Groupement de Diègo-Suarez.
- Groupe de Majunga prend l'appellation de Groupement de Majunga.
- Groupe de Tuléar prend l'appellation de Groupement de Tuléar.
- Groupe de Fianarantsoa prend l'appellation de Groupement de Fianarantsoa.
− L'escadron des Comores prend l'appellation de Groupement des Comores.

Le 31 juillet 1961, la brigade de l'Air de GAO (Soudan – Zone outre-Mer n°1) est dissoute, ensuite celle de BOUAKÉ le 1er septembre.

Le poste opérationnel d'ATAR devient la brigade de gendarmerie d'ATAR (Mauritanie).
Le 15 juillet 1964, l'État-major de la Compagnie de gendarmerie de l'Air de la Zone Outre-Mer n° 1 de DAKAR à OUAKAM (Sénégal) est dissout.
Par note de service du 10 août 1964, une brigade de gendarmerie de l'Air est créée à DJIBOUTI à compter du 1er août.
Le 30 novembre la brigade de gendarmerie de l'Air d'ATAR est dissoute.
Le 31 décembre, la brigade de gendarmerie de l'Air de THIÈS est dissoute.

Le 1er janvier 1965, une section prévôtale des bases françaises d'Afrique noire stationnées à DAKAR est créée. La brigade de l'Air de BOUAKÉ est dissoute le 31 janvier.
Le 31 mai 1965, l'État-major de la Compagnie de gendarmerie de l'Air de la Zone Outre-Mer n° 1 de DAKAR est dissout.

À compter du 1er juin 1966, les brigades de gendarmerie de l'Air d'Outre-Mer de FORT-LAMY – OUAKAM – DJIBOUTI et IVATO sont rattachées au Groupement de l'État-major de l'Armée de l'Air.

Le 1er juillet 1974, la section prévôtale des bases françaises d'Afrique noire de DAKAR est dissoute.

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par le criquet le Jeu 19 Nov - 23:53

On en apprend des choses cheers
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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Ven 20 Nov - 0:02

TOGO.
La convention de Berlin en 1885 reconnaît les droits de l’Allemagne sur la côte qui va de la Gold Coast au Dahomey. La conquête allemande se poursuit vers le nord jusqu’en 1891.
En 1914, une brève guerre conduite par des troupes franco-anglaises met fin à la tutelle de l’Allemagne.
En 1919, la Société des Nations divise le pays en deux, la partie occidentale est confiée aux Anglais et la partie orientale aux Français. A partir de 1946, le Togo "français" devient territoire "associé". Il est choisi comme "nation pilote" pour l’application de la loi cadre de 1956 et il devient République autonome.
L’indépendance est acquise en avril 1960. La partie "anglaise" est rattachée à la Gold Coast qui est devenue le Ghana en 1957.

Le Togo sous mandat français
Les Français et les Britanniques se partagèrent l'occupation du territoire, une décision qui fut confirmée le 10 juillet 1919. Le Togo devint alors un mandat de la Société des Nations (SDN), partagé entre la française (le nord appelé le «Togo français») et britannique (l'ouest appelé le «British Togo»).
Le Togo français obtint une superficie de 56 600 km², le Togo britannique, 33 800 km². Avant la Première Guerre mondiale, le Togo avait une superficie de 90 500 km². On peut dire que le Togo est le seul pays d'Afrique à avoir vécu sous colonisation allemande, sous domination britannique et enfin sous mandat français.
Par crainte que les Togolais restent loyaux à l'Allemagne, les Français firent en sorte de supprimer toute trace de la colonisation allemande. Tout en appliquant un régime plus souple, ils réduisirent à néant l'influence des Togolais instruits par les Allemands et interdirent l'usage de la langue allemande, notamment aux missionnaires alsaciens et lorrains. Le français devint la langue officielle du Togo et l'enseignement public se fit seulement dans cette langue.
À l'inverse des Allemands qui n'avaient pu définir, ni appliquer une politique linguistique cohérente, les Français imposèrent sans ambiguïté la langue française. Dès 1915, l'allemand fut interdit dans leur zone, puis ce fut le tour de l'anglais à partir de 1920.
La Seconde Guerre mondiale arrive à un moment où, dans l'ensemble, le Togo est paisible. Après l'armistice signé en juin 1940, le pays est placé sous le contrôle du Régime de Vichy. La frontière avec l'ancien Ghana (la Gold Coast) est fermée, et les approvisionnements deviennent rares.
L'une des premières conséquences du débarquement en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, est l'internement des commerçants anglophiles, dont Sylvanus Olympio, cependant comme l'Afrique occidentale française (AOF) rentre en guerre, les frontières s'ouvrent petit à petit, et les suspects sont libérés.
Le Togo devient indépendant, le 27 avril 1960.

SOUDAN
Malgré la résistance des populations locales, la France colonise, à partir de la vallée du fleuve Sénégal, le Soudan français. La création de cette colonie est actée en juillet 1891. Le Soudan français correspond territorialement à l'actuel Mali, au nord-ouest de l'Afrique. La capitale est érigée à Kayes, puis est déplacée à Bamako, à partir du 17 octobre 1899. En 1895, le Soudan français est regroupé au sein de l'Afrique Occidentale Française.



INSIGNES.


INSIGNE DE COIFFURE.
Composé d’un croissant et d’une étoile, réalisé en métal léger doré, il fut le même pour tous les Gardes Cercle.



CORPS DES GARDES CERCLE DU TOGO.
Rondache en métal doré et émaillé.
Au centre, brochant sur une étoile et un croissant d’or, tête de panthère noire en relief.
Fabrication : ARTHUS BERTRAND.



CORPS DES GARDES CERCLE DE CÔTE D’IVOIRE.
Écu français ancien de forme très allongée, en métal argenté et émaillé.
Au centre, visage d’africain d’émail noir coiffé d’une chéchia rouge, de profil, sur fond vert à droite et noir à gauche.
En pointe, deux défenses d’ivoire blanches posées en sautoir sur fond d’argent.
Au canton supérieur gauche et disposé sur quatre lignes, l’inscription « CORPS/GARDES/CERCLE/C.I.»
Fabrication ARTHUS BERTRAND.



CORPS DES GARDES CERCLE DU SÉNÉGAL.
Insigne carré en métal doré et émaillé, taillé de bleu à gauche et d’or à droite.
Profil d’africain d’émail noir coiffé d’une chéchia rouge.
Dans le canton supérieur droit, étoile et croissant vert, soutenus par le sigle « C.G.C.S. » disposé verticalement en lettres d’or.
Fabrication DRAGO.



CORPS DES GARDES CERCLE DU DAHOMEY.
Rondache en métal doré et émaillé bleu ciel.
Au centre, profil d’africain d’émail noir coiffé d’une chéchia rouge.
Croissant d’or, fermé en chef par une étoile du même.
Inscription »GARDES CERCLE DAHOMEY » en lettres d’or sur le pourtour.
Fabrication DRAGO.

à suivre.........

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Re: NOS ANCIENNES COLONIES

Message par GARNISON36 le Sam 21 Nov - 14:06


CORPS DES GARDES CERCLE DE GUINÉE.
Insigne carré en métal doré et émaillé bleu ciel sur lequel figure une carte d’Afrique bleu foncé où la Guinée figure en blanc ;
Dans la partie gauche, profil d’africain d’émail noir, à la chéchia rouge cerclée de deux galons d’or, et dont la main est armée d’une baïonnette.
Dans le canton supérieur gauche, inscription « GUINÉE/ FRANÇAISE » en lettres d’or disposée sur deux lignes. A droite, l’étoile et le croissant d’or des Gardes de Cercle.
Fabrication DRAGO.


CORPS DES GARDES CERCLE DU SOUDAN.
Rondache  en métal doré et émaillé. Sigle « C.G.C. » en lettres noires brochant sur une étoile inscrite dans un croissant qui se confond lui-même avec la bordure de la rondache.
En chef, en lettres d’or, le nom « SOUDAN » et en pointe, sur le croissant, le mot « FRANÇAIS ».
Fabrication ARTHUS BERTRAND.



CORPS DES GARDES CERCLE DU NIGER.
Croix d’Agadès d’argent timbrée en son centre d’un croissant d’or fermé par une étoile du même.
En chef dans le centre de l’anneau de la croix, figure le nom « NIGER »  en relief sur fond doré, alors que « GARDE CERCLE » est inscrit sur la bordure supérieure.
Fabrication ARTHUS BERTRAND.



GARDE TERRITORIALE DU SOUDAN - AOF.
Insigne monobloc en métal doré.
Au fond, croissant et étoile d’or en relief.
Au centre, le sigle « G.T.S. » d’émail rouge en relief.
En pointe, les lettres « A.O.F. » gravées en creux alors que le nom « SOUDAN » figure en chef de la même manière.
Fabrication ARTHUS BERTRAND.



GARDE TERRITORIALE DE MAURITANIE.
Cette unité a conservé l’insigne type 2 - de l’ancien BATAILLON AUTONOME DE MAURITANIE.
Triangle en métal argenté aux pointes coupées.
En chef, étoile de Bénin d’argent.
Au centre du croissant ancre de la Coloniale gravée en creux.  Brochant sur un paysage typique composé de palmiers et de dunes, disposés sur toute la largeur de l’insigne, panthère rampant d’émail noir.
En pointe, le nom « MAURITANIE » en relief.
Fabrication DRAGO, l’insigne n’a jamais été homologué.



GARDE RÉPUBLICAINE DU NIGER.
Croix d’Agadès d’argent timbrée en son centre d’un croissant d’or fermé par une étoile du même.
En chef dans le centre de l’anneau de la croix, figure le nom « NIGER »  en relief sur fond doré, alors que « GARDE RÉPUBLICAINE » est inscrit sur la bordure supérieure.
Fabrication ARTHUS BERTRAND.



GARDE RÉPUBLICAINE DE CÔTE D’IVOIRE.
Insigne en métal doré et émaillé bleu à cocotiers verts.
Au centre écu français ancien argent - sommé d’un demi soleil d’or - à la tête d’éléphant noire aux défenses blanches.
En chef « GARDE RÉPUBLICAINE C.I. »  en lettres d’or.
En pointe, sur une banderole d’or, les mots « EBUR et ROBUR » en lettres noires.
En fond, drapeau aux couleurs de la Côte d’Ivoire : orange - blanc - vert.
Fabrication DRAGO.
Cette unité, créée le 1er janvier 1960 a été dissoute le 31 décembre de la même année.



INSIGNE DE COIFFURE.
Ecu français ancien en métal doré timbré en relief d’une tête d’éléphant sommée d’un demi soleil d’or ;

GARNISON36

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